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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 18:24

Paterson habite Paterson, petite ville du New Jersey berceau ou ville historique d'accueil de plusieurs célébrités ou semi-célébrités (actuellement, c'est plutôt un désert...). Paterson est conducteur de bus, il écrit des poèmes en style "moderniste" (dans la lignée de William Carlos Williams), sa femme Laura est une sorte de styliste en noir et blanc, et son chien Marvin est un bouledogue. Tous les matins de la semaine, Paterson se lève tôt (entre 6h10 et 6h25), embrasse tendrement sa compagne avec laquelle il échange des mots doux, mange son petit déjeuner, se rend à son travail et démarre après avoir écrit quelques lignes de poésie. Le soir, après le dîner, il emmène son chien et prend une bière dans un bar qui fait un peu penser tous ces bars gentils tenus par un brave Noir un peu philosophe. Fondu au noir sur le lit du matin... Sept jours sont présentés.

Comme ça, on pourrait croire à un film d'un ennui et d'un manque d'intérêt confondants - c'est d'ailleurs l'avis d'un de nos critiques-phares pour qui l'enthousiasme autour de ce film vient du complot d'une petite coterie inféodée à Jim Jarmusch. En fait, c'est le point de vue de ce critique-phare pour chaque réalisateur qui ne lui plaît pas, comme Dolan, Tarantino et quelques autres.

On a dit aussi que c'était un magnifique film d'amour et que le couple formé était d'une grande et merveilleuse simplicité - autre manière de lui régler son compte. Mais il faut y regarder de plus près. A un moment Paterson déclare qu'il n'a pas de gsm, ça lui paraîtrait être tenu en laisse, et comme on connaît les tendances de JJ, on hausse un peu les épaules - oui, air connu ! - jusqu'à ce que son bus tombe en panne et qu'il est bien aise d'emprunter le smartphoned'un de ses passagers ; on apprend d'ailleurs incidemment que Laura est munie d'un iPhone, d'un iPad et d'un iPod. A voir Paterson promenant son chien en laisse, on finit par comprendre que c'est Laura qui tient Paterson en laisse. Elle n'a rien d'un personnage éthéré, même si elle a un grain avec ses décorations en noir et en blanc, aux USA il y a plein de gens qui ont ce genre de fofolleries. Ses cupcakes, elle espère faire fortune avec. Elle commande une guitare hideuse coûtant plusieurs centaines de dollars parce qu'elle voudrait devenir une chanteuse country pleine aux as. Marvin est son chien à elle, jaloux comme un tigre, et il se venge cruellement contre le pauvre Paterson. Laura le lundi rêve qu'elle à des filles jumelles, qu'elle en voudrait de vraies, et du coup Paterson passe sa semaine à en rencontrer, même une jeune poétesse qui est un peu de son école à lui. Le samedi matin, d'ailleurs, Laura se lève avant Paterson parce qu'elle doit aller à la brocante du Farmers' Market y vendre ses cupcakes, qui lui rapportent 286 dollars ! Elle n'en revient pas ! Elle cherche bien à consoler un peu son pauvre mari qui a perdu son manuscrit, mais pas trop quand même. D'ailleurs, à tout prendre, ce grand dadais... on s'aperçoit qu'il a des réflexes foudroyants et un grand courage physique - qui l'eût cru ? Lui qui avale presque impavide une immonde tarte secrète au Cheddar et choux de Bruxelles inventée par Laura...

Mais tout se termine bien, grâce à Marvin qui finit par prendre les choses en mains - ou plutôt en laisse - et qui sauve le poète, d'une très jolie manière.

Beau film un peu désenchanté, certes pas son meilleur, tout cela en douceur, comme toujours, chez JJ, pas si minimaliste que ça, il y a plusieurs scènes d'une délicieuse loufoquerie, mais, reconnaissons-le, il y a moins d'action que dans Star Wars.

En deux mots : A RECOMMANDER

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 20:20

Je lis dans le Tulard des réalisateurs que La prise de pouvoir par Louis XIV est contestée par les historiens. Quelle crétinerie ! Rossellini n'a jamais voulu faire un film historique, mais bien politique, en bon cinéaste communiste/catholique comme le ferait plus tard Pasolini. Ce film est d'une grandeur et d'une intelligence extrêmes et ne s'adresse évidemment pas à la personne de Louis XIV mais bien aux mécanismes d'une prise de pouvoir. Mais quiconque voudrait y voir (comme certains) une critique du coup d'Etat léniniste ; c'est évidemment un rêve (ou un cauchemar...)

