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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 11:47

Wang Bing nous avait livré en 2003 son fascinant "documentaire" A l'ouest des rails, tryptique hallucinant, longue  méditation (neuf heures !) sur la transition, sur la Chine, avec une sobriété de moyens commune à tous les réalisateurs dits de la sixième génération. Mais là où Jia Zhangke dans 24 City joue la (fausse) carte de la (vraie) transparence avec un mélange de personnages réels et d'acteurs, sans qu'on sache qui est qui (et d'ailleurs, on s'en fiche), Wang fait rejouer par les protagonistes de ses histoires des séquences parfois spontanées, parfois reconstruites, un peu à la manière d'une ligue d'impro. Le résultat fait beaucoup penser au "cinéma anthropologique" de Jean Rouch, mais en moins rébarbatif, sans doute parce qu'il n'est pas de l'anthropologie, justement, qu'il n'a pas de visée théorique élaborée ; il regarde, il voit, il rapporte, parfois avec maladresse (l'autofocus qui pompe...), mais une maladresse très calculée, et c'est passionnant.


L'argent du charbon suit quelques personnages hauts en couleur (les clichés, j'assume) qui échangent du charbon contre des yuan, du mauvais charbon venant semble-t-il de Mongolie, du Shanxi ou de Hebei, et allant, semble-t-il, à Tianjin, et il importe peu où ça se passe quand on y pense. Les énormes camions à remorque se croisent, s'évitent, se cabrent, se remplissent à la queue-leu-leu de pelletées de charbon extraites d'une mine en plein air (achetée 65 millions de yuan par un personnage improbable coiffé d'un casque rouge), puis ils s'en vont, rackettés par la police et les officiels (à peine - ce n'est pas un film de dénonciation, ce n'est pas non plus du Thierry Michel), à la recherche quelques centaines de kilomètres plus loin d'un acheteur dont on ne sait rien, sinon qu'il est lui-même (ou elle-même) un middleman, et que la chaîne se déroule dans un infernal opéra chinois rempli d'acteurs et de figurants qui se disputent pour 10 yuan, s'engueulent, se tapent sur le ventre, crachent, fument, rigolent ou font la tronche, très loin (mais ça, on le savait déjà) de l'image des impassibles et énigmatiques fils de l'Orient.

Et tout de même, en voyant ce tournoiement de camions tirant leurs trente-cinq tonnes de charbon, cette activité frénétique dont on devine bien qu'elle se déroule dans de nombreux endroits de la Chine, on se prend à douter de l'utilité de mettre trois éoliennes à Louvain-la-Neuve pour donner bonne conscience aux étudiants. On pense aussi aux 300 millions de tonnes extraites chaque année en Australie et convoyée par des camions (les
road-trains) un peu plus techno que les PL chinois... Ah oui, l'Australie a fini par ratifier le protocole de Kyoto, avec des intentions très fermes :

"Australia has signed up to cut greenhouse gas emissions to 108 percent of the levels they were in 1990. That means we want our greenhouse gas emissions to be just eight percent more than they were 19 years ago – this is our target."

On se moque de qui ?

PS : Je viens de recevoir
ceci. Amusant

 

PPS : Rébarbatif, Jean Rouch ? Regardez son "Cocorico, Monsieur Poulet", c'est à se tordre !

PPPS : l'Australie s'est reprise et a envoyé ses ministres écolos aux oubliettes...

 

 

 

 

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 17:26

C'est un peu curieux que la Presse se focalise tellement sur le problème (réel) des déchets des centrales nucléaires (tout en étant très discrète sur les volumes concernés et leur dangerosité), mais mentionne seulement en passant les problèmes bien plus importants causés par les centrales à charbon. J'avais évoqué cette situation il y a quelque temps, et j'y repense à la lecture d'un article de Wikipedia sur la catastrophe de Kingston en décembre 2008. Quatre millions de mètres cubes de boues toxiques se sont répandues aux alentours, avec des conséquences bien peu agréables pour les (rares) riverains et l'environnement en général. Ce n'était d'ailleurs pas la première fois que ce genre d'accident arrivait.

Enfin, c'est bon à rappeler, car je parie que cet incident mineur n'est plus dans la mémoire de grand monde...

