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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 08:43

(oui, c'est un clin d'oeil à Pierre Brasseur dans le Barbe-bleue de Christian-Jaque).

On a reçu ça, je ne vois pas de copyright, alors je me permets de publier, tout en n'appréciant pas du tout la croix gammée, qui déforce le cartoon.


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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 08:12

...là, justement, on a eu droit à une merveilleuse pantalonnade avec l'affaire de la Commission parlementaire qui devait enquêter sur d'éventuels liens incestueux entre le législatif et la magistrature. Ce n'est pas que j'en veuille le moins du monde à Mme Lalieux, mais il faut dire qu'elle faisait beaucoup de bruit, et lors d'un Face à l'info d'il y a quelques jours, elle était encore plus fringante que les (assez lourdingues) Commissaires qui l'entouraient.

Je récapitule à gros traits :

- la Commission mandate quatre "experts" (des vrais, pas des potiches) pour la guider sur la manière de procéder ;

- surprise : les experts estiment unanimement que la Commission n'a pas le pouvoir de diriger une enquête sur le judiciaire et qu'accessoirement leur intervention pourrait rendre invalides les procédures judiciaires annexes ;

- "Le vieillard en demeura stupide" (A. France, L'île aux pingouins). Mais pas longtemps. Revenus de leur stupeur, nos lawmakers furent prompts à rappeler exactement cette fonction : "Comment donc, c'est nous qui faisons les lois et nous ne pourrions pas entendre les magistrats ? C'est trop fort !...", oubliant un peu vite que si, de fait, ils  faisaient les lois, ils se devaient aussi d'y obéir... ou de les modifier. Or, justement, ils avaient créé il y a quelques années un Conseil supérieur de la Justice (PAS de la magistrature, ce qui avait été à l'origine d'un échange de noms d'oiseaux entre le législatif et certains magistrats) pour enquêter précisément sur les "dysfonctionnements" (mot surchargé) du judiciaire. Tout juste aussi s'ils ne contestaient pas la compétence de leurs experts, car j'ai entendu au moins deux parlementaires donner leur avis juridique sur la question, en désaccord total avec celui desdits experts ;

- pendant ce temps, le gouvernement se chamaillait, tempêtait, on entendait les coups de gueule de notre bourge lasnoise et de ses collègues, tout à sa rage de voir s'éloigner l'heure du réglement de comptes. A part ça, la séparation des pouvoirs, c'est sacro-saint et l'exécutif n'a pas le moins du monde voulu influencer qui que ce soit ni empiété de la moindre manière sur les prérogatives du législatif... (au loin, on entend Uyttendale-consort déclarer d'une petite voix flûtée que la Commission peut faire ce qui lui plaît - enfin, presque) ;

- coup de théâtre : les experts acceptent semble-t-il de revoir leur avis. Sans aucune pression, évidemment ! Et tous les Commissaires et législateurs de se taper dans le dos : "vous voyez, on vous l'avait bien dit ! Ils ont été un peu trop abrupts, et d'ailleurs tout ce qu'on leur demandait, c'était des conseils, pas une opinion... Ha ha ha ! ces profs d'univ, tout de même... ils vivent un peu sur des nuages..." etc., etc. Ils allaient donc venir à résipiscence ;

- or, pas du tout. Persistent. Signent. Démissionnent, sans doute légèrement agacés (et, oserais-je ajouter, harassés).

Cala il sipario (A. Campanile, Tragedie in due battute).

Belgique, terre de surréalisme.

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 08:00
Et voilà-t-y pas que l'OMS a décidé de ne plus accepter que ses employés fument. Rien d'étonnant, direz-vous, il y a plein de compagnies qui ne tolèrent pas que leurs employés fument, d'ailleurs regardez ces petits groupes clopeurs devant chaque entrée de bureau. C'est d'ailleurs une obligation légale, et en ce qui me concerne j'ai même un employeur tellement prévenant qu'il a fait installer un fumoir à chaque étage et une cafétéria spéciale pour fumeurs, la classe, non ?

Vous n'y êtes pas ; ce n'est pas les fumeurs au bureau que l'OMS récuse, c'est les fumeurs tout court. On suppose qu'on fera des tests d'embauche et qu'on enverra des SWAT Teams pour découvrir des cendriers cachés chez les employés de ces délicieuses entreprises.

Si on me demandait mon avis, je ne m'en tiendrais pas là. Ces gens qui ne mangent pas religieusement leurs cinq portions (ça ne veut strictement rien dire, mais c'est la doxa, le dogme, même) de fruits et/ou légumes par jour, qu'en fera-t-on ? Et ceux qui s'obstinent à manger de la viande, dont on sait qu'elle contribue à griller la planète et à l'assécher ? La cuisine au beurre et à la crème fraîche, c'est ancienne cuisine, ringard mais surtout incivique, criminel pour tout dire. D'ailleurs, quiconque n'a pas de vélo est suspect et chacun devrait porter un brassard indiquant son indice pondéral corporel (BMI) ; au-dessus de 40, plus de remboursement de sécurité sociale et une taxe carbone.

