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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 09:42

Ruez-vous chez votre libraire favori, à la FNAC, sur Amazon, peu importe, mais achetez Joseph Anton qui paraît jeudi prochain. Il faut que ce soit un extraordinaire succès de vente, et si vous avez un peu d'argent à y consacrer, achetez-en deux et envoyez une copie à l'ambassade d'Iran. Un immonde cloporte (*) d'ayatollah a encore appelé à l'assassinat de Rushdie, et il serait tout de même désolant de laisser faire cet ignoble régime, cette peste ennemie du monde bien plus dangereuse que la Corée du Nord. Quand je lis que la Merkel va "tout faire" pour interdire The Innocent Muslims (par ailleurs misérable pamphlet, mal foutu et tout), je crains hélas la lâcheté des politiques.

 

(*) ou "cafard" ? Je m'interroge.

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 17:43

"France's Socialist government plans to exempt sports stars + artists from new 75% tax rate. Why should they pay less tax than entrepreneurs?", voilà ce que clame Andrew Neil, journaliste à la BBC (entre autres). Je lui fais confiance, il doit avoir vérifié ses sources - ce qui me dispense de le faire... (à dire vrai, j'ai essayé mais je n'ai rien trouvé)

 

Ainsi donc, les footballeurs, les perchistes, les peintres, sculpteurs et acteurs divers seraient exemptés de cracher au bassinet ? Tout comme il avait été décrété d'exempter de l'IGF (entre autres) certains collectionneurs d'oeuvres d'art pour des raisons dont le moins qu'on puisse dire sont assez contestables - j'ajoute que je ne désire pas contester ce choix étant moi-même un minuscule collectionneur, mais tout de même, intellectuellement parlant, pourquoi exempter celui qui a choisi de se fournir en Muybridge ou Delvoye plutôt qu'en un bel haras ? En fait, gagner plus d'un million d'euros est - en France - un péché qu'il faut punir ; cela dit, comme l'ont fait remarquer plusieurs intervenants, les patrons négocient en net, et c'est donc leur employeur qui payera la différence. Fort bien, ça ne me gêne pas, ce qui me pose problème c'est l'aspect moralisateur. Et d'autre part un peu démagogique, non ?

 

En gros, on se retrouve dans les mêmes conditions qu'en 1981 où le gouvernement français s'est effroyablement planté et a dû revenir en arrière sur nombre de ses options idéologiques absurdes. Hollande fait mieux - ou pire, c'est selon.

 

Et on en revient bien sûr au désormais célèbre "Casse-toi, riche con", le degré zéro de l'intelligence. Ah oui, ça fait écho à la misérable apostrophe de Trublion Ier, mon dieu que c'est malin... Certes, pour un quotidien "de gôche", la liberté de circulation dans l'Union européenne (et au-delà) se limite aux prolos, mais un salaud comme Arnault, lui, il a pas l'droit ! D'autre part, son recours en justice est une pure polichinellerie.

 

Oui, mais...

 

Oui mais, il y a 75 députés PS (75 à cette heure, ça va s'enfler, enfin j'espère) qui ont déposé une demande que le nouveau gouvernement accède au droit de vote et à l'égibilité des étrangers non-communautaires pour les élections locales, et Hollande et consorts traînent des pieds. Ah, bien sûr, il y a Marine... Cela dit, en ce qui concerne l'égibilité, je pense que c'est un mauvais combat, dans la mesure où l'appartenance au corps social est fondamental pour exercer des fonctions électives - pour autant que l'accès à la nationalité soit réel. Le vote dit "ethnique" ne me fait pas vraiment peur lorsque je vois que dans une commune ("municipalité" pour les Français, terme impropre, mais peu importe - je ne sais comment ça s'appelle au Québec mais je serais curieux de le savoir) comme Saint-Josse (Bruxelles) les "étrangers" ou "récemment naturalisés" élisent (si j'en crois les chiffres diffusés ce soir par la RTBF) quelque 3/4 du Conseil communal ("Conseil municipal" pour les Français) d'origine étrangère, Maghrébins, Turcs ou Congolais, entre autres. Il en va de même pour d'autres communes. Ce sont de "bons Belges", Bruxellois, Schaerbeekois, Molenbeekois, parlant (plus ou moins bien, je ne saurais l'affirmer) leur langue d'origine et le français avec ou sans un accent distinctif mais souvent bien bruxellois, attentifs à la gestion de leur commune et, sans doute, attentifs à préserver leur "communauté" de dérives en plus ou en moins, calmant les "djeunes" et refusant la stigmatisation d'autres "communautés" - pas spécialement des "Belges de souche", d'ailleurs... Les tensions entre les Turcs et Maghrébins sont souvent palpables.

