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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 00:03

Vous connaissez sans doute l'OUP, l'Oxford University Press, qui publie depuis si longtemps de nombreux livres de haute considération.

Mais, très récemment, Bart Ehrman, dans son blog fascinant sur les origines du Christianisme, a fait état d'une directive de cette maison d'édition :

"after the Paris attacks of last week, OUP issued a directive that authors should not mention pigs, or pork, or sausage, etc. in their books, so as not to offend Muslim sensibilities. Here is an article on the decision.

http://www.telegraph.co.uk/news/uknews/11345369/Oxford-University-Press-bans-use-of-pig-sausage-or-pork-related-words-to-avoid-offending-Muslims.html"

"Après l'attaque de la semaine dernière (Charlie Hebdo), OUP a publié une directive selon laquelle les auteurs ne devraient pas mentionner des cochons ni du porc ni des saucisses, etc. dans leurs livres pour ne pas choquer les sensibilités des musulmans".

Cela n'est pas passé inaperçu, et donc, OUP a cru bon de répondre (dans le Guardian, évidemment !) :

"This decision created a backlash as people found it to be a rather bizarre and crude form of censorship. When protests immediately were raised, a highly placed executive at OUP in the U.K. issued an explanation meant to calm the nerves. Here it is:

http://www.theguardian.com/commentisfree/2015/jan/15/books-pigs-global-publishing-oxford-university-press-children"

Assez immonde, donc. Nous ne pourrons donc plus montrer des vaches ni du steak pour ne pas heurter les sensibilités des hindouistes ? Ni d'autres sujets, comme peut-être les fromages pour les je-ne-sais-qui ?

D'autre part, s'il s'agit de ne plus rien montrer de cochon pour éviter de heurter les musulmans, quid des Juifs ? Eux, on pouvait les offenser ?

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 15:26

Ainsi donc, le Conseil (à la botte) de l'Etat a tranché, et très rapidement : il devait avoir préparé l'affaire depuis pas mal de temps. Comme le dit pudiquement et hypocritement Le Monde, le Conseil d'Etat encadre la liberté d'expression, quitte à écrire dans un édito suivant que le cas Dieudonné doit rester un cas unique.

Un cas unique, tu parles ! Ce n'est ni plus ni moins que de la censure préalable, explicitement condamnée par l'article 11 de la Déclaration de 1789 et donc contraire à la Constitution française(*). Le texte du Conseil d'Etat est à se rouler par terre ou à se scandaliser vertement : appliquer un déni de loi par des considérations de personne est évidemment indigne ; je n'ai pas encore lu de réactions de spécialistes de la question, mais je serais étonné qu'on en reste là - et de toutes façons, il y a encore Strasbourg qui, je l'espère, condamnera l'Etat français.

 

Et pas loin de là, il y en a un qui rigole bien dans sa barbe. Je me demande s'il n'est pas stipendié par Netanyahou, l'homme qui excelle à faire passer tous les antisionistes pour des antisémites...

 

(*) c'est du moins mon opinion, je n'ai aucune qualité spéciale pour en délibérer. Mais tout citoyen est censé connaître (et comprendre !) la loi.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 21:45

C'est la saga de l'hiver en France, Dieudonné le mal-nommé (pour autant que dieu soit chouette - laissez-moi en douter) qui crache son venin avec sa sale gueule qui doit en puer (je suis sûr qu'il pue de la gueule, je n'ai pas vérifié, je n'ai nulle envie de l'approcher).

Qui fait le succès de ce bonhomme ? Des, paraît-il, "anti-système", des antisémites et de jeunes maghrébins qui ne comprennent pas que ce pote à Le Pen leur serre un peu plus la corde autour du cou. Bien sûr, ils sont écoeurés par les sales traitements que font endurer aux Palestiniens le sale gouvernement de Netanyahou, mais comme chacun le sait (et spécialement notre cher Philippe Geluck dans son dernier opus, Peut-on rire de tout ?), les jeunes sont cons, et pas spécialement les maghrébins. Tous. Mais ne leur dites surtout pas s'ils sont plus musclés que vous....

(J'en profite pour recommander spécialement le livre graphique de Guy Delisle, Chroniques de Jerusalem, peut-être son meilleur. Mais ils sont tous très beaux. Fin du commentaire).

