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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 14:25

C'est le titre d'un ouvrage de Samuele Furfari, paru chez François Bourin, dont les chapitres sonnent comme de la musique aux oreilles des zécolos :

 

- Limiter la consommation d'énergie

- Isoler les bâtiments

- Réduire l'usage de la voiture

- Subventionner les énergies vertes.

- Promouvoir les énergies renouvelables

etc., etc.

 

Je connaissais SF pour avoir acheté (et lu !) en 2007 son imposant Le monde et l'énergie - Enjeux géopolitiques, où ce conseiller à la DG Energie de la Commission européenne m'avait un peu étonné en ruant dans les brancarts et en affichant un scepticisme alors de mauvais aloi sur Kyoto et même le GIEC. J'étais bien conscient à l'époque de l'absurdité du Protocole de Kyoto, mais c'est tout de même Furfari - un homme d'appareil, pourtant - qui m'a le premier dessillé les yeux et conduit à m'interroger sur la réalité du phénomène de réchauffement global anthropogénique (et non pas anthropologique comme un lapsus malheureux le fait écrire par SF à la page 125 du Tome 1 - mais il semble que SF ne se relit pas avec soin, car dans son dernier livre il y a deux ou trois bourdes du même tonneau, ce qui n'enlève rien évidemment à la force de la démonstration).

 

Le père de l'auteur était arrivé en Belgique en 1948, venant de sa lointaine Calabre pour aller travailler dans les mines de charbon comme tant d'autres membres de la nombreuse diaspora italienne, ces Italo-Belges dont plus d'un a oublié sa langue ancestrale mais nul n'a renié sa nationalité. SF étudie alors à l'Université Libre de Bruxelles où il acquiert un doctorat en sciences appliquées et, plus tard un poste de professeur. Les fariboles écolos, très peu pour lui, à qui sa mère avait raconté son émerveillement lorsqu'elle avait acheté sa première machine à laver qui lui servait dans son métier de blanchisseuse des vêtements de mineurs. Comme l'écrit SF : "Pour ma mère, c'était un miracle. En Calabre, elle devait aller au torrent pour laver le linge dans l'eau froide, en le frottant sur une grosse pierre avec un savon qu'elle avait fabriqué elle-même en faisant bouillir des restants d'huile d'olive de friture avec de la soude". En bref, cette brave dame n'était pas vraiment partisane de la décroissance, et elle ne considérait pas la vie en Calabre comme le Paradis terrestre, différant en cela de nombreux adeptes de la vie simple et naturelle - adeptes pour les autres, ça va de soi.

 

SF connaît donc son affaire et a des idées bien établies, mais établies sur des raisonnements et des faits assez bien argumentés. Les titres de ses chapitres sont en fait les mythes qu'il entreprend de déconstruire, donnant de ci de là de petits coups de griffe bien mérités à la Commission dont la politique environnementale et énergétique n'est pas toujours très rationnelle ; comme il l'écrit et le déplore lui-même, il y a beaucoup d'écologistes (sic) dans la DG Environnement...

 

Ce livre arrive à temps ; les sceptiques ou agnostiques bien renseignés n'y trouveront sans doute pas énormément de points de vue nouveaux (sauf peut-être sa conviction que le prix du pétrole va baisser, et j'ai un autre point de vue que lui sur la séquestration carbone) mais par contre une foule de détails et d'anecdotes intéressants, ainsi qu'une vue cavalière sur toute la problématique, sans tableaux ni graphiques (il faut pour cela se référer soit à son Monde de l'énergie, soit à son Politique et géopolitique de l'énergie, plus récent) pour un accès tous publics, pour ceux qui peut-être voudront entendre un son de cloche un peu différent de celui que propage la Presse francophone dans son immense majorité (j'entendais encore le journal parlé de 13 h. à la RTBF - chaîne de référence, tout de même - un longanime reportage sur une manifestation anti-nucléaire qui avait rassemblé quelques dizaines de personnes !). On a besoin d'ouvrages comme celui-c ; heureusement, ils commencent à arriver (cf. Maurice Tubiana, Arrêtons d'avoir peur !). J'ai trouvé un moyen de répandre la "bonne parole", j'achète ce genre de livres et j'en fais cadeau aux amis dont je pense qu'ils pourraient les faire réfléchir, voire évoluer (il y en a d'autres pour lesquels ce serait de l'argent jeté) ; j'ai ainsi acheté une dizaine d'exemplaires du livre de Sylvie Brunel, A qui profite le développement durable ?, qui a l'avantage supplémentaire d'être très peu coûteux... un cadeau idéal pour les dîners en ville !

