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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 23:31

Un petit pincement au coeur - voilà 50 ans que le garçon de bureau, l'inclassable Gaston nous apparaissait. J'étais un peu plus jeune à l'époque, mais, abonné à Spirou (ce n'était pas encore Spirou-Magazine) je me souviens de cette fusée dont on ne savait pas encore trop bien ce qu'il devait en advenir. Pif le Chien était derrière moi, mais je recevais encore l'hebdomadaire Tintin ; les prodigieuses planches d'E.P. Jacobs, la merveilleuse aventure d' "On a marché sur la Lune" étaient encore fraîchement dans ma mémoire. Du lard ou du cochon ? Mais Franquin était déjà une figure de première grandeur et son robot meurtrier m'avait soufflé !

Depuis, Monsieur Demesmaeker a peut-être signé son contrat dans les cieux... Serait-ce avec Mme De Keersmaeker (Anne Teresa pour les intimes), pour la faire danser avec lui ?

Ah, souvenirs...

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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 16:49

Notre fringante Commissaire, oui, celle qu'on avait précédemment voulu clouer au pilori car c'était une businesswoman, Neelie Kroes donc - on peut difficilement nier qu'elle soit indigne d'un de ses célèbres prédécesseurs ; mais en plus dure encore.

Il est vrai que depuis quelques années, les relations entre le Commissaire à la concurrence et le Commissaire aux entreprises étaient médiocres ; comment concilier expansion et taille européenne avec un maintien de concurrence "libre et non faussée" ?

Ces bisbilles semblent enterrées, mais on a par contre déterré la hache de guerre contre les petits rigolos qui s'entendent pour se partager les magots. Près d'un milliard d'euros d'amende, tudieu ! c'est pas rien ! L'article 81 dégouline de sang...
Le malin, là-dedans, c'est Kone, qui a craché le morceau et s'en tire avec la queue entre les pattes mais le portefeuille bien garni. Après tout, il a bénéficié de l'entente et il ne paye pas d'amende ; eh oui, c'est la règle, mais si ce rôle de stoolpigeon n'a pas bonne presse en Europe (enfin, dans une partie de l'Europe), il n'en reste pas moins essentiel dans ce genre d'affaires (whistle-blowers diront d'ailleurs ceux qui en sont convaincus). Notez que le montant de l'amende ne peut dépasser 10% du chiffre d'affaires consolidé ; il ne s'agit pas vraiment de punitive damages destinés à faire crouler une entreprise, ce serait ridicule.
Espérons que ça fera réfléchir certains... par exemple à Charleroi, mais je pourrais tout aussi bien dire Hemelindeput ou Trou-lez-Gruyères.

Tout cela est bien beau, mais on aimerait une fin moins abrupte ; Schindler, Otis et ThyssenKrupp vont contester l'amende, iront en Cour de Justice, qui réduira et/ou redistribuera les amendes, puis ils payeront une belle somme qui ira directement dans le budget communautaire : une "victoire citoyenne", n'est-ce pas, Ségolène ?

Et ceux qui ont causé un trou d'un milliard dans la caisse, ils s'en tireront comment ? C'est pas des sous-fifres, ça on ne me le fera pas croire ! Ce sont plus que probablement des gens qui ont pignon sur rue, stock-options et parachutes dorés. Disons plaqués or. Eh bien, il est temps de le faire fonctionner, ce parachute ! J'espère que le prochain CA sera houleux chez ces gens et qu'on va virer ceux qui ont fait perdre tant d'argent aux actionnaires !

Ici non plus, je ne retiens pas mon souffle...

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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 14:11

Petit addendum à un article que j'avais publié récemment.

En retombant sur quelques documents plus ou moins anciens sur ce sujet (les OGM), je suis retombé sur le classique rapport de l'AFSSA et sur le non moins intéressant rapport du Sénat français sur la Mission d'information sur les enjeux économiques et environnementaux des organismes génétiquement modifiés . Quelque chose en effet me trottait en tête suite à un je ne sais quoi d'actualité...

