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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 23:05

On nage en plein surréalisme. Pour une fois, je reconnais que l'éditorial du Monde est un modèle d'objectivité.

 

Voilà Montebourg qui agite le bâton, injurie, insulte, menace, fait le matamore (matindien...), clame haut et fort qu'il faut faire revenir toutes les industries antiques en doulce France. Ah oui, il faut faire revenir aussi les voix des "classes populaires" qui se sentent trahies par le PS. Comme les 800 tracteurs des producteurs de lait qui ont envahi Bruxelles ce matin, eux aussi.

 

Chacun sait cependant que ce n'est pas en prônant le repli frileux et le protectionnisme qu'on va résoudre quoi que ce soit. On sait à quoi à mené une telle politique il y a un bon siècle...

 

Reprenons à notre compte une courte (copyright oblige) citation du Monde :

 

"Le ministre du redressement productif a franchi, lundi 26 novembre, une nouvelle étape, en expliquant aux Echos son rejet du sidérurgiste Mittal : " Nous ne voulons plus de Mittal en France, car ils n'ont pas respecté la France. " Ainsi, ce n'est plus simplement le rachat du site de Florange qu'il propose, mais l'expulsion du sidérurgiste indien, qui emploie 20 000 salariés sur 150 sites en France. Cette proposition est cohérente avec l'emballement qui saisit M. Montebourg : rien ne sert d'acheter des hauts-fourneaux invendables, la sidérurgie étant en surcapacité en Europe. C'est donc une filière rentable qu'il convient de nationaliser. Le gouvernement de François Hollande reviendrait ainsi aux nationalisations punitives, comme celle de Renault en 1945, et étatistes, comme celles de 1981. Car il ne s'agit pas d'une intervention provisoire, destinée à éviter une crise de liquidités comme l'ont connue Alstom en France ou General Motors aux Etats-Unis, mais d'un interventionnisme sur une entreprise rentable. Les syndicats ont perçu le danger de telles surenchères. Le gouvernement a soutenu M. Montebourg ces derniers jours. Il ne suffira pas que François Hollande désavoue ses propos lorsqu'il rencontrera, mardi, Lakshmi Mittal à l'Elysée. Il faut faire cesser ce prétendu jeu de rôle qui décrédibilise la parole et l'action politique."

 

On ne saurait mieux dire, je l'admets également. On peut aussi railler ce "Ministère du redressement productif", assez stalinien, ou, pour les méchantes langues, nord-coréen...

 

Cela dit, les producteurs de lait qui se sont rués vers ce qu'ils pensaient être une belle filière il y a une dizaine d'années, les mineurs et les métallurgistes désormais inutiles et en surcapacité, il ne convient évidemment pas de les abandonner à un sort "pire que la mort". Mais pas en leur faisant croire qu'on peut sauver l'outil.

 

Hollande est mal parti. Trublion Ier avait aussi cru tout arranger mais s'est cassé les dents.

 

Bah, je crains que les dents de FH ne sont pas celles de Dracul, pôv chéri...

 

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 00:07

C'était le but de notre cher gouvernement fédéral belge rassemblant un mélange hétéroclite de socialistes, de libéraux et de démocrates-chrétiens, chacun dans son rôle (et sa spécificité) linguistique (tout en sachant d'ailleurs que les régions et les communautés - wallonne, bruxelloise, flamande, plus francophone, flamande et germanophone, vous voyez, on parlait naguère de balkanisation, mais ici, c'est pas mal non plus, ont des majorités et des alliances différentes).

 

Et donc notre bel Elio-Noeud-pap' bossait là-dessus depuis trois semaines avec tous les vice-présidents de parti, engueulades, interruptions de séances, ruptures, communiqués de presse, lorsque, paraît-il (je n'y étais pas, mais une bonne source m'en a convaincu) un petit génie anonyme du ministère des Finances (oui, majuscule, et je résiste très facilement à l'écrire Phynances) trouva la superbe parade.