J'ai presque honte de le dire, tellement que ça me paraît évident...

Par contre les séries TV qu'il a réalisées sur Saint Augustin, Cosmo da Medici etc. sont de longs pensums parfois d'une fausseté historique assez lamentable.

Nobody's perfect!

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 22:22

"Ce film chaleureux et tendre célèbre avec bonheur les plaisirs de la table". C'est ainsi qu Vincent Pinel en parle dans son par ailleurs intéressant "Siècle du cinéma".

Il ne l'a évidemment pas vu, et je ne l'avais pas vu non plus à l'époque, quand j'avais entendu tant de critiques ronronnantes et d'un unanimisme inquiétant.

On l'a lu hier, devant le feu de bois, donc pas dans la salle de projection malgré son format HD (et je dois reconnaître que le Blu-Ray sur grand écran est incomparable). Passage obligé, on nous en avait dit tant de bien ! Il fallait donc le voir, non ?

Et, oui, c'est un très beau film, très fort, très bien construit, vignette après vignette, une trame extrêmement linéaire mais sans vraie construction thématique, un peu comme le tout récent Mr. Turner.

Mais c'est une histoire assassine d'un réalisateur par ailleurs très médiocre, une histoire de la destruction d'au moins trois vies dans le Jutland danois, une histoire d'un pasteur rigide et étouffant qui massacre ses filles, une histoire où une femme se sacrifie par sursaut de dignité, qui concocte un dîner prodigieux pour quelle raison ? Pour faire changer les douze invités - les douze apôtres ? - de leur mode de vie ? Non pas. Certes, une des raides invitées délaisse son verre d'eau pour goûter un Château Margaux (ou autre, peu importe), mais tous sont dans le péché, sauf évidemment le militaire haut gradé qui se souvient des cailles en sarcophage et de son amour irrésolu...

Babette a gagné 10.000 francs, et c'est ce que ça coûte pour douze ans d'expérience dans son restaurant précédent... Mais cela ne représente pas ce qu'elle a investi : elle reste là parce qu'elle en a décidé ainsi.

Revoyez la scène où Papin et une des filles douée pour la musique chantent ensemble "Là ci darem la mano", puis qu'elle demande à son père pasteur d'interrompre les répétitions, et que celui-ci grimace de plaisir en faisant porter la lettre de renonciation au pauvre ténor...

Ce film est éblouissant parce qu'il est une dénonciation mortelle. Ni tendre, ni chaleureux. Glaçant.

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 21:17

Et donc il a livré après ce qui aurait pu être son chant du cygne (j'ajouterais le champ du signe si j'étais lacanien) un très beau film froid comme une épure - même s'il on y rit un peu. 'Comme le dit Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, à l’annonce de la mort du cinéaste le 2 mars dernier : "Ce n’est pas tant qu’Alain Resnais est mort, c’est qu’il n’y aura plus de film d’Alain Resnais"', c'est dans la critique ici : http://www.avoir-alire.com/aimer-boire-et-chanter-la-critique-de-l-ultime-film-d-alain-resnais.

 

Aimer, boire et chanter est un testament, c'est sûr, à se demander même si Resnais ne s'est pas suicidé pour faire culminer son enterrement avec la sortie du film, ultime pirouette coïncidant parfaitement avec l'image de l'ange de la mort déposé par Tilly (à peine entrevue mais dont on parle beaucoup) sur le cercueil de George (dont on parle encore plus mais qu'on ne voit jamais).

 

On sait bien que Resnais à ses débuts était plutôt pointu, du genre Art et essai, sans atteindre les altitudes Straub-Huillet (dieu merci ; j'avoue que les films de ces appréciables auteurs m'emm... assez), et puis il s'est orienté vers une veine très riche, celle du mélo et du roman de gare louchant toujours vers la mort. Aimer, boire et chanter reprend pour une dernière fois cette veine, un Strauss mélancolique comme toujours ("c'est notre raison d'exister"), et dans le film on aime beaucoup, on boit pas mal mais on ne chante pas, sauf à la fête d'anniversaire de Tilly... En fait, la valse de Strauss s'intitule plutôt le vin, la femme et la chanson, et continue par et tout cela pour la vie entière... Mais on peut s'en remettre à Resnais pour avoir choisi une version plus noire.

