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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 21:19

Ce que j'aime chez Bruckner et Revel (et dans une moindre mesure, chez Lipovetsky, encore que sa lumineuse Esthétisation du Monde m'ait réellement fait découvrir tant de choses que je devinais vaguement dans un domaine qui m'est cher) c'est que ce sont des philosophes que je parviens à comprendre. J'ai toujours admis et reconnu que le discours philosophique me semblait opaque, ou tout simplement que je n'avais pas la fibre philosophique... la fibre, ou l'entendement. Chacun a ses limites, j'ai les miennes, cela va sans dire. Mais ce qui me gêne dans le discours philosophique est la valeur accordée à des termes jamais définis et fluctuant selon l'auteur, ce qui permet de dire à chacun qu'il détient la vérité contre les Autres. Rien ne permet de trancher, ou même de savoir de quoi on parle vraiment.

 

Rien de tel chez mes auteurs préférés, et je me bornerai à citer une fois encore le livre de Bruckner :

 

"L'utopiste Charles Fourier ne proposait-il pas de multiplier les voies lactées, projection lumineuse de l'activité séminale des h(sic)ommes en accélérant les unions amoureuses ? Ainsi résoudrait-on le problème de l'éclairage des grandes villes, la nuit, pourvu qu'hommes et femmes s'accouplent sans cesse et (moins de 16 ans, s'abstenir) de toutes les façons possibles. (C'est une proposition qu'il faudrait soumettre sans tarder au Secrétaire général de l'ONU)."

 

E cosi' via, le livre est plein de tels ricanements...

Si vous ne l'avez déjà lu, faites-le !

 

Gute Shabbes

 

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 21:13

En relisant (*) le beau livre de Pascal Bruckner : Le fanatisme de l'Apocalypse, que j'ai déjà cité ici, je tombe sur ces deux citations :

"Luther : les bêtes venimeuses, les carnassiers sont la conséquence de nos péchés. Une fois le jugement dernier prononcé, elles deviendront jolies, aimables et caressantes, des petits chiens gambaderont dont la peau sera d'or et les poils des pierres précieuses (Luther, Propos de table cité in Jean Delumeau, Histoire de la peur en Occident, Pluriel, 1978)"

et

"Dans le communisme, l'h(sic)omme deviendra incomparablement plus fort, plus sage, plus subtil. Son corps deviendra plus harmonieux, ses mouvements mieux rythmés, sa voix plus mélodieuse. Les formes de son existence acquerront une qualité puissamment dramatique. L'h(re-sic) moyen atteindra la taille d'un Aristote, d'un Goethe, d'un Marx. Et au-dessus de ces hauteurs s'élèveront de nouveaux sommets(Léon Trotzky, Littérature et Révolution, 1924)".

 

Fort bien. Je ne doute pas que Luther y croyait, et d'ailleurs toute la "littérature" des Témoins de Jehova dépeint le même tableau. Par contre, qu'il me soit permis d'en douter pour ce qui est de Léon le Terrible, un homme d'une intelligence exceptionnelle - d'une intelligence exceptionnelle, certes mais qui n'aurait sans doute en rien cédé à l'ignoble bourreau qu'était Staline s'il avait eu la main : demandez aux marins de Cronstadt... - celui qui avait dit de Souvarine "On jette un homme à la mer et on passe à l'ordre du jour". J'avais écrit erronément dans un post précédent que cette apostrophe terrible s'adressait à Malraux, mais en fait, Trotzky avait eu une phrase encore plus dure envers lui (Garine étant dans Les Conquérants un avatar de Malraux, évidemment, ou plus exactement du Malraux qu'il aurait voulu lui-même incarner, pur révolutionnaire droit dans ses bottes, par opposition à un simple bureaucrate comme Borodine ou à un terroriste un peu fou comme Hong) : "Après avoir lu l'article de M. Malraux, je dois apporter une correction à mon précédent article: j'avais écrit que l'inoculation du marxisme à Garine lui serait utile. Je ne le pense plus".

 

(*) Même si je ne veux pas le moins du monde me comparer à Léautaud avec lequel j'ai partagé l'amour des chats mais pas la haine des humains, j'ai aimé sa joie à lire relativement peu (enfin, peu, c'est beaucoup dire...) mais à relire de nombreuses fois les mêmes livres sans pouvoir en épuiser le sens. Il en va de même pour le cinéma dont je suis assez glouton. D'autre part, je suis désolé de ne savoir comment orthographier Trotski, Trotzky, Trotsky...