 

Toute simple : chaque engagement donnant lieu à facture (pas les salaires de personnel, bien évidemment, encore que... on se souvient des salaires de décembre payés en janvier d'il y a quelques années) de chaque ministère au-delà de 5.500 € devrait être prouvé "indispensable et incompressible", à charge d'être analysé par un comité ad hoc dont la conclusion négative devrait être avalisée par le gouvernement (un conseil des ministres, je suppose). Donc, le tout remis à 3, 4 ou 5 mois, voire plus. On dit - mais je ne sais si c'est vrai - que le ministère des Finances s'est fait refuser un envoi de papier hygiénique avant examen de la demande. On pense évidemment à la République Démocratique du Congo où les fonctionnaires sont priés d'apporter leur propre rouleau de papier au bureau.

 

Très rigolo, si l'on veut. Mais en ce qui concerne une petite problématique qui me concerne, je ne puis que parler d'un projet d'exposition "Kandinski" qui devrait se tenir en 2013 à Bruxelles (après Pise). Mais voilà : est-elle "indispensable" et les frais sont-ils "incompressibles" ? Rigolo, rigolo ! Sauf que tout était prêt pour la lancer mais quoi ? Comment l'annoncer ? Et bien évidemment on condamnera "les musées" parce qu'ils n'auront pas été cap'...

 

Et bien sûr, comme on n'a pas pu dépenser les sommes engagées avant le 31 décembre (disons 7.4 millions d'€ pour un département de ministère que je connais) puisque toutes les factures ne peuvent être ni engagées ni honorées, nos bons auditeurs reverront les dotations à la baisse, disons de 7 Mio €. Pas besoin de  Zero-base budgeting ! C'est IN THE POCKET.

 

Salut, M. Hollande, prenez-en de la graine !

 

 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 00:17

J'ai lu récemment que le collectif Anonymous (de bons indignés qui apparemment connaissent tous les trucs des hackers pour s'introduire sur l'infâme Net notoirement aux ordres de etc.) a piraté le WWF pour le punir d'avoir fait l'éloge de Monsanto, qui avait fait pénitence. Comme avec Coca-Cola, l'horrible "multinationale" (hisss, hisss) qui a obtenu, elle aussi, l'aval du WWF qui est en train d'exercer un assez abominable chantage.

 

Bien, bon, les Anonymous et les rigolos (pas tellement) du mouvement OCWS assurent être les 99% contre le pourcent restant. Fort bien. Et ça veut dire quoi ? Sauf dans une société parfaitement égalitaire, il y aura toujours bien évidemment le pourcent supérieur (disons en terme de revenus) et les 99 autres. Au Danemark, en Suède, etc. pays bien plus égalitaires que les nôtres (France, Belgique, Italie, Canada, etc.). Qui veut croire que ceux du deuxième pourcentile sont intrinsèquement différents de ceux du premier? et que les 10% du bas des 99% ont partie liée avec les 10% du haut, qu'ils se retrouvent dans la même catégorie ?

 

C'est évidemment stupide, mais il est tout aussi vrai que dans nos sociétés la pauvreté est scandaleuse, inacceptable. Et, une fois de plus, comment essayer de l'éliminer ?

 

Vous avez une solution ? Très sincèrement, j'aimerais la connaître - et pas seulement moi, ça va sans dire, mais si c'est l'éternel "taxer les riches", ceux qui gagnent plus de 4.000 € par mois, adressez-vous à la poste restante.

 

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 15:01

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Il fut un temps où la BBC était une institution admirée au Royaume-uni et dans le monde entier, modèle de rigueur, d'impartialité et d'ouverture (la fameuse "transparence"), respectueuse du public et irrespectueuse envers le Pouvoir (je mets les années de guerre entre parenthèses, on peut le comprendre).

 

C'est bien fini. Les derniers scandales qui secouent la vieille dame (la vieille morue, si l'on préfère) provoquent chez nous une stupéfaction peinée, due sans doute à une volonté des journalistes de ne pas trop ébruiter la grande perte de crédibilité subie par la Beeb auprès de ses auditeurs britanniques, et ce depuis que Toni Blair a décidé de la mettre au pas après en avoir essuyé les feux.

 

L'impertinence et l'indépendance de la BBC ne sont plus qu'un lointain souvenir. Quant à son impartialité, pourtant obligatoire selon ses statuts, il n'en est plus vraiment question. En janvier 2006, une réunion de travail, décrite comme un brainstorming - quelques membres de la BBC et  28 personnes non autrement décrites que comme des "scientifiques de premier plan" - débouchait sur la décision de ne plus accorder un temps égal aux partisans des thèses de l'IPCC et à leurs contradicteurs :

 

 "The BBC has held a high-level seminar with some of the best scientific experts and has come to the view that the weight of evidence no longer justifies equal space being given to the opponents of the consensus [on anthropogenic climate change]."