 

J'avais en son temps recommandé la lecture de Robert Bryce, dont les livres, eux, regorgent de tableaux et de graphiques et dont le style brillant et enjoué est assez différent du style un peu pédestre de SF (pas étonnant, l'un est journaliste et l'autre prof...). Mais ils sont en anglais, et je suis bien certain qu'ils ne seront jamais traduits !

 

Au placard, les Kempf et consorts !

 

 

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 20:55

photo-officielle-hollande-par-depardon,M87814

Personne ne pourra dire que je suis ou aie été un fan de Sarkozy, que j'aie jamais été un ennemi du PS ou de François Hollande, ni que je ne sois le moins du monde dubitatif du génie de Depardon.

Mais tout de même...

 

Tout de même, Télérama lui aussi a émis quelques doutes sur la photo, son historique et tout ça. C'est vrai que la photo de Sarkozy était une abomination de Warrin, avec un photoshopage immonde (dire qu'il est aussi à l'aise qu'un poisson rouge sur une bicyclette est peut-être exagéré...). En voyant cette photo, ma fille photographe m'a dit qu'elle ne comprenait pas très bien comment on avait osé sortir ça.

 

Pour ce qui est de FH, on dirait un invité au barbecue de l'Elysée pour un événement quelconque, du genre "le Maire de Trifouilly-lez-Oyes nous montre une pose de Tai Chi Quan avant de déjeûner avec le Président". Catastrophique. Il paraît que Depardon l'a pris en photo avec un Rolleiflex de 1961. J'ai eu un un Rolleiflex de quelque chose comme 1970. Superbe caméra.

Atroce. Faut-il être "normal", "peuple" ou je ne sais quoi pour se montrer ainsi ?

 

Depardon, Alzheimer, même combat ?

 

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Published by cdc - dans politique
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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 17:21

Paru dans le Financial post et sur WUWT le 24/5/2012. Je ne l'ai pas vu cité en français, alors j'en ai fait une rapide traduction qu je publie ici en espérant ne pas contrevenir à un copyright...

 

Durant ces 18 derniers mois, les décideurs au Canada, aux U.S.A et au Japon ont discrètement abandonné le but illusoire d’éviter le réchauffement global en réduisant les émissions de CO2. Un autre point de vue a pris cours en ce qui concerne la manière la moins coûteuse de remédier aux dangers indubitables du changement climatique.

Ce point de vue consiste à établir des politiques de préparation et d’adaptation aux événements et aux changements climatiques à mesure qu’ils arrivent, ce qui est très différent de l’accent mis par la majorité des parlements occidentaux sur la prévention du changement climatique par la réduction des émissions de CO2.

En fin de compte, le critère de choix entre des politiques de réduction ou d’adaptation ne peut se faire que par une analyse des données scientifiques du changement climatique. Hélas, le débat public vigoureux sur le réchauffement global anthropogénique et ses dangers possibles est plombé pour deux raisons.

Primo,  un manque de fiabilité des mesures historiques de température utilisées pour reconstruire la statistique de la température globale moyenne.

Et, secundo, un malheureux émotionalisme tribal – nourri par des lobby et des intérêts particuliers – qui s’est développé entre deux groupes qui se décrivent l’un l’autre comme des “négationnistes” ou des “alarmistes”.

En réalité, la grande majorité des scientifiques de terrain ne se retrouvent dans aucune de ces catégories. Tous les scientifiques compétents admettent, d’abord, que le climat a toujours changé et changera toujours ; deuxièmement, que les activités humaines (et pas seulement le CO2) ont des effets importants sur le climat local, qui, s’ additionnant,  ont un effet mesurable sur le climat global ; et, troisièmement, que le CO2 est un gaz a effet de serre léger.