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 23:05

Très belle interview de Jack Lang (que j'ai parfois un peu brocardé, je le reconnais...) sur le sujet (c'est malheureusement "paywalled" - ou heureusement, c'est selon l'idée qu'on s'en fait) . Je l'avais dit, je ne suis pas juriste et je connais mal le droit français, mais il est évident quand on s'y intéresse que le Conseil d'Etat ne peut connaître que du droit administratif et n'a aucune possibilité d'aller au-delà. Des conceptions comme la "cohésion sociale" (quoi que cela veuille dire) lui échappent. Et devraient lui échapper.

Mais je voudrais parler d'autre chose, d'une émission de la RTBF de ce dernier dimanche où on opposait quelques personnalités politiques et/ou médiatiques sur ce même sujet. Il y avait les inévitables Philippe Moureaux, la Ministre de l'Intérieur (chère Milquet), ce bon vieux libertaire Jean Bricmont et quelques autres dont je ne me souviens plus du nom (je pourrais faire une recherche, mais c'est sans grande importance).

Ce qui est d'une grande importance, par contre, ce sont les réactions aux propos de Bricmont et de l'avocat de Dieudonné :

Bricmont explique : Pourquoi Dieudonné ne fait pas comme cerrtains autres, Michel Leeb qui se fout des Africains "C'est pas mes lunettes, c'est mes na-ines (avec l'accent, bien sûr)" etc. Hurlements de Moureaux et d'un petit politicien que je ne connais pas (mais élu par je ne sais qui). On peut donc se moquer de tous, sauf des Juifs, oui, pourquoi pas ? Les nègres, les Roms, les Papous, et tant d'autres !

L'avocat de Dieudonné essaye de parler, mais il se fait injurier, insulter par le brave néo-stalinien qu'est Philippe Moureaux. Certains n'ont pas le droit d'avoir un avocat, et je suppose que ce Moureaux aurait aimé de faire interdire les interventions de Vergès (que, par ailleurs, je n'aime pas du tout) - mais c'est ainsi, M. Moureaux !

Puis Bricmont essaye de dire que malgré le premier amendement prônant les la liberté d'expression dont les pires racistes ont usé et abusé, les USA ont élu deux fois de suite un Président d'origine africaine. Mais une fois encore, le Moureaux couvre sa voix et se moque de lui sans vouloir (?) comprendre le point de vue de son adversaire (qui n'est certainement pas un grand sectateur du système USA, c'est le moins qu'on en puisse dire !).

Notre chère Ministre de l'Intérieur se félicite de l'article 10 qui permet de réprimer légalement certains "excès" de la libre expression tout en passant sous silence l'article 11, et en oubliant de rappeler que Strasbourg avait, dans l'affaire Giniewski (CEDH, requête 64016/00) rappelé que l'article 10 ne permettait pas aux Etats signataires d'avoir une marge d'appréciation illimitée. Un point de moins pour les censeurs;

Puis il y eut l'intervention d'un autre, celui qui doutait, et je me permets de l'interpréter :

- Oui, certes, mais bien qu'il ne fasse pas grand doute que cet individu soit nocif et révoltant, a-t-on le droit de former une censure préalable, et si c'est le cas, pour quoi, et pour combien de temps ? Son prochain spectacle ? Pour trois mois, six mois, dix ans, à jamais ? Voilà qui est dangereux...

 

I rest my case, vous en pensez ce que vous en voudrez, mais en ce qui me concerne, je reste fidèle au premier amendement !

 

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 15:26

Ainsi donc, le Conseil (à la botte) de l'Etat a tranché, et très rapidement : il devait avoir préparé l'affaire depuis pas mal de temps. Comme le dit pudiquement et hypocritement Le Monde, le Conseil d'Etat encadre la liberté d'expression, quitte à écrire dans un édito suivant que le cas Dieudonné doit rester un cas unique.

Un cas unique, tu parles ! Ce n'est ni plus ni moins que de la censure préalable, explicitement condamnée par l'article 11 de la Déclaration de 1789 et donc contraire à la Constitution française(*). Le texte du Conseil d'Etat est à se rouler par terre ou à se scandaliser vertement : appliquer un déni de loi par des considérations de personne est évidemment indigne ; je n'ai pas encore lu de réactions de spécialistes de la question, mais je serais étonné qu'on en reste là - et de toutes façons, il y a encore Strasbourg qui, je l'espère, condamnera l'Etat français.

 

Et pas loin de là, il y en a un qui rigole bien dans sa barbe. Je me demande s'il n'est pas stipendié par Netanyahou, l'homme qui excelle à faire passer tous les antisionistes pour des antisémites...

