Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Humeur !

Nucleardelinquent teen 150x200BioHockey%20Stick%20Jacket3 HandsOff-copie-1 

Recherche

Articles Récents

Autres Liens

6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 15:13

Pour la Noël, j'ai offert à C. un abonnement de six mois au journal Le Soir, mais un "vrai" abonnement, avec dépôt du vrai papier dans la vraie boîte aux lettres. A vrai dire, j'avais accepté pour la persuader de la vacuité absolue de ce genre de canards, et je crois que j'ai réussi : le papier s'amoncelle et sert maintenant à allumer les barbecues.

 

Pourtant, je le lis de temps à autre et justement hier, quelques titres et un éditorial m'ont particulièrement amusé...

 

L'édito, d'abord.

Il portait sur le joli mouvement de menton de M. Karel De Gucht, celui-là même qui avait décidé de punir les faces de citron qui nous inondent de panneaux solaires. Et l'éditorialiste de féliciter la Commission, de fustiger les Etats membres qui sont contre, de haranguer la foule pour qu'elle rugisse enfin, faisant comprendre une bonne fois pour toutes que les Chinois ne pouvaient pas se comporter comme des cow-boys, des francs-tireurs !

Ah, le mâle et puissant langage...

J'admets qu'un édito n'est pas le lieu de dissection et d'analyse, mais un peu de réflexion n'est-elle pas nécessaire ? Et l'affaire des panneaux solaires méritait un peu mieux que cet appel aux armes (et le réflexe idiot de la Commission).

Il en va du dumping comme de l'obsolescence programmée, c'est un concept au mieux fumeux, au pire mensonger. Le dumping, c'est ce que font les Autres, vous, c'est venir au secours d'une Industrie (avec le I en capitale, ça va de soi) malade.

Pour avoir une vue un peu plus claire de toute l'histoire, je vous conseille d'aller voir chez Alexandre Delaigue, (*) et les citations de son article valent d'être lues également, et spécialement l'article du FT sur les résultats des taxes anti-dumping appliquées aux mêmes panneaux solaires par les USA.(**)

Notez, il y a quelques dizaines d'années, je me souviens d'un mien parent qui tonnait contre la Migros, dont il prévoyait bien sûr qu'elle pratiquait des prix de dumping pour rafler le marché et renchérir après... On a vu...

 

Le PS belge et la Commission.

Je dois reconnaître que le travail récent de la CE ne m'inspire pas énormément d'admiration, et les dernières prestations d'Olli Rehn distribuant des bons et mauvais points aux Etats et leur désignant la marche à suivre m'a indisposé. Ce n'était jusqu'à présent pas là le rôle de la CE, mais ce sont les États eux-mêmes qui lui ont conféré ce pouvoir.

Le PS belge l'a mal pris, mais comme il est très europhile, il a demandé à quelques-unes de ses lumières de pondre un papier expliquant aux mandataires qui se présenteront aux (très proches) élections à tous les niveaux ce qu'il fallait dire et faire, et surtout ne pas attaquer "l'Europe". Et le président tout neuf, Paul Magnette, a ainsi proposé que l'Europe devienne "la championne du monde des économies d'énergie".

On sait ce que ça veut dire, bien sûr, ce n'est pas en faisant comme les USA qui ont investi à fond dans le gaz dit de schiste, c'est en subventionnant des modes d'énergie dites (généralement à tort)  "renouvelables", en pompant des dizaines de millions dans des champs d'éoliennes, en installant des hectares de panneaux solaires (chinois...) qui défigurent le paysage (je reviens de Sicile où j'ai été choqué par le spectacle, oui, même moi qui suis assez peu sensible aux "beautés de la nature"), bref tout une série de gadgets qui marchent mal, coûtent une fortune et nous sont un surpoids évident face à nos concurrents mondiaux qui doivent bien rigoler une fois de plus en se disant que décidément ces sacrés Européens sont impayables ! Mais, comme on dit généralement, c'est "écolo", donc ça marche moins bien et ça coûte plus cher...

 

Page Economie.

Oui, Le Soir a aussi ses feuillets saumon sur l'économie, et justement, j'y lis :

 

20% des Belges se partagent plus de 60% du patrimoine

PATRIMOINE Tous les Belges ne sont pas égaux devant la richesse

 

Alors là, voilà qui m'en bouche un coin ! Et je vais vous révéler un grand secret : même en Suisse, tous les Suisses ne sont pas égaux devant la richesse. Si si, je vous l'assure !

 

Retenez-moi ou je fais un malheur.