On inscrit hypocritement dans les lois l'interdiction de discriminer, mais les efforts vers la norme sont de plus en plus pressants ; les "autonomes ultra-gauchistes terroristes" (enfin de cette "mouvance"...) de Tarnac semblaient surtout coupables d'entretenir des vieux réflexes du type Gardarem lou Larzac, mais peu importe : tout ce joli monde au dépôt ! Et je ne veux pas oublier le néo-puritanisme qui sévit et se développe ! Le petit entrefilet suivant de Chronic'Art en dit long : "La nouvelle est tombée en début de semaine : "Cinérotica", la première encyclopédie française du cinéma érotique et pornographique vendue en kiosques cessera sa parution après son quatrième numéro de février. Si Christophe Bier soulève d'évidentes raisons économiques à cet arrêt : "Les ventes sont insuffisantes pour permettre à l'éditeur d'en poursuivre la publication. Il n'est pas en mesure de prendre le risque de continuer encore sur plusieurs numéros". Il dénonce aussi un "une période de grand retour à l'ordre moral. A coups d'intimidation auprès des kiosquiers, en brandissant l'article 227-24 du code pénal, le nouveau puritanisme entend purger les kiosques et les maisons de la presse de tout ce qui serait susceptible d'être vu ou perçu par un mineur."

A quoi Aymeric me répondait par la citation suivante :

"
Et pour aller davantage encore dans votre sens :
"53% des Européens favorables à des restrictions de libertés dans plusieurs domaines de la sphère privée 39% des Français en faveur d’une campagne contre la consommation d’alcool, seul chez soi."
http://www.experian.fr/base_documentaire/newsletter/vision_printemps07.pdf

On n'a pas fini de rire...
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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 08:00

Le 28 janvier 2009 était la journée européenne de la protection des données, comme personne d'entre vous ne l'ignore ; j'ai assez ricané des journées mondiales pour qu'on se demande d'où vient mon intérêt pour un événement aussi obscur que bureaucratique. Mais c'est que, justement, ce n'est pas vraiment bureaucratique et, pour employer une vieille scie : nous sommes tous concernés. Et ce n'est pas un complot de plus...

La collecte et la circulation des données personnelles ont fait l'objet de la Directive 95/46/CE du Parlement européen et du Conseil, qui a été transposé (en principe) dans les législations de tous les Etats membres. Cette directive limite de manière draconienne - mais réaliste - l'usage qui pourrait être fait des données personnelles ("toute information concernant une personne physique identifiée ou identifiable (personne concernée); est réputée identifiable une personne qui peut être identifiée, directement ou indirectement, notamment par référence à un numéro d'identification ou à un ou plusieurs éléments spécifiques, propres à son identité physique, physiologique, psychique, économique, culturelle ou sociale"), et interdit notamment (sauf exceptions bien définies) : "... le traitement des données à caractère personnel qui révèlent l'origine raciale ou ethnique, les opinions politiques, les convictions religieuses ou philosophiques, l'appartenance syndicale, ainsi que le traitement des données relatives à la santé et à la vie sexuelle".

Fort bien, mais pour reprendre la phraséologie à laquelle je faisais allusion plus haut : ce n'est qu'un début, continuons le combat. Car au même moment où on célébrait cette fameuse journée, le New Scientist faisait paraître les résultats d'une enquête que ses journalistes avaient menée sur les tests de paternité ADN (car la grande majorité des tests d'ADN grand public porte évidemment sur ce terrain). Or, il se fait que le Royaume-Uni est un des rares pays à considérer comme un délit ("criminal offence") la détention de matériau corporel d'un tiers sans son accord explicite, et que les firmes d'analyse qui auraient accepté de se charger d'une telle analyse tombaient également sous le coup de la loi.

Il est indispensable que la Directive 95/46/CE soit perfectionnée et il est urgent que la Commission envisage d'appliquer une législation semblable à la législation anglaise à l'ensemble des Etats membres de l'Union. En effet, il n'y a évidemment pas que les tests de paternité qui posent problème, mais plus généralement n'importe qui pourrait aisément avoir accès à l'ADN de toute personne choisie et en tirer des renseignements personnels, confidentiels, secrets.

