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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 20:14

Massacre des InnocentsNous sommes bien peu de chose, Madame ("donnez-moi-z-un kilog de bananes" ajoutait François Béranger), mais nous sommes BEAUCOUP TROP NOMBREUX ! Et d'ailleurs, c'est ce que disait un certain Don Hirschberg dans sa lettre à l'éditeur du Scientific American de mars 2008. Je cite in extenso :

Population Pollution

 

One can only wonder whether the politicians who will be participating in the new international agreement on greenhouse gas reduction, referred to by Jeffrey D. Sachs in “Climate Change and the Law” [Sustainable Developments], do any arithmetic. World population is still growing, and energy demand is growing even more rapidly. Every year more fossil fuel is burned. Large new coal mines are being opened to exploit lower-quality coal deposits, and the capacity of new fossil-fuel plants swamps that of new wind and solar installations. Furthermore, millions of cars per year are being built in or shipped to countries with huge populations that until now have had few private vehicles.

Without drastic population reduction [my emphasis], all our other efforts are fatuous.


Don Hirschberg

Horseshoe Bend, Ark.

 

 

 


Voilà. C'est clair et net. Il faut donc une réduction drastique de la population, ce qui, étant donné l'hystérésis démographique, implique non seulement des politiques anti-natalistes extrêmement vigoureuses (le canon sur la tempe de tous les bonshommes qui font mine de conter fleurette - et surtout en Afrique, d'ailleurs, continent notoirement puéro-productiviste) mais aussi une élimination massive de la population existante - a mass culling, je suppose.

Je ne suis certes pas enclin à crier trop vite à l'éco-fascisme, mais ici, tout de même...

Inutile de répondre à l'auteur de la lettre en question, il s'est certainement suicidé pour permettre à notre planète de survivre. Ou j'ai mal compris, et, comme le disait Grand Corps Malade, C'est pas moi, c'est les autres... qu'il faut éliminer.

Pardon, je croyais que...

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 19:00

Article moyennement intéressant sur les abeilles, par Leon Kreitzman, dans le NY Times. En fait, je suppose qu'il s'agit plutôt de "bonnes pages" d'un livre qu'il écrit avec un neurologues sur les rythmes naturels et la chronobiologie. Que nous exploitions ces braves abeilles est une évidence, comme nous exploitons les vaches, les moutons, les fleurs, les fruits, les arbres et les branches e tutti quanti. Quant à la disparition locale des abeilles, c'est un (réel) problème, mais multifactoriel, et certainement pas dû uniquement à l'Homme.

Mais ce qui m'a le plus interpellé, c'est un commentaire :
"Nature is considerably more creative and inventive than humankind. Without Nature there isn’t any humankind. Without humankind, Nature is fine."

La Nature... encore une fois cette tarte à la crème hypostasiée... Il n'y a évidemment pas de Nature à laquelle se soustrairait l'Homme, ou qui l'exclurait ! Il n'y a que le Blind Watchmaker, et c'est effroyable de voir en ce deux-centième anniversaire de la naissance de Darwin que même chez les Anglo-Saxons on en revient à des conceptions vitalistes. La Nature n'est pas créative, mais l'évolution est bricoleuse - certes merveilleusement, mais ce n'est pas de merveille qu'il s'agit. Nous, Hommes, sommes part intégrante de la Nature, et la roue, par exemple est une de nos petites inventions, et je ne suis pas peu heureux que nos ancêtres l'aient inventée. Ou qu'ils aient conçu le calcul intégral.

Peine perdue...

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 21:08

Pour ceux qui ne le connaissent pas, le Concours Reine Elisabeth (une figure révérée en Belgique. Enfin, par par tous les Belges, je parle d'un temps que les moins de cent ans etc. Et peut-être pas par certains Flamands pour qui la famille royale... Bref), il se décline en violon, en piano et en chant (ce dernier depuis presque peu).

Quoi qu'il en soit, ce Concours a subi toutes les injures et toutes les admirations des professionnels de la musique. Soixante-huitardisme attardé chez les uns, élitisme assumé pour les autres, qui suis-je pour en décider - ou au moins avoir un avis ?). Il est de fait que pour un soliste de haut niveau, accumuler les prix de concours est une nécessité, on le déteste ou on s'en loue, c'est comme ça, punt aan de lijn.

Et chaque fois, on écoute (plus ou moins religieusement) ou on assiste (pour les vrais de vrai). Depuis belle lurette j'ai décidé que non, je ne suis vraiment pas cap' de donner un avis, je n'ai pas la partition devant moi, et quand bien même, je suis un exécrable déchiffreur, toujours en retard d'au moins trois mesures. Quand il y a des mesures (il n'y a pas que du Mozart, ou du Ravel).