 

Or, la BBC n'est pas le Guardian, puisqu'elle a un statut de service public (à l'anglaise, naturellement). Andrew Montford avait d'ailleurs dénoncé cette forfaiture dans un petit e-livre fort bien fait et d'un prix ridiculement bas (1€).

 

Mais voilà : on se doutait bien que tous les invités n'étaient pas des scientifiques (de premier ou de deuxième rang, peu importe), mais on n'en avait pas la preuve. Les deux Climategates avaient révélé une collusion entre certains membres de l'IPPC et des journalistes la BBC pour faire taire l'opposition.  Aussi, un blogueur, Toni Newbery, utilisa les Freedom of Information Act pour se faire livrer la liste des noms. Peine perdue, la BBC utilisa tous les moyens pour faire taire l'importun et finit devant un tribunal spécial composé de trois juges (dont deux non-magistrats, des "lay judges") d'une mauvaise foi absolue (l'un d'eux avait eu la bonne idée de faire des remarques sur Twitter), qui jugèrent que la BBC jouissait d'une exemption pour "raisons de journalisme" (whatever that means ; on comprend qu'il faille protéger ses sources, mais ici ce n'était clairement pas le cas) et même que, selon la règle de Chatham House, on ne pouvait même pas évoquer ces "scientifiques" (ce qui est tout aussi ridicule comme argumentation). La BBC avait d'ailleurs recruté l'aide de cinq ou six juristes spécialisés et particulièrement bien payés pour l'assister dans cette pénible épreuve.

 

Déception pour le débouté, donc.

 

Mais voilà : une fois de plus (nous en avons déjà vu quelques exemples), ces petits malins n'avaient pas compté avec les traces laissées derrière eux, et Maurizio Morabito, un autre blogueur astucieux et accrocheur, eut l'astuce d'alller consulter Wayback Machine et bingo! voilà la liste toute fraîche, toute crue, catastrophique pour la Beeb : 3 des participants seulement étaient des scientifiques (d'ailleurs tous acquis aux thèses de l'IPCC). 

 

Inutile de dire que - Guardian excepté - la Presse britannique s'en est donné a coeur joie, à commencer évidemment par James Delingpole dans le Telegraph.

 

 

 

 

 

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 00:21

Je n'ai (presque) jamais craint qu'Obama puisse perdre sa réélection, malgré quelques fautes de parcours (comme celle de choisir Steven Chu, un lauréat Nobel  qui méritait évidemment son titre de lauréat (*), comme ministre de l'énergie, ce qui illustre une fois de plus que la politique et la science ne font pas bon ménage).

Une bonne raison pour deviner le succès d'Obama peut se trouver dans un article très intéressant du New Scientist, et aussi pour le sans-faute lors de Sandy, pas comme Bush pour Katrina, bien sûr ! Et ce malgré les récriminations du témoin privilégié du Monde (dont je ne retrouve pas les articles, il est tard et je reviens de la conférence de Salman Rushdie au "BOZAR"), sans doute expulsé aigri. Voir le gouverneur du New Jersey - un pur Républicain - taper sur le ventre d'Obama était assez jouissif...

Mais voilà... Tout le monde maintenant connaît (et oubliera dans quatre ans...) l'importance des "swing States". Inutile, ou presque de prendre en compte des Etats déjà acquis à l'un ou à l'autre camp. Mais il y a les indécis, comme par exemple, tout le monde aussi le sait, la Floride et... et... par exemple l'Ohio et la Pennsylvanie. Mais voyez, ces deux derniers Etats viennent de s'enrichir prodigieusement grâce à l'exploitation du "gaz de schiste", et devaient donc se tourner vers l'administration actuelle, malgré le veto (enfin, disons les réserves) de la même administration à ce sujet.

On trouvera ici une jolie petite illustration de cette aporie... Mais on en trouvera plus encore ici. J'ai été très intéressé d'entendre ce matin une discussion entre les pour et les contre du fracking à la RTBF. Pour une fois, notre radio nationale ne s'est pas pliée à l'opinion des zécolos, et a même accordé une bonne partie de la discussion aux partisans du fracking. Bigre ! Aurons-nous une réelle évaluation, comme celle de l'AFIS ?