Le véritable débat scientifique, dès lors, ne concerne pas ces trois évidences, mais bien plutôt le signe et la grandeur de tout effet humain et son importance dans le contexte du changement de climat naturel.

Pour de nombreuses raisons, qui incluent différents types de biais de mesure, d’erreurs et d’artéfacts impondérables, les données thermométriques ne représentent qu’une histoire indicative de la température globale moyenne de ces 150 dernières années.

Les données satellite MSU (Microwave Sounding Units)entre 1979 et 2011 sont les seules à pouvoir estimer la température globale moyenne avec une exactitude acceptable, mais sur seulement 32 ans, ce qui est une seule période climatologique.  En deuxième position, il y a les températures mesurées par les radisondes sur les ballons-sondes, à partir de 1958, et les données communes avec les données MSU sont en bonne concordance.

Combinant ces deux séries de données, on peut remarquer qu’il n’y a pas eu de tendance significative au réchauffement depuis 1958, bien que chacune indique une augmentation de 0,2 °C en température globale moyenne avec le fort El Niño de 1998.

De plus, avec le Soleil entré en phase calme et le manque de réchauffement depuis les 15 dernières années – malgré une augmentation de 10% de la teneur en CO2 atmosphérique, ce qui représente 34% de toutes les émissions post-industrielles – on peut déduire que les hypothèses alarmistes de réchauffement sont erronées et que le refroidissement pourrait être le pire danger des décennies à venir.

Les changements climatiques ont lieu sur des périodes géologiques à l’échelle de milliers à millions d’années, mais malheureusement, les données géologiques ne permettent pas de mesures directes, et certainement pas de températures globales moyennes.

Par contre, il existe des séries de valeurs par indice locales ou régionales, et de qualité variable. Quoi qu’il en soit, de nombreuses séries paléoclimatiques de bonne qualité, et spécialement celles provenant de carottages glaciaires ou des boues de fonds sous-marins montrent qu’aucun changement climatique inhabituel ou étrange n’a eu lieu durant le XXe et le (début du) XXIe siècles.

Malgré un budget de bien au-dessus de 100 milliards de dollars depuis 1990 à chercher un signal humain dans la température globale, en matière géologique aucun indice empirique clair n’existe qui pointerait vers un impact humain sur la température globale.

Cependant, un point capital sur lequel tout le monde est d’accord est que des événements et un changement climatiques naturels sont réels et coûtent cher humainement et matériellement. Ces événements incluent des orages, des inondations, des blizzards, des sécheresses et des feux de brousse, ainsi que des sauts de température locaux ou globaux et des tendance au réchauffement ou au refroidissement à long terme.

Il est certain que ces événements et ce changement climatiques naturels vont continuer et que de temps à autre il y aura de nouveaux dommages humains et matériels.

Les événements climatiques extrêmes ainsi que leurs conséquences sont des catastrophes naturelles comparables aux séismes, tsunami et éruptions volcaniques dans la mesure que dans notre état de connaissances actuelles ils ne peuvent ni être prédits longtemps à l’avance ni stoppés une fois qu’ils se déchaînent.  La gestion des changements climatiques futurs sera donc une gestion de l’appréciation et de la minimisation du risque, comme pour les risques naturels qui varient selon la position sur la Terre.

Gérer la réalité climatique comme elle se déroule est clairement la solution aux problèmes posés par le changement climatique la plus prudente, la plus réaliste et la plus efficace en coûts. De la même manière et de façon importante, une politique d’adaptation est aussi une précaution très utile contre toute tendance climatique anthropogénique (potentiellement dangereuse) qui pourrait arriver dans le futur.

From the Financial Post via Dr. Carter in email correspondence

Bob Carter, is a paleoclimatologist at James Cook University, Australia, and a chief science advisor for the International Climate Science Coalition.

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 23:41

Ce soir, retransmission de "Table d'écoute" à la RTBF où des critiques - dont l'immmmmense Pierre Mertens - commentent plusieurs versions du plus qu'immense Winterreise. Un tel programme m'énerve un peu, entendre ces critiques trouducuter autour de ces versions, et je connais bien un chef d'orchestre qui a souvent participé à cette émission et qui nous disait combien ce genre de comparaisons ne valait pas grand'chose.