Et puis on écoute, distraitement pour les quarts de finale, avec plus d'attention pour les demi-finales, on entend avec intérêt les concertos (imposés) de Mozart, surtout les 4e et 5e, et on ne peut s'empêcher de comparer. Oui, ça c'est un peu plan-plan chez tel Belge, ah ! quelle sonorité ! chez telle Coréenne, quelle puissance ! chez tel Russe, et c'est parti pour la gloire ! On en redemande et on se téléphone...

Bref, un pur moment (plus court qu'on pourrait penser) de plaisir qui culmine avec la finale, et surtout le dernier jour, avec l'annonce du classement, où tout le monde se rejoint devant la téloche (oui, oui...) pour enfin savoir qui...

Hélas, je ne serai pas ici pour jouir de cette dernière semaine, mais si je puis vous donner un conseil : écoutez... Si vous aimez la musique - ce dont je ne doute point - il faut entendre ces jeunes virtuoses donner le meilleur d'eux-mêmes - et, une fois de plus, je ne crains pas les clichés !

C'est très beau. Mais on peut préférer Christophe, après tout.

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Published by cdc - dans musique
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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 09:51

Oui, c'est avéré, Omar Bongo, Teodoro Obiang et Denis Sassou Nguesso sont d'affreux dictateurs, des prédateurs et des charognards qui ont sucé le sang de leur peuple misérable. Comme Mobutu Sese Seko, comme Boni Yayi, comme...à peu près tous les autres subsahariens, en somme. Et on doit se réjouir qu'enfin il soit question de faire rendre gorge à ces spoliateurs, puisqu'une juge du pôle financier de Paris a jugé recevable une plainte déposée par Transparency International - organisation éminemment respectable, tout le monde en convient - contre les trois chefs d'Etat (pour autant qu'il y ait un Etat dans ces pays) précités).

J'ai des doutes. On entend régulièrement Maître Beauthier proférer des paroles vengeresses, agiter la déclaration universelle des Droits de l'Homme et invoquer les lois de compétence universelle, oui, il est sans doute dans son rôle, mais je ne suis pas convaincu. Pour tout dire, cette volonté de compétence universelle me semble absurde (et d'ailleurs la Belgique a vite fait marche arrière à ce sujet), car enfin il s'agit de mener une enquête judiciaire, pas de réaliser un article ou un documentaire filmé du type J'accuse, et dans nos principes de droit une instruction doit être à charge et à décharge, on le sait assez, même s'il est question de faire passer le droit français au régime accusatoire (*). Et l'on voit mal un Bongo se prêter à un tel jeu, tout comme on a vu ce que pensait Omar Hassan el-Bachir de son inculpation par le TPI ; encore celui-ci présente-t-il un degré d'autorité plus élevé qu'un tribunal national, fût-il français, c'est-à-dire inspiré par les plus nobles principes etc.

Car enfin, ce genre d'action judiciaire est un peu une manière de se draper dans le Droit et la Justice, de donner des leçons d'Occidental, en quelque sorte (et dieu sait que je ne suis pas un Homme Blanc Sanglotant). Mais je remarque tout de même que la Belgique a backpedaled quand on a déposé plainte contre Bush...

Marcel Gauchet a bien montré qu'une "politique des Droits de l'Homme" est un oxymore, ou à tout le moins une impossibilité, même s'il ne prône pas la raison d'Etat ; mal gré qu'on en ait, celle-ci existe pourtant, et s'il est sûr qu'il faut la manier avec beaucoup de précaution, il n'en reste pas moins qu'a dose de soupçon (mais insoupçonnable - mission impossible) elle peut être utile.

Je le répète, la bonne conscience (même juste et justifiée) occidentale ne mènera qu'à des situations de rupture, car qui empêchera un juge, disons ivoirien, d'engager une action contre Trublion Ier au motif qu'il aurait détourné l'argent du contribuable français en triplant d'autorité son propre salaire ? Ce deviendra un sport d'émettre des mandats d'arrêt internationaux contre les chefs d'Etat - qui ont tous l'un ou l'autre squelette dans le placard.

Lors de l'inculpation de Pinochet par le juge Garzón, une mienne amie, de gauche et espagnole par surcroît, m'avait fait part de son malaise, car il lui semblait évident que c'était aux juges chiliens de juger ce sinistre assassin (**), et pour une fois nous étions d'accord.

Mais comment aussi ne pas ressentir du malaise de voir ces requins se la couler douce ?

