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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 20:32

Depuis de nombreuses années j'entendais une certaine Danièle Kriegel à la RTBF faire ses chroniques sur et depuis Israël, chroniques extrêmement honnêtes et impartiales, et, bien évidemment, je me demandais si elle avait une quelconque relation avec Annie Kriegel, dite Annie Besse lorsqu'elle était ultra-communiste avant de virer sa cuti et de devenir ultra-sioniste en reprenant son patronyme de Kriegel. Cela dit, Kriegel est un nom très répandu, donc...

Et donc aussi, il y a quelques jours, j'ai entendu à la même RTBF une interview de DK d'où il ressortissait qu'elle était la fille d'Annie et qu'elle avait dépouillé non seulement l'attachement de ses parents pour Marx, Staline et Lénine mais aussi pour le sionisme.

Son livre (à DK) s'appelle "La moustache de Staline", et c'est un vrai régal.

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 22:22

... ou "Pourquoi j'ai mangé mon père" (à ne pas confondre avec "Comment j'ai tué mon père", un très beau film d'Anne Fontaine). Un livre extraordinairement jouissif que j'avais "découvert" dans les années '80 (il date de 1960) grâce à je ne sais plus qui, peut-être Luce.

Ce livre, je l'ai lu et relu de nombreuses fois et me suis toujours amusé à sa lecture, un peu comme "Trois hommes dans un bateau", qui me fait toujours pleurer de rire tant dans sa VO que dans son excellente traduction par Théo Varlet (celle que j'ai lue vers mes onze ans - mon anglais n'était pas alors up to speed).

Et puis, je ne sais trop pourquoi, je me suis dit que la VO de ce livre devait me révéler d'autres aspects de cette comédie joyeuse, surtout parce que j'avais lu un article très-trop sérieux avertissant les lecteurs présumés qu'il ne s'agissait nullement d'une récension anthropologique sérieuse, ouh là, ouh là ! En attendant, Roy Lewis avait deviné que nos lointains ancêtres étaient plus des charognards (dans son sens propre : scavengers) que des chasseurs-cueilleurs, ce qui en 1960 était assez en avance sur son temps.

Ben c'est sûr qu'il s'agit d'un conte ! Mais ce qui est merveilleux dans la VO, c'est que les "pithécanthropes" (disons, anthropopithécidés), Zhoukoudian et autres vivent, acquièrent le feu et la viande cuite, échangent leurs partenaires et la figure de Father prend une place admirable - sans compter que les dialogues sont calqués sur ceux de P.G. Wodehouse.

En fait, "Father" est un vrai  écologiste, mais un écologiste "progressiste", un humaniste qui s'ignore ou plus exactement qui se projette en avant.

Mais il devra être mangé par ses fils...

Très beau livre, très actuel...

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 21:39

C'est le titre du plus récent livre de Jean de Kervasdoué.

 

On le connaît, ce sombre personnage qui se déplace en Rolls Royce (avec son chauffeur obséquieux, la main à la casquette) ou en Première dans tous ses déplacements mondiaux (aux côtés d'Al Gore, je suppose). Tout cela grâce aux énormes sommes que lui versent les affreuses multinationales qui exploitent l'humanité et déversent leurs malfaisances sous forme de CO2, d'OGM, de pesticides, et tout ça.

 

Donc, une fois de plus, un livre à vraiment recommander.

 

Livre que j'ai par ailleurs acheté su Kindle. Certains vont se scandaliser, surtout à quelques jours de notre incomparable Foire du Livre. Ah oui, bien sûr, rien ne vaut le bon papier, celui qui glisse entre les mains, ou écorche les mains, comme les éditions dites de poche qui présentent le texte - en général sans index ni addenda - sur un affreux papier jaunâtre avec une typographie copiée-collée pas toujours très lisible. Quand nous étions jeunes, ce n'était pas un problème, on avait de bons yeux, c'était bien moins cher et ça nous permettait de lire plein de livres qu'on pouvait même "mettre dans la poche" pour les lire dans le tram, ou ailleurs.