 

Cela dit, la version Fischer Dieskau/Moore l'emporte évidemment de plusieurs longueurs, et il faudrait être sourd pour ne pas la reconnaître immédiatement. Mais c'est peut-être méchant pour les autres qui font de beaux efforts. Ah, mais ! Ne serait-ce pas un peu injuste ? FD nous a quitté tout récemment et notre génération le pleure et ne peut imaginer qu'on puisse l'atteindre...

 

Pourtant, cette voix "entre les deux", cette manière de distiller de la beauté à l'état pur avec une facilité étonnante, quel plaisir... Et le piano de Moore, doux et docile mais si bien présent... Comment peut-on imagine meilleur accord ?

 

Mais ne désespérons pas : j'ai entendu récemment un Winterreise à la Monnaie par une mezzo superbe - nouveauté por moi !

 

Donc, pleurons pour FD qui a été un modèle de notre jeunesse mais espérons en l'avenir !

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Published by cdc - dans musique
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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 16:22
 
C'est en anglais (et même en américain) mais c'est drôle... et juste !
H/T Ben Pile
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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 12:15

Paul Magnette est un ministre fédéral de notre beau Royaume, ministre des Entreprises Publiques, de la Politique Scientifique et de la Coopération au Développement, chargé des grandes Villes (n'en jetez plus !).

 

Monsieur Magnette est un homme de devoirs et de convictions. Il a fait un scandale en janvier à propos de la Commission européenne à propos du respect de la discipline budgétaire par les Etats-membres. On peut certes gloser là-dessus (et on ne s'en est pas privé), mais il ne faudrait pas oublier tout de même que la Commission est la gardienne des traités, ainsi que des textes votés par le Conseil des ministres - après, ne l'oublions pas, des discussions au Parlement européen, co-décision oblige sur de nombreux sujets. Que les politiques renâclent lorsque la Commission leur mette le nez dans ce qu'ils ont accepté me semble assez ridicule. Une fois de plus, pacta sunt servanda. Et, pour continuer en beau latin, Patere legem quam ipse fecisti, respecter la loi que tu as toi-même édictée. Notons aussi que Monsieur Magnette n'est pas n'importe qui, il est prof de Sciences politiques à l'ULB, et devrait donc savoir de quoi il parle.

 

Mais pour en revenir à Monsieur Magnette, le voilà qui vient de tonner contre les trop gros salaires alloués aux dirigeants de nos entreprises nationales, comme Belgacom (la téléphonie, pour mes amis français), la Poste, etc., certaines étant ouvertes à la concurrence de l'ultra-libérale  Commission (c'est lui qui le dit, bien sûr).Donc, d'après Monsieur Magnette, il faudrait limiter à 290.000 € par an le salaire de ces top managers. Fort bien. Quand on sait que Monsieur Jean-Luc Dehaene, notre ancien premier ministre, a touché plusieurs millions d'euros pour f... en l'air Dexia et s'en être excusé - mais sans devoir déclarer ce windfall, par ailleurs en toute légalité (soutenait-il) puisqu'il était député européen - on ne doit pas s'étonner que les Marine Le Pen et consorts gagnent du terrain ! Mais c'est vrai aussi que les électeurs de Monsieur Magnette vivent à Charleroi, ville sinistrée pour lesquels 290.000 € ne veulent rien dire, sauf que c'est monstrueux, et je les comprends ; pas lui - il le sait. Allons donc voir les salaires des CEO dans la concurrence !

 

Mais peut-être aussi serait-il plus simple de nommer à la tête de ces top managers un brave affidé du PS ? Après tout, comme le disait avant-hier un journaliste à la radio, Monsieur Magnette avait confié à l'avance son projet à quelques journaux, mais pas à un autre parce qu'il avait publié un "article déplaisant" à son sujet. "En 20 ans, je n'ai jamais connu ça", s'indignait un journaliste.

 

Ben oui, ben non.