Après l'affaire Cahuzac, on allait voir ce qu'on allait voir : les ministres étaient tenus de déclarer jusqu'à leur vieille 2CV toute pourrie, et tous les zélus vont suivre !

Ben oui, on va voir. D'après les dernières nouvelles, chaque électeur français pourra consulter l'état de fortune de tout élu - mais interdiction de publier l'info ! Jusqu'à 45.000 € d'amende !

Voilà une fois de plus cette funeste habitude française de considérer le législateur comme un maître d'école. Il dicte leur conduite aux p'tis zenfants et ceux-ci, soumis, obéissent... Obéissants, les Français ? Pas vraiment, non... Alors, avec le Net, vous imaginez ce qu'on fait d'une interdiction pareille ?

La décence m'empêche d'aller plus loin.

 

Google Earth, ouh que c'est vilain !

"Une application comme Google Earth peut être aisément détournée par des réseaux terroristes pour faire des repérages d'objectifs. La vision consumériste de Google [...] nuit à la sécurité collective."

C'est très intéressant et c'est de Jean-Louis Bruguière (un pote à Gérard de Villiers, semble-t-il).

C'est vrai que la liberté et l'information, c'est très dangereux. Et quant à la vision "consumériste" de Google (ça veut dire quoi, au juste ?), c'est bien vrai qu'elle devrait être remplacée par une bonne vieille logique d'Etat : nationalisez Google, et que tout ça soit géré par le gouvernement !

 

 

Ça ne vous rappelle rien ? J'emprunte à Wikipédia :

 

 

"De 2002 à mars 2007, date à laquelle, atteint par la limite d'âge, il quitte ses fonctions, Jean-Noël Jeanneney est président de la Bibliothèque nationale de France. À ce poste, il se manifeste en particulier dans son offensive contre le risque de monopole du projet, annoncé par Google en 2004, de numérisation massive et de mise en ligne, dans sa bibliothèque numérique dénommée Google Books, d'ouvrages conservés dans quatre bibliothèques anglo-saxonnes. Un article publié dans Le Monde, puis l'essai Quand Google défie l'Europe : plaidoyer pour un sursaut (2005, 2006, 2010), traduit en quinze langues, dénoncent le risque pour la diversité culturelle de laisser le monopole au projet d'une entreprise commerciale privée qui accorde un poids disproportionné à la langue anglaise, et dont l'organisation des documents repose sur les algorithmes secrets du moteur de recherche et est notoirement influencée par la publicité. Il lance un appel à une contre-offensive européenne, sous la forme d'une Bibliothèque numérique européenne, multilingue, gratuite et reposant sur une hiérarchisation transparente des documents. Ce projet ayant reçu le soutien des institutions européennes, la BNF développe un prototype qu'il a dénommé Europeana, dont la version bêta a été mise en ligne en mars 2007 à l'occasion du Salon du livre de Paris, et la version définitive en novembre 2008."

Heureusement qu'on a Europeana ! Qu'est-ce qu'on ferait sans elle ?

 ​Notons tout de même que ceux qui prônent à tout-va la "diversité culturelle" sont les plus acharnés défenseurs de "l'exception culturelle"... Mais on n'en est pas à une contradiction près

 

 

(*) et tant que vous y êtes, ne manquez pas son billet passionnant sur l'histoire des containers.

(**) on peut avoir accès gratuitement à 7 articles du FT chaque mois, il suffit de s'inscrire.

 

 

Repost 0
6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 20:29

On connaît mal David Suzuki en Europe. Ce généticien canadien incontestablement doué et bien doté (pas par sa famille mais par les nombreux Prix qui lui ont été attribués) est à l'origine d'une fondation et est lui-même un activiste écolo forcené en-dehors, faut-il le dire ? de son domaine d'excellence. Une description de sa position : "David Suzuki fait partie des scientifiques qui voient dans la nature, le sacré". Je me dois de préciser qu'une telle vision est extrêmement minoritaire chez les scientifiques, et même assez anti-scientifique...

En 2002, Suzuki a publié Good News For a Change.