(*) On entendra enfin des "objection, votre Honneur" dans les tribunaux français ! Perry Mason à Trifouilly-les-Oies !
(**) Qui, soit dit en passant a pas mal de sang sur les mains, mais moins qu'un Castro-Che et infiniment moins qu'on Mao Zedong. Je dis ça pour me faire encore plus d'amis.

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 09:51

J'aime bien Thierry Michel, il a le don de faire des films complexes (parfois un peu trop...), l'air de rien mais qui en dit beaucoup. Son Mobutu, roi du Zaïre décrit un personnage détestable mais incontestablement fascinant, ainsi que tous les pantins qui lui tournent autour (ah, voir Monseigneur Monsengwo - le héros de ma belle-soeur - souffler dans un mirliton lors d'un raout donné par Mobutu, quel régal !).

Congo River était d'abord un document humain remarquable, qui s'égarait on ne sait trop pourquoi dans un retour à Gbadolite, la demeure princière mais détruite de l'ancien dictateur. C'est ce que mon prof de français appelait "des pralines dans la mayonnaise" - exquis séparément mais moins succulents ensemble.

Très sincèrement, Katanga Business m'a déçu ; le film va dans tous les sens, commence un thème passionnant (les creuseurs) et l'abandonne assez vite, puis explore de la même manière quelques autres faits divers et ne permet pas une réflexion un peu continue. Dans une interview sur
Dailymotion, Thierry Michel explique son intérêt pour Katumbi, la vedette du film - il crève l'écran (bien plus que l'affreux Forrest qu'on nous sert jusqu'à l'écoeurement-c'est sans doute voulu...). Personnage complexe, certes, "populaire, populiste et berlusconien", mais quelque peu histrion tout de même (on devine à la fin du film que le peuple, un jour, à force d'avoir été berné par les fanfaronnade du bonhomme finira par le lyncher).

Cela étant, vous pouvez toujours compter sur les critiques (et pas seulement l'inévitable
Télérama) pour parler avec l'indignation convenue et habituelle de privatisation, de mondialisation, de pillage... bref "la démonstration est implacable". Privatisation de la Gécamines, ah oui, quel scandale... Quand on voit ce qu'elle était devenue aux mains d'un "Etat" prédateur, on s'en félicite, encore que le Canadien à sa tête (j'ai oublié son nom) semble un fantoche qui ne connaît même pas le pourcentage de son contrat avec M. Min. Pillage, certes - mais par qui ? Par les éternels coupables de tous les maux (i.e. nous) ou bien par ces nouveaux c.d.t.l.m. que sont les affreux Chinois ?

Non, justement, Thierry Michel ne fait pas, jamais de démonstration (écoutez son interview !). Il montre (pas très bien ici, à mon avis), fait réfléchir, donne la parole mais n'accuse pas. On dirait qu'il conserve même un peu de sympathie pour les pires protagonistes de ses histoires. C'est sans doute un amoureux de l'Afrique (et spécialement du Congo), ce n'est pas un altermondialiste militant, quoi qu'en disent les porteurs d'oeillères habituels.

A la fin de son interview Thierry Michel laisse passer un message d'espoir sur l'avenir du Katanga - et de l'Afrique ; je vous assure que cet espoir ne transparaît nullement à la vision de son film, hélas...

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 08:52

On n'écoute pas assez la radio. Tenez, ce matin il y avait une dame fort sympathique qui nous présentait son livre, un recueil de contes coréens très beaux, très touchants, très nostalgiques. Il y avait par exemple l'histoire de la rivière disparue (c'était devenu un égout dans la ville), et comme c'était mieux avant, quand la nature était vierge, et que la rivière coulait, et que les hommes (et les femmes, bien sûr, on n'est pas sexiste) écoutaient le murmure de l'eau, et se racontaient paisiblement des histoires sous les arbres, en pleine nature, et qu'ils écoutaient les gazouillis des oiseaux et tous les bruissements de la nature... Ah, que c'était beau !

Et puis, juste après, mais sur la 3e chaîne, c'étaient les questions des auditeurs, cette fois à propos du H1N1 du moment (si vous ne voyez pas ce que c'est, vous vivez sur Mars). Et l'un de ces auditeurs de s'indigner que les "pays en développement" (i.e. pauvres) n'avaient ni les moyens financiers ni les moyens logistiques de lutter contre l'épidémie, à quoi le spécialiste interrogé devait reconnaître que, oui bien sûr, ces pays allaient sans doute payer un lourd tribut. Il n'idéalisait pas la Nature, lui, et moi non plus qui reviens d'un des pays les plus pauvres de la planète. Admirer un coucher de soleil enchanteur sur la savane, c'est merveilleux quand on est vivant et en bonne santé ; mais la mortalité infantile ravageuse et l'espérance de vie moyenne de 40 ans sont des petits bémols à un rousseauisme mal digéré. Palu, TB, sida, je sors d'en voir, et ce n'est pas beau.