 

Kindle, c'est un peu ça aussi, on peut mettre le livre dans sa poche (iPhone), dans l'avion (iPad), chez soi (PC ou Mac). Il y a même la possibilité d'accéder directement aux notes écrites par d'autres liseurs en temps réel (ou de les mettre à la poubelle, bien sûr !), de surligner, d'accéder à des pages web, etc. Même un dictionnaire...

C'est une autre manière de lire. Une autre manière... Mais intéressante aussi.

Donc, petit conseil : achetez la version Kindle si vous êtes "branché", et puis aussi la version "papier", de préférence reliée. Pour les auteurs, meglio ancor...

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 01:56

Pour ce qui est des cadeaux à recevoir ou à se faire, je recommande aussi pour ceux qui ne l'ont pas encore lu ou qui l'ont lu dans leur belle jeunesse le magnifique " L'hérésiarque et Cie" d'Appolinaire, drôle, sombre, cruel et aigu, le tout servi dans une langue admirable, classique et précise.

 

Mi raccomando...

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 21:08

Enfin, je l'avoue, de lectures parfois futures...

C'est Noël qui approche, et donc les livres pleuvent, soit pour les offrir, soit pour se les faire offrir. 

Et donc, je n'ai pas tout lu de ce que je recommande, mais ceux que j'ai lus ou commencé à lire ou dont de bons critiques m'ont recommandé la lecture, je choisirai (roulement de tambours...) :

- The Myth of America's Decline (en anglais, mais un anglais assez curieux ; à mon avis Josef Joffe, l'auteur, n'est pas un locuteur natif).

- Un été avec Montaigne, d'Antoine Compagnon. Jouissif et facile à lire, bien plus que ce sacré Michel.

- Journal de la création, un indéboulonnable de Nancy Huston, pas une découverte mais toujours fascinant

- La belle vie ou les aventures de M. Pyle, gentilhomme (Bella vita e guerra altrui di Mr. Pyle, gentiluomo), la traduction me semble plus qu'acceptable (pas comme celles de Schifano pour Umberto Eco !)

- La Fin de l'homme rouge de Svetlana Alexievitch, qui donne froid dans le dos, tout comme

- Beria de J-J Marie. Là aussi, c'est l'horreur, et les intellectuels de l'époque admiraient Staline... Il ne fallait pas désepérer Billancourt disait qq décennies plus tard ce triste sire qu'était J-P Sartre (dont je reconnais avoir admiré le point de vue sur la guerre d'Algérie).

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 21:54

Le magazine Skeptic vient de publier un article sur les théories du complot à propos de l'assassinat de JFK. Très intéressant, et surtout en ce qui concerne le "Rapport Warren" qui a fait l'objet de nombreuses discussions et même d'une pièce de théâtre due à Dario Fo, un affreux pantin doué certainement d'un grand sens de l'humour - on ne peut pas le lui contester... Mais qu'il ait pu obtenir avec ça le Prix Nobel de littérature, on en reste pantois... Et encore, un vrai Prix Nobel ! (mais on sait que les PN de littérature sont à départager entre les uns et les autres selon des critères politiquement corrects, tout comme les Prix Nobel de la Paix remis par contre à Oslo, "faux" PN tout comme le "faux" PN d'économie dont en général les anti célèbrent le scandale... Allez comprendre !).

Allez lire..

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 00:07

J'ai découvert Borgés il y a, oh... assez longtemps, disons il y a quelques décennies lorsqu'il était publié dans une couverture jaune (je ne sais plus quel éditeur). Puis j'ai eu la possibilité de le lire dans le texte, ce qui était encore meilleur (bien que la traduction française fût excellente - bien meilleure que celle, disons, du "Nom de la Rose" du cher Umberto Eco, à mon avis assez exécrable par un certain Schifano, qui mérite bien son nom... Bref).