Bon sang, mais c'est bien sûr (je me répète, je le sais) ! Dans le rapport du Sénat, je retrouve cette perle :  "M. Bruno Rebelle, Directeur de Greenpeace France, a déclaré lors du débat sur les essais au champ des 4 et 5 février 2002 : « Pour ma part, je n'ai pas de crainte (...) Nous n'avons pas peur des OGM. Nous sommes seulement convaincus qu'il s'agit d'une mauvaise solution. Les OGM sont peut-être une merveilleuse solution pour un certain type de société. Mais justement, c'est de ce projet de société que nous ne voulons pas". On peut difficilement mieux avouer le caractère idéologique de cette opposition ! On objectera que Greenpeace et les autres ne font pas mystère de cet aspect idéologique, mais on sait bien qu'elle est adressée aux militants bovéeux et autres ; pour ce qui est du grand public, il s'agit avant tout de faire PEUR : frankenfoods...

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12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 14:43

On n'a pas souvent l'occasion de voir des films de David Lynch - pour mémoire, il en a tourné une dizaine en trente ans. Mais à peu près chaque fois on en sort retourné (sauf pour Dune qui était totalement raté, DL n'ayant pas la fibre de l'Heroic Fantasy), et INLAND EMPIRE ne fait que le confirmer.

A la différence de Mulholland Drive - dont on pouvait reconstruire la trame et recréer le long cauchemar d'une agonisante - peu d'éléments se laissent appréhender aussi "facilement" ici - c'est le long cauchemar d'un spectateur, inspiré par Lynch démiurge. Oui, bien sûr, on assiste à un temps circulaire et des 9h45 qui reviennent, oui, sans doute, l'histoire (?) ou une partie se déroule dans un flash entre les paroles de Zabriskie, oui, évidemment, axxonn est ce signe habituel à Lynch, purement accidentel mais qui prend une valeur lourde grâce au réalisateur. Comment fait-il pour faire comprendre au spectateur que la scène du bruit de plateau à 9h45 est capitale - enfin, non, pas capitale, disons seulement à coulisses et à ressort ?

C'est un film qu'il faut voir plusieurs fois, comme ses autres ; ou ne pas le voir du tout, je comprends bien, car s'il est superbe et, littéralement, prodigieux, il est aussi prodigieusement malsain et déplaisant, mais il ne fallait pas le voir pour s'en douter !

C'est là qu'on voit tout de même ce qui sépare Lynch de Haneke...

Rétrospectivement (janvier 2016), je me dois d'ajouter un fameux bémol à cette dernière phrase. Haneke est tout aussi malsain et déplaisant, mais les comparer n'a aucune valeur.

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Published by Phl - dans cinéma
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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 11:26
J'entendais tout récemment un porte-parole d'Inter Environnement foudroyer les partisans du nucléaire avec l'argument suivant - fort pertinent, par ailleurs :

- l'électricité consommée en Belgique (l'industrielle et celle des ménages) représente environ 24% de l'énergie totale consommée en terme de rejets CO2

- si on réduisait cette consommation de 50% (impossible évidemment de l'annuler totalement), on n'arriverait qu'à une réduction totaled'environ 10%

- 10% c'est très peu, donc on peut faire beaucoup mieux dans d'autres domaines

- CQFD.

Plaisanterie ? Sans doute pas. Mauvaise foi ? Hélas, probablement pas non plus. Alors, quelques réflexions :

- 10%, c'est sans intérêt ? Ah bon, alors qu'on nous dit que chaque goutte compte et qu'on nous exhorte à éteindre tous les stand-by des appareils électriques, ce qui compte pour moins d'UN pour-cent de notre consommation ! Très bon conseil, je l'admets, mais qui ne vaut sans doute que pour une partie de ce qu'on peut faire : coupez tous les chargeurs de GSM et de téléphones portables pour voir... Et le thermostat du chauffage central, il suffira de vous lever demain matin (éteignez aussi le radio-réveil !) à 6 heures pour remettre le chauffage en marche

- s'il n'y avait plus de nucléaire, la production d'électricité thermique augmenterait d'environ 50%, pour passer à au moins 35% de la production totale. On arrive déjà à plus de 20% d'augmentation de rejets équivalents CO2... Pas vraiment avantageux !