 

Angélique, moi ? Certes non. Le processus démocratique est difficile mais il faut parier dessus - en tous cas chez nous. Sinon, que reste-t-il ? Le communalisme anglo-saxon ? Le raccrapotement sur soi-même ?

 

Et à ce sujet, je ne saurais faire l'impasse sur le brûlot qui fait la Une partout. Mais j'estime encore et toujours que la liberté d'expression est fondamentale et ne saurait faire d'exception (voir l'arrêt de la Cour européenne des Droits de l'Homme) : je suis un fervent défenseur du Premier Amendement. L'auteur de ce bazar avait en vue un affrontement brutal, et "que le sang des victimes retombe sur lui". Mais il n'est pas question de le censurer. (Voir à ce sujet le tweet en date du 14 de @niceorimmorally mais hélas je suis nul en twitter et je ne sais comment le relayer...).

 

 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 20:48

Nous étions à Madras en 1986, le jour de l'arrestation de Dutroux, et nous avions vu quelques manifestants devant je ne sais plus quel bâtiment, hôtel de ville ou commissariat, l'un d'eux renversant la barrière nadar et la relevant en s'excusant. Puis, dans un avion vers la Suède ou la Norvège, je ne sais plus trop, nous avions appris l'évasion rocambolesque du même Dutroux et sa recapture immédiate en nous disant : "on vit dans le pays du surréalisme, mais dieu merci pas dans un Etat policier".

 

Et donc, Michelle Martin, après 16 ans de détention a été remise en liberté avec une feuille de route examinée par le Tribunal d'application des peines et après plusieurs demandes refusées par icelui.

 

Elle a été accueillie dans un couvent par quelques dizaines d'excités dont certains criaient "A mort !", et dans les photos diffusées par la Presse il y a quelques jours à propos d'une marche de quelque 5.000 personnes, j'ai vu une manifestante arborant un panneau affirmant qu'elle (MM) était "Hors la loi". Il est vrai qu'un minable canard très populaire, la Dernière Heure, avait en grand titre dans son édition du dimanche de la manif' "Tous derrière Jean-Denis Lejeune !" (le père d'une fille assassinée par Dutroux pour ceux qui ne connaissent pas bien l'affaire), comme il avait précédemment titré "Tous derrière les Diables !" faisant référence à je ne sais trop quel match de football entre l'équipe nationale belge, les "Diables rouges" (qui apparemment se plantent même devant les Païtoulités d'Aurillac, mais là je m'avance un peu car je n'y connais pas grand'chose). On appréciera.

 

Grand merci, la notion de "hors-la-loi" n'existe plus dans nos provinces et pays. Et, merci encore, la justice ne dépend pas des victimes. Que les pères des victimes de Dutroux et consorts aient la haine au corps et désirent les écorcher vifs, comme je les comprends ! Mais l'Etat de droit, ce n'est pas ça. L'Etat de droit a le monopole de la violence (police) et de la justice. On écarte la vengeance, même si l'on comprend ceux qui ont souffert et veulent se venger. Ce n'est pas le rôle de l'Etat, du peuple, finalement.

 

Certes, je suis très mitigé à l'égard du rôle correcteur des peines d'emprisonnement, et ça me fait toujours un peu grincer des dents de voir certaines prisons aux USA se nommer Correctional Facilities en y détenant des prisonniers enchaînés jusqu'au cou... Mais nous n'y sommes pas là et nous gardons un espoir que la plupart (la plupart...) des détenus peuvent trouver un autre avenir.

 

Evidemment, notre cher Georges-Henri Beauthier la rameute et veut aller jusqu'à Strasbourg pour faire entendre la voix des victimes. S'il était l'avocat de Dutroux, il aurait évidemment un tout autre discours, mais il est là dans son rôle, c'est normal. Je serais très étonné que Strasbourg le suive, car la Justice ne peut être privée, ce serait un retour en arrière épouvantable. Au pénal, le pénal, au civil, le civil.

 

Et le plus infect, c'est l'exploitation de l'émotion par certains politiciens (pas "politiques", simplement "politiciens") qui surfent sur la vague - désolé pour le cliché - des élections prochaines.