 

Et puis, j'ai découvert, je ne sais plus trop comment, le Grand Oeuvre d'un de ses grands amis, Adolfo Bioy Casares, à savoir La Invención de Morel. Un roman fantastique et merveilleux, mais qui à le lire aujourd'hui, semble encore plus actuel quand on connaît notre 3D.

 

Or, il se fait qu'un réalisateur que je ne connaissais pas, Claude-Jean Bonnardot ("trop tôt disparu" comme le dit Tulard en l'appelant Jean-Claude, sans doute pour débusquer les plagiaires) a réalisé un de ses très rares films sur le même sujet. Et c'est un bonheur. Oui, bien sûr, très "français", très "intello" comme le roman lui-même.

 

Mais quel plaisir !

 

 

 

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 21:51

[Résumé des chapitres précédents : il n'y a pas de chapitres précédents]

 

J'emprunte le chapeau à l'inoubliable Stephen Leacock (Nonsense Novels) dont je ne puis que vous conseiller la lecture. C'est là que vous apprendrez que "Knotacentinum Towers" se prononce en fait Nosham Taws, comme Leicetershire se prononce à peu près Lesture, Worcestershire Sauce (oui, l'excellente "sauce anglaise", en fait le garum des Romains et l'accompagnement obligatoire du "filet américain" belge ou "steak tartare" français - inutile de dire que ça ne se conçoit même pas aux USA) se dit Worstcher sauce et que Maria Joao Pires se prononce réellement Mariajopirch. Peu importe.

 

Eh bien si, il y a eu des chapitres précédents. Et notamment la terrible Sandy qui a plongé New York dans la tourmente, mais pas pour la première fois. Apparemment, le pire orage/ouragan (bien entendu, cette classification est assez arbitraire) ayant touché New York s'est produit en 1824 - oui, 1824) lorsque, durant une basse marée, les eaux de l'East et de l'Hudson Rivers se sont jointes jusqu'à Canal Street.  Si vous ne connaissez pas bien la topographie NYaise, allez voir sur un plan de la ville. Et devinez ce qui se serait passé en temps de marée haute, sans parler de marée de syzigie, ce qui a eu lieu lors de Sandy - sans parler évidemment du fait qu'en 1824, la ville n'était pas précisément aussi peuplée ni développée qu'en 2012. Il n'y avait pas de métro, de tunnels ni de garages de taxis - ni même d'électricité, ça va de soi).

 

Pour ce qui est des ouragans ou des cyclones post-tropicaux, on a de bonnes statistiques à ce sujet. Rien de bizarre, quoi qu'en disent les McKibben et autres pas-Cassandre (car rappelons que Cassandre avait la malédiction de prédire la vérité et de ne pas être crue) :

 

PDI_1900-2012.jpg

 

image que j'ai copiée de Pielke Jr. et provenant de Chris Landsea du "US National Hurricane Center".

 

Le trend est plat. Et n'oublions pas que les Pielke ne sont nullement des sceptiques dans le sens restrictif que leur donnent les partisans du GIEC, bien au contraire ! Mais pour ça, il faudrait lire ce que ces bons profs d'Universités prestigieuses écrivent...

 

C'est pas pour demain qu'on les citera dans notre Bonne Presse...

 

Merci à Watts pour m'avoir fait lire l'article de Pielke

 

 

 

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 22:23

J'en avais touché mot récemment, mais la jolie ballade du sublime Laurent Tailhade, intitulée "Ballade touchant l'ignominie de la classe moyenne" me donne envie de la reproduire in extenso tellement qu'elle me paraît digne de son temps et impossible à faire paraître aujourd'hui, en ce temps de correction politique :

 

CROUTELEVÉS et marmiteux
De Nevers, de Chartre ou de Tulle,
Spalatocinèdes piteux
Couverts de gale et de pustule,
Ce bourgeois qui récapitule,
— Étant ladre mais folichon, —
Le quantum de votre sportule,
C’est de la viande de cochon. 

Philistins gâteux, ce sont eux,
Les miteux, que chacun gratule,
Malgré leurs gestes comateux,
Leur ventre et leurs doigts en spatule !
Gazons ceci de quelque tulle :
Ô Pétrone ! faut un bouchon
Quotidien dans leur fistule.
C’est de la viande de cochon.