 

 

(*) pas comme le Mann rigolo ! A ce titre, et comme ancien fonctionnaire de l'UE, j'y ai droit aussi...

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 21:31

On trouve tout et son contraire à ce sujet. L'huile de palme est-elle la dernière destructrice de notre belle Planète (avant que les petits hommes verts la détruisent) ou est-elle une merveilleuse découverte ? Faut-il s'abstenir de Nutella (que je n'aime pas...) et de moamba (que je n'aime pas plus - notez que la référence précédente ne mentionne pas notre bon vieux Congo, où la moamba appeléée "moambe" ici fait rage, accompagnée du fufu, plat parfaitement aussi immonde que le poisson pourri adoré par les Suédois à Noël) ?

 

Donc, un pour : http://www.cirad.fr/actualites/toutes-les-actualites/articles/2010/science/huile-de-palme-et-idees-recues

 

et un contre : http://www.protegelaforet.com/consolutions/huile-de-palme

 

 A vous de choisir...

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 21:26

Il n'est pas indispensable de louer une voiture pour visiter New York. Les taxis ne sont pas chers, mais encore faut-il comprendre les chauffeurs qui se recrutent principalement parmi les nouveaux arrivés, Bengalis, Iraniens, Serbes ou Croates et bien d'autres et dont l'anglais est plus qu'approximatif. Par contre, ils savent où ils vont, ce qui est assez étonnant vu que le GPS marche très mal à Manhattan, sky-risers obligent. Ils n'ont aucune patience, klaxonnent comme des malades (sauf dans les quartiers marqués "No honking, 250 $ fine"). Manque de chance, notre voiture de location était immatriculée en Floride : on imagine les insultes et les "Motherfucker!" fusant quand on ratait un tournant dans un Manhattan dévasté...

Et puis, trouver un parking est facile. Très facile. Très cher aussi, de l'ordre de 30 à 40 $ la première heure (mais environ 45 $ pour 24 h. Allez comprendre !). Prenez le taxi, c'est moins cher, mais n'oubliez pas de payer 15% de pourboire, sinon on pourrait vous répondre "d'you want to pick up your teeth on the floor?" (authentique - mais c'était dans les années '50).

 

La vie est chère, demandez à ceux qui payent leur loyer ! Le moindre restau pour une misérable pizza demande une vingtaine de dollars plus taxe (8.875 %) plus pourboire (très facile à NY : le double de la taxe...). Un bon steak-house demande quelque 45 $ pour un (sublime, je l'admets) Rib-eye - plus taxe, plus tip...Par contre, les boutiques de vêtements sont moins chères : achetez !

 

Que dire des musées ? Fabuleux - et chers. Au MOMA, faites-vous membre, vous y aurez la gratuité et vos invités n'y payeront que 5 $/entrée. Le Met est moins intéressant au point de vue prix d'entrée, mais qu'il est stupéfiant !.

Que dire du métro ? Horrible et mal foutu. En été, il est impossiblement chaud même si les rames sont climatisées.

 

Par contre, les New-Yorkais sont adorables, un peu bruts de décoffrage mais très accueillants ; entrant avec une poussette de bébé dans une bouche de métro, il y a toujours un quidam qui vous propose de vous aider à descendre les marches. Si vous ne trouvez pas votre chemin, ils sont tous là à vous aider. Et si vous ne connaissez pas bien la langue et si vous dites que vous êtes Français ! Ils se mettront en quatre ! Si vous parlez espagnol, c'est le délire...

 

D'ailleurs, dans cette ville pure Democrat, on ne saurait dénombrer les bistrots, restaurants et autres commerces dont les enseignes sont en français...

 

Ecolos, comme ils veulent l'être, avec leur High-line où ils ont planté des herbes gentiment "sauvages", mais où ils se repaissent (et nous avec !) des invraisemblables illuminations de Times Square !

 

I love this place...

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 14:38

Vendez.

 

L'éolien a de moins en moins d'avenir, pour toutes sortes de raisons dont j'ai déjà parlé, mais voici deux nouvelles raisons :

 

- une estimation évalue à 410 £/an (au minimum - bien plus si l'Ecosse acquiert son indépendance) par ménage le surcoût de l'électricité éolienne. Remarquons que cette estimation émane de la Renewable Energy Foundation , qui fait la promotion des énergies renouvelables...