Encore une fois, il n'est pas question d'agiter le spectre d'une vaste conspiration, ni de semer l'effroi, mais simplement de se rendre compte qu'il y a un danger potentiel - comme dans le cas des RFID - et qu'il faut y répondre, mais pas dans l'urgence et le cafouillage comme cela arrive trop souvent dès que le législateur se rend compte qu'il pourrait y avoir péril en la demeure.

Car nos sociétés sont un peu écartelées en ce moment ; d'un côté, il y a un regain d'enthousiasme pour l'Etat de Droit (voir l'accouchement - certes pénible - des cours ou tribunaux pénaux internationaux, et des législations de compétence universelle) et une crispation autoritaire des gouvernements dont la France fournit un exemple malheureux - mais c'est loin d'être le seul pays européen à suivre ce sombre chemin. Dérive sécuritaire et... sanitaire ?
(A suivre)

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 08:00

C'était dans Le Monde et dans toute la Presse belge, d'ailleurs, mais pas nécessairement avec le même titre, affreux cliché du genre avions cloués au sol. Passons.
En fait, ça venait du
Guardian, bon bastion du Labour fréquentable, mais l'article de ce journal était très différent de ses homologues continentaux *.

Reprenons
l'article du Monde :
"En une petite journée, 67 000 suppressions d'emploi ont été annoncées entre les Etats-Unis et l'Europe" lit-on d'emblée. Mais plus loin, on s'aperçoit qu'il s'agit de firmes US et UE qui vont licencier dans le monde (Caterpillar, Pfizer, Sprint, ING, Philips, Corus...).

Premier point :  le titre est faux. On sait bien que les annonces de suppression de postes sont une entrée en matière pour négocier avec les syndicats, et Caterpillar n'est pas Wal Mart.

Deuxièmement : il n'y a évidemment pas 67.000 lettres de licenciement qui sont parties lundi ; il va y avoir des plans sociaux, des ajustements, le tout dans les semaines et les mois qui viennent, et le chiffre va certainement évoluer - éventuellement à la hausse, mais j'en serais étonné.

Troisièmement : on estime à 10.000 la destructions d'emplois quotidienne en France (voir
Cahuc et Zylberberg) ; simplement, il s'en crée autant en moyenne - voir Schumpeter qui avait eu l'intuition de ce phénomène de "destruction créatrice" dès 1934. Il se fait que plusieurs très grosses sociétés mondiales ont annoncé ces ajustements le même jour, peut-être par hasard, peut-être pas, ce qui a permis de faire marcher le signal d'alarme des gémissements, comme à l'heure de la cloche à Wall Street.Mais ce même lundi, il y a sans doute eu de très nombreuses faillites dans le monde, faillites anonymes et pas médiatisées, et il y a eu de nombreuses créations d'entreprises - sans doute un peu moins, après tout, il n'est pas question de nier l'existence d'une récession qui s'étend. Mais il est question de s'étonner d'un tel unanimisme pour ne publier que les prévisions les plus catastrophistes et de ne pas souligner quelques paradoxes : assurément, la Belgique commence sa récession, mais l'année 2008 a été une année record en termes d'immatriculations de voitures neuves, les achats de fin d'année et de soldes de janvier ont été très satisfaisants tout comme a été considérable la fréquentation du Salon de l'Auto.

Mais voilà, j'ai connu ces époques où la Bourse réagissait systématiquement de la même manière à n'importe quelle nouvelle, bonne ou mauvaise ; quand elle voit la vie en rose, les licenciements augurent d'une baisse des charges et d'une baisse des salaires. Quand elle broie du noir, les licenciements sont la preuve que tout va mal. Maintenant, les journalistes suivent le même chemin. L'air du temps, sans doute...



* Bien que son titre soit encore plus trompeur : Global recession costs 80,000 jobs a day

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 08:00

La tuerie de Termonde (décrite dans une dépêche comme une "ville néerlandophone", ce qui ne manque pas de piquant)  a causé de graves dommages collatéraux dans ce que je connais de la Presse écrite ou parlée. Car enfin, voilà un acte complètement insensé à première vue, commis par un tout jeune homme qui se réfugie dans un mutisme absolu et dont on ne sait rien, ou pas grand'chose, ce qui n'empêche pas les commentaires de fleurir, les accusations de pleuvoir et les moralistes de tonner.

Ainsi, ce matin à la Retebef, deux psychiatres donnaient leur avis, parlant des "personnalités fragiles" - ce qu'était peut-être, ou pas, le meurtrier. L'un d'entre eux était révolté d'avoir entendu à la radio ou à la TV une émission sur la pauvreté suivie par un clip du genre Devenez millionnaire, gagnez au Loto. "Vous comprenez, entendre deux messages aussi contradictoires, c'est ça la schizophrénie, etc".  Un psychiatre, si si.

