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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 23:50

De retour de Paris avec quelques expositions et films (Paris est la capitale des cinéphiles, ne parlons pas de Londres ni même de NY). L'incontournable Deux de la vague, évidemment et le merveilleux Musée Dapper, cela va sans dire. Passionnante expo de Mondrian à Beaubourg aussi, et cosi via.

 

Depuis quelque temps je voulais voir le MAC/VAL d'Ivry dont on m'avait dit grand bien et je n'ai pas été déçu ; situé dans une improbable quasi-friche urbaine, ce musée d'art contemporain expose de très belles oeuvres et vaut sinon le voyage au moins un très large détour ne fût-ce que pour encourager une magnifique initiative (due sans doute à une Gauche progressiste et non ossifiée -  la Droite ne me semble pas prête à assumer un tel bonheur. Si je me trompe, écrivez-moi !). Je recommande tout particulièrement un travail de la jeune Shilpa Gupta (allez voir !).

 

Et donc, revenant sur cette bonne vieille autoroute du Nord, j'écoutais une émission d'Europe I où l'on avait réuni une brochette de commentateurs (y compris un bon vrai philosophe) sur la Crise de la démocratie. Loin de moi l'idée de dire que cette crise n'existe pas, et dimanche dernier une marche blanche a eu lieu à Bruxelles pour des raisons qui me laissent pantois et que Jean Quatremer a - à mon avis - bien comprises. Mais ce qui m'interpellait dans cette émission était surtout qu'il n'y avait autour du micro aucun intervenant un tant soit peu libéral et que tout tournait autour de la condamnation de l'affreux libéralisme (toujours ultralibéralisme, ça va sans dire). Et là, j'ai appris (après un exposé fatigué sur la différence entre le capitalisme entrepreneurial et le capitalisme financier) qu'un sondage avait placé la France comme le leader de la résistance au capitalisme : 33% des Français étaient pour la sortie du capitalisme contre, prenons un exemple, 3% des Chinois. Donc, un Français sur trois, comme plus tôt on nous assurait que deux (jeunes)Français sur trois rêvaient de devenir fonctionnaires...

 

Nous allons donc assister à un exode massif des Français vers Cuba ou la Corée du Nord ? Ah ha ! Ainsi, la Belgique, après que la Flandre aura acquis son indépendance, mettra enfin la main sur son voisin du Sud et acquerra la Tour Eiffel, le Trocadéro, le Grand Palais et l' Académie de Marcq-en-Baroeul !

 

On peut rêver...

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 23:11

(Antwerpen pour les puristes).

On sait qu'Anselm Kiefer est né en 1945, année zéro de l'Allemagne nouvelle, on sait aussi que c'est Joseph Beuys qui l'a persuadé de devenir plutôt un peintre (?) qu'un littéraire ou un philosophe. Mon (?) vient de ce qu'il est aussi un matiériste, et donc sculpteur en quelque sorte.

 

Certains, lecteurs entre autres autres de Beaux-Arts magazine, savent que notre immmmmense Pierre Sterckx considère Kiefer et Louise Bourgeois comme des fumistes et des imposteurs. Libre à lui de le penser, libre à lui de le (faire) publier, mais ce me semble un peu vain.

 

Il est vrai que l'aspect symbolique, métaphysique, conceptuel de Kiefer peut faire reculer, avec ses références constantes et soulignées à l'horreur nazie et allemande. Mais son questionnement constant "comment peut-on être Allemand, Juif allemand et faire encore de la poésie et de l'art ?", bien qu'il s'estompe dans le temps, reste très présent. Cela dit, je suis très peu impressionné par ses prétentions à son "enjuivement" et à la Kabbale, comme d'ailleurs le shamanisme de Beuys ne m'empêche pas de trouver ses oeuvres dérangeantes et belles. Degré zéro, sans doute. Ainsi, la Spiral Jetty de Smithson est une oeuvre forte et dérangeante, et le film qu'il en a tourné est lui-même une oeuvre d'art dérangeante et belle.

 

Et, je le reconnais, le symbolisme microcosme-macrocosme de Kiefer me fait un peu, comment dire ? suer. Mais la force qui sourd de ses installations, sa dure beauté tout simplement plastique efface un message parfois un peu naïf.

 

Très beau, très prenant. A voir.