 

- un article qui commence à faire du bruit relate une étude américano-britannique établissant clairement que les habitants de régions proches des parcs à éoliennes ont un sommeil et une santé inférieures à celles des heureux habitants éloignés de ces moulins à vent (et je répète que, contrairement à beaucoup de détracteurs, je ne suis absolument pas révulsé par leur "laideur", au contraire, je les trouve assez belles, surtout au sommet des montagnes). Ce qui, dans un pays comme les Etats-Unis, va évidemment ouvrir la voie à des class actions suits qui réclameront des dizaines, voire des centaines de millions de dollars en dommages et intérêts aux gestionnaires des parcs. D'ailleurs, le développement de tels parcs est en plein marasme, selon un article du GWPF (qui n'a pas vocation à la neutralité, je le sais bien).

 

- un article de la Libre Belgique selon lequel la Febeliec - fédération des consommateurs industriels d'électricité et de gaz - s'insurge contre le surcoût engendré par les "certificats verts" et surtout par le développement des éoliennes offshore effroyablement coûteuses. 

 

Si vous désirez placer les liquidités engendrées par vos reventes (à perte, hélas) de Vestas et al., je vous conseille de miser plutôt sur le gaz ; Obama doit une bonne partie de sa réélection à deux swing states enrichis par le gaz de roche-mère (c'est paraît-il la bonne appellation de ce que tout le monde appelle le gaz de schiste), et les crispations du PS français à ce sujet sont caractéristiques du monde politique et associatif de l'hexagone. Ils n'ont pas de pétrole, ils ont du gaz mais ils manquent d'idées.

 

P.S. J'avais loupé l'article de skyfall sur le sujet... Meglio ancor...

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 17:51

Il a quitté le shtetl avec le reste de sa famille, ils ont erré, passé des frontières. Puis ils ont pris le paquebot, en steerage, avec les valises et la cargaison, et une foule d'autres venus de partout qui espéraient trouver une autre vie. Quand le paquebot a accosté, on les a tous renvoyés dans des bateaux plus petits qui les ont emmenés sur Ellis Island où ils ont passé des heures et des heures à répondre à des questionnaires qu'ils ne comprenaient pas, ou pas bien, avec leur maigres connaissance linguistiques, heureusement, il y avait des gens qui parlaient le yiddish ou un improbable dialecte italien, mais c'était si déroutant, si terrifiant. Allait-on le renvoyer là-bas ? On disait que ça arrivait... Et puis, miracle, ils ont pu reprendre le petit bateau et enfin être admis dans le pays de l'espoir.

Cette nuit-là, le vieux Juif erra dans la ville, ivre de bonheur ; il arriva dans Fulton Fish Market, et dans l'enchevêtrement des échoppes, il vit deux grands paniers, l'un portant l'écriteau "Crabes, 3$" et l'autre "Crabes extra, 5$". Il vit, médusé, un crabe qui s'échappait du panier à trois dollars, puis grimpant dans celui à cinq, s'y laissa tomber... "America gonef!" souffla-t-il.

 

Oui, j'ai choisi de raconter cette vieille histoire en y mettant du mélo, mais je la trouve toujours aussi drôle : American gonef, Amérique fripouille, sacrée Amérique, only in America.

 

Sauf qu'elle est assez fausse. New York - c'est devenu un lieu commun - n'est évidemment pas l'Amérique, pas celle des rednecks (qui ont malgré tout un certain charme cinématographique, voir le magnifique Shotgun Stories, et tant d'autres)  ni des misérables petites villes à deux rues se croisant à angle droit où on trouve un minuscule strip mall, un drugstore et un MacDonald à côté d'un restaurant chinois et du Sheriff's Office. Non d'ailleurs que celles-ci n'aient un certain charme, etc. Je me souviens de Culpeper, VA...

 

Bref.