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 11:01
Je proposais récemment que le gouvernement belge achète toute la production agricole pour la revendre (éventuellement à perte) afin de contenter les agriculteurs. Eh bien figurez-vous que c'est exactement ce qu'a envisagé il y a quelques jours un ministre fédéral belge, mais seulement pour le lait, ça va de soi. Ses collègues lui ont discrètement fait signe de se taire, évidemment, mais tout de même, que la rigolade publique ne l'ait pas renvoyé à ses activités antérieures me semble étrange.

Et ça lui vaudra peut-être quelques voix d'agriculteurs en plus. Cela dit, augmenter le prix du lait par décret ("prix minimum") reviendrait au même. Il y a belle lurette que le dernier produit à prix administré - le pain - a été libéralisé, c'était une vieille potiche du 19e siècle. D'autre part, je me souviens des distributions gratuites de lait à l'école primaire, à peu près à l'époque où le grand Mendès-France buvait ostensiblement un verre de lait à la tribune de l'Assemblée nationale. Ce n'était probablement pas pour résorber les stocks, ça c'était plus tard, quand la PAC avait accumulé de telles montagnes de lait en poudre qu'elle devait en faire don aux Africains, généralement intolérants au lactose... Personne n'aurait eu l'idée à l'époque de renchérir une denrée de base ! Et c'est pourtant ce que préconisent les producteurs wallons... cela ou réinstaurer des quotas de production, c'est-à-dire organiser (et dans quelles conditions ! On sort d'en prendre) la pénurie. Ou alors, interdire les importations et favoriser l'exportation, c'est-y pas bien, ça ? Et comme les producteurs flamands se débrouillent plutôt bien, on va étiqueter le lait "made in Flanders" et "made in Walloonia" et chacun choisira selon ses préférences, les bons Belgicains achetant des deux. Mais plus de ce lait de Nouvelle-Zélande, vous imaginez ça, Madame, ils nous envoient du lait de l'autre côté de la Terre, c'est-y pas un scandale ! Le plus rigolo étant tout de même que les producteurs wallons proclament leur fière devise "Vous êtes Wallon, achetez du lait wallon !" alors qu'ils exportent environ la moitié de leur lait...

I'm not callous, once again, mais si la production de lait ne rapporte plus, pourquoi s'obstiner ? Il y a un an, les producteurs écoulaient leur marchandise à 44 eurocentimes le litre, alors ça a donné des idées à certains de s'engouffrer dans le marché. Trop de producteurs à élaborer un produit à faible valeur ajoutée, c'est bien malheureux, c'est bien dommage, mais ça veut dire que le secteur est mal construit, et il ne me semble pas que ce soit aux pouvoirs publics de le gérer, ni au Trésor public (i.e. nos impôts) de le financer. Les marchands de parapluie font grise mine les années de sécheresse et veulent faire surtaxer les limonadiers, c'est vrai, mais un tracteur, c'est beaucoup plus menaçant qu'un parapluie et l'argument est plus frappant.

On devra instaurer une prime au déchirage de la vache.
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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 09:58

Grand branle-bas dans la presse, ce matin, la biomasse va nous sauver, la biomasse pourra couvrir 50% de nos besoins en chauffage et en électricité, la biomasse va sauver la planète.

C'est du moins l'avis de Laurent Minguet, fondateur d'EVS, une société spécialisée dans l'imagerie numérique (je dis ça pour montrer que j'ai fait mes devoirs). Il a cosigné un rapport sur le sujet, et ses conclusions sont cristallines.

L'usage de la biomasse est une option connue depuis longtemps, il était déjà préconisé avec enthousiasme par Pierre Fournier, oui, celui de la Gueule ouverte, ah ça ne nous rajeunit pas.

Selon ce rapport : "il est illusoire de se disperser dans toutes les formes d'énergies vertes en saupoudrant les subsides vers les techniques même les plus balbutiantes", et je pense que c'est l'évidence. En outre "on peut, en Belgique, produire 50% de notre électricité et de notre chaleur avec du bois énergie, naturellement pas du bois énergie provenant de nos forêts wallonnes, il n'y en a pas assez par rapport à notre consommation, mais en important du bois énergie et en créant des partenariats avec les pays tropicaux qui ont la capacité pour produire du bois énergie et se réinscrire dans le commerce international". Autre évidence ?

A lire et entendre les articles et billets consacrés à ce rapport, on se prend à douter de la capacité critique des journalistes, non pas, une fois encore, que je veuille entrer dans la bagarre bons blogueurs/mauvais journalistes (ou inversément), mais tout de même...

Car enfin, si l'on se borne à reprendre une dépêche de presse en l'agrémentant à peine, à quoi bon lire un journal ? Autant s'abonner à l'AFP ou à Reuters.