 

Cela dit, on ne peut s'empêcher de mettre en parallèle le film de Resnais avec celui de Polanski, la Venus à la fourrure : dans les deux cas, il s'agit d'un film d'une pièce de théâtre parlant d'une pièce de théâtre, même si chez Resnais, la deuxième mise en abîme n'est que référence à une (troisième) pièce de théâtre particulièrement nulle (les références à des silences permettant des rires pour des répliques censément drôles n'étant rien que lamentables). Et donc, Resnais sème les répliques permettant de s'y retrouver, on peut se demander si toutes les scènes que nous voyons avec des praticables théâtraux, des décors misérables et des vignettes dessinées ne sont pas finalement la même troisième mise en abîme ? Et donc, l'Ange de la mort y échapperait-il, avec Tilly (la voix off elle aussi ?).

 

Mystère toujours avec notre admirable Resnais, qui nous sème des graines, qui nous étourdit, qui nous mène vers des doutes et des questionnements, Petits Poucets que nous sommes...

 

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 00:12

Revu ce soir un des films phares de Dino Risi, avec l'époustouflant Vittorio Gassman. Risi y était encore drôle et grinçant, comme à ses débuts, avant que son amertume se déverse dans des films peut-être plus désespérés. Mais Gassman, Sordi, Tognazzi, comme il les a mis en scène dans un tourbillon de films merveilleux qu'on ne peut voir que le coeur serré, car cette époque était riche ! Et Rosi avec son côté politique, et ne parlons même pas de cet autre génie qu'était Fellini, bien, je n'en finirai pas de citer l'extraordinaire vitalité du cinéma italien de l'époque, un peu avant et un peu après.

 

Que de plaisir à voir et à revoir...

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 21:21

Oui, joyeux Noël, quoi que cela veuille dire.Le sapin de la Grand'place de Bruxelles est revenu de ses errements précédents, mais évidemment la crèche y est toujours. Pour un vieil athée quelque peu marxiste comme moi, je n'ai pas grand'chose à y redire, contrairement aux multiculturalistes US qui veulent en faire un pot-pourri assez ridicule.

 

Oui, la Noël est une fête héritée des Saturnales, un vieux fonds païen et c'est devenu une fête familiale où on se trouve bien ensemble, avec plein de bons sentiments et une volonté d'échanger des cadeaux et de se faire une bonne bouffe, caviar, saumon fumé, dinde et foie gras (nonobstant les tristes hurlements de Gaïa). Ah que c'est lamentable tout ça, non ? J'en ai déjà assez parlé, mais heureusement, la Presse francophone ne suit pas le Guardian ni toute la Presse britannique dans sa condamnation de cette horrible fête de l'hyper-consommation qui détruit la planète... (voir ici et ).

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Lu ça dans l'édito du Monde (je brise peut-être un copyright, mais j'attends leur Cease and desist... )

 

L'implantation d'un cœur artificiel chez un patient, réalisée le 18 décembre à Paris par le professeur Christian Latrémouille et son équipe, constitue une triple prouesse : médicale, puisque c'est une première mondiale ; économique, car elle associe recherche scientifique et innovation industrielle et financière ; française enfin, dans un pays plus enclin à ressasser son déclin que ses progrès.

Pour le professeur Alain Carpentier, qui a conçu ce cœur, c'est d'abord un aboutissement. Il lui aura fallu un quart de siècle pour que son rêve devienne réalité. On ne saurait trop saluer le mérite et la ténacité de ce médecin, qui avait déjà révolutionné sa discipline en concevant des valves mieux tolérées par les patients ou en invitant l'ordinateur dans le bloc opératoire. C'est également une promesse : même s'il faut attendre que d'autres patients reçoivent et tolèrent ce greffon d'un nouveau genre pour confirmer son efficacité, la voie est désormais ouverte.

L'histoire de la médecine est jalonnée de ces moments décisifs où des pionniers prennent la responsabilité et le risque d'oser. On se souvient de la première greffe du cœur réalisée par le professeur sud-africain Christiaan Barnard en 1967. Le patient, Louis Washkansky, succomba 18 jours plus tard d'une pneumonie. Mais, depuis, des dizaines de milliers de personnes en sursis ont été sauvées par ce type de greffe. L'enjeu est aujourd'hui le même : redonner un cœur à des patients alors que les listes d'attente de greffons s'allongent de façon dramatique, partout dans le monde.

