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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 22:22

... ou "Pourquoi j'ai mangé mon père" (à ne pas confondre avec "Comment j'ai tué mon père", un très beau film d'Anne Fontaine). Un livre extraordinairement jouissif que j'avais "découvert" dans les années '80 (il date de 1960) grâce à je ne sais plus qui, peut-être Luce.

Ce livre, je l'ai lu et relu de nombreuses fois et me suis toujours amusé à sa lecture, un peu comme "Trois hommes dans un bateau", qui me fait toujours pleurer de rire tant dans sa VO que dans son excellente traduction par Théo Varlet (celle que j'ai lue vers mes onze ans - mon anglais n'était pas alors up to speed).

Et puis, je ne sais trop pourquoi, je me suis dit que la VO de ce livre devait me révéler d'autres aspects de cette comédie joyeuse, surtout parce que j'avais lu un article très-trop sérieux avertissant les lecteurs présumés qu'il ne s'agissait nullement d'une récension anthropologique sérieuse, ouh là, ouh là ! En attendant, Roy Lewis avait deviné que nos lointains ancêtres étaient plus des charognards (dans son sens propre : scavengers) que des chasseurs-cueilleurs, ce qui en 1960 était assez en avance sur son temps.

Ben c'est sûr qu'il s'agit d'un conte ! Mais ce qui est merveilleux dans la VO, c'est que les "pithécanthropes" (disons, anthropopithécidés), Zhoukoudian et autres vivent, acquièrent le feu et la viande cuite, échangent leurs partenaires et la figure de Father prend une place admirable - sans compter que les dialogues sont calqués sur ceux de P.G. Wodehouse.

En fait, "Father" est un vrai  écologiste, mais un écologiste "progressiste", un humaniste qui s'ignore ou plus exactement qui se projette en avant.

Mais il devra être mangé par ses fils...

Très beau livre, très actuel...

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 21:57

On glose beaucoup sur les méfaits du diesel actuellement, et ça me fait un peu rire de lire toutes ces accusations alors qu'il y a à peine quelques années les "associations de consommateurs" comme Test-Achats et Que Choisir encourageaient leurs lecteurs à acheter des bagnoles au diesel. Elles ont eu un plein succès... Notez que pendant plusieurs années, les mêmes associations prônaient l'usage du sel de cuisine dans les lave-vaisselles. Depuis, elles ont fait une énorme courbe rentrante : "Surtout pas" !

Bah, soyons donc, une fois de plus, critiques envers les vérités révélées (et cela concerne aussi celles qui damnaient depuis des décennies les maux supposément associés à l'ingestion de viande rouge et d'autres aliments damnés - cf une série d'articles parus dans le New Scientist).

En ce qui concerne le diesel, je ne peux que me référer à un article de Jo Nova - toujours bien à l'affût de ce genre d'amusement : http://joannenova.com.au/2014/08/green-plan-causes-air-pollution-kills-thousands-in-the-uk-thanks-to-dirty-diesel/

C'est en anglais, bien sûr, mais c'est assez facile à comprendre...

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 22:39

Que c'est un sport destiné à des brutes avinées (pardon, "abierrées", les supporteurs de cette triste activité étant plus portés sur la bière que sur le vin pour se saoûler la gueule et aller taper sur les adversaires avec, au choix, des barres de fer ou des battes de base-ball).

C'est à ma connaissance le seul "sport" où il faut mobiliser des milliers de policiers et de gendarmes pour éviter (autant que faire se peut) que les fachos se massacrent entre eux après un match - et, en ce qui me concerne, je les laisserais faire, sauf qu'ils s'en prennent aussi à d'innocent bystanders.

"Moi, je suis pour..." , nous disait récemment un décérebré à la bière lors d'un match peut-être entre le Népal et le Liechtenstein, parce qu'il faut être pour, et donc contre. Quelle crétinerie... Il y a quelques années, une de nos filles avait été prise à partie en France après un match par des supporteurs français qui renversaient des voitures et/ou leur crevaient les pneus selon leur humeur. " Et toi, tu es pour qui ?" lui cracha à la figure un balèze vomitif prêt à la castagne. "Vive la France !" lui répliqua Onessa, sauvant sa bagnole...

Pour ce qui est du nationalisme ou du chauvinisme, rien à dire - enfin, beaucoup à dire...

Répugnant.