- et, bien sûr, on peut faire beaucoup dans d'autres domaines, et également dans la production d'électricité - mais c'est moins simple que certains veulent le dire.
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1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 23:15
Mais enfin, quelqu’un pourrait-il m’expliquer ce qu’est ce “principe de précaution” ? Si ça veut dire “mieux vaut prévenir que guérir”, c’est un lieu commun fatigué, homily truth qui sent sa sagesse de grand’mère du type “je n’ai pas les moyens d’acheter des vêtements bon marché” etc. Et si ça veut dire qu’il faut s’abstenir de toute nouveauté sans avoir prouvé idéologiquement, politiquement, sociologiquement, Rawlsiennement et - de manière accessoire - scientifiquement qu’il n’y aura pas le moindre risque à l’introduire, alors on se dirige droit vers le “back to the trees !” de l’Oncle Vania. Ce n’est certainement pas le type de monde que je désire léguer à MES enfants, un monde de pleutres et de pleurnichards.
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1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 14:21

...pourrait faire un monde de différence. En effet, la cellulose (rien d'autre qu'un très long polymère de glucose, pour faire simple) est extraordinairement abondante, ne requiert presque rien comme arrosage ou fumure ; ce qui reste des plantes après qu'on l'en ait extraite - la lignine - est un excellent combustible ; la merveille, donc ! Le hic, c'est qu'elle est très stable et qu'il faut pour la digérer des enzymes qui ne se trouvent pas facilement...

Alors, quoi ? Ben, il faut de l'engineering génétique, tant pour bricoler des espèces extrémophiles, ou en tous cas capables de pousser sur des espaces peu fertiles, que pour fabriquer des enzymes et des levures qui feront leur travail de conversion en éthanol.

Certaines estimations optimistes du DOE des USA annoncent la possibilité de couvrir 30% des besoins US en carburant d'ici à 2030. Mouais - j'ai déjà vu ce genre de hype, mais enfin, les possibilités sont là - et plus précisément ici ; à prendre évidemment avec le grain de sel proverbial !

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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 15:20

A toute chose, "bio" ou "eco" sont bons - ça accroche, ça fait vendre, ça rassure. Ainsi en est-il des "biocarburants" ou du "bioéthanol".
"Terminologie, mon beau souci" avais-je dit en son temps, et voilà que ça me reprend : passe encore pour  biocarburant, mais tout juste, puisqu'il est plus que probable que  le pétrole a une origine biologique (consultez tout de même les mânes de Thomas Gold - et un post postérieur sur ce sujet). Mais "bioéthanol" ! Depuis quand fabrique-t-on de l'alcool avec du pétrole ? Tchah !

Quoi qu'il en soit, certains enthousiastes (souvent quelque peu intéressés, mais c'est humain, ça...) nous dépeignent l'avenir radieux où nos automobiles rouleront sans l'aide du pétrole, mais en consommant tout simplement de la bonne gnôle bien de chez nous ; un peu comme au Brésil, quoi.

Hélas, nous ne sommes ni chez Peter Pan, ni au Brésil - pas celui, en tous cas, du miracle permanent et de la vie rêvée. Le vrai Brésil, lui, a peu de voitures, beaucoup de canne à sucre et énormément d'espace ; et des politiciens qui n'ont pas froid aux yeux et qui sont parfois prêts à sacrifier quelques milliers d'hectares de forêt amazonienne pour se faire une petite plantation ; les automobilistes, après tout, ont bien la priorité sur les Guaranis, non ?

Dans nos pays, par contre, nous devons nous rabattre sur d'autres récoltes, le maïs aux USA et les betteraves sucrières dans notre vieille Europe, avec des rendements nettement moindres. Ou le blé. Mais ça fait grincer les dents de cultiver du blé à tire-larigaud pour faire rouler Germaine alors qu'il y a des petits ... (quand j'étais jeune, c'était Chinois, puis il y a eu Biafrais, maintenant vous y mettez ce que vous voulez) qui meurent de faim ; bien sûr, ça n'a pas vraiment de rapport, mais c'est suffisant pour faire enrager Lester Brown.

Malheureusement, il n'est pas du tout certain que le rendement en terme d'équivalents CO2 soit avantageux : il faut planter, arroser, engraisser, traiter, digérer, distiller, transporter - et tout ça consomme de l'énergie, beaucoup d'énergie. C'est le sucre qui est le plus facile à traiter, malheureusement sa production demande énormément d'eau, avec tout ce que ça suppose : ponction dans les nappes phréatiques et salinisation des terrains lessivés - et puis, de toutes façons, il n'y a tout simplement pas la place : dans les conditions actuelles, on estime qu'il faudrait 30% des terres agricoles aux USA pour produire assez d'éthanol pour remplacer 10% de l'essence consommée dans les transports. D'autre part, l'éthanol a un contenu énergétique nettement plus faible que l'essence (environ les deux tiers).