Et tous les commentaires sur la rupture du lien social, et la perte des valeurs, et la perte des repères... Ah oui, c'était tellement mieux quand les femmes ne mouftaient pas mais qu'elles mouflaient bien, quand on élevait les gosses à coups de tatanes, quand on allait à la messe en craignant dieu et les gendarmes, quand on ne divorçait pas et qu'on vivait bien sous le contrôle social des voisins et du curé... C'est alors que tout allait bien, pas de tueries, pas d'assassinats, pas de déséquilibrés, enfin si, l'idiot du village, mais on l'aimait bien, il avait la belle vie !

Il est vrai que les enfants, étant devenus une denrée rare, sont de nos jours extraordinairement précieux, et il n'est que de lire
Elisabeth Badinter et surtout Sarah Blaffer Hrdy pour s'en rendre compte. Cela explique évidemment cette curieuse habitude de faire des cortèges - espèces de processions appelées ici "marches blanches" - lorsque des enfants sont victimes de violences ; sans doute par hommage aux familles, mais surtout, comme le disait une bien brave dame au journaliste qui lui demandait les raisons de sa présence : "c'est pour les ptits âfâââ" (oui, c'était en Wallonie).

Il y a aussi les commentaires des lecteurs du Monde, dont voici quelques exemples.

Payer 6 euros pour réagir à une nouvelle aussi triste et révoltante... Le capitalisme a de beaux jours. Pourquoi ne sommes nous plus capables de protéger nos enfants ? Et si peu de gens qui réagissent. Que vaut la vie d'un petit garçon aujourd'hui ? Est-ce une fatalité de considérer que ce genre "d'accident" peut arriver ? Est-ce que cela ne révolte que moi ?

On voit assez mal ce que le capitalisme vient faire ici. Pourquoi pas l'ultralibéralisme, ça ne déparerait pas.  Les guillements autour d'accident relèvent-ils d'une théorie du complot ?

Après la révolte, les gémissements :

Dans quel monde vivons-nous ? Les meurtres et les actes violents se multiplient... Un monde de "ouf", à n'en pas douter. Celui de la "barbarie ordinaire" où la vie des autres n'a plus aucune valeur, où les moindres différends se règlent à coup de surin comme naguère dans le "milieu". "Les civilisations sont mortelles" écrivait Paul Valéry. La nôtre est moribonde. Je suis émue en pensant à l'immense peine, la détresse des parents. Dans ce monde devenu absurde trop de choses vont, font mal.

Pas grand'chose à ajouter... sauf tout de même que ce n'est pas exactement ça qu'a dit Valéry, mais peu importe. Je regrette que cette dame n'ait pas connu certaines époques idylliques, comme le trecento et la Rome de Cola Rienzo, par exemple, ou la Guerre de Trente ans, ou celle de Cent ans. Aujourd'hui, c'est vrai, on balaye tous les jours les cadavres de la nuit et le meurtrier de Termonde a dû régler un petit différend avec quelqu'un de la crèche.

Et puis, ce qui devait immanquablement arriver :

Et la peine de mort, on peut y songer!!! Je suis mère de 4 enfants; 4 adorables petites têtes blondes toujours souriantes... Je compatie complétement à la souffrance des parents. Une intense tristesse me gagne mélangée à la haine, la colère... Pour ma part, je prie la bonne étoile au dessus de mes enfants que cela n'arrive pas; néanmoins si ce cauchemar arrivait, le meurtrier ne verrait pas les barreaux d'une prison (payé par le contribual!!!)

Assez amusant, ce mot-valise : contribuable et tribunal ! Et elle prie, cette dame, c'est sans doute une bonne chrétienne. Enfin, il est vrai que l'Eglise n'a jamais hésité à manier le fagot ou les fourches patibulaires, sauf que, hypocrisie ultime, elle livrait la victime au bras séculier puisque Ecclesia abhorret a sanguine...

Il semble que ce jeune homme avait également trucidé une septuagénaire. Une marche blanche en perspective ?

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 08:00
Je ne sais qui invente les noms des opérations militaires, mais c'est en tout cas quelqu'un qui ne manque pas de cynisme. Passe encore pour le Restore Hope, mais Desert Storm n'était pas mal, et Plomb durci (je ne connais pas l'hébreu) récolte la palme d'or.
"Nous avons atteint nos objectifs" a déclaré Ehoud Olmert, couvrant de la voix le bruit des casseroles qu'il traîne derrière lui. Si ses objectifs étaient de dévaster des quartiers entiers des villes de Gaza, de faire des dizaines de milliers de sans-abris, plus de mille morts et des milliers de handicapés, ayant perdu bras et jambes, de détruire un maximum de l'infrastructure de gens qui vivent déjà très mal dans ce qui n'est ni plus ni moins qu'un gigantesque camp de concentration, de punir la population gazaouie coupable d'avoir voté en majorité pour le Hamas, d'avoir probablement détruit en partie les souterrains de la "zone de philadelphie" (quel nom ! encore du cynisme !) qui amenaient certes des armes, mais aussi une grande partie du ravitaillement des Gazaouis (ravitaillement bloqué au gré des Israéliens comme on commence à le savoir dans le grand public), d'éliminer une poignée de combattants du Hamas et de tuer un maximum de civils, alors oui, le but est atteint.