On pourrait relever par exemple que :

- la biomasse (y compris le lignite et les excréments séchés) est la source d'énergie domestique principale pour 2 ou 3 milliards d'Hommes, la pollution générée entraînant la mort d'environ deux millions de personnes par an dans les pays pauvres  (source OMS)

- la combustion du bois, comme celle de toute matière organique, dégage des
dioxines en quantité non négligeable

- l'idée du renouvelable, c'est aussi de privilégier autant que possible la production in situ, ne serait-ce que pour éviter des coûts de transport trop élevés. S'offusquer de ce qu'on achète 500g de fraises provenant d'Espagne mais prôner l'importation de millions de tonnes de bois de chauffage me semble un peu étrange

- où trouver des forêts assez immenses pour alimenter non seulement notre petite Terre d'héroïsme, mais le monde entier, bien entendu ? Comment gérer de telles immensités - dans l'optique du développement durable et éthique, bien évidemment... On demandera à Halliburton de se charger du service d'ordre ?

etc. etc, on pourrait continuer à aligner les questions à ce sujet, questions qui sont bien loin d'être des objections dirimantes, mais qui viennent tout de suite à l'esprit. On me répondra qu'il suffit de lire le rapport, ce que je ferai, mais je veux bien parier que les extrapolations seront plus du wishful thinking qu'autre chose. Oui, on parle de 30 milliards (mazette !) d'investissement pour la Belgique, mais c'est là qu'est la difficulté principale ! Et de toute manière, il va de soi que les journalistes répandant la nouvelle n'ont pas lu le rapport non plus, il suffit de lire quelques articles pour comprendre que ce sont des installations reprenant un communiqué de presse et sans doute une com' des auteurs du rapport.

 

Mais surtout, sourtout, c'est cette sempiternelle volonté de s'hypnotiser qui pose problème. Ils parlent de sauver la planète ? Ce sont donc des sauveteurs de la planète... Je n'aime certes pas les théories du complot, mais les agendas cachés, ça existe... L'installateur d'éoliennes vous vantera sa technique en démolissant discrètement le photovoltaïque. L'installateur de photovoltaïque vous parlera des économies que vous réaliserez avec lui, tandis qu'avec ces rigolos des éoliennes, ou ces gagne-petits du photothermique, tout juste bon pour faire couler une douche tiède... El l'installateur de chauffe-eau solaire vous fera passer des revues savantes où l'on prouve que la production de Silicium est incomparablement plus polluante qu'on imagine !

Chacun roule pour soi, bonne gens, un peu d'esprit critique, donc, et envers tous ceux qui se proclament désintéressés aussi (FoE, Greenpeace et tutti quanti inclus).

Sauf moi, bien sûr, à qui vous pouvez faire totalement confiance. Parole.

 

 

 

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 11:12

On parle beaucoup en ce moment d'un projet d'immense générateur solaire à installer quelque part au Sahara. Excellente idée, une véritable idée d'ingénieurs.

J'ai une certaine tendresse pour l'énergie solaire, je le confesse, jusqu'à être parfois un tout petit peu partial - sans doute une ancienne adhésion au bon vieil autocollant "Nucléaire, non merci" avec un beau soleil souriant dessus. On était un peu naïf à l'époque, on ne pensait pas encore aux rejets de CO2. Cela dit, les anti-nucléaires de l'époque comportaient parmi eux quelques frénétiques violents et tout simplement f. de m. L'auto-collant était sympa, comme les barbus de Cabu, mais ceux qui l'arboraient ne l'étaient pas tous.

Donc, ce projet consisterait à installer une gigantesque usine solaire dans un endroit désertique, ce qui permettrait de produire de l'électricité (par photothermie, évidemment) sans presque de rejet de CO2, et ce à grande échelle, permettant l'approvisionnement aux pays concernés, d'où adoucissement de l'eau de mer, etc. Et, aussi, de vendre cette électricité à toute  l'Europe, qui pourrait se passer d'éoliennes, de centrales, bref, qui importerait toute (*) son électricité - ce qui pose certes d'assez grosses questions techniques, mais ça, les ingénieurs en raffolent.

On a vu ça dans tous le journaux, j'en ai entendu parler longuement à la radio et je suppose que la TV a dû mentionner le projet. Pas une seule critique ou le moindre bémol.