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 21:35

Une fois de plus, je ne résiste pas au plaisir de présenter à mes amis lecteurs le site 'teepee-hugging' et New Age du Rainbow Gatherings... C'est merveilleux... A vrai dire, je ne pensais pas que ce genre de crétins existaient encore, mais à tout prendre ils sont innocents et inoffensifs. Ce qui n'est pas le cas d'un peu trop nombreux sites néo-nazis qui me font penser que la formule rebattue de Brecht sur la 'Bête immonde' n'a pas perdu de son actualité.

 

Gute Shabbes.

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 14:29

En 2007, Ian Dale a invité Ben Stewart de Greenpeace à un débat télévisé avec Dominic Lawson (le fils de Nigel "An Appeal To Reason - A Cool Look at Global Warming" Lawson) au sujet du RCAG ; que pensez-vous qu'il arriva ? Ben Stewart déclina poliment l'invitation dans une lettre qui précisait (entre autres) : "Notre politique, à Greenpeace est de ne plus participer à des débats avec des personnes qui n'acceptent pas la réalité scientifique du changement de climat anthropogénique" (merci à Donna).

 

On imagine mal plus grande arrogance, même de la part de Greenpeace - dont on sait qu'il n'en manque pas, pas plus qu'il ne manque de moyens (175 millions d'€ de revenus en 2005, plus d'un milliard et demi en 10 ans). Même le GIEC admet - certes du bout des lèvres - que l'origine anthropogénique est seulement (très) probable, mais encore de nombreux scientifiques valant bien ceux du GIEC (j'y reviendrai) sont loin d'être aussi convaincus. L'idée qu'il existe une vérité scientifique à laquelle il faut se plier car elle est décrétée en haut lieu est évidemment le summum de la pensée religieuse, celle de Greenpeace et des Ecolos diVerts et variés. La science est toujours en cours de recherche et de discussion ; on se souvient que dans les années 1890, la Physique n'attirait plus grand monde car il semblait qu'elle n'avait plus rien à se mettre sous la dent, sauf à ajouter quelques décimales par-ci par-là... Et je crois que c'est Poincaré qui pensait avoir "atteint le tuf". L'expérience de Michelson et Morley était une simple routine de confirmation entreprise sans enthousiasme (et pourtant, les équations de Maxwell étaient bien connues !). Plus près de nous, je me souviens d'un petit livre que j'ai dévoré étant enfant, La Terre ma Patrie (1947), de Pierre Rousseau - auteur d'innombrables vulgarisations intelligentes. Un chapitre qui m'avait passionné concernait l'hypothèse de Wegener sur la dérive des continents ; Pierre Rousseau explique toutes les mesures effectuées, les efforts considérables d'équipes qui se munissent d'instruments ultra-perfectionnés (pour l'époque) et qui travaillent durant des années pour conclure que, non, il n'y a pas de dérive des continents, simplement des petits mouvements de va-et-vient... D'ailleurs, mes cours de géologie à l'ULB ignoraient superbement la dérive des continents (on n'avait que les géosynclinaux à l'esprit), et notre manuel de Bellair et Pomerol (Collection U d'Armand Colin) le disait sans ambages : "Mais la plupart des postulats admis par Wegener n'ont pas résisté à un examen minutieux [...] la dérive généralisée des continents n'est plus guère admise aujourd'hui[...]".  

 

On pourrait continuer et donner des exemples dans quasiment tous les domaines ; c'est justement l'essentiel de la méthode scientifique de ne pas déboucher sur une science définitive, coulée en bloc et indiscutable : ce serait un dogme, et on sait combien Crick et Watson se sont mordu les doigts d'avoir utilisé ce mot sans en avoir bien saisi le sens...

 

 

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Published by cdc - dans sciences
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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 21:40

 

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Je l'avais déjà publiée, mais je la trouve trop belle pour ne pas la rappeler à mes lecteurs...

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Published by cdc - dans amusé
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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 13:50

Dans un post récent, Laurent Berthod s'était attaché à montrer que nombre parmi les adversaires acharnés du DDT sont des néo-malthusiens estimant finalement que la malaria est un facteur de contrôle de la population qui en vaut bien un autre. D'ailleurs, le Sida aussi, et le choléra, et la grippe espagnole itou, bref, vive les épidémies. Sauf que la malaria est assez facile à éradiquer (oui, le choléra aussi, mais passons) : d'abord un entretien des abords d'habitation (on n'imagine pas à quel point les vieux pneus "décoratifs" peuvent être calamiteux), une goutte de pétrole dans les mares et, bien sûr, le DDT.