Son chapitre 8 s'appelle Wrestling With Pluto: Cutting Toxins, Cleansing Air, La bataille contre Pluton : arrêter les toxines [encore les "toxines ! Venant d'un biologiste !], purifier l'air. Quelques extraits : 

 

Depuis que nous avons découvert la force de métaux comme le cuivre et le fer pour des pointes de flèches et de lances, nous nous sommes intéressés à des matières que nous trouvons sous terre. Mais toutes celles-là, depuis l'or, le zinc, le cuivre, le nickel et l'argent jusqu'au pétrole, le gaz, l'uranium et le charbon sont directement ou indirectement des poisons tant pour nous que pour d'autres formes de vie. Il est intéressant de de savoir que dans quasiment toutes les mythologies de l'humanité, le monde sous-terrain est un endroit où règnent la mort et les dangers, et non seulement pour le corps mais aussi pour l'âme ["l'âme" ! Pour un biologiste !] Pluton, Odin et les nains de l'Enfer [les Niebelung, je suppose] ou Mars et Vulcain, dieux associés aux métaux que nous minons depuis les dessous de la Terre, tous sont les maîtres de sombres royaumes auxquels les mortels  accèdent au péril de leur vie [oui, Lovecraft, Shub Niggurat...]. Et si certains aventuriers peuvent trouver des trésors par-là, ils sont généralement maudits par les esprits infernaux dont la vocation est de garder les trésors contre un tel vol. La revanche de Pluton nous a toujours trouvés, où que nous ayons été pour pour traîner ses trésors. Que nous pompions du pétrole des océans, extrayions de l'or des montagnes ou que nous grattions nos seules fermes et maisonnées pour y trouver du nickel ou du charbon, les carburants fossiles et les métaux lourds que nous sortons de la terre empoisonnent nos récoltes et nos arbres, détruisent les systèmes endocrines et immunitaires de nos enfants, nous apportent des maladies qui nous font dépérir et tuent nos animaux et poissons - souvent de nombreuses années après ce que nos bénéfices nous avons reçus aient été dépensés. 

La ressemblance entre tant de mythes associée entre tant de cultures concernant l'Enfer implique que, d'une certaine manière nous avons toujours su qu'il était dangereux et contre-naturel d'aller sous la terre et de voler Pluton. Mais nous savons exactement pourquoi cela est vrai et quand la mine de charbon d'effondre sur nous ou la veine de gaz explose, c'est le moindre de nos problèmes. Nous apprenons petit à petit que nos minéraux, pétrole et gaz séquestrés sous la surface de la terre par la biologie, la géologie et le temps ont une raison pour rester où ils sont. Sinon, il y a des risques qu'ils changent tout ce qui se passe sur la surface de la Planète, y compris l'atmosphère qui protège tout.

Pour finir :

Nous devons nous arrêter et laisser entre eux Pluton et ses acolytes de l'Enfer.

Donc, un monde sans aucun produit minier : fer, acier, terres rares, cuivre, clous, marteaux, caméras, TV, avions, tout, quoi ! Sauf briques (attention au feu !) poterie et macramés... Adieu à tout et vive la vie des cavernes !

 

Qu'une telle crétinerie puisse avoir "some traction" me laisse sans voix...

 

 

 

 

 

H/t Donna

Repost 0
15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 23:21

Daniel Termont, bourgmestre PS de Gand (Ghent pour les initiés) veut interdire la mendicité dans sa (???) ville. Hélas pour lui, ça ne marche pas bien car la majorité des mendiants sont des sdf... allez-leur servir une injonction !

Un autre PS, celui de Bruxelles, est d'accord avec son collègue.

 

Mais à Liège, la mendicité est autorisée, un jour par semaine et par quartier...

 

Wow ! On va distribuer des tickets, "non, peut-être" (encore une fois, expression purement bruxelloise).

 

"Amusé" ? Pas vraiment.

Repost 0
10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 18:04

J'avais consacré un post récemment aux victimes du H1N1, et par là je voulais simplement faire remarquer que les déchaînements conspirationnistes au sujet de cette grippe méritaient peut-être d'être quelque peu mis en perspective...

 

Or, voici que je tombe sur un passage intéressant du livre que je vous ai déjà cité, Science Left Behind, dans lequel on découvre que, contrairement à d'autres déchaînements médiatiques, on ne doit pas toujours répéter "Bush anti-Science, Obama pro-Science", un peu comme le célèbre "four legs good, two legs bad" de 1984.

 

En 2008, le candidat prononce un discours de campagne, déclarant entre autres :

 

"Nous avons remarqué une augmentation fulgurante de l'autisme. Certaines personnes suspectent que ce pourrait être connexe à des vaccins. Y compris votre serviteur. La science n'a pas encore pu conclure, mais nous devons faire de la recherche à ce sujet."

 

Faux, bien sûr, en 2008, il était scientifiquement établi qu' Andrew Wakefield avait trompé son monde et que le lien supposé entre la vaccination infantile et l'autisme ne tenait aucunement debout.