 

Et bien évidemment aussi, il ne me viendrait pas à l'idée de me joindre à un appel pour dire à cette Michelle Martin "Nous sommes à vos côtés". Je ne suis certainement pas "à ses côtés". Je suis aux côtés de la Justice et de l'Etat de droit, tout simplement.

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 15:22

Et je ne suis pas le seul à le dire, même s'il m'arrive d'être un peu trop optimiste. Le dernier en date, c'est le distingué Hartmut Michel, un tout petit mieux qualifié que moi puisqu'il dirige une des sections "biophysique" du Max Planck Institut et qu'il est accessoirement Prix Nobel de chimie, dans un éditorial fracassant de l'Angewandte Chemie - un journal prestigieux et incontournable pour tout chimiste :

 

The Nonsense of Biofuels, l'absurdité des agrocarburants s'il faut traduire. C'est assez technique, mais voyons un peu quelques-uns de ses arguments :

- tout d'abord le rendement. Tout se base sur la photosynthèse, mécanisme merveilleux mais à basse température, donc peu efficient. Rendement au niveau de la plante : 47% (la lumière verte, l'IR et les UV ne sont pas utilisés), mais il faut savoir que la photosynthèse est la plus active à 20% de la luminance solaire maximale - autrement dit, à midi, la plante n'absorbe que 20% de la luminance solaire et n'exploite de ces 20% que 47%.

Si l'on veut un rendement global, depuis la plante jusqu'au carburant les chiffres sont de moins de 0,1% pour le biodiesel allemand (colza), moins de 0,2% pour le bioéthanol et d'environ 0,3% pour le biogaz, et ceci sans tenir compte du fait que plus de 50% de l'énergie contenue dans le carburant y a été déposée par sa fabrication (engrais, pesticides, tracteurs, transport, conversion chimique...).

“Taken together, the production of biofuels constitutes an extremely inefficient land use. This statement is true also for the production of bioethanol from sugar cane in Brazil.”

Globalement, la production de biocarburants est un gaspillage extrême de l'espace arable. Ceci est vrai également pour  la production de bioéthanol de canne à sucre au Brésil.

Là où j'avais un (petit) espoir, les agrocarburants dits "de deuxième génération", Michel est cassant  : c'est une illusion, l'énergie à fournir pour ces processus est encore plus grande que pour la première génération ; un exemple :

“in the production of biodiesel by the Fischer–Tropsch process, hydrogen has to be added because syngas obtained from biomass contains insufficient amounts of hydrogen.”

La production de biodiesel par la réaction de Fischer-Tropfsch nécessite un ajout d'hydrogène car le syngaz obtenu depuis la biomasse est trop pauvre en hydrogène.

Quant aux microalgues, le dada de Craig Venter :

 

“Microalgae have been advertised as the ideal candidates for biofuel production. There are many unsupported claims about their efficiency, some even exceeding the theoretical limits of photosynthetic efficiency…the existence of photoinhibition and a poor RuBisCO will limit the advantages of microalgae together with the demands for growing and harvesting them.”

Les microalgues ont été vantées pour la production d'agrocarburants. On raconte beaucoup sur leur efficience, allant parfois jusqu'à excéder les limites théoriques de l'efficience de la photosynthèse...la photoinhibition et un mauvais RuBisCo [un enzyme] va limiter les avantages des microalgues, sans compter les exigences posées par leur production et leur récolte.

 

Quant au gain en CO2, il est à vrai dire inexistant, ou minime :

 

The production and use of biofuels therefore is not CO2-neutral. In particular, the energy input is very large for the production of bioethanol from wheat or maize, and some scientists doubt that there is a net gain of energy. Certainly the reduction of CO2 release is marginal.”

La production et l'utilisation d'agrocarburants n'est pas neutre en CO2. Par exemple, l'énergie requise pour produire des agrocarburants à partir de blé ou de maïs est très importante, et certains scientifiques ne pensent pas qu'il y ûn gain net d'énergie. Certainement, la réduction d'émission de CO2 est marginale.

 

D'autre part :

“Clearing rainforests in the tropics and converting them into oil palm plantations is highly dangerous because the underlying layers of peat are oxidized and much more CO2 is released by the oxidation of organic soil material than can be fixed by the oil palms…it would be even much better to reforest the land used to grow energy plants, because at a 1% photosynthetic efficiency, growing trees would fix around 2.7 kg of CO2 per square meter, whereas biofuels produced with a net efficiency of 0.1% would only replace fossil fuels which would release about 0.31 kg CO2 per m2 upon combustion!”