Gaza est un gigantesque camp de concentration

et on ne le dira jamais assez. Un lecteur du Monde s'étonnait "naïvement" de ce que l'Egypte, qui se disait alliée des Palestiniens, ne la fournissait pas en eau et en électricité que lui distribuait si chichement Israël. Ce lecteur ignorait sans doute que l'Etat hébreu avait construit un gigantesque mur entre Gaza et l'Egypte, et avait rasé toutes les maisons proches de ce mur justement pour éviter tout contact entre les deux territoires. Et de toutes façons, il n'appartient pas à l'Egypte d'administrer un territoire occupé par un autre pays - car c'est bien d'occupation qu'il s'agit. J'espère sans trop oser y croire que certains devront un jour rendre des comptes devant un tribunal, israélien de préférence, mais après tout, la compétence universelle s'étend de par le monde...

Si l'Etat Hébreu s'imagine qu'en crachant le feu et la destruction à Gaza il va pouvoir vivre en paix, il se trompe et trompe ses citoyens. Laissons Glucksmann et Enrico Macias (on a les supporters qu'on peut) apporter leur soutien à un Etat qui manie la terreur au moins aussi bien que le Hamas ; après tout, ce même Etat avait semé le même genre de destruction rageuse sur le Liban en 2006 et n'avait en vérité atteint aucun des buts assignés. D'où la critique très vive d'une armée qui doit se réformer, prouver qu'elle s'est reprise. Et elle le prouve : Gaza.

Oh, sans doute, certains Gazaouis maudissent le Hamas d'avoir cru qu'Israël n'oserait pas répliquer. Mais peut-être "Plomb durci" était-il souhaité par le Hamas, sait-on jamais ? La haine envers Israël atteint des sommets, et soyons bien certains que le Hamas recrute à tour de bras. Et qu'on ne vienne pas à nouveau avec cet argument éculé que "les Arabes" (ou "les Musulmans") veulent détruire Israël ; j'entendais encore ce matin - à propos de l'investiture d'Obama - un professeur émérite d'une université new-yorkaise exprimer ses doutes sur la possibilité de coexistence des deux Etats, Hébreux et Palestinien. Allons donc ! Le temps des guerres et du jusqu'au-boutisme est loin derrière nous, et les nations du Proche-Orient se bagarrent bien plus entre elles qu'avec Israël (mais toujours par référence à celui-ci). Certes l'Iran se dotant de l'arme nucléaire* pourrait théoriquement faire des ravages, mais les dirigeants de ce pays savent bien qu'à la moindre menace d'une telle action, ils auraient immédiatement toutes les nations alliées d'Israël liguées contre eux. Israël n'arrête pas sa propagande selon laquelle il serait un petit Etat toujours sous la menace de la destruction et n'arrête pas de se référer à la Shoah pour se justifier, comme si on laisserait une alliance hétéroclite de ses ennemis se liguer contre lui pour l'anéantir, comme ça, sans bouger... Foutaises, évidemment !

Cela étant, si Israël se moque des résolutions de l'ONU, il faudrait tout de même rappeler qu'on y condamne régulièrement l'Etat hébreu en le taxant de nazisme, et ce dans des instances où figurent - voire présidées par (excusez l'anacoluthe) - des Etats carrément dictatoriaux. C'est évidemment révoltant, mais croit-on faire cesser ce genre de bouffonnerie en multipliant les opérations du genre de Plomb Durci ? A moins que la montée en puissance d'un parti aussi ouvertement fascisant qu'Israël Beïténou ne vienne confirmer ces accusations ?

* Encore pourrait-on estimer que l'arme nucléaire de l'Iran a plus vocation à être utilisée contre ses ennemis sunnites que contre Israël...
 