 

J'avais à l'époque pointé la grande responsabilité de Rachel Carson et de ses thuriféraires dans le mauvais procès fait à une molécule salvatrice (et à vrai dire contre tous les "produits chimiques" pesticides), mais je ne m'étais pas rendu compte à quel point ce procès était truqué ; car il faut bien dire que Rachel Carson n'a pas hésité à mentir pour mieux faire passer ses idées. Quelques exemples, tirés d'un article datant de 2002 par J. Gordon Edwards, entomologiste :

 

- le DDT n'est évidemment pas plus toxique que l'arsenic ! Et je n'ai pas connaissance que l'arsenic soit carcinogène.

 

- Carson fait allusion à un "parc en Hollande" (sans autres références) infesté en nématodes. Il a suffi de planter des soucis pour tuer les nématodes et faire refleurir les roses... Touchante histoire tendant à prouver qu'il vaut mieux laisser pousser les adventices qu'utiliser des pesticides, car "d'autres plantes que nous éradiquons sans pitié pourraient avoir une fonction utile à la santé du sol". C'est, bien entendu, l'agriculture bio qui fait surface, c'est déjà la religion du naturel qui se montre.

 

- Carson mentionne les grandes épidémies de peste, de choléra, de variole, et estime que la nouvelle épidémie est celle des pesticides, en oubliant allègrement la malaria, le dengue, le typhus, la fièvre jaune, les leishmanioses, etc. qui justement peuvent être combattues de manière simple et très peu coûteuse par le DDT.

 

- Carson cite George Wallace, un ornithologue de la Michigan State University, qui pensait que des rouges-gorges sur le campus étaient morts d'avoir ingéré des vers de terre contenant du DDT, en omettant bien de dire que ce n'était arrivé que sur le campus et que les pelouses du campus avaient été traitées avec un fongicide à l'arsenic... Des essais de gavage de rouges-gorges au DDT ont permis de montrer que ces oiseaux n'étaient pas incommodés par le traitement.

 

- Carson cite une étude du Dr DeWitt sur les effets de plusieurs insecticides, dont le DDT, sur les cailles et les faisans, et conclut : "les cailles ayant ingéré du DDT durant toute la période de reproduction ont survécu et pondu un nombre normal d'oeufs fertilisés. Mais peu de ces oeufs ont éclos." Comme personne n'est allé voir l'article original paru dans l'obscur Journal of Agriculture and Food Chemistry, on n'a pas relevé les protocole de l'expérience, à savoir que les cailles recevaient 100 ppm de DDT par jour, que le taux d'éclosion dans la cohorte témoin était de 83.9% et dans la cohorte traitée de 75 à 80%. Voilà pour le "peu". Par contre, en ce qui concerne les faisans, à 50 ppm durant une année, les taux de contrôle sont de 57.4% et 80.6% chez les traités ! Le taux de survie des oisillons était de 94.8% après 2 semaines et de 89.7% après 8 semaines pour les contrôles, contre respectivement 100% et 93.3% chez les traités ! On ne sait trop si Carson ment ou n'a tout simplement pas lu l'article.

 

- Carson cite une étude de Rudd et Genelly en appui à sa description de la "maladie des faisans" qui arrive au printemps, "lorsqu'on plante le riz", sauf que l'étude ne portait nullement sur des faisans picorant dans les rizières, mais gavés avec du riz mélangé à 1.5% de DDT, un taux astronomique, bien plus élevé que celui qui est utilisé dans les rizières, contrairement à ce que Carson écrit. De fait, 5 faisans meurent avec les symptomes, 1 sans les symptomes, 7 survivent dont seuls deux montrent des symptome. Et Carson se garde bien de citer le deuxième partie de la conclusion des auteurs : "il est clair que les graines traitées au DDT sont ou peuvent être létales pour les oiseaux granivores. [Cette mortalité peut être complètement évitée en utilisant séparément les graines et le produit - phrase éliminée par RC].

 

On pourrait continuer, et rappeler que beaucoup de scientifiques ont nettement moins encensé le livre que les critiques littéraires et le public en général. On peut aussi se souvenir que son Maître biologiste William Hueper qui affirmait avec insistance qu'il n'y avait qu'un lien au mieux ténu entre fumer et contracter le cancer du poumon - jusqu'à dire qu'un tel lien était une invention, un complot des producteurs de pesticides... :

 

"1. The total epidemiological, clinical, pathological, and experimental evidence on hand clearly indicates that not a single but several if not numerous industrial or industry-related atmospheric pollutants are to a great part responsible for the causation of lung cancer.