Pourtant, à première vue, l'idée d'installer un tel monstre dans des pays comme la Libye ou l'Algérie, dont la réputation en matière de bonne gouvernance et de démocratie est bien établie, ça devrait faire hausser les sourcils. On se plaint de la dépendance en matière de pétrole, et là on se mettrait tout gentiment à la merci d'un ou deux Etats qui pourraient décider quand ils le désirent de couper le courant. Sans compter que ces pays sont la proie de groupes islamiques bien armés pour qui multiplier les attentats contre l'Usine serait un plaisir. Et un pays en froid avec l'Europe n'aurait qu'un missile - enfin, une petite volée - à envoyer, pas même du nucléaire, mais évidemment ce serait meglio ancor, pour priver toute l'Europe de sa précieuse fée électricité...

Je ne parle même pas du crime qui consisterait à saccager une des plus belles parties de la planète.

Notez que je ne suis absolument pas anti-ingénieurs. Tous les ingénieurs ne sont pas des cons et tous les cons ne sont certes pas ingénieurs. Mais ceux qui ont conçu ce projet, par contre...

(*) c'est en tous cas ce qui ressort des articles que j'ai lus à ce sujet

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 21:34

Ah oui, j'ai eu l'honneur, la chance et l'avantage d'avoir eu Prigogine comme prof (en fait, on le voyait assez peu, c'étaient surtout ses doctorants qui donnaient cours à sa place - j'ai même connu John Bell). Mais c'était merveilleux, les apparitions qu'il faisait, il avait un tel charisme...

Bien, rien à voir, mais si, mon amour toujours renouvelé pour la thermo, Carnot, Gibbs etc. Donc, beaucoup à voir, et c'est simplement en tombant il y a deux ou trois jours sur ce petit paradoxe fatigué posé à des étudiants (et pas de l'école primaire...) :

- Dans une pièce fermée, comprenant un réfrigérateur, on ouvre la porte dudit réfrigérateur. Que se passera-t-il ?


1 - la pièce se réchauffera

2 - la pièce se refroidira
3 - la température restera égale.

J'ai presque honte à revenir là-dessus. C'est tellement évident, mais non, apparemment pas.

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 18:50

E anche lui lo direbbe...

Non, c'est vrai que pour l'une ou l'autre raison (et je ne m'explique pas laquelle), le cinéma italien a été depuis toujours (je me comprends) l'un des plus riches, il suffit pour s'en convaincre de visiter le merveilleux musée du cinéma de Turin, qui est un écho merveilleux  à un autre moment merveilleux (je n'ai pas peur de répéter ce mot) - passé hélas et non reproductible - à savoir le Cités-Cinés que nous avons eu un tel plaisir de voir à Gand. Ceux qui s'en souviennent en ont encore la nostalgie...

Hélas, hélas, hélas... Le cinéma italien n'est plus ce qu'il était, et je m'en couvre la tête de cendres après m'être rasé les sourcils. On a beaucoup glosé sur Nanni Moretti, très surfait à mon avis et nombriliste à souhait (moins tout de même dans la Stanza del figlio), sans compter le succès parfaitement immérité de ce triste navet qu'était La Vita è bella de cet histrion de Benigni (Coffee and Cigarettes et Night on Earth ne lui doivent rien, na ! Et dieu sait que j'aime Jim Jarmusch !*). Ah oui, L'Ora di religione, un petit chef d'oeuvre de Bellocchio (mal confirmé avec Buongiorno, notte, plate recension du caso Moro). Et puis, c'est vrai, Le conseguenze dell'amore et Il Divo, de Sorrentino, deux OVNIs parfaits (mais dont le dernier s'adressait, il est vrai, à des scrutateurs avertis de la politique italienne).

La faute à Berlusconi ? Sans aucun doute. Bush, Berlusconi - ajoutons Hitler, pourquoi pas - et un point Godwin de plus. Les civilisations les plus évoluées (OK, pour ce qui est des USA, on peut avoir certains doutes, malgré ma relation contrastée avec ce pays familial et presque adoptif) ont engendré ces monstres de Frankenstein.