 

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 18:55

Il y en a d'autres ici : http://tapastic.com/episode/40056

(Merci à WUWT)

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 20:43

J'avais déjà donné une partie de mon avis là-dessus, citant longuement Pascal Bruckner qui me semblait avoir une opinion particulièrement intéressante (comme toujours). Depuis, je suis tombé sur un article de Matt Ridley stigmatisant les attaques dignes du McCarthysme contre des scientifiques remettant en cause certaines conclusions du GIEC. Une nouvelle chasse aux sorcières sans aucun doute, où des conclusions scientifiquement établies - peer-reviewed - ne devraient pas être publiées car elles pourraient être "néfastes" aux politiques prônées par ledit GIEC, spécialement dans son WGIII et surtout dans son "Summary for Policymakers", particulièrement politique et cornaqué par les Etats.

Cela dit, l'article de Matt Ridley faisait état d'une interview de Ayaan Hirsi Ali sur, justement, sa vie et son expérience. Comme le rappelait aimablement Andrew Cummins, le terme "islamophobe" a été inventé par des fascistes pour que des couillons manipulent des imbéciles "Islamophobic Is A Word Created By Fascists, And Used By Cowards, To Manipulate Morons".

Je conseille donc d'aller voir cette interview parfaitement passionnante surtout que Ayaan Hirsi Ali n'a pas reçu son Doctorat Honoris Causa de la Brandeis University après l'insistance de son abominable "women’s studies department", nouvel avatar du Politically Correct faisant sa loi dans les Universités amerloques (et je n'utilise pas ce mot par détestation, seulement par dépit)

Gute Shabbes !

Références en anglais, mais je ne traduis pas !

.

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 21:03

C'est le titre du dernier livre de Samuele Furfari, l'auteur que j'avais cité il y a quelque temps.

Je viens de le recevoir, ce livre, et en le feuilletant, il me semble des plus intéressants. Un livre "contrarian", évidemment, mais semble-t-il très bien documenté, venant tout de même d'un spécialiste de la question. Il rejoint souvent les analyses de Robert Bryce, et c'est tant mieux (je rappelle que Bryce n'est nullement un "négationniste" au sens - assez ignoble - des "réchauffistes catastrophistes").

A lire, donc !

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 21:17

Et donc il a livré après ce qui aurait pu être son chant du cygne (j'ajouterais le champ du signe si j'étais lacanien) un très beau film froid comme une épure - même s'il on y rit un peu. 'Comme le dit Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, à l’annonce de la mort du cinéaste le 2 mars dernier : "Ce n’est pas tant qu’Alain Resnais est mort, c’est qu’il n’y aura plus de film d’Alain Resnais"', c'est dans la critique ici : http://www.avoir-alire.com/aimer-boire-et-chanter-la-critique-de-l-ultime-film-d-alain-resnais.

 

Aimer, boire et chanter est un testament, c'est sûr, à se demander même si Resnais ne s'est pas suicidé pour faire culminer son enterrement avec la sortie du film, ultime pirouette coïncidant parfaitement avec l'image de l'ange de la mort déposé par Tilly (à peine entrevue mais dont on parle beaucoup) sur le cercueil de George (dont on parle encore plus mais qu'on ne voit jamais).

 

On sait bien que Resnais à ses débuts était plutôt pointu, du genre Art et essai, sans atteindre les altitudes Straub-Huillet (dieu merci ; j'avoue que les films de ces appréciables auteurs m'emm... assez), et puis il s'est orienté vers une veine très riche, celle du mélo et du roman de gare louchant toujours vers la mort. Aimer, boire et chanter reprend pour une dernière fois cette veine, un Strauss mélancolique comme toujours ("c'est notre raison d'exister"), et dans le film on aime beaucoup, on boit pas mal mais on ne chante pas, sauf à la fête d'anniversaire de Tilly... En fait, la valse de Strauss s'intitule plutôt le vin, la femme et la chanson, et continue par et tout cela pour la vie entière... Mais on peut s'en remettre à Resnais pour avoir choisi une version plus noire.

 

Cela dit, on ne peut s'empêcher de mettre en parallèle le film de Resnais avec celui de Polanski, la Venus à la fourrure : dans les deux cas, il s'agit d'un film d'une pièce de théâtre parlant d'une pièce de théâtre, même si chez Resnais, la deuxième mise en abîme n'est que référence à une (troisième) pièce de théâtre particulièrement nulle (les références à des silences permettant des rires pour des répliques censément drôles n'étant rien que lamentables). Et donc, Resnais sème les répliques permettant de s'y retrouver, on peut se demander si toutes les scènes que nous voyons avec des praticables théâtraux, des décors misérables et des vignettes dessinées ne sont pas finalement la même troisième mise en abîme ? Et donc, l'Ange de la mort y échapperait-il, avec Tilly (la voix off elle aussi ?).