 

(*) c'est du moins mon opinion, je n'ai aucune qualité spéciale pour en délibérer. Mais tout citoyen est censé connaître (et comprendre !) la loi.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 21:45

C'est la saga de l'hiver en France, Dieudonné le mal-nommé (pour autant que dieu soit chouette - laissez-moi en douter) qui crache son venin avec sa sale gueule qui doit en puer (je suis sûr qu'il pue de la gueule, je n'ai pas vérifié, je n'ai nulle envie de l'approcher).

Qui fait le succès de ce bonhomme ? Des, paraît-il, "anti-système", des antisémites et de jeunes maghrébins qui ne comprennent pas que ce pote à Le Pen leur serre un peu plus la corde autour du cou. Bien sûr, ils sont écoeurés par les sales traitements que font endurer aux Palestiniens le sale gouvernement de Netanyahou, mais comme chacun le sait (et spécialement notre cher Philippe Geluck dans son dernier opus, Peut-on rire de tout ?), les jeunes sont cons, et pas spécialement les maghrébins. Tous. Mais ne leur dites surtout pas s'ils sont plus musclés que vous....

(J'en profite pour recommander spécialement le livre graphique de Guy Delisle, Chroniques de Jerusalem, peut-être son meilleur. Mais ils sont tous très beaux. Fin du commentaire).

Enfin parut Valls, le pire ennemi de la Gauche de la Gauche et le grand favori du peuple français. Devait-il se défausser de son image droitière ? Peut-être. Mais voilà qu'il a évoqué la formule exécutoire : "En conséquence, la République Française mande et ordonne à tous Huissiers de Justice sur ce requis de mettre ladite décision à exécution, aux Procureurs Généraux et au Procureurs de la République près les Tribunaux de Grande Instance d'y tenir la main à tous Commandants et Officiers de la Force Publique de prêter main-forte lorsqu'ils en seront légalement requis", la décision étant de demander à tous les Maires et Préfets d'interdire les spectacles du sinistre gugusse. Et ledit SG de ricaner en annonçant qu'il fera casser ces décisions ainsi que cela a déjà été le cas une quinzaine de fois auparavant, semble-t-il. J'espère que ce sera encore le cas, la liberté d'expression me paraissant absolument inviolable. Si je dis (et je le pense) que Dieudonné est un rat (non, pas un rat, ce sont des bêtes que j'aime bien, disons une punaise), je ne veux pas qu'on puisse me le reprocher pénalement. Ce qui ne serait pas le cas si je déclarais publiquement que Monsieur Dupont-Durand (par exemple) était un pédophile notoire : Monsieur Dupont-Durand aurait alors le droit de me traîner devant les tribunaux pour exiger réparation. Réparation civile et non pénale. L'exception d'ordre public invoquée (et cassée dans les cas précédents) ne tient évidemment pas : il suffirait alors à tout un chacun de promettre des troubles et des manifestations à l'annonce d'un quelconque spectacle (conférence, concert, film...) pour le faire interdire. Même si les mots sont immondes, même s'ils sont ne injure à la dignité humaine, ce ne sont que des mots.

Je sais bien qu'il y a une ligne floue là-dedans ; que dire d'une incitation à la haine, ou, pire, à l'action ("Allez, sortez et massacrez tous ces - au choix - bougnoules, parpaillots, youpins, calotins, etc.") ? Là, on est dans la casuistique et il appartiendrait à un tribunal d'apprécier. Etait-ce dit de manière ironique ? Etait-ce vraiment une injonction ? Une injonction suivie d'effet ?

Mais ça me ferait vraiment rigoler si la punaise en question m'attaquait en justice pour injures publiques...

PS : la LDH fait justement remarquer que "persécuter" la punaise serait lui donner un statut d'"opprimé". C'est vrai, mais la LDH n'est pas spécialement en faveur de la liberté de parole (sans parler de ces bouffons que sont le MRAP ou le MRAX).

 

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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 16:48

C'est dans l'espace Forum de l'AFIS que j'ai trouvé toute une série de discussions particulièrement intéressantes, dont la position du CA de l'AFIS à propos des dernières publications du GIEC.