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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 08:00

On donnait depuis pas mal de temps le genre western en déclin, voire en coma dépassé. Il y eut bien, il y a une quinzaine d'années, le succès surprenant de Dances With Wolves, film parfaitement ridicule dont on se demande comment il suscita pareil engouement ; Kevin Costner ne tarda d'ailleurs pas à voir son mythe dégonflé avec The Postman, chef-d'oeuvre de kitsch amphigourique. On parla de reprise avec le remake du célèbre 3:10 To Yuma, assez controversé (je ne l'ai pas vu), mais c'est surtout le très remarquable Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford qui remettait d'emblée un certain type de western sur ses jambes. Il reprenait une fois de plus l'habituel schéma de détournement (JJ était plus une victime qu'un monstre, il avait des problèmes de santé, sa bande n'était que des minables, etc.), pas du tout dans un but de démystification toujours un peu vain et niais, mais bien pour donner une réelle épaisseur à une tragédie banale, dont Robert Ford le couard était sans doute la figure principale.

Tout différent est Appaloosa, véritable western de la ligne claire ; ici, on a toujours une tragédie (le destin s'acharne, l'anangke : on connaît la fin avant de commencer, c'est le déroulement qui importe), mais une tragédie toujours au soleil, sans lieu sombre, avec des personnages archétypaux, les scènes obligées, quasiment sans surprise (une attaque de train, une poursuite infernale, une femme-otage, une traîtrise, un duel...), un décor d'une fidélité et d'une historicité extraordinaire, à croire qu'il s'agit ici d'une parodie de western-spaghetti. Ou du moins, il en serait ainsi s'il n'y avait quelques retournements complets de situation (Bragg est copain du Président ! Fallait oser...).

A la différence d'Assassination..., il n'y a pas de Photoshoppage apparent dans Appaloosa, les paysages sont magnifiques et ensoleillés, les couleurs semblent réelles et la 8-gauge de Viggo Mortensen toujours chargée. J'ai bien cherché, mais je n'ai souvenir d'aucune fausse note dans le film, qui n'a rigoureusement rien à voir avec l'épure magnifique qu'est A History of Violence quoi qu'en aient dit certains critiques - il ne suffit pas que le même acteur apparaisse dans deux films pour les mettre en rapport.

Dix jours après son lancement à Bruxelles, il ne passait plus que dans une petite salle de l'UGC de Brouckère. Il dure 115 minutes, autant de minutes de plaisir, allez le voir avant qu'il ne disparaisse complètement.

N.B. Sidney Furie a réalisé en 1966 The Appaloosa, une histoire assez différente mais bien classique, avec bandits mexicains obligatoires ; le titre de ce film se référait à une race de chevaux (les appaloosas) alors qu'ici il s'agit d'une ville imaginée par l'auteur du livre sur lequel est basé le film, Robert Parker. Quant à "Lollapaloosa", je vous laisse le soin de chercher...

 

 

 

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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 08:00

Le réchauffement climatique serait-il responsable de l'effroyable vague de froid que nous avons connue la semaine dernière ? A en croire certains journalistes, cela ne faisait pas de doute ; dans les années cinquante, il ne faisait pas de doute non plus que les "bombes atomiques" détraquaient le temps, mais les journalistes en ce temps étaient peut-être moins sensationnalistes (ou plus aux ordres des gouvernements...) et n'accréditaient pas trop ce genre d'hypothèses. Les temps ont changé, et trouver un journaliste qui ne soit pas hostile aux OGM ou qui nourrisse quelques restrictions à l'égard des effets du réchauffement climatique est extrêmement difficile.

Et pourtant, il y a quelques jours, une émission de notre Retebef faisait le point sur la question de la vague de froid en particulier et de ses causes éventuelles ; il y avait un paléoclimatologue des glaciers, un journaliste scientifique et Serge Galam, auteur de Les scientifiques ont perdu le nord.

Assurément, la petite semaine froide fut rapidement passée aux oubliettes. Rien d'exceptionnel, sauf la volatilité de la mémoire humaine. Comme le savent bien les météorologues, chaque jour voit un record, il suffit de le chercher un peu : jour le plus sec à Trou-lez-Gruyère depuis 1885, jour le plus froid à Nage-sur-mer depuis 1917, voilà qui est vain.

Par contre Serge Galam se fit entendre rapidement en portant l'estocade contre le "consensus du GIEC". D'abord, la science n'est pas une démocratie, la notion de consensus n'existe pas. Les scientifiques sceptiques sont ostracisés, et ceux qui se joignent aux conclusions du GIEC le font pour bénéficier de subsides gouvernementaux. Et rien ne prouve scientifiquement l'origine humaine du réchauffement. Les modèles de circulation et de prévision climatique sont très grossiers. Parler de probabilité n'a pas de sens puisqu'il n'y a qu'une Terre. Le discours catastrophiste ambiant, de plus, est d'origine idéologique plus que scientifique. Enfin, oui, il faut tenir compte de ce que le pétrole et le gaz s'épuisent donc changer nos habitudes.

Bref, le discours de toute une frange, certes minoritaire mais respectable de certains scientifiques, à vrai dire pas toujours des climatologues ou des météorologues.

