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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 15:04

Une semaine au Fespaco, ça fait du bien, même s'il faisait tout de même très chaud, et une chute de température de plus de 40 degrés après 5 heures de vol, c'est - disons - revigorant !

 

Mais j'ai eu le temps de faire des découvertes intéressantes, par exemple celle de sites qu'on peut vraiment dire climato-ultra-sceptiques. Pour employer une terminologie en vogue, je me compte parmi les lukewarmists, les tiédistes (mais pas du tout dans le sens de vae tepidis !), ceux qui admettent que la température varie, qu'on est sans doute depuis pas mal de temps dans une période de léger réchauffement, mais qu'on a tout le loisir de voir venir et de se préparer en conséquence. Et, toujours naïf, je pensais que le terme de sceptiques, voire de négationnistes, était utilisé de manière révoltante contre tous ceux qui, tiédistes ou non, étaient tout de même en mesure d'étayer leur position de manière scientifique. Mais voilà : il existe une frange d'irréductibles que je viens de découvrir, des purs et durs qui nient tout simplement l'existence d'un quelconque effet de serre, qui excluent les infra-rouges du bilan radiatif, bref qui ne croient pas à la loi de Planck, ni à celle de Stefan, ni aux corps noirs, ni à toutes ces fadaises. Je préfère ne pas donner de références pour ne pas faire de publicité à ce genre d'hurluberlus, mais je note tout de même qu'ils existent ; et je n'irai pas jusqu'à dire que ce sont des hommes-grenouilles envoyés par Hansen, Pierrehumbert et consorts...

 

Pour en revenir au titre, je voudrais revenir sur ce qui me paraît bien plus que de la simple terminologie. Les mots température et chaleur sont couramment confondus dans le langage courant ("Il portait des pulls par une chaleur de 35 degrés!", Pétillon, Les disparus d'Apostrophes p.45, Dunod (1982)), or, ce sont bien évidemment des concepts physiquement totalement différents, la chaleur étant une grandeur extensive et la température intensive ; c'est d'ailleurs pourquoi on peut parler de moyenne globale de la chaleur mais pas de la température (une "température moyenne" n'a de signification que statistique dans une série temporelle en un point donné. Faire la moyenne de la température au même instant entre Ouagadougou et Port Moresby est bien évidemment dépourvu du moindre sens physique). Pour fixer les idées, et suivant les chiffres du GIEC 2007, le forçage anthropogénique en 2005 correspondrait à 2,8 x 1022 joules/an (marge d'erreur : environ 1,6). Or, la majeure partie de cette chaleur est stockée dans les océans, et J.K. Willis estime (par des mesures) cette valeur à 0,12 x 1022 joules/an, soit bien moins que les valeurs calculées par Hansen ou le GIEC. La thèse de Pielke, qu'il répète haut et fort depuis pas mal de temps, est que l'activité humaine influence de manière très importante le climat régional : aérosols, couverture du sol, barrages, carbone noir, etc. Voici d'ailleurs ses remarques toutes récentes devant le Comité de l'Energie et du Commerce du Parlement américain :

 

1.      Les recherches ont démontré que se restreindre à considérer le dioxyde de carbone et quelques gaz à effet de serre comme dominant l'influence humaine sur le climat est une vision trop étroite et passe à côté d'autres influences humaines importantes.

2.     Les expressions "réchauffement global" et "changement climatique" ne sont pas équivalentes. Le réchauffement global est une partie du changement climatique.

3.     Les prédictions (ou projections) météorologiques régionales à terme de plusieurs décennies, y compris les événements extrêmes, sont bien plus difficiles qu'on ne le pense généralement. De la même manière, l'attribution des causes de tel ou tel événement extrême à tel ou tel forçage climatique est scientifiquement hasardeux. si le chercheur choisit d'ignorer d'autres causes humaines ou naturelles de ces événements.

4.     Les résultats scientifiques du GIEC et du CCSP ainsi que les différentes déclarations de l'AGU (American Geophysical Union), de l'AMS (American Meteorological Society) et du NRC (National Research Council) sont réalisés par un petit nombre de climatologues qui sont d'ailleurs souvent les mêmes dans chaque cas.

De fait, les prédictions climatiques régionales pluridécennales dont la justesse ne peut être vérifiées que dans quelques décennies ne constituent pas une approche scientifique. Les modèles eux-mêmes sont des hypothèses.

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commentaires

S
<br /> <br /> Faut-il ajouter à ces extrapolations hasardeuses les avertissements de la NASA qui "voit", au coeur de l'hiver, les glaces de l'Arctique et du Groenland fondre comme "neige au soleil"*?<br /> <br /> <br /> *Expression fausse, pour le plaisir des skieurs! <br /> <br /> <br /> <br />
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