 

Une autre discussion portait sur la croissance/décroissance, avec référence à un article de Lutte ouvrière de juillet 2009. Je ne suis pas souvent en accord avec les trotz de LO, mais là, il faut reconnaître qu'ils font mouche. Ils reprennent les insanités d'un Jacques Ellul (« Nous constatons que dans la Bible, l’intervention divine a lieu quand l’inhumanité, quand le mal moral et physique dépasse les bornes. Dieu provoque un événement approprié à cet excès d’inhumanité, qui placera l’homme devant le choix de se repentir ou de mourir. Je suis convaincu que l’apparition du virus du sida correspond à cet ordre d’action de Dieu » - 1986), les formules idiotes, voire abjectes, d'un Serge Latouche (« La pauvreté, richesse des peuples », « Il faut jeter le bébé plutôt que l’eau du bain »), les mièvreries d'un Edgar Morin (« Toutes les solutions envisagées sont quantitatives : croissance économique, croissance du PIB. Quand donc la politique prendra-t-elle en considération l’immense besoin d’amour de l’espèce humaine perdue dans le cosmos ? »), les inepties d'un Yves Cochet, etc. etc.

 

Bien sûr le PCF et le NPA en prennent aussi sur la tronche pour vouloir faire la course à l'échalote avec les Verts.

 

On peut être d'accord sur les arguments, mais, en ce qui me concerne, je ne rêve pas d'un monde communiste pour demain... C'est là que nos chemin se séparent !

 

Lisez l'article, il est drôle et bien écrit.

 

 

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 21:21

Oui, joyeux Noël, quoi que cela veuille dire.Le sapin de la Grand'place de Bruxelles est revenu de ses errements précédents, mais évidemment la crèche y est toujours. Pour un vieil athée quelque peu marxiste comme moi, je n'ai pas grand'chose à y redire, contrairement aux multiculturalistes US qui veulent en faire un pot-pourri assez ridicule.

 

Oui, la Noël est une fête héritée des Saturnales, un vieux fonds païen et c'est devenu une fête familiale où on se trouve bien ensemble, avec plein de bons sentiments et une volonté d'échanger des cadeaux et de se faire une bonne bouffe, caviar, saumon fumé, dinde et foie gras (nonobstant les tristes hurlements de Gaïa). Ah que c'est lamentable tout ça, non ? J'en ai déjà assez parlé, mais heureusement, la Presse francophone ne suit pas le Guardian ni toute la Presse britannique dans sa condamnation de cette horrible fête de l'hyper-consommation qui détruit la planète... (voir ici et ).

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Lu ça dans l'édito du Monde (je brise peut-être un copyright, mais j'attends leur Cease and desist... )

 

L'implantation d'un cœur artificiel chez un patient, réalisée le 18 décembre à Paris par le professeur Christian Latrémouille et son équipe, constitue une triple prouesse : médicale, puisque c'est une première mondiale ; économique, car elle associe recherche scientifique et innovation industrielle et financière ; française enfin, dans un pays plus enclin à ressasser son déclin que ses progrès.

Pour le professeur Alain Carpentier, qui a conçu ce cœur, c'est d'abord un aboutissement. Il lui aura fallu un quart de siècle pour que son rêve devienne réalité. On ne saurait trop saluer le mérite et la ténacité de ce médecin, qui avait déjà révolutionné sa discipline en concevant des valves mieux tolérées par les patients ou en invitant l'ordinateur dans le bloc opératoire. C'est également une promesse : même s'il faut attendre que d'autres patients reçoivent et tolèrent ce greffon d'un nouveau genre pour confirmer son efficacité, la voie est désormais ouverte.

L'histoire de la médecine est jalonnée de ces moments décisifs où des pionniers prennent la responsabilité et le risque d'oser. On se souvient de la première greffe du cœur réalisée par le professeur sud-africain Christiaan Barnard en 1967. Le patient, Louis Washkansky, succomba 18 jours plus tard d'une pneumonie. Mais, depuis, des dizaines de milliers de personnes en sursis ont été sauvées par ce type de greffe. L'enjeu est aujourd'hui le même : redonner un cœur à des patients alors que les listes d'attente de greffons s'allongent de façon dramatique, partout dans le monde.

Ce défi médical se double d'un pari industriel : si le cœur développé par la société Carmat confirme ses capacités, c'est un marché potentiel de plusieurs milliards d'euros qui s'ouvrira à lui (100000 malades en Europe et aux Etats-unis, pour un coût de la prothèse de 160000 euros). Les investisseurs qui ont misé sur cette société cotée verront leur audace récompensée.