Raser les forêts humides des tropiques et les convertir en plantations d'huile de palme est très dangereux car les couches de tourbe sous-jacentes seraient oxydées et beaucoup plus de CO2 serait émis que n'en pourraient absorber les palmier à huile... il serait alors bien plus utile de replanter en forêt les plantations à agrocarburants, étant donné qu'avec une efficience photosynthétique de 1%, planter des arbres absorberait environ 2,7 kg de CO2 par mètre carré, alors que des agrocarburants avec une efficience nette de 0,1% ne feraient que remplacer des combustibles fossiles émettant 0,31 kg de CO2 en brûlant...

Conclusion

“Because of the low photosynthetic efficiency and the competition of energy plants with food plants for agricultural land, we should not grow plants for biofuel production. The growth of such energy plants will undoubtedly lead to an increase in food prices, which will predominantly hit poorer people.” 

Etant donné la faible efficience de la photosynthèse et la compétition entre les plantations à agrocarburants et les plantations agricoles, nous ne devrions pas utiliser de plantes à agrocarburants. Une telle utilisation conduira immanquablement à une augmentation des prix alimentaires, ce qui impactera principalement les pauvres.

Mais la Commission européenne ne veut rien entendre... Pourquoi n'écrivez-vous pas à votre europarlementaire ? Il est vrai que même l'US Navy est verte...

 

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 22:51

La grande innovation de la construction européenne a été l'intronisation d'un "comité d'arbitrage" échappant à l'emprise des Etats et des politiques (politiciens ?). La Haute Autorité de la CECA ayant été jugée un peu trop "intrusive" (malgré son importance capitale dans la réconciliation franco-allemande et la pacification de l'Europe des 6), on lui adjoignit une Commission à pouvoirs plus restreints pour ce qui concernait les affaires économiques, ainsi que le volet Euratom et surtout, surtout ! une Cour de Justice (avec quelques gadgets de l'époque, comme un pseudo-Parlement ou un Comité Economique et Social servant à caser des politiciens ou des syndicalistes démonétisés ). On ne saurait trop valoriser le rôle de la Commission de l'époque ni celui de la Cour de Justice, cette dernière ayant eu un rôle lumineux dans son opposition appuyée par la Commission aux dérives nationalistes/protectionnistes de l'époque. Après avoir signé les traités (dont celui de Rome), les Etats ne pensaient qu'à s'y soustraire, bien sûr ! Mais heureusement, la Commission, gardienne des traités, et la Cour de Justice, devant les faire respecter, ont merveilleusement joué leur rôle.

Bien sûr, je simplifie un peu, mais ce qu'il y avait d'extraordinaire dans cette construction politique nouvelle, inusitée, allant bien plus loin qu'une simple Zollverein, était d'être contraignante, comme je le disais dans certains de mes posts précédents de faire appliquer les grands adages patere legem quam ipse fecisti et pacta sunt servanda.

 

En ce qui concerne l'ONU, le "machin" de de Gaulle, rien de tout ça. On est en plein inter-étatique. Loin de moi la volonté de mettre cette noble assemblée au rebut (elle a son utilité), mais il faut tout de même reconnaître qu'elle n'est qu'un forum où chaque Etat se bat pour faire reconnaître ses droits et jamais ses devoirs, bien évidemment ! On sait bien que son ancêtre, la SDN, a parfaitement manoeuvré pour éviter la guerre de '40. On sait bien aussi que l'ONU a été une merveille d'efficacité au Congo dans les années '60 avec Dag Hammarskjöld et depuis lors pour éviter toutes les guerres dont les dernières - Kivu, Serbie, Irak, Tunisie, Egypte, Afghanistan, Syrie - sont des modèles. Ah qu'ils sont beaux, les Casques Bleus ! (et ne croyez surtout pas que je me moque de tous ces jeunes hommes qui ont donné leur vie pour tant de causes perdues d'avance grâce à ces politiques bien au chaud qui les envoyaient en vain se faire trouer la peau).

 

L'ONU a toujours montré sa sinistre incompétence à faire quoi que ce soit sauf à être une tribune, un parlement dans le sens où on dit qu'on parle, qu'on parle, chaque représentant parlant pour son pays, pour ses intérêts.