Tous, notaires galipoteux,
Monteurs de coups et de pendule,
Dentistes, avoués quinteux,
Tous, le jobard et l’incrédule,
Violent, moyennant cédule
Et tous, pour ne payer Fanchon,
Citent les Devoirs de Marc-Tulle :
C’est de la viande de cochon.

 

ENVOI


Roimez, le singe de Catulle,
Paul Gébor et madame Chon,
Nana-Saïb et sa mentule,
C’est de la viande de cochon. 

 

C'est beau, non ? Ce que je préfère (de peu...), c'est "notaires galipoteux". Mais j'avoue que tout le reste est très bon aussi...

 

 

 

 

 

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 21:28

Lucien de Samosate, encore... et son Assemblée des dieux. Très joli dialogue entre Momos, la raillerie et le sarcasme, dont nous avons sans doute fait momerie, et Jupin. On rappelle qu'Asclepios, notre bon Esculape, fut brûlé par la foudre dudit Jupin pour avoir ressuscité les morts contre monnaie sonnante et trébuchante - un exemple de cupidité à méditer par nos affreux banquiers.

 

Le dialogue entre Momos et Jupin est d'une très grande drôlerie, raillant Zeus séduisant Europe ou Danaé, et bien sûr Ganymède - ce dernier attirant une sèche réplique du divin Jupin...

 

Bref, Momos se moque terriblement de Jupiter le Terrible et des divinités égyptiennes (dont les provinces rapportaient pas mal de talents (*) et de sercestes à l'Empire romain).

 

Et puis voici la conclusion :

 

"Attendu que beaucoup d'étrangers, non seulement Grecs mais encore Barbares, qui n'ont aucun titre à partager notre nationalité, ayant obtenu de faux papiers dieu sait comment et s'étant fait passer pour dieux, ont rempli le ciel au point que notre salle de banquet est encombrée d'une foule turbulente d'individus parlant toutes sortes de langues et d'un ramassis d'humains, qu'il y a pénurie d'amboisie et de nectar [...]".

 

Maheureusement, la péroraison de Momos est tout de même assez ambiguë. Se moque-t-il ? Ambigu est-il, lui, Lucien...

 

Références : Lucien, Histoire vraies, Classiques de Poche, traduction Guy Lacaze ((2003). Pour une très belle anthologie de la mythologie (très ancienne, mais qui reste passionnante,) le Dictionnaire  de William Smith, traduit par N. Theil (1884). Il y a bien sûr des sources plus actuelles, mais celui-ci reste un bon début.

 

En ce qui concerne Rome, il y a tant de références ! Les classiques, comme Mommsen, Carcopino (eh oui !) ou Syme ; les plus récents, comme Jerphagnon, Veyne ou Rouland.

 

Tant à lire, tant à digérer... Quel plaisir (si j'ose dire..) de prendre de l'air par rapport à une "Histoire romaine" qui nous avait été serinée par nos profs de latin qui nous caviardaient cette histoire, qui nous exaltaient Cicéron (cedant arma togae), le pôvre, sans nous avoir vraiment averti qu'il avait été consul, sans nous avoir cruellement dit qu'il avait été victime - mains êt tête coupées - dans près de deux siècles de guerres internes.

 

Je ne m'égare pas : les élections aux Pays-Bas ont écrasé à la fois l'extrême-droite et à l'extrême-gauche, toutes deux anti-européennes. Pas mal...

 

(*) Petite note pour avoir une idée de ce que ces "talents" ou "sersteces" pourraient valoir : selon le traducteur, Guy Lacaze, un talent athénien de l'époque classique valait vingt-six kilogs, six mille drachmes soit quinze mille euros - très approximativement, évidemment. C'est tout de même plus facile que de compter en francs-or Poincaré... Le serstece, romain, vaudrait quelque chose comme (selon l'époque) entre 5 et moins d'un Euro (voir un très joli article ici).

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