 

Mystère toujours avec notre admirable Resnais, qui nous sème des graines, qui nous étourdit, qui nous mène vers des doutes et des questionnements, Petits Poucets que nous sommes...

 

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Published by cdc - dans cinéma
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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 21:35

Eh oui, voilà plus d'un mois que je me suis converti à ce qu'on appelle la "cigarette électronique"...

And the result is ???!!!

Excellent. Je n'ai plus la moindre envie de fumer une clope malgré tant de décennies d'assuétude. Certes, soyons sérieux, l'assuétude existe toujours, mais plus pour la cigarette. Je suis à 19 mg/ml de nicotine, j'espère diminuer progressivement, mais je lisais récemment dans une livraison du New Scientist que la charge nicotinique d'un fumeur plus que moyen devrait avoisiner les 50 mg/ml.

Rejoice, rejoice!

Et devinez le meilleur : la première fois que j'ai goûté ce bazar au caramel, je l'ai trouvé infect. Depuis, je m'y suis habitué, et je ne m'en porte pas plus mal. Curieux au début, mais on s'y fait...

Prosélyte donc je suis devenu...

Enfin, prosélyte... N'exagérons rien. Je recommande, tout simplement. Que les fumeurs essayent, c'est tout ce que je veux dire.

Gute Shabbes

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 17:33

Dans son anglais impeccable et d'un snobisme calculé, Lord Monckton of Brenchley (ce nom à charnière fait grincer certaines dents...) se défend (et défend bien d'autres) dans un post récent de WUWT d'avoir "cherry-picked", choisi avec une idée derrière la tête la date de 1998 comme début de la "Pause" dans le réchauffement global - 1998 étant une année de Niño particulièrement puissant, les plus ardents réchauffistes le clament maintenant après avoir précédemment nié l'importance du phénomène.

pas de réchauffement

pas de réchauffement

En fait, il suffit de remonter dans le temps et voir jusqu'où on remonte, en l'occurrence 17 ans et six mois pour l'instant. De toute manière, si on devait prendre les données depuis le début, soit 1979 (ici, il s'agit des mesures RSS, c'est important à dire), on aurait à peine plus :

peu de réchauffement

peu de réchauffement

soit 1.24°C par siècle, bien sous les 1,7 du R5 du GIEC, des 2 du R4, de la moyenne de 3,5 du R1 et un quart des 5°C annoncés en grande fanfare par James Hansen devant une commission parlementaire en 1988 (la fameuse séance où il avait bricolé la clim' pour faire mieux passer son message).

Mais il y a mieux : Monckton et son compère Fred Singer sont tombés sur un phénomène curieux en étudiant cette dernière courbe, qu'on peut couper en trois :

 

 

Une manière de découper le poulet
Une manière de découper le poulet
Une manière de découper le poulet

soit deux paliers encadrant un raidillon. Est-ce un coïncidence ? Y a-t-il une raison physique là-derrière ?

C'est peut-être rien, mais il y a peut-être quelque chose à découvrir là-derrière...

 

A suivre !

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 21:57

Article très intéressant dans la livraison d'octobre du Scientific American : pourquoi les Humains vivent-ils si vieux ?

C'est un réel problème, et les généticiens planchent là-dessus, parfois aussi avec l'aide des sociologues (et je persiste à prétendre que les sociologues n'ont plus l'importance qu'on leur accordait il y a peu. Pour ma part, je le regrette, comme je regrette cette surpsychologisation assommante qui nous entoure).

On a apporté tant d'hypothèses à ce sujet, mais sans aucune réponse valable.

Il y a bien sûr ceux (et j'en suis part) qui pensent que le vieillissement est évidemment "naturel" mais doit et peut être combattu. S'il est possible d'être immortel, pourquoi pas ? Mais une telle immortalité ne doit que passer par une volonté de l'accomplir, loin des interdictions religieuses. C'est le point de vue des "transhumains", une jolie bande très américaine ("Only in America!") dont on peut trouver quelques illustrations dans le livre des plus amusants d'Ed Regis, Great Mambo Chicken & The Transhuman Condition.

Revenons à notre athérosclérose fatale. L'article cité ci-dessus suggère (ce n'est évidemment qu'une première étude) que l'athérosclérose n'est nullement une maladie moderne et qu'elle pourrait être due (au moins en partie) à notre merveveilleux système immunitaire...

Vivrons-nous bien plus longtemps bientôt (et même plutôt ?).

En ce qui me concerne, j'aimerais vivre, ça va de soi, plusieurs siècles, sinon plusieurs millénaires... J'en ai discuté récemment avec des amis que cela choquait !

 

Tant pis pour eux... et tant pis pour moi...

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