 

D'autre part, l'administration Obama a interdit les adjuvants et tout fait pour ne produire que des doses uniques - toujours avec cette vieille idée que le timerosal pourrait être lié à un autisme. Dès lors, il y a eu une très nette pénurie de vaccins (alors que chez nous...), d'où aussi une population qui n'a pas pu être bien protégée et qui a payé cela assez cher.

 

C'était notre rubrique "Alors, vous préfériez Bush, peut-être ?".

Repost 0
Published by cdc - dans politique
commenter cet article
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 10:14

Sondages de l'Elysée : perquisitions chez Patrick Buisson

Le domicile et le bureau de l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, soupçonné de "prise illégale d'intérêts" dans l'enquête sur des contrats conclus par l'Elysée sans appels d'offres entre mai 2007 et mai 2012, ont été perquisitionnés.

 

 

Plus d'informations sur Le Monde.fr dans quelques minutes. - http://www.lemonde.fr

 

 

Repost 0
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 09:45

Le trésorier de campagne de François Hollande est actionnaire de sociétés offshore aux îles Caïmans

Jean-Jacques Augier, qui fut le trésorier de François Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012, est actionnaire de deux sociétés offshore dans les îles Caïmans, par le biais de son holding financier Eurane, selon des documents auxquels "Le Monde" a eu accès.

 

 

Plus d'informations sur Le Monde.fr dans quelques minutes. - http://www.lemonde.fr

 

 

Sans commentaire.

Repost 0
3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 13:11

Leur projet a été retoqué mais Hollande n'en démord pas : il faut faire payer les riches ! Ou plus exactement, il faut les faire payer through the nose, leur faire rendre gorge, les maltraiter ! Et tant pis si ça les fait filer !

Donc, on va faire payer leurs employeurs (ce qui aurait de toute façon été le cas pour les cadres salariés, évidemment : ils exigent un salaire net). Et quid s'ils n'ont pas d'employeur ? Là, Johnny ne les payera donc pas, ses 75% ! Ni les footballeurs, les tennismen, les acteurs à succès, etc. (car apparemment, un club de football est une PME, et on ne touchera pas aux PME - défense de ricaner).

 

Je n'ai pas la mansuétude de Sceptique à propos de François Hollande ; j'estime que c'est un politique exécrable et qu'il méritait jusqu'au dernier de ses sobriquets. 

Repost 0
7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 22:18

C'est le titre - en écho sans doute à La cuisinière et le mangeur d'hommes - d'un ouvrage important de Nicolas Werth concernant un épisode (si l'on ose dire) du système stalinien, et pour tout dire, sans avoir peur des mots, bolchevique et soviétique. Entre août 1937 et novembre 1938, la Grande Terreur, quelque 750.000 citoyens soviétiques - un adulte sur cent - furent exécutés (en général d'une balle dans la nuque, il fallait économiser sur les munitions) après ce qu'on pourrait appeler une parodie de jugement, sauf que ce n'était pas même cela, avec approbation personnelle de Staline, souvent contresignée de Mikoyan, de Khrouchtchev et d'autres Molotov. Une troïka terroriste et elle-même terrorisée se devait de rendre des condamnations à mort (et accessoirement de condamnation à l'exil ou aux camps) selon des quotas fixés par des "cadres" qui en réclamaient toujours plus, et cela sous la haute autorité d'un certain Nikolaï Jejov, peu connu sauf par les historiens et grand confident de Staline. L'ordre opérationnel secret 00447 (mais tout était secret...) du NKVD aboutit à 1.600 exécutions par jour dont les victimes devaient être enterrées dans le plus grand secret et dont la famille ne devait rien savoir, même jusqu'à ce qu'on a appelé avec une sinistre antiphrase "le dégel khrouchtchévien"...

 

On sait bien sûr que durant la dékoulakisation (1930-1933) près d'un million de foyers paysans avaient été expropriés, des centaines de milliers de personnes arrêtées et quelque 2,5 millions d'hommes, de femmes et d'enfants furent déportés dans le cadre de cette "grandiose" - c'est le terme utilisé à l'époque - "liquidation des koulaks en tant que classe" (et on sait bien, et on a toujours su que "en tant que classe" voulait dire "en tant qu'individus").