 

Il y avait trois ou quatre ans que je n'étais allé à Manhattan. Je l'ai retrouvé presque comme je l'avais laissé, avec plein de choses anciennes et nouvelles. Trois ou quatre douzaines de langues parlées, des noms et prénoms venant des quatre coins de la Terre, des wagons-"restaurants" de rue proclamant bien fort leur qualité de Kasher (mais rarement Glatt Kasher, même si un quelconque rabbi atteste par écrit que la crème glacée en vente est vraiment acceptable par les vrais Juifs - ce qui me rappelle cet extraordinaire moment où des Mozabites - oui, des Mozabites ! mais c'était in tempore non suspecto, pour tout dire en 1979 - nous avaient dit qu'ils avaient plus confiance dans la viande du Yehoud du coin que dans celle de leur boucher habituel. Il faut vous dire qu'à l'époque, nous voyagions avec un bon ami très Juif qui avait été bien accepté par lesdits Mozabites lui faisant des remontrances en disant que la télévision était une abomination parce que les femmes et les enfants du M'zab préféraient regarder la téloche - était-ce "Dallas" ? Je ne m'en souviens plus trop - plutôt qu'aller prier. Et notre bon ami de nous confier, lui qui comme nous ne regardait jamais la télé : "au fond, la téloche, c'est pas si mal..."). Et puis bien sûr la proclamation juste à côté (ou en-dessous) du wagon de rue : "Halal", suivi (en arabe) du célèbre "Bismillah er-rahman er-rahim", "Au nom de dieu, le bienfaiteur, le miséricordieux". Pour des hot-dogs, c'est tout de même pas mal. On imagine à Lourdes "Bernadette la Chouette, laquelle veut voir dieu". Sur un stand de barbe-à-papa.

 

Voilà.

 

New York. New York est la ville urbsissima. Paris est évidemment la "plus belle ville du Monde", Rome est une merveilleuse ville provinciale, etc. NY (Manhattan, mais pas seulement) est la seule ville où il ne fait pas bon vivre, mais où on vit prodigieusement. Bien sûr, nous y étions quand Sandy s'est amenée - avions bloqués au sol, ça va de soi. Trop facile, évidemment dans un hôtel avec des générateurs, et de quoi se plaindre quand le WiFi s'éteint pendant une heure...

 

Le lundi après-midi, balade vers Battery Park - fermé. Pluie, pas mal de vent. Sandy n'est même plus un ouragan, mais un effroyable complexe de tempêtes et de marées de sysigie. Horribile visu, la mer qui s'engouffre dans les tunnels, dans le metro, cent maisons qui crament dans le Queens. Effroyable. Les images des lourdes vagues, qui me rappelaient le tsunami de 2004 : un gonflement presque gentil, mais écrasant tout sur son passage. Les tunnels, le métro, les voitures balayées...

 

Le lendemain - non : le lendemain, elle n'était pas souriante. Beaucoup de NewYorkais ont accueilli avec joie un jour béni de congé (ils n'en ont pas beaucoup). Et puis, le surlendemain, ceux ou celles que je connais en avaient un peu assez. J'en sais une qui voulait revenir de Brooklyn à pied mais le vent était trop méchant.

 

Les NewYorkais sont durs. Résilients.

 

Je n'ai pu retourner ni à Dia:Beacon, ni aux Cloisters. Quel dommage !

 

I'ILL BE BACK!!! I love NY... Been born there...

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 22:19

Voilà un héros du travail qui est parvenu à se tirer un plein chargeur dans le pied et qui persiste et signe ! Magnifique ! On a besoin de tels héros pour au moins penser qu'on ne s'était pas trop trompés...

Que dire après la très jolie analyse d'Anton Suwalski ici : http://imposteurs.over-blog.com/article-etude-du-criigen-sur-le-mais-nk-603-une-bombe-mediatique-et-apres-conclusion-provisoire-111638962.html ? Pas grand'chose, sans doute, sauf qu'il y a encore quelques méduses absorbant les plaisanteries seraliniennes, voguant en pédalo sur de pareilles crétineries.

Dernier paragraphe du blog d' Imposteurs :

 

"Épilogue : La science est maltraitée en France par des politiciens de tous bords, mais ça peut encore empirer. On apprend avec effroi que des scientifiques italiens ont été condamnés à 6 ans de prison ferme pour ne pas avoir prédit un séisme ! En clair, ils veulent des devins, pas des scientifiques. Dans l’obscurantisme, les magistrats disputent la palme aux politiques. Outre l’ignominie morale de ce jugement, on imagine son effet catastrophique sur l’opinion publique à qui on jette des hommes en pâture, et sur les vocations scientifiques en Italie…."

 

"Ignominie morale", certes. Ce jugement est immonde, révoltant, dégueulasse.

 

On en reparlera.

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