A-t-on le choix, d'ailleurs ?

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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 19:02
Nouveau séjour en Côte d'Ivoire (mais cette fois sans le détour de cauchemar au Libéria), ce pays qui avec le Sénégal était considéré comme un paradis africain, loin du marais de Centre-Afrique et de ses inquiétants dictateurs plus ou moins mis en place et tenus à bout de bras par les Occidentaux, ou des divers bastions plus ou moins alignés malgré leurs prétentions à ne pas l'être. Non, Senghor était porté aux nues (mais la Françe a boudé ses funérailles, préférant honorer de sombres crapules peut-être plus obéissantes) et  Houphouët-Boigny était le type même du despote éclairé, certes pas trop à cheval sur la démocratie, mais pour le bien de ses concitoyens, n'est-il pas vrai ?

Je n'en étais tout de même pas resté au
Gentleman de Cocody, et je me doutais bien que dix ans de guerre intestine avait laissé des traces, d'assez vilaines traces pour tout dire. Première constatation, dans un registre un peu léger, les restaurants d’Abidjan sont vides, jour après jour, et même le week-end ne ramène pas le client. Sans doute les petits maquis sont plus épargnés, mais ceux qui ont pignon sur rue rament un peu – je ne parle évidemment pas de la célèbre rue Princesse de Yopougon, car à vrai dire je n’aime ni la cuisine ni la musique qu’on y sert, sans parler de la prostitution enfantine qui y sévit.

 

Par contre, les vins servis jusque dans les maquis les plus moyens sont à tomber par terre. Saint-Juliens prestigieux, Pomerols sublimes, Pessac-Léognans à faire rêver, la liste est longue (et les prix élevés). Certes, les Français ont précipitamment quitté le pays en 2004, et il se pourrait qu’il y ait eu un transit de caves, sait-on jamais ?

 

Félix, un ancien du Ministère qui nous occupe, nous fait remarquer le premier jour qu’il y a bien peu de monde dans les bureaux, en gros rien que les cadres supérieurs et la Ministre ; c’est vendredi, le jour habituel en Côte d’Ivoire pour s’occuper de la famille, les vivants comme les morts, et puis pour commencer le week-end. Et le week-end est tellement fatigant qu’on ne commence réellement la semaine que le mardi – lundi est un autre jour fantôme. Il en rit avec ce fameux « rire africain » qui est une manière comme une autre de conjurer le sort, ou de faire semblant qu’après tout mieux vaut ça que pleurer, ou tout simplement une marque de courtoisie (c’est aussi parfois une manière de couper la communication, version africaine du sourire oriental). Difficile d’envisager un développement avec trois jours par semaine, évidemment ; il faudrait envoyer ici un escadron d’alter-mondialistes pour leur enseigner un alter-développement bien éloigné de l’affreux « modèle occidental ».

 

Bien entendu, on parle beaucoup des "événements", ici. Les Ivoiriens de la capitale enragent au simple nom de Chirac, les Français qui restent (il y en a peu)  rappellent le sinistre "Chacun son Blanc !" qui a mené à des destructions, à des pillages et à des viols en nombre, mais pas à des morts, heureusement. Félix admet bien vite que les "jeunes patriotes" auteurs de ces méfaits étaient des nervis envoyés par le pouvoir, qui ne se priva pas, paraît-il, de conférer très rapidement la nationalité ivoirienne aux mercenaires russes qui combattaient pour lui, au lieu de l'accorder aux descendants des Burkinabè qui habitaient le pays depuis plusieurs générations... "Oh, vous savez, nous dit Mme G qui tient un restaurant (comme il ne bat plus que d'une aile, elle lui a adjoint un claque), on a beau dire, on trouvera des charniers, ne vous en faites pas !". Des charniers d'Africains, bien sûr, sans doute autant du fait des soldats ivoiriens que de celui des rebelles, mais on n'en a pas (encore) trouvé. Mais de là à ne pas s'en faire...