Consensus, démocratie : ce n'est pas du tout la même chose, et s'il est certain que la communauté scientifique ne vote pas, il est non moins certain que le consensus est l'essence même de la méthode. Consensus ne veut pas dire unanimité, mais quand un certain nombre d'éléments ont été établis (c'est-à-dire mesurés et reproduits) dans un ensemble théorique, un consensus se forme. En ce sens, la communauté scientifique est très conservatrice, et c'est bien mieux ainsi (strictement parlant, ce que je viens d'écrire n'a aucun sens), sinon, le premier scientifique venu avec des idées farfelues (il y en a...) pourrait renverser d'un trait de plume ou d'une expérience ratée ou ambiguë les travaux de ses pairs. Avant de faire changer de paradigme, pour emprunter la terminologie à la mode, il faut de solides travaux et beaucoup d'acharnement. Virtuellement chaque théorie scientifique a ses détracteurs : la mécanique quantique et la relativité générale sont incompatibles, la cosmologie est un gigantesque champ de bataille, et on voudrait que le GIEC soit au-dessus de la mêlée... Non, c'est un organisme scientifique et politique, les scientifiques sont aussi des Hommes et se battent pour faire subsidier leur laboratoire et obtenir tel ou tel prix, sans doute. Mais les conclusions du GIEC sont bien argumentées, par des spécialistes de haut rang et je pense un peu léger de semer le doute sur son impartialité, de la même manière qu'il est insultant de présenter les sceptiques comme de sombres crapules vendus aux intérêts des pétroliers.

Les modèles climatiques sont certainement encore très rudimentaires ; malheureusement, ils semblent à certains points pécher par excès d'optimisme. Ainsi l'anomalie de la calotte glaciaire Nord semble être bien plus forte que prévu, et la fonte des glaces du Groenland s'accélère de manière inquiétante. Comme je l'indiquais plus haut, il y a du grain à moudre, et rapidement, encore ! C'est par rapport à ces modèles, d'ailleurs, qu'il faut entendre les "probabilités" d'un événement, et encore, en suivant des fourchettes d'hypothèses. Si tous les modèles s'accordent sur un effet bien précis, on parlera de 100%, mais c'est évidemment impossible - sinon, il n'y aurait qu'un modèle... Il est exact que parler de probabilités dans ce cas est un peu excessif, mais c'est un usage très courant ("j'ai tant de pourcents de chance de vivre jusqu'à 80 ans").

Que l'origine anthropique du réchauffement ne soit pas scientifiquement prouvée, c'est un épouvantail (a strawman, comme disent les Anglo-Saxons). Il faut bien se rendre compte que toutes les explications parallèles (rayons cosmiques, lectures erronées...) ne sont pas convaincantes ou ont été réfutées. Un faisceau d'indices confirme bien cette hypothèse, qui est au moins aussi scientifiquement prouvée que l'existence des cycles de Milankovitch et ses répercussions sur le climat terrestre, et certainement plus que l'hypothèse de la comète qui a occis les dinosaures... Evidemment, les sceptiques tombent tous sur le poil d'Al Gore et de son tableau truqué où il fait coïncider les périodes de réchauffement post-glaciaires avec l'élévation du taux atmosphérique de CO2 - en réalité, il semble bien que dans la grande majorité des cas cette élévation de CO2 ait suivi le réchauffement, autrement dit en aurait été un effet plutôt qu'une cause... Comment ce bonhomme a pu avoir le Nobel avec un aussi mauvais petit documentaire me remplit de stupeur et de tremblements...

Par contre, en ce qui concerne les sous-entendus politiques et idéologiques...


(à suivre)

  

P.S. Je suis bien moins sûr actuellement de certains de mes commentaires, qui étaient à l'époque basés sur une connaissance insuffisante de certains arguments contraires, bien plus difficilement accessibles que ceux des "orthodoxes". Depuis, j'ai fait mes devoirs...

 

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 14:29

Je ne voulais pas ce genre d'articles dans ce blog, mais je suis trop écoeuré pour me taire. Inutile d'entonner la ritournelle habituelle "Je ne suis certes pas un supporter du Hamas...", ceux qui me connaissent le savent bien et il suffit de lire un peu ce blog pour le comprendre assez vite. J'éprouve une profonde répulsion envers les barbus islamistes, mais je me dois d'ajouter immédiatement que j'éprouve le même sentiment envers les barbus extrémistes avec tefilim tels que les montre (avec un peu trop de sympathie à mon goût) Amos Gitaï dans Désengagement. Je ne nierai pas non plus qu'Israël a le droit de vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues, ça va de soi  - à condition que ça s'applique non seulement à Israël mais à n'importe quel peuple.