 

Et maintenant on voit un Ban Ki-moon (oui, celui qui se débrouille si bien en Syrie avec l'aide de son ex-collègue Kofi Annan - sans doute le meilleur SG qu'ait connu l'ONU, par ailleurs) faire du prosélytisme pour le cirque Rio+20, le successeur du fameux carnaval de Rio 1992, qui a accouché de prévisions catastrophiques délicieusement fausses, aussi fausses que les vaticinations du clown Peccei et de sa troupe Club de Rome. Nul doute que les conclusions du cirque à venir seront encore plus pessimistes, et ne reflèteront aucunement la réflexion de Bjorn Lomborg : la pauvreté pollue. On lit le même Ban Ki-moon revendiquer la paternité d'un article du Spiegel dans lequel on explique doctement que "le modèle consumériste est mort" (ou "le principe consumériste est mort" selon la traduction retenue). Oui, on a bien lu : ce modèle qui a permis une formidable augmentation du niveau de vie et de la longévité quasiment partout dans le monde, ce système est mort. Vous l'aviez remarqué ? Vous avez voté pour ceux qui le proclament ? 2,5% des voix pour Mme Joly qui doit être une pote à BKM, ce n'est tout de même pas grand'chose... Mais BKM fait part aussi de sa certitude qu'à Rio 92 :

 

"world leaders agreed that “the only way” to protect the environment was to break with the old economic model and invent a new one", les dirigeants mondiaux se sont mis d'accord sur le fait que la seule manière de protéger l'environnement était de se défaire du vieux modèle économique et d'en inventer un nouveau.

 

Comme le fait remarquer Donna, vous avez mandaté vos élus pour inventer "un nouveau modèle économique", vous ? Pas non plus la grande majorité des électeurs dans les pays démocratiques, mais il est vrai que pour le chef des bureaucrates onusiens, la démocratie c'est bien beau, mais on peut s'asseoir dessus "pour sauver la planète". C'est vrai aussi qu'à l'époque on a inventé le superbe concept de "développement durable", qui a fait couler plus d'encre encore que le débat sur le sexe des anges, et qui était tout aussi vain : "développement durable" ne veut strictement rien dire, c'est un concept qu'il faut mettre à la poubelle avec celui de "principe de précaution" (qui lui, hélas, veut dire quelque chose, et quelque chose de détestable).

 

Il ne sortira rien de Rio+20, bien sûr, que de belles paroles creuses. Mais ce sera une tribune pour apprentis dictateurs - vous savez, les "sages dictateurs", les "despotes éclairés"...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 14:25

C'est le titre d'un ouvrage de Samuele Furfari, paru chez François Bourin, dont les chapitres sonnent comme de la musique aux oreilles des zécolos :

 

- Limiter la consommation d'énergie

- Isoler les bâtiments

- Réduire l'usage de la voiture

- Subventionner les énergies vertes.

- Promouvoir les énergies renouvelables

etc., etc.

 

Je connaissais SF pour avoir acheté (et lu !) en 2007 son imposant Le monde et l'énergie - Enjeux géopolitiques, où ce conseiller à la DG Energie de la Commission européenne m'avait un peu étonné en ruant dans les brancarts et en affichant un scepticisme alors de mauvais aloi sur Kyoto et même le GIEC. J'étais bien conscient à l'époque de l'absurdité du Protocole de Kyoto, mais c'est tout de même Furfari - un homme d'appareil, pourtant - qui m'a le premier dessillé les yeux et conduit à m'interroger sur la réalité du phénomène de réchauffement global anthropogénique (et non pas anthropologique comme un lapsus malheureux le fait écrire par SF à la page 125 du Tome 1 - mais il semble que SF ne se relit pas avec soin, car dans son dernier livre il y a deux ou trois bourdes du même tonneau, ce qui n'enlève rien évidemment à la force de la démonstration).