Enfin parut Valls, le pire ennemi de la Gauche de la Gauche et le grand favori du peuple français. Devait-il se défausser de son image droitière ? Peut-être. Mais voilà qu'il a évoqué la formule exécutoire : "En conséquence, la République Française mande et ordonne à tous Huissiers de Justice sur ce requis de mettre ladite décision à exécution, aux Procureurs Généraux et au Procureurs de la République près les Tribunaux de Grande Instance d'y tenir la main à tous Commandants et Officiers de la Force Publique de prêter main-forte lorsqu'ils en seront légalement requis", la décision étant de demander à tous les Maires et Préfets d'interdire les spectacles du sinistre gugusse. Et ledit SG de ricaner en annonçant qu'il fera casser ces décisions ainsi que cela a déjà été le cas une quinzaine de fois auparavant, semble-t-il. J'espère que ce sera encore le cas, la liberté d'expression me paraissant absolument inviolable. Si je dis (et je le pense) que Dieudonné est un rat (non, pas un rat, ce sont des bêtes que j'aime bien, disons une punaise), je ne veux pas qu'on puisse me le reprocher pénalement. Ce qui ne serait pas le cas si je déclarais publiquement que Monsieur Dupont-Durand (par exemple) était un pédophile notoire : Monsieur Dupont-Durand aurait alors le droit de me traîner devant les tribunaux pour exiger réparation. Réparation civile et non pénale. L'exception d'ordre public invoquée (et cassée dans les cas précédents) ne tient évidemment pas : il suffirait alors à tout un chacun de promettre des troubles et des manifestations à l'annonce d'un quelconque spectacle (conférence, concert, film...) pour le faire interdire. Même si les mots sont immondes, même s'ils sont ne injure à la dignité humaine, ce ne sont que des mots.

Je sais bien qu'il y a une ligne floue là-dedans ; que dire d'une incitation à la haine, ou, pire, à l'action ("Allez, sortez et massacrez tous ces - au choix - bougnoules, parpaillots, youpins, calotins, etc.") ? Là, on est dans la casuistique et il appartiendrait à un tribunal d'apprécier. Etait-ce dit de manière ironique ? Etait-ce vraiment une injonction ? Une injonction suivie d'effet ?

Mais ça me ferait vraiment rigoler si la punaise en question m'attaquait en justice pour injures publiques...

PS : la LDH fait justement remarquer que "persécuter" la punaise serait lui donner un statut d'"opprimé". C'est vrai, mais la LDH n'est pas spécialement en faveur de la liberté de parole (sans parler de ces bouffons que sont le MRAP ou le MRAX).

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 15:13

Pour la Noël, j'ai offert à C. un abonnement de six mois au journal Le Soir, mais un "vrai" abonnement, avec dépôt du vrai papier dans la vraie boîte aux lettres. A vrai dire, j'avais accepté pour la persuader de la vacuité absolue de ce genre de canards, et je crois que j'ai réussi : le papier s'amoncelle et sert maintenant à allumer les barbecues.

 

Pourtant, je le lis de temps à autre et justement hier, quelques titres et un éditorial m'ont particulièrement amusé...

 

L'édito, d'abord.

Il portait sur le joli mouvement de menton de M. Karel De Gucht, celui-là même qui avait décidé de punir les faces de citron qui nous inondent de panneaux solaires. Et l'éditorialiste de féliciter la Commission, de fustiger les Etats membres qui sont contre, de haranguer la foule pour qu'elle rugisse enfin, faisant comprendre une bonne fois pour toutes que les Chinois ne pouvaient pas se comporter comme des cow-boys, des francs-tireurs !

Ah, le mâle et puissant langage...

J'admets qu'un édito n'est pas le lieu de dissection et d'analyse, mais un peu de réflexion n'est-elle pas nécessaire ? Et l'affaire des panneaux solaires méritait un peu mieux que cet appel aux armes (et le réflexe idiot de la Commission).

Il en va du dumping comme de l'obsolescence programmée, c'est un concept au mieux fumeux, au pire mensonger. Le dumping, c'est ce que font les Autres, vous, c'est venir au secours d'une Industrie (avec le I en capitale, ça va de soi) malade.

Pour avoir une vue un peu plus claire de toute l'histoire, je vous conseille d'aller voir chez Alexandre Delaigue, (*) et les citations de son article valent d'être lues également, et spécialement l'article du FT sur les résultats des taxes anti-dumping appliquées aux mêmes panneaux solaires par les USA.(**)

Notez, il y a quelques dizaines d'années, je me souviens d'un mien parent qui tonnait contre la Migros, dont il prévoyait bien sûr qu'elle pratiquait des prix de dumping pour rafler le marché et renchérir après... On a vu...