 

P.S. J'apprends ce jour qu'un de nos footballeurs est engagé par un club anglais avec un salaire mensuel net de 550.000 €. Il est vrai qu'un footballeur. Qu'en pense Monsieur Magnette ?

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Published by cdc - dans politique
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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 21:17

Et, oui, c'est sans doute d'os rimant avec "dos" qu'il faut parler, le deuxième terme étant dévoilé dans les dernières minutes du film.

Une fois de plus, Jacques Audiard confirme son attachement pour les enfermements de ses personnages, Stéphanie - magnifiquement interprétée par Marion Cotillard, et Ali - tout aussi dur et tendre dans le personnage qu'interprète Matthias Schoenaerts (qui ne devrait pas à l'avenir se laisser enfermer dans un personnage convenu, tout de même, comme Anthony Perkins qui a tout perdu avec Psycho) - , l'une dévorée à mi-jambes par un orque-épaulard (oui, un cachalot appelé Killer Whale et qui a fourni du sentimentalisme pleurnichard dans je ne sais plus quelle série de films pour retardés mentaux), l'autre réfugié dans une espèce d' "autisme" comme dirait ma fille cadette, heureux de se castagner dans des matches de boxe sans règles. Sans règles ? Non, le personnage évolue. Il apprend (surtout à se battre), il est "bon" mais sec, "normal", comme il le répète, "opé", comme il le dit (un peu trop souvent), càd "opérationnel" pour faire l'amour avec Stéphanie, sans vice, sans dégoût, sans autre sentiment qu'un gentil attachement "de potes". Brut de décoffrage, comme on dit.

Audiard avance avec de magnifiques images souvent très bridées, sans pathos, sèches elles aussi - c'est son style et il suffirait de quelques minutes "en aveugle" pour l'identifier (la musique aide aussi...).

Hélas...

Hélas, ça se gâte à la fin. On avait déjà compris que le film était tiré d'un roman américain (toute la problématique... un peu comme le superbe In the Electric Mist de Tavernier - pas un auteur dont je sois souvent fan mais qui comprend si bien l'environnement sudiste et qui a tout de même fait du beau travail, n'en déplaise à Chronicart) mais justement ! Lorsqu'Ali joue avec son fils sur le lac glacé, on devine très rapidement ce qui va se passer. Pas de problème, bien sûr , on avait vu une scène presque pareille (mais bien mieux construite !) dans Frozen River : ici ça se développe de manière un peu too much, les 27 (? comme l'Union européennes !) os de la main, et puis le diplôme, et puis le Sheraton de Varsovie, et puis le "Je t'aime" presque hollywoodien (dans le mauvais sens du terme)...

Dommage, mais un plaisir certain pour un beau moment de cinéma malgré le ratage évident. Après tout, mon cher Wes Anderson n'avait pas vraiment réussi son Fantastic Mr. Fox !

 

P.S. J'aime assez le commentaire laissé par Sceptique.

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Published by cdc - dans cinéma
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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 20:28

Je vous ai récemment parlé de la scandaleuse menace d'un groupe d'écolos intégristes qui ont planifié la destruction - évidemment totalement illégale et illicite - d'un champ de froment GM pour résister aux aphides. Leur envoyer du sel dans les fesses n'est malheureusement pas une option... Les chercheurs ne sont évidemment pas des gros bras ni des appariteurs musclés (pour ceux qui se souviennent de ce que ça veut dire).

Mais, après avoir signé leur pétition suppliante (yecch !), je reçois ce mail :

"Dear Petition Signatory

 

You supported the appeal by Rothamsted scientists against plans by a group to take direct action against their research into whether GM wheat can warn off aphids. 

 

The Take the Flour Back group is pursuing this action but had agreed with the researchers’ proposal to debate their concerns before 27th May.  The researchers organised a neutral venue and chair for a debate. Unfortunately Take the Flour Back has announced they will not take part. There is a timeline of the exchange between Professor John Pickett and Take the Flour Back at http://www.rothamsted.ac.uk/Content.php?Section=AphidWheat&Page=Protest

 

There’s lots of other discussion going on. Professor Pickett will be on Newsnight on BBC2 at 10.30 tonight. Many of you left comments on the petition asking about aspects of the research and we have received many questions and points by email and twitter. The scientists at Rothamsted, and colleagues at institutions doing related work, have been responding to many of them; some of this is now up on http://www.senseaboutscience.org/pages/rothamsted-appeal.html

 

Please send the message far and wide: forward the scientists' appeal to your friends and colleagues, share the petition on Facebook and use Twitter hashtag #dontdestroyresearch.