 

Le père de l'auteur était arrivé en Belgique en 1948, venant de sa lointaine Calabre pour aller travailler dans les mines de charbon comme tant d'autres membres de la nombreuse diaspora italienne, ces Italo-Belges dont plus d'un a oublié sa langue ancestrale mais nul n'a renié sa nationalité. SF étudie alors à l'Université Libre de Bruxelles où il acquiert un doctorat en sciences appliquées et, plus tard un poste de professeur. Les fariboles écolos, très peu pour lui, à qui sa mère avait raconté son émerveillement lorsqu'elle avait acheté sa première machine à laver qui lui servait dans son métier de blanchisseuse des vêtements de mineurs. Comme l'écrit SF : "Pour ma mère, c'était un miracle. En Calabre, elle devait aller au torrent pour laver le linge dans l'eau froide, en le frottant sur une grosse pierre avec un savon qu'elle avait fabriqué elle-même en faisant bouillir des restants d'huile d'olive de friture avec de la soude". En bref, cette brave dame n'était pas vraiment partisane de la décroissance, et elle ne considérait pas la vie en Calabre comme le Paradis terrestre, différant en cela de nombreux adeptes de la vie simple et naturelle - adeptes pour les autres, ça va de soi.

 

SF connaît donc son affaire et a des idées bien établies, mais établies sur des raisonnements et des faits assez bien argumentés. Les titres de ses chapitres sont en fait les mythes qu'il entreprend de déconstruire, donnant de ci de là de petits coups de griffe bien mérités à la Commission dont la politique environnementale et énergétique n'est pas toujours très rationnelle ; comme il l'écrit et le déplore lui-même, il y a beaucoup d'écologistes (sic) dans la DG Environnement...

 

Ce livre arrive à temps ; les sceptiques ou agnostiques bien renseignés n'y trouveront sans doute pas énormément de points de vue nouveaux (sauf peut-être sa conviction que le prix du pétrole va baisser, et j'ai un autre point de vue que lui sur la séquestration carbone) mais par contre une foule de détails et d'anecdotes intéressants, ainsi qu'une vue cavalière sur toute la problématique, sans tableaux ni graphiques (il faut pour cela se référer soit à son Monde de l'énergie, soit à son Politique et géopolitique de l'énergie, plus récent) pour un accès tous publics, pour ceux qui peut-être voudront entendre un son de cloche un peu différent de celui que propage la Presse francophone dans son immense majorité (j'entendais encore le journal parlé de 13 h. à la RTBF - chaîne de référence, tout de même - un longanime reportage sur une manifestation anti-nucléaire qui avait rassemblé quelques dizaines de personnes !). On a besoin d'ouvrages comme celui-c ; heureusement, ils commencent à arriver (cf. Maurice Tubiana, Arrêtons d'avoir peur !). J'ai trouvé un moyen de répandre la "bonne parole", j'achète ce genre de livres et j'en fais cadeau aux amis dont je pense qu'ils pourraient les faire réfléchir, voire évoluer (il y en a d'autres pour lesquels ce serait de l'argent jeté) ; j'ai ainsi acheté une dizaine d'exemplaires du livre de Sylvie Brunel, A qui profite le développement durable ?, qui a l'avantage supplémentaire d'être très peu coûteux... un cadeau idéal pour les dîners en ville !

 

J'avais en son temps recommandé la lecture de Robert Bryce, dont les livres, eux, regorgent de tableaux et de graphiques et dont le style brillant et enjoué est assez différent du style un peu pédestre de SF (pas étonnant, l'un est journaliste et l'autre prof...). Mais ils sont en anglais, et je suis bien certain qu'ils ne seront jamais traduits !

 

Au placard, les Kempf et consorts !

 

 

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 20:55

photo-officielle-hollande-par-depardon,M87814

Personne ne pourra dire que je suis ou aie été un fan de Sarkozy, que j'aie jamais été un ennemi du PS ou de François Hollande, ni que je ne sois le moins du monde dubitatif du génie de Depardon.

Mais tout de même...

 

Tout de même, Télérama lui aussi a émis quelques doutes sur la photo, son historique et tout ça. C'est vrai que la photo de Sarkozy était une abomination de Warrin, avec un photoshopage immonde (dire qu'il est aussi à l'aise qu'un poisson rouge sur une bicyclette est peut-être exagéré...). En voyant cette photo, ma fille photographe m'a dit qu'elle ne comprenait pas très bien comment on avait osé sortir ça.

 

Pour ce qui est de FH, on dirait un invité au barbecue de l'Elysée pour un événement quelconque, du genre "le Maire de Trifouilly-lez-Oyes nous montre une pose de Tai Chi Quan avant de déjeûner avec le Président". Catastrophique. Il paraît que Depardon l'a pris en photo avec un Rolleiflex de 1961. J'ai eu un un Rolleiflex de quelque chose comme 1970. Superbe caméra.

Atroce. Faut-il être "normal", "peuple" ou je ne sais quoi pour se montrer ainsi ?