Le biodiesel (pas plus joli comme néologisme, mais tant pis) aurait-il plus d'avenir, puisque justement, ce moteur avait été conçu à l'origine pour fonctionner sur un peu n'importe quel résidu huileux ? Alors, chaque fois qu'on change l'huile de la friteuse, on peut faire une balade ? Non, mieux vaut l'huile de palme, mais là, c'est la fin des orang-outans ! (parce qu'ils vivent dans la jungle de Borneo, partiellement convertie en plantation de palmier à huile).

Il faut bien voir l'ordre de grandeur du problème : on consomme mondialement nettement plus de mille milliards de litres d'essence et presque autant de diesel. Mille milliards de litres, c'est un milliard de mètres cubes - c'est beaucoup.

Alors, pas de solution ? Peut-être bien que si, mais elle n'est pas pour faire plaisir à tout le monde...
(à suivre)

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25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 14:46
Ainsi donc, Mme Simonet avait été au bout de ses exigences pour empêcher une ruée des étudiants français vers les écoles belges ; ces étudiants faisaient donc les frais d'un système scolaire (français) parfaitement achaïque et schizophrène. Et, en bonne logique, Mme Simonet - et toute la Communauté française de Belgique avec elle - avait estimé que le contribuable belge-cfwb n'avait pas à remplacer le voisin défaillant.

Dans le petit monde de gauche (modérée ou extrême), les réactions étaient assez mitigées ; oui du bout des lèvres d'un côté, mais pour éviter le dumping scolaire - non franc et massif de l'autre, car il faut éviter le dumping scolaire... Et tous se retrouvent pour condamner Bologne, bien entendu.

Mais voilà, les traités ont été signés et pacta sunt servanda. La Belgique a déjà été condamnée par la CJ des CE, et peu importe qu'elle gémisse d'être "envahie" par les étudiants étrangers - ce qui, dans certains cas, est effectivement le cas.

Certains étudiants ont porté plainte, et de toute façons, la Commission ne pouvait pas ne pas être au courant. Elle a donc ouvert une procédure d'infraction contre la Belgique, qui perdra, je veux bien en prendre le pari. (*)

La frilosité de la CF de Belgique est légendaire ; ce succès des études en Belgique, même pour des raisons discutables, était une véritable aubaine. Ben non, on laisse passer, et ça retombe en partie sur d'autres filières.

Ah, la Belgique ! Petite par son territoire mais grande par son héroïsme !

(*) J'ai virtuellement gagné mon pari. le 25/6/09, la Cour de Justice européenne a rendu jeudi ses conclusions suite à une plainte déposée contre le décret limitant les étudiants européens dans les études de kiné ou de médecine, entre autres, en Communauté française. Elle confirme que ce décret est contraire à la liberté de circulation dans l'Union. Ce n'est que l'avis de l'avocat général, mais il est généralement suivi par la Cour. Mais ça ne faisait aucun doute.
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18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 16:38
J'ai toujours beaucoup aimé la photo ; c'est dans la famille, depuis mon grand père qui avait monté son labo amateur dans les années '80 (dix-huit cent, bien sûr) jusqu'à ma fille cadette dont c'est le métier. Et, au début des années '80 (dix-neuf cent, évidemment) est apparue sur le marché amateur une machine merveilleuse, la Durst RCP-40, qui permettait enfin de faire des tirages couleur en automatique : on déposait le papier insolé dans une boite étanche à la lumière et, presto ! il réapparaissait comme par miracle prêt à être rincé. Enfin, presto, c'est un peu exagéré, ça prenait tout de même une dizaine de minutes, si j'ai bonne mémoire ; mais pour ceux qui venaient comme moi du système des cylindres tournants, c'était un réel progrès.