Soyons tout de même clair sur un point important : le Hamas est évidemment coupable de crimes de guerre, puisqu'il cible des civils israéliens. Cela ne fait aucun doute *. Mais cela ne permet en aucun cas d'exonérer Israël si celui-ci en commettait par représailles - je ne dis pas que c'est le cas, mais c'est un argument que j'ai entendu de nombreuses fois de la part de certains de ses ardents défenseurs. Il ne vaut rien.

Je ne compte pas mâcher mes mots : Israël est né d'une spoliation. La proclamation Balfour a effectivement spolié les habitants légitimes de la Palestine en contrepartie à l'appui des Rothschild et de leurs amis à l'effort de guerre britannique. L'argument de la Terre Historique léguée par Yaweh me laisse évidemment de glace.

Cela dit, ce genre de processus est assez courant en histoire, et le fait est là : Israël existe, et il n'est aucunement question de remettre cette existence en cause ; mais on peut comprendre pourquoi 1947 est la naqba, la catastrophe pour les Palestiniens : "Il doit être clair pour nous qu'il n'y a pas de place pour deux peuples dans ce pays. Si les Arabes le quittent, il nous suffira (...) Il n'existe pas d'autre moyen que de les déplacer tous; il ne faut pas laisser un seul village, une seule tribu". Ainsi parlait en 1940 Yosef Weitz, Directeur du Fonds national Juif.


J'entends les uns et les autres, et notamment André Glucksmann décréter dans un vilain petit article du Monde, qu'il n'y a pas de "riposte excessive", que ça n'existe pas ; il aurait mieux fait de consulter un juriste qu'un dictionnaire. Israël déclare qu'il veut non seulement empêcher le Hamas de tirer ses roquettes, mais priver le Hamas de la possibilité d'en fabriquer - autrement dit, l'éradiquer. En attendant, il punit aussi les Gazaouis d'avoir voté pour le Hamas par un déluge de bombes, en prenant bien soin d'interdire les journalistes, en compliquant de manière incroyable les opérations humanitaires (on verra ce qu'il adviendra des trêves de 3 heures, concédées après le massacre de Jabaliya), bref en se comportant avec une brutalité voulue, terrorisant la population et la poussant évidemment encore plus dans les bras du Hamas. On recrute, chez eux.

Une telle brutalité était à l'oeuvre il y a quelque deux ans, au Liban, où l'aviation israélienne avait systématiquement pilonné toutes les infrastructures et également terrorisé la population. Le Hizbollah en avait récolté tous les fruits. Il y a gros à parier que cette fois, le Hamas sera moralement vainqueur, car à moins de raser Gaza et d'en expulser les habitants, il n'y a aucun moyen pour Israël de gagner cette offensive.

C'est vrai, le Hamas tirait des roquettes "artisanales" (bricolées) sur Israël. C'est vrai, Israël ne pouvait pas tolérer ça. Mais les Gazaouis, eux, devaient tolérer non pas un embargo, mais un véritable blocus depuis des années et des années ? Ils devaient être prisonniers dans leur territoire, soumis aux vexations quotidiennes des points de contrôle ? On devait tolérer un Etat qui continuait sa politique des colonies de peuplement ? Lorsque le Hamas est né, en lutte avec le Fatah, Israël a toujours réservé ses principaux coups à ce dernier, se réjouissant de la division et favorisant indirectement le Hamas. Le Hamas ne reconnaît pas Israël, pire, préconise de le détruire ? Allons donc, le détruire... Propagande, fanfaronnades, vantardise : aucun pays au monde ne pourrait chasser les Israéliens, alors le Hamas !... Cela dit, Israël a toujours nié obstinément la réalité d'une "nation palestinienne", mais ça aussi, il faut le comprendre et l'admettre, je suppose ?

Le Fatah, hélas, semble déconsidéré à jamais. Il n'y a d'autre solution que le dialogue avec le Hamas, d'ailleurs réclamé par ce dernier ; il est peut-être infréquentable, mais il faudra bien passer par là.

P.S. Depuis la rédaction de ces lignes est paru un remarquable article de Robert Malley dans Le Monde. Bien sûr, il ne convaincra que les convaincus, mais c'est la règle dans ce conflit.

* Qu'on ne vienne pas me dire que leur cause étant juste, ils avaient tous les droits. Les massacres de civils par le FLN en Algérie étaient répugnants, et leur cause était juste. J'étais à Colombo lors d'une attaque des LTTE qui a fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. Leur cause était peut-être juste (je n'en suis pas convaincu), mais le massacre était immonde. On peut continuer ainsi : Dresde, Hiroshima...

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Published by cdc - dans politique
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