 

Depardon, Alzheimer, même combat ?

 

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 12:15

Paul Magnette est un ministre fédéral de notre beau Royaume, ministre des Entreprises Publiques, de la Politique Scientifique et de la Coopération au Développement, chargé des grandes Villes (n'en jetez plus !).

 

Monsieur Magnette est un homme de devoirs et de convictions. Il a fait un scandale en janvier à propos de la Commission européenne à propos du respect de la discipline budgétaire par les Etats-membres. On peut certes gloser là-dessus (et on ne s'en est pas privé), mais il ne faudrait pas oublier tout de même que la Commission est la gardienne des traités, ainsi que des textes votés par le Conseil des ministres - après, ne l'oublions pas, des discussions au Parlement européen, co-décision oblige sur de nombreux sujets. Que les politiques renâclent lorsque la Commission leur mette le nez dans ce qu'ils ont accepté me semble assez ridicule. Une fois de plus, pacta sunt servanda. Et, pour continuer en beau latin, Patere legem quam ipse fecisti, respecter la loi que tu as toi-même édictée. Notons aussi que Monsieur Magnette n'est pas n'importe qui, il est prof de Sciences politiques à l'ULB, et devrait donc savoir de quoi il parle.

 

Mais pour en revenir à Monsieur Magnette, le voilà qui vient de tonner contre les trop gros salaires alloués aux dirigeants de nos entreprises nationales, comme Belgacom (la téléphonie, pour mes amis français), la Poste, etc., certaines étant ouvertes à la concurrence de l'ultra-libérale  Commission (c'est lui qui le dit, bien sûr).Donc, d'après Monsieur Magnette, il faudrait limiter à 290.000 € par an le salaire de ces top managers. Fort bien. Quand on sait que Monsieur Jean-Luc Dehaene, notre ancien premier ministre, a touché plusieurs millions d'euros pour f... en l'air Dexia et s'en être excusé - mais sans devoir déclarer ce windfall, par ailleurs en toute légalité (soutenait-il) puisqu'il était député européen - on ne doit pas s'étonner que les Marine Le Pen et consorts gagnent du terrain ! Mais c'est vrai aussi que les électeurs de Monsieur Magnette vivent à Charleroi, ville sinistrée pour lesquels 290.000 € ne veulent rien dire, sauf que c'est monstrueux, et je les comprends ; pas lui - il le sait. Allons donc voir les salaires des CEO dans la concurrence !

 

Mais peut-être aussi serait-il plus simple de nommer à la tête de ces top managers un brave affidé du PS ? Après tout, comme le disait avant-hier un journaliste à la radio, Monsieur Magnette avait confié à l'avance son projet à quelques journaux, mais pas à un autre parce qu'il avait publié un "article déplaisant" à son sujet. "En 20 ans, je n'ai jamais connu ça", s'indignait un journaliste.

 

Ben oui, ben non.

 

P.S. J'apprends ce jour qu'un de nos footballeurs est engagé par un club anglais avec un salaire mensuel net de 550.000 €. Il est vrai qu'un footballeur. Qu'en pense Monsieur Magnette ?

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 21:21

Bien sûr, je ne suis que le 650.000e à le dire (et encore), mais tout de même, ça fait plaisir...

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 22:08

Ma chère belle-mère (eh oui ! il y a des légendes qui ont la vie dure mais qui n'en sont pas moins fausses et j'ai la chance d'avoir une merveilleuse belle-mère), ma chère belle-mère disais-je nous a téléphoné ce soir après avoir vu une interview de notre cher François Hollande (elle regarde la TV, c'est le moindre de ses vices...) où ce dernier parlait de son enfance, qu'il était sage, premier de classe et tout et tout. Et ma belle-mère (plutôt à gauche, enfin, ça peut se discuter puisqu'elle est riche, quelle horreur, enfin, pas très riche, simplement "à l'aise", dirais-je, malgré une pension de survie quelque peu misérable. Bien en-dessous des 4.000 €/mois qui devraient séparer les riches des pauvres selon le bon François).

Son commentaire ? "Faisait-il aussi pipi au lit ?"

Grave question.

Non, pour ceux qui s'en souviennent, ce n'était pas choisir entre la peste et le choléra mais entre la grippe et le rhume de cerveau.

Nos amis Français ont choisi le rhume de cerveau. Mais ça se soigne très vite !

 

Atchoum !!!!

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