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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 18:45

Donc, comme je le disais précédemment, il faut désormais s'abstenir de tout exotisme dans ses comportements et dans sa consommation. Plus de café, donc, ni de thé, ni - ça va de soi - de chocolat.

   

Sauf que si, bien sûr, comme l'admettent Walker et King eux-mêmes. Dans un post récents, les Econoclastes se penchent sur la question et donnent quelques exemples supplémentaires, comme celui des fleurs coupées ; ils parlent de roses du Kénya, mais je pense plus précisément à l'Equateur et à la Colombie dont je reviens, et qui sont de très gros exportateurs, juste derrière les Pays-Bas, producteur n° 1 (et qui - comme c'est bizarre - se révèle très adepte du protectionnisme communautaire en la matière). Pas besoin de chauffage là-bas, de simples serres en plastique (assez hideuses, il faut le dire) suffisent.

   

Les commentaires à ce post sont d'ailleurs intéressants :


- "L'achat local s'accompagne generalement du principe de l'"achat de saison" : pas de fraises ni de roses en hiver".

 

Non, surtout pas de fleurs, ou à l'extrême rigueur, des chrysanthèmes (pour ceux qui ne le savent pas, c'est chez nous une industrie extrêmement importante et lucrative, comme les sapins de Noël). Et d'ailleurs, si Dieu a créé la nuit, c'est pour que les braves gens dorment, pas pour qu'ils allument la lumière et rôtissent leur belle planète.

 

- "Le coût du local est facilement baissé quand on fait venir le producteur aux consommateurs. Des associations existent qui permettent de mettre à disposition des denrées locales sans dépenser l'essence de tous les consommateurs.
Pour donner un exemple, dans une de ces assos, j'achète des patates bio + locales pour 0,90€ le kilo.
Et donc avoir une attitude écologique c'est pas juste prendre sa voiture pour faire le tour des producteurs, c'est rencontrer les autres consommateurs pour trouver un moyen de consommer ensemble : ça peut être sympa de faire une petite rando à vélo (avec des sacoches) le WE pour aller voir le producteur avec ses voisin, ou d'aménager un garage en ville où le producteur viendrait apporter ses produits, et où les consommateurs pourraient venir à pied.
Et je suis aussi d'accord avec Jo, l'argument des roses de hollande (en même temps c'est con de faire pousser des trucs si c'est pas pour les bouffer) est bancal, si on dépense autant pour faire pousser des fleurs en hiver, c'est parce que les consommateurs veulent des roses en hiver. (Ils devraient attendre le printemps pour être romantiques)"

 

Oui, abaisser le coût du local en faisant venir le producteur au consommateur, ça s'appelle "un magasin". Et on peut y venir à pied, à cheval ou à vélo. Et pendant qu'il (le producteur) amène ses patates en ville et qu'il les vend, il ne peut pas produire. Il vaudrait mieux qu'il engage quelqu'un pour les vendre, ça s'appelle "un commerçant". Quant aux sacoches de vélo, elles ont intérêt à être profondes parce que nourrir une petite famille pendant la semaine, ça demande pas mal de denrées de base... Et, une fois de plus, évidemment, quid des effets d'échelle ? 200.000 cyclistes quittant la ville pour aller se ravitailler ; ils achèteront des pommes en Normandie, leur farine dans la Beauce et leur pinard dans le Beaujolais ? De bons mollets il leur faudra, pas vrai, Maître Yoda ? A noter qu'il existe aussi des "marchés", comme celui de la Place Dumon, ou celui de la Place du Châtelain, où on trouve des tas de produits frais, appétissants et tout. Chers. Très chers, même. Hors de prix, parfois, mais plus bio que ça, tu meurs : il faut savoir ce qu'on veut, tout de même !

D'autre part, c'est vrai, faire pousser des trucs pour rien, même pas pour les bouffer, c'est très con. Qui donc a besoin de fleurs ? C'est moche et ça se mange rarement. Offrez donc des légumes de saison à votre bien-aimé(e), d'ailleurs c'est à la mode ! Et avoir envie de roses en hiver, c'est encore plus con, et si les consommateurs en ont envie, eh ben tant pis pour eux, y'a qu'à pas leur en donner, là. N'ont qu'à attendre la saison du rut pour devenir romantiques, non ? Et si c'est tout de même moins cher en belle saison (parce que, même en été, sous nos latitudes, il faut chauffer les serres - d'ailleurs, l'étude initiale porte sur une année calendrier), ben tant pis, les Islandais pourront devenir une république bananière à défaut d'un paradis fiscal, mais nous, on devra manger nos racines.

 

Et interdiction formelle de posséder un réfrigérateur. On n'a pas inventé les conserves pour rien.

 

 

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