2.While the available data do not permit any definite statement as to the relative importance of the various recognized respiratory carcinogens in the production of lung cancers in the general population, they nevertheless unmistakingly suggest that cigarette smoking is not a major factor in the causation of lung cancers or had it a predominant role in the remarkable increase ofthese tumors during recent decades.

3. In view of the fact that not only a great deal of the existing circumstantial epidemiological evidence but also pratically the entire factual and conclusive evidence available on exogenous respiratory carcinogens are either of occupational origin or point to industry-related factors, it would be most unwise at this time to base future preventive measures of lung-cancer hazards mainly on the cigarette theory and to concentrate the immediate epidemiological and experimentalefforts on this evidently overpropagandized and insufficiently documented concept." (*)

  

Quoi qu'il en soit, il ne peut y avoir aucun doute que le DDT présente d'énormes avantages sur d'autres insecticides. Sa toxicité est faible à très faible chez l'Homme, et son utilisation contrôlée notamment pour éradiquer la malaria est sans rivale. Ironiquement, c'est son coût très bas qui a sans doute permis son utilisation excessive... Mais pour certains tout insecticide ou pesticide est à proscrire, sauf peut-être les soucis des parcs hollandais...

 

(*) Merci à Matt Ridley

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 15:57

On peut légitimement se demander pourquoi la pensée climato-catastrophiste reçoit le soutien de tant d'acteurs politiques ; que les climatologues fassent une confiance aveugle à leurs modèles est assez compréhensible, mais que le plus (médiatiquement) célèbre d'entre eux aille jusqu'à prôner la dictature sans que quiconque hors les  pernicieux climato-sceptiques s'en émeuve est tout de même inquiétant. Les mesures RSS/MSU montrent certes des anomalies décennales, mais seulement de quelques centièmes de °K sur les 30 dernières années :

 

Start Time  

  Stop Time  

  # Years  

Global Trend

Channel TLT  

1979

2010-12

30+

0.163 K/decade

Channel TMT  

1979

2010-12

30+

0.099 K/decade

Channel TTS  

1987

2010-12

22+

0.008 K/decade

Channel TLS  

1979

2010-12

30+

-0.306 K/decade

(*)

et quand on parle de 2010 "année la plus chaude", c'est quasiment au centième de degrés près, sur une moyenne globale et annuelle ! Il est évident que cela n'a aucune signification - ou plus exactement si : les ENSO (El Niño et La Niña) sont très importants, et ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les gens de RSS/MSU : "For Channel TLT (Lower Troposphere) and Channel TMT (Middle Troposphere), the anomaly time series is dominated by ENSO events and slow tropospheric warming. The three primary El Niños during the past 20 years are clearly evident as peaks in the time series occurring during 1982-83, 1987-88, and 1997-98, with the most recent one being the largest", et de fait, il s'agit d'un pic d'un bon demi-degré, donc énorme :

 

sc Rss compare TS channel tlt v03 2

 

Il faut donc remettre les choses en perspective ; et quand on sort d'un blizzard, pourquoi aussi ne pas dire "l'année la moins froide" ? Et de toute manière, on sait que les fluctuations annuelles régionales de la température sont jusqu'à quatre ou cinq fois plus importantes que la moyenne globale, et cette variabilté doit en grande partie être indépendante de la moyenne globale, sinon cette dernière varierait bien plus. D'autre part, on m'a appris en métrologie qu'il fallait distinguer la précision, la justesse, l'exactitude et la reproductivité. Je remarque tout simplement que le calibrage des instruments de mesure des satellites MSU est assez aléatoire, et je cite : "The MSU and AMSU instruments were intended for day to day operational use in weather forecasting and thus are not calibrated to the precision needed for climate studies. A climate quality dataset can be extracted from their measurements only by careful intercalibration of the distinct MSU and AMSU instruments", sans douter que les scientifiques qui analysent les données fassent bien leur boulot. Mais il serait intéressant d'avoir des estimations sur les fourchettes d'erreur, qui se trouvent sans doute quelque part, mais je n'ai pu les trouver. Quand on parle d'une "année la moins froide", on cite la moyenne annuelle globale, mais encore évidemment faut-il dire +/- 0,n °K (et à combien de % d'erreur probable - quand il s'agit d'un problème aussi coûteux que la remédiation à un changement de climat, 10% n'est pas acceptable).