Ce défi médical se double d'un pari industriel : si le cœur développé par la société Carmat confirme ses capacités, c'est un marché potentiel de plusieurs milliards d'euros qui s'ouvrira à lui (100000 malades en Europe et aux Etats-unis, pour un coût de la prothèse de 160000 euros). Les investisseurs qui ont misé sur cette société cotée verront leur audace récompensée.

Le cœur artificiel du professeur Carpentier est, en outre, le fruit d'une extraordinaire aventure " made in France ". Elle associe un " patron " de l'hôpital public et un capitaine d'industrie, Jean-Luc Lagardère, PDG de Matra, qui décida de le soutenir. Mais aussi des ingénieurs et des médecins qui ont poursuivi leur collaboration après la mort du mécène. Enfin des business angels, des fonds publics (33 millions d'euros d'Oseo, après bénédiction européenne) et des crédits d'impôt recherche (5 millions en 2013).

Est-ce la recette pour d'autres premières ? Dans une lettre adressée à Alain Carpentier et à ses collègues, François Hollande souligne que " la France peut être fière de cette action exceptionnelle au service du progrès humain ". Fierté légitime. Mais il y a quelques jours, l'Académie des sciences lançait un cri d'alarme à propos des réductions de crédits affectant la recherche. " Une recherche de haut niveau est le meilleur espoir de notre économie ", concluait-elle. Le cœur artificiel en est un exemple. Il ne faudrait pas qu'il reste exceptionnel. 

 

C'est magnifique et ça me fait chaud au coeur. Je me permets de souligner ce paragraphe : Elle associe un " patron " de l'hôpital public et un capitaine d'industrie, Jean-Luc Lagardère, PDG de Matra, qui décida de le soutenir. Mais aussi des ingénieurs et des médecins qui ont poursuivi leur collaboration après la mort du mécène. Enfin des business angels (...). Plus, c'est vrai, de l'argent public - c'est la moindre des choses. Mais c'est une très belle nouvelle, non ? J'espère simplement que les zécolos ne voudront pas la condamner au nom de je ne sais quelle fidélité au "naturel". Après tout, je me souviens qu'ici il y en avait quelques-uns qui avaient protesté contre les transplantations automatiques (sauf refus notifié) au prétexte que les insuffisances rénales étaient dues à des médicaments de l'infâme "Big Pharma"...

 

Et donc, je le répète : Joyeuses fêtes de fin d'année à vous tous !

 

P.S. On passe Le secret de la Licorne de Spielberg à la RTBF. Ce qui me permet de dire que ce film est évidemment abominable. Où est passée la "ligne claire" ? A jeter.

 

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 23:54

Un prequel du précédent Heimat qui par ailleurs n'atteint nullement l'intérêt de son prédecesseur. Beaucoup trop long, lent, mélodramatique, malgré de beaux moments which fall like a lead balloon.

Mais...

Mais à faire voir à tous ces décroissants qui voudraient faire revenir la France (et d'autres lieux moins idylliques) à une époque où 80% de la population travailleraient la terre sans biocides, sans engrais synthétiques, sans machinerie, sans électricité, sans rien que l'huile de bras de populations misérables et affamées. Contraints à s'exiler, ici au Brésil, pour les Irlandais victimes de la potato famine à ce qui devrait devenir les USA (voir l'effroyable Gangs of New York).

Travaillez dans les champs, chers amis, plantez le riz et le froment, crevez de douleurs et de malnutrition. Mais ne comptez pas sur nous pour vous suivre !

 

 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 21:29

J'ai emprunté il y a quelques jours "L'assassin" d'Elio Petri à la Médiathèque (pour ceux qui ne savent pas de quoi il s'agit, c'est une espèce de bibliothèque publique de la Communauté française de Belgique qui propose des tas de CD et de DVD pour un prix très intéressant).

 

Hélas, il y avait eu maldonne et la boîte contenait un film de Gérard Oury, "Le cerveau". Déjà réfrigérés à l'idée de voir un film de ce triste réalisateur dont il y a quelques mois ou quelques années nous avions peiné à revoir "La grande vadrouille" et "Le corniaud" qui sont d'effroyables navets (on dit "daubes" aujoud'hui)(*), nous avons donc décidé de voir, pourquoi pas ? ce Cerveau.