 

Le PS belge et la Commission.

Je dois reconnaître que le travail récent de la CE ne m'inspire pas énormément d'admiration, et les dernières prestations d'Olli Rehn distribuant des bons et mauvais points aux Etats et leur désignant la marche à suivre m'a indisposé. Ce n'était jusqu'à présent pas là le rôle de la CE, mais ce sont les États eux-mêmes qui lui ont conféré ce pouvoir.

Le PS belge l'a mal pris, mais comme il est très europhile, il a demandé à quelques-unes de ses lumières de pondre un papier expliquant aux mandataires qui se présenteront aux (très proches) élections à tous les niveaux ce qu'il fallait dire et faire, et surtout ne pas attaquer "l'Europe". Et le président tout neuf, Paul Magnette, a ainsi proposé que l'Europe devienne "la championne du monde des économies d'énergie".

On sait ce que ça veut dire, bien sûr, ce n'est pas en faisant comme les USA qui ont investi à fond dans le gaz dit de schiste, c'est en subventionnant des modes d'énergie dites (généralement à tort)  "renouvelables", en pompant des dizaines de millions dans des champs d'éoliennes, en installant des hectares de panneaux solaires (chinois...) qui défigurent le paysage (je reviens de Sicile où j'ai été choqué par le spectacle, oui, même moi qui suis assez peu sensible aux "beautés de la nature"), bref tout une série de gadgets qui marchent mal, coûtent une fortune et nous sont un surpoids évident face à nos concurrents mondiaux qui doivent bien rigoler une fois de plus en se disant que décidément ces sacrés Européens sont impayables ! Mais, comme on dit généralement, c'est "écolo", donc ça marche moins bien et ça coûte plus cher...

 

Page Economie.

Oui, Le Soir a aussi ses feuillets saumon sur l'économie, et justement, j'y lis :

 

20% des Belges se partagent plus de 60% du patrimoine

PATRIMOINE Tous les Belges ne sont pas égaux devant la richesse

 

Alors là, voilà qui m'en bouche un coin ! Et je vais vous révéler un grand secret : même en Suisse, tous les Suisses ne sont pas égaux devant la richesse. Si si, je vous l'assure !

 

Retenez-moi ou je fais un malheur.

Après l'affaire Cahuzac, on allait voir ce qu'on allait voir : les ministres étaient tenus de déclarer jusqu'à leur vieille 2CV toute pourrie, et tous les zélus vont suivre !

Ben oui, on va voir. D'après les dernières nouvelles, chaque électeur français pourra consulter l'état de fortune de tout élu - mais interdiction de publier l'info ! Jusqu'à 45.000 € d'amende !

Voilà une fois de plus cette funeste habitude française de considérer le législateur comme un maître d'école. Il dicte leur conduite aux p'tis zenfants et ceux-ci, soumis, obéissent... Obéissants, les Français ? Pas vraiment, non... Alors, avec le Net, vous imaginez ce qu'on fait d'une interdiction pareille ?

La décence m'empêche d'aller plus loin.

 

Google Earth, ouh que c'est vilain !

"Une application comme Google Earth peut être aisément détournée par des réseaux terroristes pour faire des repérages d'objectifs. La vision consumériste de Google [...] nuit à la sécurité collective."

C'est très intéressant et c'est de Jean-Louis Bruguière (un pote à Gérard de Villiers, semble-t-il).

C'est vrai que la liberté et l'information, c'est très dangereux. Et quant à la vision "consumériste" de Google (ça veut dire quoi, au juste ?), c'est bien vrai qu'elle devrait être remplacée par une bonne vieille logique d'Etat : nationalisez Google, et que tout ça soit géré par le gouvernement !