 

"Quand un problème comme le réchauffement global nous tourne autour depuis plus de vingt ans, de nombreux agendas se remplissent pour en profiter. Les intérêts du mouvement environnementaliste sont raisonnablement clairs, il s'agit d'acquérir plus de pouvoir, plus d'influence et plus de dons [d'argent]. Il en est de même pour les bureaucrates, qui voient le contrôle du CO2 comme leur rêve réalisé. Après tout le CO2 est le produit de la respiration. Les politiciens imaginent toutes les taxes possibles qui seront joyeusement acceptées puisqu'elles sont necessaires pour 'sauver' la planète. Mais ce n'est pas tout. Le cas ENRON (un producteur d'énergie texan qui a fait faillite) est exemplatif. Avant de se désintégrer dans un big bang pyrotechnique de manipulations malhonnêtes, ENRON était l'un des lobbyistes les plus actifs en faveur du protocole de Kyoto, espérant acquérir les possibilités de faire du trading de droits d'émission, et ce n'était pas une mince affaire : ces droits peuvent être estimés à un bon millier de milliards de dollars et les commissions se mesureront en milliards. Les hedge funds examinent de près toutes les possibilités, et le défunt Lehman Brothers en faisait tout autant. Goldman Sachs a fait du lobbying intensif pour le mécanisme de 'cap and trade' et s'apprête à y gagner des milliards. Ce n'est sans doute pas une coïncidence si Al Gore lui-même est associé à ce mécanisme. La vente des indulgences bat son plein avec des associations qui vous proposent de compenser votre bilan carbone, tout en reconnaissant parfois qu'une telle compensation est irréaliste. Les possibilités de corruption sont gigantesques. Archer Daniels Midland, la plus grosse firme américaine d'agrobusiness, est parvenue à faire passer une obligation de mélanger de l'éthanol à l'essence, avec comme résultat que la demande d'éthanol semble avoir contribué à l'augmentation du prix du blé, causant de graves dommages aux pays en développement (sans parler de la perte de performance des automobiles). Et il y a enfin la foule de personnes bien intentionnées qui ont accepté que des propagandistes les convainquent de ce que gober leurs sombres idées alarmistes sur le changement de climat dû à l'Homme prouvait leur intelligence et leur vertu. "

 

Cela, ce n'est pas de moi, c'est une traduction (rapide) d'un texte de Richard Lindzen. Je me permettrais d'ajouter qu'ici en Europe nous avons des partis politiques "verts" qui voient le RCAG comme du pain bénit pour combattre la technologie honnie et pour prôner un mode de vie simple et agreste...

 

(*) TLT : température de la basse troposphère, TMT moyenne troposphère, TTS limite troposphère/stratosphère, TLS basse stratosphère

 

 

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 16:59

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  Ulbrich, U. and M. Christoph (1999), A shift of the NAO and increasing storm track
  activity over Europe due to anthropogenic gas forcing, Clim. Dyn., 15, 551-559.

  Walter, K., U. Luksch, and K. Fraedrich (2001), A response climatology of idealized midlatitude thermal forcing experiments with and without a storm track, J. Climate,14, 467-484.

  Wiin-Nielsen, A. (1974), Vorticity, divergence, and vertical velocity in a baroclinic
  boundary layer with a linear variation of the geostrophic wind, Bound.-Layer
  Meteorol., 6, 459-476.  

 

Voilà, si l'on en croit un commentateur sarcastique de Laurent Berthod ce qu'il faut avoir lu pour comprendre que le réchauffement global conduit à un refroidissement d'une bonne partie de l'Europe et des USA. Tous les climatologues sérieux qui ont dit le contraire - à savoir qu'on s'orientait vers des hivers plus doux - n'ont sans doute pas lu tout cela, ou alors ils l'ont mal lu, et pourtant, ils sont nombreux ! Ainsi, en Grande-Bretagne, The Independent nous avertissait déjà en 2000 :

Snowfalls are now just a thing of the past

 [les chutes de neige appartiennent au  passé]

 