Bref, tout cela pour dire que je viens de voir un film - Pranzo di Ferragosto - dont les critiques disaient que c'était "un petit chef d'oeuvre renouant avec la comédie italienne" etc, etc, j'aurais donc dû me méfier. Il aurait duré 30 minutes au lieu d'une heure, c'eût été gentil. Pourtant, Ferragosto a Roma, qui l'a connu sait de quoi on parle ! Etouffant, fermé, torride... Mais rien dans ce petit film, quelques gentilles scènes où l'on ne sent pas cette écrasante chaleur. Deux touristes qui passent, bianchi, et un plan animé qui ne ressemble à rien. L'acteur principal et réalisateur font preuve d'une extraordinaire palette de genre, et je n'ai pas peur de redire le cliché : de A à B. Il a deux grimaces, l'une tout au long du film (un petit sourire gentil - on lui foutrait des baffes) et durant 5 secondes, il rigole - faux. Comme Schwartzenegger. Ce qui me faisait penser à Bombón el Perro, triste resucée d'Historias Mínimas, qui était un très joli film minimaliste (comme son nom l'indiquait).

Et près de 10 euros pour ça ! Boycottons l'UGC !

 

*Sauf évidemment l'épouvantable Limits of Control

 

P.S. J'ai par contre beaucoup aimé son Habemus Papam.

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 20:42

Donc, étant donné les articles qui n'ont certainement pas manqué de fleurir lors des épisodes de l'assassinat d'un grand Gourou Punjabi à Vienne et des émeutes qui s'en sont ensuivies, vous n'ignorez plus que, même chez les Sikhs, même chez les adeptes de Guru Nanak (qui refusait hautement le système des castes et voulait - déjà ! - fonder un nouveau type d'Etat), il y a toujours ces tensions entre les Dalit-s et les castes supérieures. Sans compter les bagarres entre sectes diverses et variées. Mais il est vrai que la catastrophe du vol Air France a peut-être éclipsé ces événements.

Comme je l'ai dit plusieurs fois, l'Inde, quoi qu'on en pense, et malgré certains aspects de tolérance indéniables, l'Inde est un pays de violences continues. Autre exemple (presque) amusant : émeutes d'étudiants ayant raté leurs examens et s'en prenant indistinctement aux voitures, aux autobus et même aux pauvres passants roués de coups... C'est arrivé la semaine dernière je ne sais plus où, c'était à la TV indienne qui, pourtant, s'intéressait beaucoup plus aux agressions peut-être racistes contre des étudiants indiens en Australie. Mais c'est vrai qu'il y avait aussi des images sur Mittal qui avait perdu je ne sais combien de crores(*) et sur Roland Garros où le public - du niveau des matches de football - hurlait ses amours et désamours.

Tout de même, quelques belles images de ce dernier voyage dans "les Indes" comme le disait un fonctionnaire de notre Consulat à Mumbai :

- à Jaisalmer (dans les environs), beau déploiement d'éoliennes dans un creux bien venteux. J'ai certes certaines réserves sur les éoliennes, mais ce n'est pas un rejet complet et irraisonné. Hélas, les éoliennes en question servaient semble-t-il à alimenter l'armée pour éclairer la frontière indo-pak... Déception. (Depuis, j'ai appris qu'il y avait un développement d'autres champs d'éoliennes pour alimenter les villes. Fort bien, mais pourquoi n'utilise-t-on pas plus le solaire en Inde ? Mystère total).

- bu de l'eau minérale "Himalaya" où la bouteille précisait que c'était de l'eau qui avait percolé durant des décennies dans ces endroits grandioses et s'était chargée de minéraux "naturels" tels que du sodium, du magnésium, etc. Naturels. Parce qu'il en existe qui ne le soient pas ?  Donc, du sodium surnaturel ? Concept intéressant, je devrai revoir mes classiques.

- autre eau minérale, enrichie au "CO2 of best quality" (je n'invente rien). Sans carbone 14, peut-être ? Ah, mais, la vogue actuelle pour le naturel n'a vraiment pas de limites, même "ludicrous", ridicule.

- la mode aussi actuelle pour les économies d'énergie - par ailleurs fort louable quand il s'agit de dénoncer certains excès - m'amuse un peu lorsqu'on veut abolir la climatisation. Que ces braves gens aillent travailler sans clim' dans un climat de 42°... On verra bien... Ou, mutandis mutantis, qu'ils aillent bosser sans chauffage en Finlande en hiver... Ou dans notre petite Terre d'héroïsme même au mois de juin.