Donc, à moi les week-ends entiers en chambre noire, depuis le vendredi en fin d'après-midi jusqu'au dimanche au milieu de la nuit. Et, quoi qu'on puisse penser, on s'ennuie un peu dans une chambre noire ; alors, on écoute la radio, et justement, dans ces années 80, je tombais souvent sur la même émission (non, je ne parle pas de "Idem" et de son Heure Noire) :

- le vendredi, en début de soirée, les ministres des Finances européens débarquaient subrepticement au Charlemagne

- le samedi soir, ou parfois le dimanche, on annonçait sobrement les résultats : telle monnaie dévaluait d'autant, telle autre s'appréciait d'autant ; gémissements par ci, grommellements par-là, quelques-uns se frottaient les mains

- le lundi matin, la presse commentait longuement et les politiques grinçaient des dents.

Pour les plus jeunes, je dirai que ça s'appelait "dévaluation compétitive". En fait, c'était le boxon.

Puis, un jour, Jacques Delors mit en chantier le marché unique et la monnaie unique (je fais court) ; ça semblait aller de soi pour ceux qui avaient l'esprit européen ! mais ça n'allait pas du tout de soi, et si vous connaissez un membre du cabinet Delors, demandez-lui ce qu'il en pense...

Delors n'était pas un économiste, c'était un homme d'Etat ; aucun de ses deux projets n'avaient été bien accueillis par de nombreux économistes, et Milton Friedman avait bien ricané en pariant que l'Euro mourrait en gestation - il n'en était pas à sa première bévue.

1/1/1999 : l'euro entre en scène, mais les dénominations nationales restent en circulation

1/1/2002 : les pièces et les billets arrivent... Je me souviens d'avoir été tirer mes premiers euros au Bancontact près de chez moi vers deux heures du matin !

A l'époque, quelque 60% des citoyens de la zone euro étaient "pour" ; aujourd'hui, ce taux est tombé sous la barre des 50%... Pas évidemment quand les gens voyagent, soit dans une grande partie de l'Europe (plus de change !) ou même n'importe où dans le monde (on accepte les euros aussi bien que les dollars, plus besoin de faire un change intermédiaire ou de se contenter d'un taux ridicule !). Non, tous les autres jours, parce qu'il faut bien accuser quelque chose ou quelqu'un.

Aucun économiste n'a pu montrer autrement que par des effets de manche que l'euro serait responsable de l'inflation (qui est contrôlée comme jamais) - pardon, "de la vie chère" puisque c'est comme ça que ça se dit au peuple, hein, Mame Royal ? - ou d'un manque de compétitivité, ou du chômage, ou de la pollution des rivières et du retour des castors. Il y a très peu de temps, le dollar avait filé sous les 1/1.33 et on entendit (surtout en France) de grands cris : il fallait ramener ce traître de Trichet à la raison - avant lui, on voulait la peau de Duisenberg - et c'était scandaleux de laisser la bride sur le cou à ces irresponsables de la BCE qui n'étaient même pas élus ! On sait que ce genre d'argument abominablement démagogique fleurit régulièrement ; on l'entend invoquer aussi par les ONG qui ont généralement les organismes internationaux en exécration, mais qui vous diront toujours en privé qu'après tout, heureusement que les techniciens-bureaucrates ne doivent pas se faire réélire et peuvent donc se payer le luxe de ne pas être populaires... 

Quand je vais à Madagascar, les porteurs me demandent des euros et la Banque centrale malgache s'est constitué une réserve non négligeable de notre monnaie ; à vrai dire, les banques centrales des pays émergents stockent l'euro à concurrence d'environ 30% de leurs réserves. Pas si mal, non ?
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PS : hasard ou convergence, le blog des éconoclastes vient de sortir un  article très intéressant sur le même sujet. Je vous en conseille vivement la lecture, et je ne résiste pas au plaisir d'en publier un petit extrait afin d'aiguiser votre appétit...

"
A cela s'ajoute un autre élément notable : l'euro est devenu la forme d'argent liquide favorite du monde, devant le dollar : l'équivalent de 800 milliards de dollars, au taux de change actuel, contre 759 milliards de dollars. Cela provient en bonne part d'une très forte demande de billets de 500 euros. On jettera un voile pudique sur les activités économiques internationales qui nécessitent l'utilisation de grandes quantités d'argent liquide, avec de préférence des billets d'un montant suffisant pour mettre le plus possible dans un attaché-case"
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