A la lumière des pluies exceptionnelles en Australie (dues évidemment au dérèglement climatique) j'attends avec impatience la liste des ouvrages m'expliquant comment le RCAG peut expliquer à la fois l'extrême sécheresse du Queensland et sa propension aux déluges. Ainsi, le Professeur Tim Flannery déclarait tout de go en 2007 :

"Over the past 50 years southern Australia has lost about 20 per cent of its rainfall, and one cause is almost certainly global warming. Similar losses have been experienced in eastern Australia, and although the science is less certain it is probable that global warming is behind these losses too........Desalination plants can provide insurance against drought. In Adelaide, Sydney and Brisbane, water supplies are so low they need desalinated water urgently, possibly in as little as 18 months. Of course, these plants should be supplied by zero-carbon power sources"

[Dans le 50 dernières années, l'Australie a perdu environ 20 % de ses précipitations, et une des causes est presque certainement le réchauffement global. Des pertes semblables ont été observées en Australie orientale, et, bien que ce soit scientifiquement moins certain, il est probable que le RG est en cause également dans ces pertes...] 

Et de manière non moins péremptoire, le David Jones, de l'Australian Bureau of Meteorology affirmait :

"It may be time to stop describing south-eastern Australia as gripped by drought and instead accept the extreme dry as permanent… “Perhaps we should call it our new climate,” said the Bureau of Meteorology’s head of climate analysis, David Jones. January 4, 2008
The only uncertainty now was whether the changing pattern was “85 per cent, 95 per cent or 100 per cent the result of the enhanced greenhouse effect

[il est sans doute temps de cesser de déclarer que le Sud-Est de l'Australie est frappé de sécheresse et temps d'accepter que cette sécheresse est permanente... Nous devrions l'appeler notre nouveau climat, a dit le climatologue en chef du Bureau de Météorologie, David Jones, le 4 janvier 2008. La seule incertitude qui reste est de savoir si ce changement était à 85, 95 ou 100 % causé par l'augmentation de l'effet de serre]”

La précision du pourcentage laisse rêveur... Notez que cela a eu des retombées assez dramatiques, les autorités australiennes étant obsédées par la siccité absolue prédite par les experts (et aussi, semble-t-il à cause de certaines speculations immobilières) n'ont pris aucune précaution en cas de pluies intenses (et n'oublions pas que la "pluie de cent ans" est une pluie qui a 1% de chance de tomber à une chaque année donnée, ce qui n'est pas du tout la même chose), comme aménager les barrages, éviter de construire en zones inondables, etc. Bref, le foutoir habituel.(*)

 

Mais ce n'a évidemment pas empêché notre Al (doigt-dans-l'oeil) Gore de décréter à Jakarta que les inondations en Australie étaient le signe évident du RCAG... Une fois encore, la météo n'est pas le climat, sauf quand ça arrange Al Gore et consorts.

 

(merci à Bishop Hill)

(*) précision ultérieure : juste après les remontrances de Flannery et de Jones, il y a eu plusieurs années de pluies torrentielles... dues également bien sûr au "dérèglement climatique"...

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 14:48

Eh bien, il semble donc acquis que les 5 millions de barils déversés dans le Golfe du Mexique aient réellement disparu, avidement boulottés par des myriades de bactéries gloutonnes et peut-être un peu aussi grâce aux sept mille mètres cubes de dispersant utilisés. Ce n'est donc pas la plus grave catastrophe écologique de tous les temps, les dégâts ont finalement été assez minimes, et après tout, cinq millions de barils, c'est tout juste ce que consomment les USA en... six heures... Et les pêcheurs de la côte ont presque tous de la famille qui travaille pour les pétroliers, alors ils ne sont pas chauds du tout pour un moratoire sur les forages en eau profonde.

 

Ce qui ne veut évidemment pas dire qu'il faille faire comme si ça n'avait jamais existé ! Mais, une fois de plus, derrière chaque norme de sécurité, on trouve des cadavres.