- et enfin, ce cher Arthus-Bertrand et son Home qui fait un tabac (je ne l'ai pas vu) mais dont j'ai lu plusieurs interviews où il dit premièrement que la technique ne peut pas être une solution (et je me permets de ne pas être d'accord, car si je suis un bien moindre artiste que lui, je pense être un meilleur scientifique), qu'il faut être frugal (ce qui me hérisse, posture moralistarice que j'éxècre) et qu'enfin il a vu en Mauritanie (Mopti, Gao, etc) des sociétés qui étaient "respectueuses de la planète". J'ai une certaine connaissance de Mopti et de Gao (gagnée à coups de 4x4 dans le désert, pas honte de le dire), et, non, ce n'est pas mon envie de vivre ainsi, de crever à 40 ans de toutes les sortes de maladies, d'onchocercose, de filaires, de malaria, de tout ce que nous avons éloigné de nous dans ces hôpitaux en béton, en salles d'op, en services d'urgence, etc. Sans compter les marabouts de Mopti et de Gao. Merde ! Qu'ils crèvent !

Et Arthus-Bertrand avec.


(*) 1 crore = 10 millions de roupies. Un affreux raciste dirait que ce n'est pas de la roupie de sansonnet, mais je préfère encore ce que disait le regretté Franquin parlant d'un musicien indien : "Ravi Khant Y Roupie".

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 20:14

Massacre des InnocentsNous sommes bien peu de chose, Madame ("donnez-moi-z-un kilog de bananes" ajoutait François Béranger), mais nous sommes BEAUCOUP TROP NOMBREUX ! Et d'ailleurs, c'est ce que disait un certain Don Hirschberg dans sa lettre à l'éditeur du Scientific American de mars 2008. Je cite in extenso :

Population Pollution

 

One can only wonder whether the politicians who will be participating in the new international agreement on greenhouse gas reduction, referred to by Jeffrey D. Sachs in “Climate Change and the Law” [Sustainable Developments], do any arithmetic. World population is still growing, and energy demand is growing even more rapidly. Every year more fossil fuel is burned. Large new coal mines are being opened to exploit lower-quality coal deposits, and the capacity of new fossil-fuel plants swamps that of new wind and solar installations. Furthermore, millions of cars per year are being built in or shipped to countries with huge populations that until now have had few private vehicles.

Without drastic population reduction [my emphasis], all our other efforts are fatuous.


Don Hirschberg

Horseshoe Bend, Ark.

 

 

 


Voilà. C'est clair et net. Il faut donc une réduction drastique de la population, ce qui, étant donné l'hystérésis démographique, implique non seulement des politiques anti-natalistes extrêmement vigoureuses (le canon sur la tempe de tous les bonshommes qui font mine de conter fleurette - et surtout en Afrique, d'ailleurs, continent notoirement puéro-productiviste) mais aussi une élimination massive de la population existante - a mass culling, je suppose.

Je ne suis certes pas enclin à crier trop vite à l'éco-fascisme, mais ici, tout de même...

Inutile de répondre à l'auteur de la lettre en question, il s'est certainement suicidé pour permettre à notre planète de survivre. Ou j'ai mal compris, et, comme le disait Grand Corps Malade, C'est pas moi, c'est les autres... qu'il faut éliminer.

Pardon, je croyais que...

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 19:00

Article moyennement intéressant sur les abeilles, par Leon Kreitzman, dans le NY Times. En fait, je suppose qu'il s'agit plutôt de "bonnes pages" d'un livre qu'il écrit avec un neurologues sur les rythmes naturels et la chronobiologie. Que nous exploitions ces braves abeilles est une évidence, comme nous exploitons les vaches, les moutons, les fleurs, les fruits, les arbres et les branches e tutti quanti. Quant à la disparition locale des abeilles, c'est un (réel) problème, mais multifactoriel, et certainement pas dû uniquement à l'Homme.

Mais ce qui m'a le plus interpellé, c'est un commentaire :
"Nature is considerably more creative and inventive than humankind. Without Nature there isn’t any humankind. Without humankind, Nature is fine."

La Nature... encore une fois cette tarte à la crème hypostasiée... Il n'y a évidemment pas de Nature à laquelle se soustrairait l'Homme, ou qui l'exclurait ! Il n'y a que le Blind Watchmaker, et c'est effroyable de voir en ce deux-centième anniversaire de la naissance de Darwin que même chez les Anglo-Saxons on en revient à des conceptions vitalistes. La Nature n'est pas créative, mais l'évolution est bricoleuse - certes merveilleusement, mais ce n'est pas de merveille qu'il s'agit. Nous, Hommes, sommes part intégrante de la Nature, et la roue, par exemple est une de nos petites inventions, et je ne suis pas peu heureux que nos ancêtres l'aient inventée. Ou qu'ils aient conçu le calcul intégral.

Peine perdue...

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