 

 

Ça ne vous rappelle rien ? J'emprunte à Wikipédia :

 

 

"De 2002 à mars 2007, date à laquelle, atteint par la limite d'âge, il quitte ses fonctions, Jean-Noël Jeanneney est président de la Bibliothèque nationale de France. À ce poste, il se manifeste en particulier dans son offensive contre le risque de monopole du projet, annoncé par Google en 2004, de numérisation massive et de mise en ligne, dans sa bibliothèque numérique dénommée Google Books, d'ouvrages conservés dans quatre bibliothèques anglo-saxonnes. Un article publié dans Le Monde, puis l'essai Quand Google défie l'Europe : plaidoyer pour un sursaut (2005, 2006, 2010), traduit en quinze langues, dénoncent le risque pour la diversité culturelle de laisser le monopole au projet d'une entreprise commerciale privée qui accorde un poids disproportionné à la langue anglaise, et dont l'organisation des documents repose sur les algorithmes secrets du moteur de recherche et est notoirement influencée par la publicité. Il lance un appel à une contre-offensive européenne, sous la forme d'une Bibliothèque numérique européenne, multilingue, gratuite et reposant sur une hiérarchisation transparente des documents. Ce projet ayant reçu le soutien des institutions européennes, la BNF développe un prototype qu'il a dénommé Europeana, dont la version bêta a été mise en ligne en mars 2007 à l'occasion du Salon du livre de Paris, et la version définitive en novembre 2008."

Heureusement qu'on a Europeana ! Qu'est-ce qu'on ferait sans elle ?

 ​Notons tout de même que ceux qui prônent à tout-va la "diversité culturelle" sont les plus acharnés défenseurs de "l'exception culturelle"... Mais on n'en est pas à une contradiction près

 

 

(*) et tant que vous y êtes, ne manquez pas son billet passionnant sur l'histoire des containers.

(**) on peut avoir accès gratuitement à 7 articles du FT chaque mois, il suffit de s'inscrire.

 

 

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 21:06

Ce livre est à lire à plusieurs niveaux, et voici ceux que j'ai retenus :

- contrairement à ce qu'on peut penser ou à ce que certains veulent faire penser, le confessionalisme en France est ultra-majoritairement le fait de l'Église catholique. De '84 à nos jours, sur 20 procès intentés, 18 ont été le fait de l'aile la plus droitière du catholicisme (mais parfois avec la bienveillance de la hiérarchie, voire de Mgr Lustiger et bien entendu du Pape, parfois aussi avec le Grand Rabbin - j'adore certaines majuscules minusculisant les auteurs), deux seulement avec l'appui des Autorités (oui, oui..) musulmanes et même une fois - cher Houellebecq - avec la complicité de la LDH. Quant au MRAP, on aura la décence de ne pas même l'évoquer, comme ici en Belgique en ce qui concerne notre MRAX si parfaitement dévalué).

- Lors de l'affaire de La Cène, publicité détournant le tableau de Vinci, les arguments du TGI et de la Cour d'appel sont proprement effrayants. Je ne veux pas parler des arguties légalistes (par ailleurs fort intéressantes) au sujet de la Constitution française ou de la Convention de Sauvegarde des Droits de l'Homme (toujours les majuscules, mais en ce qui concerne "Homme", j'y souscris évidemment pleinement), mais bien du prononcé, et je cite :

"de susciter l'idée d'un certain anti-cléricalisme", "le caractère tragique pourtant inhérent à la représentation de l'événement inaugural de la Passion", "un dévoiement caractérisé d'un acte fondateur de la religion chrétienne, avec un élément de nudité racoleur, au mépris du caractère sacré de l'instant saisi".

"Sacré", je me borne à retranscrire. Quel juge, ce Monsieur... ce Monsieur Jean-Claude Magendie. Mais son curé doit lui avoir tapoté la nuque.

Dieu (merci) merci, la Cour de Cassation a réduit à néant ces jugements et a ajouté quelques phrases empêchant toute exploitation en réserve permettant des poursuites contre les blasphémateurs. Il n'empêche, et il faut rester vigilants (camarades ! Bon, j'exècre la posture militante, mais tout de même... Disons "attentifs").

Et puis encore, je veux bien qu'il ne faille pas peindre à la brosse de goudron les tenants de n'importe quelle religion ou idéologie dont on peut estimer qu'elle est pestilentielle, mais va-t-on traîner devant les tribunaux le Monde Diplo quand il stigmatise les ultra-libéraux coupables de crimes contre l'Humanité, les opposants au GIEC comme devant faire l'objet d'un Nüremberg-bis, les Maoïstes comme des monstres responsables de dizaines de millions de morts, etc. etc. ? Pas facile, n'est-ce pas ?

First  Amendment, in my opinion, mais je sais que c'est un point de vue minoritaire...

Quoi qu'il en soit, livre à lire.

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