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 15:27

Je l'ai dit et redit, je ne suis pas un "climato-sceptique" mais plutôt un "climato-agnostique", et plus précisément un "lukewarmist", tiédiste en bon français ; il suffit de relire les posts les plus anciens de ce blog pour voir mon évolution de pensée. Certes, j'ai toujours considéré le protocole de Kyoto comme de la foutaise et pareil pour l'inénarrable principe de précaution ; mais je n'avais aucune raison de mettre en doute les conclusions du GIEC, au moins dans son WG1, ni les travaux de Mann. Cependant, en voyant l'abominable An Inconvenient Truth, je me suis rendu compte que quelque chose clochait dans cette affaire. Impossible de trouver une référence discordante dans la Presse francophone (les journalistes "scientifiques" étant tous des fans du GIEC), il fallait donc trouver ailleurs, mais où ? Pas chez les Amerloques, bien sûr, puisque tous les anti-GIEC étaient notoirement stipendiés par les pétroliers (Bush tout le premier, qui était pourtant un partisan enthousiaste des bio-carburants, mais peu importe ce genre de contradictions, c'est bien connu, Bush était de toute manière coupable de tout et son contraire), des piliers de l'extrême droite (on ne sait rigoureusement rien de Loughner, mais à lire une certaine Presse il est établi qu'il était Tea Party et climato-sceptique) ou des malades mentaux (j'ai entendu tout récemment un ancien journaliste de la RTBF maintenant professeur de journalisme, Jean-Jacques Jespers, affirmer exactement cela pour justifier qu'il était inutile de donner la parole aux contradicteurs du GIEC).

 

Bien entendu, il y a des C-S qui sont intéressés/d'extrême droite/lunatiques, mais on fait vite le tri. Et on découvre assez rapidement que même des gens très sérieux et plutôt pro-GIEC (vous voyez ce que je veux dire) émettent des réserves, et notamment sur les conclusions du WG2. Il est vrai que très souvent les sceptiques anglo-saxons sont issus de ce qu'on appelle la droite - Républicains et/ou libertaires, ces derniers subodorant à tort ou à raison (et à mon avis, tout à fait à raison) que le GIEC est une machine politique destinée à justifier de futures législations répressives, et il n'est que de voir les appels au meurtre lancés par Hansen, Monbiot et autres zélotes pour comprendre. D'ailleurs Jim Hansen vient de le déclarer : la 'démocratie' américaine est incapable, il faut un régime à la Chinoise pour sauver l'humanité, eh oui ! D'autre part, il faut reconnaître que dans sa course à l'échalote avec les écolos, la Gauche européenne a renié toutes ses généreuses (et parfois naïves, c'est vrai) croyances au "Progrès", mot absolument tabou aujourd'hui (sauf quand on se dit "progressiste", mais ce n'est jamais qu'une contradiction de plus). Le PS et le PC (pour ne pas parler des plus ultras) sont plus verts que les Verts, et comme ils ont tout de même vissée au corps la propension à tout réguler par l'Etat, on peut se méfier.

 

Parmi les C-S, il y a des climatologues (ou plus précisément des climate-modelers) de renom, des météorologues, des physiciens, etc. Libre à Jean-Jacque Jespers d'estimer que Claude Allègre est un demi-fou, mais ce n'est pas mon point de vue, et quand je lis ce qu'a écrit Freeman Dyson :

 

"My first heresy says that all the fuss about global warming is grossly exaggerated. Here I am opposing the holy brotherhood of climate model experts and the crowd of deluded citizens who believe the numbers predicted by the computer models. Of course, they say, I have no degree in meteorology and I am therefore not qualified to speak. But I have studied the climate models and I know what they can do. The models solve the equations of fluid dynamics, and they do a very good job of describing the fluid motions of the atmosphere and the oceans. They do a very poor job of describing the clouds, the dust, the chemistry and the biology of fields and farms and forests. They do not begin to describe the real world that we live in. The real world is muddy and messy and full of things that we do not yet understand. It is much easier for a scientist to sit in an air-conditioned building and run computer models, than to put on winter clothes and measure what is really happening outside in the swamps and the clouds. That is why the climate model experts end up believing their own models"

 

je me dis que si l'on commence à confondre pensée originale avec semi-démence, on ouvre une sacrée boite de Pandore.

 

Quoi qu'il en soit, la grande majorité des C-S admettent que le globe se réchauffe "globalement, en moyenne" (ce qui tout de même, ne veut pas dire grand'chose, mais passons), et ceci depuis quelques siècles. La part de l'industrie humaine dans ce réchauffement est, pour eux, très difficilement quantifiable, négligeable pour les uns, modérée pour d'autres. Les modèles de circulation globale sont très critiqués par ceux qui les connaissent, la courbe de Mann a été passée au crible et est franchement démonétisée, le réchauffement se fait de manière chaotique, avec des épisodes de refroidissements etc. etc.