 

Et voici, le troisième barrage est le bon. On avait passé sans encombre les deux premiers grâce au frère de Félix, inspecteur de police, mais qui va penser à un barrage dès 20 heures ? Ah, c’est sans compter sur le brigadier futé qui arrête les taxis à Treichville, en face des restaurants…

« Vos papiers… », eh oui, sauf qu’évidemment on  a laissé nos passeports dans le coffre de l’hôtel…

« Oh, mais c’est très grave ! » déclare le pandore d’une voix gourmande ; il se régale en pensant à tout ce qu’il va pouvoir nous soutirer. Les champs amoébées se développent longuement, puis vient le marchandage proprement dit. Certes, il ne peut – quoi qu’il en dise – nous emmener au poste (il perdrait son bakchich), mais il peut nous retenir des heures, et j’ai faim. A la grande fureur de C., je transige à 10.000 CFA, ce qui est une somme considérable (environ 17 €), au désespoir du taximan aussi, d’ailleurs, qui ne touche que la moitié de cette somme pour sa course. « C’est pratique d’être policier, ça rapporte » nous dit-il avec amertume.

 

Bien, on fera mieux la prochaine fois, mais le lendemain c’est le départ pour Bouaké, en plein pays rebelle, on accumule donc les petites coupures…

(à suivre...)

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 12:14

On a beau être en Afrique, on emporte sa patrie à la semelle de ses souliers ou plus précisément à l'écran de son laptop, page après page des nouvelles sur le Net. Où l'on apprend une n-ième mini-turpitude de nos élus (de leurs élus, devrais-je dire, puisqu'il s'agit du Parlement wallon et d'une brochette de ses représentants, dont les fameux José-les-voix-de-préférence et Jean-Pierre-youp-la-boum, ayant fait une petite virée aux USA aux frais de l'Elysette).

Pas de quoi en faire un plat de lentilles, si ce n'est ce détail qui me fait sursauter : selon le Citizen Kane de service aux dépêches, les parlementaires étaient accompagnés par (je cite) leurs épouses... Les bonnes âmes se sont déjà émues des mariages homosexuels, devront-elles à l'avenir faire avec la polygamie ???


La grammaire fout le camp, mon bon monsieur, la grammaire fout le camp...

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 08:43
Ce blog est suspendu quelques jours pour cause de voyage... Au 20 avril !
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 21:03

Sortie du film de Lioret,  Welcome, dont tout le monde a entendu parler. Je ne l'ai pas encore vu, même si le sujet dont il traite me va droit au coeur, comme j'en ai souvent parlé dans mon blog. Les lois françaises à cet égard me paraissent choquantes, pour ne pas dire plus, mais ce que je n'ai pas digéré, ce sont les propos de Lioret assimilant la situation actuelle à celle qui prévalait en '43, et je cite :

"L'histoire de Simon pourrait être celle d'un gars qui en 1943 cache des Juifs dans sa cave, se fait prendre par la Gestapo et se fait emmener au camp de Drancy" (LLB du 25/3/09). Et ce quoi qu'en affirme Libé qui taxe Besson de mauvaise foi lorsque ce dernier se scandalise d'une telle assimilation.

Un tel discours est ridicule. Bien évidemment les pandores français n'ont rien de la Gestapo ; la stupide équation CRS=SS semblait aux oubliettes de l'histoire, mais voici qu'on nous la ressort à peine modifiée. D'autre part, les migrants d'aujourd'hui ne sont pas les Juifs d'hier, fuyant de partout un étau de mort qui se refermait sur eux, et la reconduite à la frontière, pour douloureuse qu'elle soit, n'est pas la chambre à gaz. Enfin, les groupes et individus aidant les migrants sont certes à applaudir (en tous cas c'est mon point de vue), même si l'on trouve parmi eux quelques fouteurs de merde professionnels, mais enfin il y en a partout, ça ne peut servir à déconsidérer le mouvement. Mais on peut difficilement les comparer aux "Justes" qui risquaient leur vie - et nombreux sont ceux qui l'ont perdue.

Un tel discours est odieux. La Gestapo n'était pas la police française, les Juifs n'étaient pas des migrants et la Shoah n'était pas une expulsion.

Un tel parallèle minimise la portée du crime nazi, le banalise en quelque sorte.

D'autre part, il est évident qu'il faut légiférer en la matière, au risque de voir les mafias se pencher sur ces trafics et s'y installer, ce qui est probablement déjà chose faite en amont - on sait ce qu'il faut penser des passeurs qui rançonnent et éventuellement tuent leurs "clients". Je n'ai pas connaissance de condamnations contre des bénévoles ayant aidé des clandestins (je peux me tromper), mais je ne doute pas qu'ils fassent l'objet de pressions et même de harcèlement ; cela doit cesser, évidemment, mais le chemin est malheureusement assez étroit.

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