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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 15:39

« Bonne nouvelle n. France 2 met à pied son " M. Météo " climatosceptique, Philippe Verdier ... »

C’est un tweet d'Audrey Garric, chef du service "planète" du "Monde":
​https://twitter.com/audreygarric/status/654518723911491585

On sait que Le Monde est très attaché à la liberté d’expression, pour autant qu’il ne s’agisse pas d’un connard de climato-sceptique, et pour le service « planète » du Monde est réputé climato-sceptique quiconque émet la moindre critique sur les travaux du GIEC, en ce compris ses résumés pour les décideurs, pièces maîtresses rédigées dans le plus grand secret par des fonctionnaires des divers Etats représentés (Donna explique ici le mode de fonctionnement du GIEC).

Madame Garric est-elle plus malhonnête que stupide ou plus stupide que malhonnête ? Difficile à dire, mais elle se montre malhonnête en publiant le graphique suivant :

 

Pas de liberté pour les critiques du GIEC !

qui lui « permet » d’affirmer que le modèle colle parfaitement avec les observations et qu’il faut donc lui faire entièrement confiance pour le futur. Magnifique prévision ex-post , comme si Madame Soleil affirmait que les astres lui permettant de prévoir que Jules César serait assassiné vers la mi-mars -44 et JFK en novembre 1963, il fallait donc écouter ses prévisions ultérieures. Je n’invente pas, la procédure est tout à fait courante et admise par le GIEC : “When initialized with states close to the observations, models ‘drift’ towards their imperfect climatology (an estimate of the mean climate), leading to biases in the simulations that depend on the forecast time. The time scale of the drift in the atmosphere and upper ocean is, in most cases, a few years. Biases can be largely removed using empirical techniques a posteriori.”
(Ref. Contribution from working group I to the fifth assessment report by IPCC; On the physical science basis; 11.2.3.1 Decadal Prediction Experiments).

Elle se montre stupide parce que, tout de même, pourquoi avoir arrêté le graphique en 2000 ? Nous sommes fin 2015, ça fait bizarre et ça devrait mettre la puce à l’oreille des braves gens…

Voilà le graphique complet (depuis 1980) :

Pas de liberté pour les critiques du GIEC !

Là, c’est tout de même un peu moins bon… 20/20 hindsight but no skill… En fait, depuis 1998 (qui avait été claironnée l’année la plus chaude depuis 1000 ans – et l’année d’un Niño exceptionnellement actif), les températures se sont stabilisées – c’est la « pause », d’abord farouchement niée par les tenants du GIEC, puis admise du bout des lèvres, puis « expliquée » (en fait, explained away) par une quantité d’hypothèses ad hoc et incompatibles entre elles.

Notons aussi que le nuage 5-95 est assez idéalisé. Quand on s’intéresse aux prévisions détaillées, on arrive à un vrai fouillis :

Pas de liberté pour les critiques du GIEC !

mais les conclusions tiennent : 20/20 hindsight but no skill.

Prenons garde tout de même à ces tentatives de criminaliser les critiques, tentatives qui deviennent de plus en plus inquiétantes et qui ne s’embarrassent même plus de démocratie : « Climate change: Climate justice more vital than democracy » est le titre d’un article paru dans Nature. Sans même parler des menaces du célèbre vaccino-négationniste Robert Kennedy, Jr.

 

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 21:02

Oui, cela fait de nombreuses années que les critiques du GIEC (ceux qu'on appelle plus ou moins gentiment les "sceptiques" ou plus ou moins diaboliquement les "négationnistes" - en rapport évident avec les négateurs de la Shoah) font remarquer que, selon les données les plus officielles utilisées par ledit GIEC, la "température moyenne" du globe (quoi que cette moyenne signifie, et j'ai de grands doutes sur la signification thermodynamique d'un tel concept, et aussi sur la qualité des mesures effectuées) a stagné depuis quelque 16 ou 17 ans, contrairement à ce que tous les modèles avaient "prédit".

 

Au début, ce fut le déni absolu, et même la grosse artillerie contre ceux qui osaient en parler, ainsi David Rose dans son article de 2012 ; certes, Phil Jones avait admis du bout des lèvres que, oui, à la marge, c'était tout juste statistiquement acceptable. Dans les e-mails repris au Climategate, on avait lu Trenberth se scandalisant "It's a travesty", etc... ce qui lui avait valu la fureur des politiquement corrects ne comprenant pas le terme de travesty. Puis, les données s'accumulant, il était devenu évident que cette "pause" s'étendait et avait franchi la barre fatidique des deux écarts-types, soit une probabilité statistique à 5%, celle pour laquelle WUWT s'était fait taper sur les doigts pour ne l'avoir pas incorporée dans ses statistiques sur l'englaciation arctique (depuis, c'est fait).

 

Et maintenant ?

 

Même Nature et Trenberth admettent qu'en effet, il y a une "pause" dans le réchauffement "global". Comme la NASA et le NOAA... Et comment l'expliquer ? Pour certains, aucun doute : le réchauffement global existe, il est évident, mais caché, comme le Mahdi des chiites. Il se réfugie dans les océans (et, étant donné la capacité calorifique de l'eau, devrait provoquer une élévation de température moyenne des océans d'environ 0,000015 °C par siècle, et encore, des couches les plus profondes... (J'exagère un peu, je le reconnais). On trouvera ici un article très documenté de Judith Curry - pas précisément une aimable amateur négationniste - sur le sujet, et ici l'article suivant du blog de Judith Curry sur les mesures de chaleur océanique.

 

En fait, cette explication est purement ad hoc. Le raisonnement des Trenberth et al. est simple : il y a un forçage supplémentaire, ça ne se discute pas, et s'il n'y a pas de réchauffement au sol, c'est qu'il doit y en avoir ailleurs. Où ? Mais dans les océans, pardi, on n'a pas le choix ! Et tout à coup, on "découvre" l'ENSO, alors qu'il n'y a pas cinq ans, les pauvres "sceptiques" qui parlaient d'El Niño et compagnie se faisaient rabrouer avec violence !

 

La démarche des "sceptiques" est tout autre. Il y a effectivement un forçage supplémentaire depuis en gros les années cinquante. Il y a eu une augmentation de température depuis le XIXe siècle - la fin du petit âge glaciaire. Depuis une petite vingtaine d'années, il n'y en a plus. On n'explique pas, mais ça pourrait être dû, par exemple, à des rétroactions de l'atmosphère (nuages ou albedo).

 

Peu importe, en fait : le plus important est de constater - ça crève les yeux - à quel point les modèles utilisés par le GIEC sont faux, inutiles et même nuisibles.

Ah, la "pause"...
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