 

Hélas encore, il nous a été donné de voir pendant une dizaine de minutes un sinistre bazar où le grand David Niven cachetonnait (avait-il perdu de l'argent aux courses ?), où Bourvil était ce qu'il a toujours été - un très médiocre acteur, même chez Autant-Lara, "La traversée de Paris", où le sublime cabotinage de Gabin le rejetait dans les ténèbres extérieures - et Belmondo ne cessait pas de trop en faire.

 

Entends-nous bien. J'ai vu et revu d'autres quasi-navets d'à peu près la même époque : "A pied, à cheval et en voiture", ainsi que "Le triporteur". Au moins, on pouvait rire, on savait ce qu'on allait voir. Et ça tient toujours. N'oublions pas non plus le grand et sublime "Les tontons flingueurs" dont toute une génération connaît par coeur les dialogues.

 

Mais enfin... Quand j'entends M. Hollande serrer ses petits poings et taper sur le sol en scandant que l'"exception culturelle" n'est pas discutable, je ris doucement. Après tout, les avances sur recettes en France et le Tax Shelter en Belgique veulent attirer les investissements dans le cinéma. Et pourquoi pas ? J'ai dans ma famille proche or less so de très nombreux artistes qui n'ont pas la vie facile. Mais quand on voit que "Bienvenue chez les chtis" ou "Intouchables" ont récolté des centaines de millions d'euros, on peut se poser des questions, n'est-il pas ?

 

(*) Je mettrai évidemment à part la scène prodigieuse de Funès en chef d'orchestre. C'est un grand classique et c'est à se rouler par terre.

 

 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 00:19

Trop long, certes, sans assez de viande (si j'ose dire...).

Il y a au moins deux manières de voir le film : 

- soit une "dénonciation effroyable" de la société de surconsommation des USA

- ou une manière de remettre en scène une tentative moralisatrice ("qui a commencé par le mal finit par le mal").

Pour ce que j'en pense, il y a sans doute un peu des deux - et plus.

Sur le plan formel, rien à dire de plus que le découpage, le montage, la mise en scène est brillante, très clips, musique chiadée, couleurs et éclairages excessifs et assumés. Une agression constante mais bien (un peu trop) maîtrisée.

Sur le fond : eh oui, la perte de l'innocence chez des adolescentes quelque peu perdues sur fond complètement délirant. On veut sortir de l'école, de la famille et on s'éclate en Floride, au soleil et à la plage, subversion des séries et des films type Surfboards et Bikinis (les scènes de la prison en bikini valent d'être citées en référence ciné) Et pour tous ceux ou celles qui ont vécu et étudié là-bas, le spring break est une institution incontournable.

Il y a évidemment de grandes références (pas appuyées) à Tarantino, mais surtout une énorme tristesse en voyant ces jeunes filles tombant dans un univers assez malade, malades elles-mêmes, téléphonant qui à leur grand'mère, qui à leur mère, disant que tout va bien, qu'elles ont trouvé plein de copains, "des gens comme nous", bourrés à la bière, à la coke - mais "you won't have my pussy"....

Et puis -Tarantino aidant ? - c'est le grand dégommage où les deux dernières jeunes filles manient des automatiques pour descendre l'un après l'autre des gorilles et s'enfuient dans une Ferrari (?) après avoir donné un dernier baiser à leur gourou minable (un peu impuissant - mais impuissant de quoi ?) interprété par un James Franco qui fait un bon double au Samuel Jackson de Jackie Brown (de Tarantino, eh oui, encore lui !).

Film très à voir dans une production amerloque très professionnelle (et de grande qualité, je l'admets) avec des Paul Thomas Anderson et autres Wes Anderson...

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 21:49

Il n'y a pas que le cinéma dans la vie, même si ça aide à vivre. Et donc, pourquoi pas un DVD ou même la télé, non, je ne suis pas sectaire. Donc aussi, on programmait ce soir sur Arte un Peckinpah que je ne connaissais pas : Guet-apens, ce qui était de mauvais augure, avec ce titre en français. Mais enfin, Arte, n'est-ce pas...

 

Ce n'était pas. Pas en VO.

 

Quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi nos amis Français sont tellement, viscéralement, atrocement attachés aux versions doublées ? En bon Belge ultra-nationaliste que je suis (merci, merci) je sais que de nombreux comédiens qui doublent sont de braves Belges, mais tout de même...

 

J.-F. Revel nous a livré un début d'explication très drôle dans son  Pour l'Italie, mais c'était plutôt un pamphlet, genre dont il était passé maître.

 

Va savoir... (Rivette, évidemment)

 

 

 

 

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