Le cœur artificiel du professeur Carpentier est, en outre, le fruit d'une extraordinaire aventure " made in France ". Elle associe un " patron " de l'hôpital public et un capitaine d'industrie, Jean-Luc Lagardère, PDG de Matra, qui décida de le soutenir. Mais aussi des ingénieurs et des médecins qui ont poursuivi leur collaboration après la mort du mécène. Enfin des business angels, des fonds publics (33 millions d'euros d'Oseo, après bénédiction européenne) et des crédits d'impôt recherche (5 millions en 2013).

Est-ce la recette pour d'autres premières ? Dans une lettre adressée à Alain Carpentier et à ses collègues, François Hollande souligne que " la France peut être fière de cette action exceptionnelle au service du progrès humain ". Fierté légitime. Mais il y a quelques jours, l'Académie des sciences lançait un cri d'alarme à propos des réductions de crédits affectant la recherche. " Une recherche de haut niveau est le meilleur espoir de notre économie ", concluait-elle. Le cœur artificiel en est un exemple. Il ne faudrait pas qu'il reste exceptionnel. 

 

C'est magnifique et ça me fait chaud au coeur. Je me permets de souligner ce paragraphe : Elle associe un " patron " de l'hôpital public et un capitaine d'industrie, Jean-Luc Lagardère, PDG de Matra, qui décida de le soutenir. Mais aussi des ingénieurs et des médecins qui ont poursuivi leur collaboration après la mort du mécène. Enfin des business angels (...). Plus, c'est vrai, de l'argent public - c'est la moindre des choses. Mais c'est une très belle nouvelle, non ? J'espère simplement que les zécolos ne voudront pas la condamner au nom de je ne sais quelle fidélité au "naturel". Après tout, je me souviens qu'ici il y en avait quelques-uns qui avaient protesté contre les transplantations automatiques (sauf refus notifié) au prétexte que les insuffisances rénales étaient dues à des médicaments de l'infâme "Big Pharma"...

 

Et donc, je le répète : Joyeuses fêtes de fin d'année à vous tous !

 

P.S. On passe Le secret de la Licorne de Spielberg à la RTBF. Ce qui me permet de dire que ce film est évidemment abominable. Où est passée la "ligne claire" ? A jeter.

 

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 21:46

Un très bel article d'Alexandre Delaigue sur ce moyen de payement virtuel et SPECULATIF (aïe, horreur, je me meurs !!!)

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 21:08

Enfin, je l'avoue, de lectures parfois futures...

C'est Noël qui approche, et donc les livres pleuvent, soit pour les offrir, soit pour se les faire offrir. 

Et donc, je n'ai pas tout lu de ce que je recommande, mais ceux que j'ai lus ou commencé à lire ou dont de bons critiques m'ont recommandé la lecture, je choisirai (roulement de tambours...) :

- The Myth of America's Decline (en anglais, mais un anglais assez curieux ; à mon avis Josef Joffe, l'auteur, n'est pas un locuteur natif).

- Un été avec Montaigne, d'Antoine Compagnon. Jouissif et facile à lire, bien plus que ce sacré Michel.

- Journal de la création, un indéboulonnable de Nancy Huston, pas une découverte mais toujours fascinant

- La belle vie ou les aventures de M. Pyle, gentilhomme (Bella vita e guerra altrui di Mr. Pyle, gentiluomo), la traduction me semble plus qu'acceptable (pas comme celles de Schifano pour Umberto Eco !)

- La Fin de l'homme rouge de Svetlana Alexievitch, qui donne froid dans le dos, tout comme

- Beria de J-J Marie. Là aussi, c'est l'horreur, et les intellectuels de l'époque admiraient Staline... Il ne fallait pas désepérer Billancourt disait qq décennies plus tard ce triste sire qu'était J-P Sartre (dont je reconnais avoir admiré le point de vue sur la guerre d'Algérie).

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 23:41

Donc, d'après les les nouvelles répercutées par les gazettes princières distribuées chez les coiffeurs et les dentistes, le Prince Charles aurait 65 ans. Bizarre, il en fait plus, mais c'est son problème. Ou pas.

 

Je ne lui souhaite évidemment pas un bon anniversaire, à cet abominable hypocrite ultra-favorisé, se baignant dans un luxe royal et prêchant au monde entier une frugalité dont il n'a pas la moindre idée de ce qu'elle pourrait être. Mais il est vrai qu'il aimerait faire crever une bonne partie de l'humanité pour "sauver la planète"...

 

Qu'il crève, lui, bien sûr, pour qu'on n'entende plus cette voix insultante.

 

Une fois de plus, indignatio facit versum, mais je suis révolté d'entendre ces milliardaires vivant dans un confort difficile à imaginer et voulant faire la morale aux misérables. Je pense à Montaigne...

 

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