 

http://www.senseaboutscience.org/petition.php

 

Best regards

Síle Lane"


Dois-je traduire ? Ces gens de "Take the Flour Back" sont d'une invraisemblable arrogance. Si on laisse ce genre de bonshommes faire la loi, on s'assure des lendemains qui chantent !

 

 Je suis vraiment écoeuré.

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 21:21

Bien sûr, je ne suis que le 650.000e à le dire (et encore), mais tout de même, ça fait plaisir...

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 21:57

Je ne peux évidemment qu'ajouter un modeste avis sur une situation extrêmement compliquée que politiques et économistes agitent depuis déjà pas mal de temps ; un peu Café du Commerce, donc, mais tout de même...

 

Oui, bien sûr, plonger un peuple dans la misère et la récession, c'est très mal, et il est évident que relancer l'économie, c'est - ce serait - mieux. Seulement, la question à poser, c'est : et comment donc faire ? Sans marge de manoeuvre ? Dépenser encore plus et croire en une "relance" ultra-keynesienne, dépenser encore plus quand on est "Deeper in Debt" ? Hollande a des mots très doux sur la question mais je ne crois pas vraiment qu'il ait le moindre début de solution - lui non plus d'ailleurs, ce n'est pas Mélenchon, lui qui sait bien qu'il suffit de nationaliser les banques, d'instaurer la sortie du capitalisme, etc.

La "relance", ça ne se décrète pas.

 

Désolé, mais les créanciers de la Grèce (et on peut dire qu'ils se sont fermé les yeux, qu'ils ont été cocufiés, etc.) ont déjà proposé - ce qui était inévitable malgré les propos musclés de Jean-Claude Juncker, Président de l'Eurogroupe, il y a quelques mois à peine - une réévaluation de la dette grecque arrivant à quelque 70% si j'ai bonne mémoire, sans compter les fonds de développement. Mais c'est aux autorités grecques de disposer de ces remboursements ; devaient-elles pressurer le peuple (qui, voir Quatremer dans un de ses articles toujours éblouissants, explique les mécanismes généralisés de fraude à la TVA ) ou peut-être faire cracher au bassinet l'Eglise - exempte d'impôts - , les armateurs (idem) ou l'armée suréquipée qui pompe des milliards pour s'assurer contre un ennemi improbable et couvert par l'OTAN ? C'est un peu facile d'accuser l'Union européenne et le FMI d'exiger un plan de remboursement même si, ce midi, une édition de Transversales à la RTBF nous faisait remarquer documents à l'appui que les Grecs ne comprennent sans doute pas pourquoi il faudrait "rembourser" et pourquoi pacta sunt servanda.

 

J'ai eu quelques collègues Grecs écoeurés par les concussions et la fraude généralisées de leurs gouvernements successifs, enveloppes pour payer les médecins et tutti quanti.

 

La sortie de la Grèce de l'Euro n'est hélas plus une possibilité éloignée, mais une probabilité de plus en plus proche (4 contre 1 chez les bookmakers anglais). Quasiment les seules rentrées de ce pays viennent du tourisme, ce qui ne pourrait que lui faire du bien en cas de retour à une drachme dévaluée, sans doute, sauf que ce sont les banques grecques qui détiennent apparemment une bonne partie de la dette du pays, et qui pourraient faire défaut - la ruine, donc (et ne croyez pas trop sur ce qui se raconte sur le Net à propos de l'Islande). L'onde de choc sur toute la zone euro sera (serait ?) très dure.

 

Cela dit, je suis un optimiste absolu et je parie sur un mieux... bientôt... enfin, pas trop éloigné...

 

Mon prochain post sera sur un peintre que j'aime beaucoup, Robert Suermondt, dont à mon avis la cote n'est pas à la hauteur de la valeur...

Gute Shabbes !

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