 

En 1937, "l'Opération koulak" y fit suite le 2 juillet sur l'ordre personnel de Staline. Dont le massacre. Il y a plus, mieux ou pire. Il s'agissait, ni plus ni moins, d'une solution finale (je pèse mes mots). Le 7 novembre 1937, au Kremlin, à l'occasion du vingtième anniversaire de la révolution d'octobre, Staline donna un toast à l'assemblée en déclarant : "Nous éliminerons tous les ennemis de l'Etat, nous les élimineons eux, mais aussi leur famille et leur lignée (rod). Je lève mon verre à l'extermination finale de tous les ennemis et de leur lignée !". La circulaire (secrète aussi, bien évidemment) 00486 du NKVD incriminait et condamnait toute la famille (enfants, concubines et alliés) à de dures peines. "Mes mains sont dans le sang jusqu'aux coudes et c'est bien ainsi que je vais m'illustrer dans notre district" se vantait un responsable de district en 1938.

 

"Solution finale" tout aussi immonde que celle du nazisme.

 

 

 

Repost 0
Published by cdc - dans politique
commenter cet article
5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 23:00

Et donc, Hugo Chávez et Iosif Vissarionovič Stalin (J̌uḡašvili)  sont morts à exactement 60 ans de distance. Chávez était un personnage énervant et même quelque peu dangereux avec son amitié pour l'Iran. Etait-il sincère après son coup d'Etat avorté et son amitié pour un Castro qui était devenu une icone anti-Batista pour sombrer plus tard comme un réel dictateur ?

 

Je n'en sais rien, et je ne connais pas le Venezuela. Mais je ne pourrai jamais me réjouir de la mort de quiconque n'est pas une abominable crapule comme Staline ou Hitler, Göring ou tutti quanti. Au moins, Chávez avait voulu - même peut-être maladroitement - faire quelque chose pour son peuple. Pas comme ce crétin de subcomandante Marcos.

 

Ah, non, pas crétin, mais politiquement nul...

 

 

Repost 0
Published by cdc - dans politique
commenter cet article
13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 15:56

"I read your account of California's carbon trading scheme with interest (24 November, p 14). I am glad economist Luca Taschini said "the best scenario would be one global market" rather than national or regional markets. For several years I have been advocating a global carbon market scheme to begin in 2020.

Rather than the current system of targets set by individual nations, a surer route to success is to cap global emissions to ensure warming does not exceed 2°C. Force polluters, not governments, to pay, and put a price on global, not national carbon.

The dividends don't stop there. This new system would yield major climate funds since it allows the UN body responsible for climate negotiations to own and sell emissions allocations. These funds will help poorer countries cope with rising carbon prices, buy new clean technologies, adapt and achieve low-carbon sustainable growth.

There is no other way to win this battle. With the increasingly dire fiscal state of the world, soliciting nations to raise their ambitions is like whipping horses that are already limping. We have lived long enough and seen enough of the sad reality to harbour no illusion on this, haven't we?

Mutsuyoshi Nishimura

Ex-chief climate negotiator for Japan"

 

(Lettre au New Scientist)

 

(En résumé : puisque les dirigeants politiques sont incapables de se mettre d'accord - sous-entendu voyez Copenhague, Cancún, Doha - autant donner à une département de l'ONU le droit de décider pour eux, de prélever une taxe mondiale sur les "pollueurs" et de redistribuer ces fonds à sa guise. Il n'est pas indiqué si ce département onusien pourrait d'autorité interdire telle ou telle activité, mais c'est plus que vraisemblable).

 

Ben voilà quelqu'un pour qui, de toute évidence, n'a aucune idée de ce que pourrait être la démocratie ! Passez muscade ! C'est donc aux bureaucrates de l'ONU de décider pour les nations de ce qu'elles doivent faire en-dehors de leur décision. Et de décider de l'allocation des fonds entre les pays selon ce que l'ONU (lisez : le GIEC) en aura décidé. Donnez-nous des milliards et nous saurons ce qu'il faut en faire ! Quand on pense à la gestion des crédits carbone de l'Union européenne, on ne peut que bien rigoler... encore que le rire ne soit pas vraiment de mise en l'occurrence.

 

Bien sûr, de nombreux kleptocrates se mettent en ligne pour recevoir ces milliards de dollars ou d'euros et installer une ou deux éoliennes sur leur palais. J'avoue que cela me fait un peu mal, ayant été moi-même un bon bureaucrate de l'UE (un bureaucrate fait bien tourner la machine que les politiques lui ont confiée), mais au moins nous avions un trilemme entre la Commission, le Conseil et le Parlement européen. Rien de tel évidemment en ce qui concerne l'ONU.

 

Mais je n'ai aucun doute que les Nations (et les dieux savent que je ne suis pas nationaliste !) ne se laisseront pas rouler dans la farine par des bonshommes comme Mutsuyoshi. Nous n'avons pas besoin de tels dictateurs.

Repost 0