 

RSS MSU Lower Troposhere Global Mean Temperature

 

Et chaque fois qu'il y a un épisode catastrophique, c'est évidemment la faute au RCAG - il y a 10 ans la sécheresse, aujourd'hui les pluies diluviennes. Si vous exprimez des doutes, on vous somme de vous taire. E così via...

 

Mais pour un "climato-agnostique" (la qualification n'est peut-être pas heureuse), il n'y a pas de parti à prendre : on constate les discordances, on se méfie tout de même un peu de la vérité officielle, et spécialement les Executive Summaries du GIEC, qui ne sont que des discours politiques simplifiant à outrance les rapports des Working Groups, ces derniers étant eux-mêmes assez suspects - au moins pour les WG2 et 3, dont on a pointé les erreurs grossières et les exagérations ridicules reposant sur des documents de militants. De même, quand on a un peu regardé les dessous du Climategate, on se doit d'être réservé, et même des convaincus le reconnaissent. Bien entendu aussi, on se prend à sourire quand les tenants à tous crins du réchauffement anthropogénique global passent de "réchauffement climatique" à "dérèglement climatique", et pour ceux d'entre nous qui ont connu l'époque, on se souvient des imprécations des années '50 et '60 sur les "bombes atomiques qui bousillent le climat"... Il n'y a évidemment jamais eu et il n'y aura jamais (enfin... disons dans un avenir prévisible, car quand le Soleil aura explosé...) de climat stable, "réglé". C'est comme cette croyance ridicule qu'il y a un biotope optimal - le climax -  (que, cela va sans dire, l'Homme a totalement fichu en l'air) que le premier écologiste (un vrai, pas un écolo) venu vous torpillera illico.

Simplement, il faut s'y résigner : la teneur de CO2 va continuer à croître, et prétendre comme le fait Hervé Kempf (et nombre d'autres !) que les pays développés vertueux peuvent faire de gigantesques économies d'énergie (sans passer au nucléaire, évidemment ! Le nucléaire, c'est sale !) , c'est, une fois de plus une pensée debisou.jpg

et rien d'autre (*). Et il n'y a aucune raison de penser que les Chinois, les Brésiliens, les Indiens et tutti quanti vont se résigner à rester pauvres, ils vont consommer de plus en plus d'énergie et cela signifie aujourd'hui et pour longtemps encore, une dépendance aux hydrocarbures. Le réchauffement global moyen est probable, l'évolution du climat certaine, il faut donc s'y préparer, comme l'Homme s'est adapté aux périodes glaciaires et interglaciaires en modifiant sa technologie. Quoi qu'en disent certains (et même beaucoup !), le CO2 n'est pas du tout un polluant, et l'"acidification" des Océans n'est nullement la catastrophe que certains annoncent. Après tout, la Terre a connu des températures et des taux de CO2 extrêmes, c'est bien connu, mais si vous le dites, attendez à ce que quelqu'un objecte immédiatement : oui, mais pas aussi rapidement ! Les plantes et les animaux n'auront pas le temps de s'adapter !

Ceci n'est pas le Cocktail Conversation Guide to Global Warming (par ailleurs fort bien fait et très équilibré), ni le Guide des dîners en ville mais il est tout de même bon de savoir que cette objection est sans valeur : 

- Si, il y a eu plusieurs variations de températures de grande amplitude (une petite dizaine de °C) et très rapides (augmentation en une cinquantaine d'années et refroidissementplus lent), les transitions Dansgaard-Oeschger - qui, à ma connaissance, ne trouvent pas place dans les modèles de circulation globale, puisqu'on en ignore jusqu'à la cause ; et notons aussi que ça ne se passait pas dans le précambrien, non, c'était il y a quelques dizaines de milliers d'années, avec tout l'équipement animal et végétal que nous connaissons aujourd'hui - et sans extinction apparente.

- Et, oui, le vivant peut évoluer et s'adapter très rapidement ; le temps est bien loin où l'on croyait que l'évolution se traînait (sauf cas exceptionnels ; on connaît la controverse célèbre sur les papillons de Manchester).

Or, le GIEC nous parle d'une augmentation de température de 0,03 °C par an - et entre 1975 et 2000, l'augmentation moyenne de température a été de 0,02 °C/an et l'Index de Développement Humain (HDI) a crû dans presque tous les pays. Où peut-on aller chercher qu'il existerait une température "idéale" ? Dans un milieu ouvert en constant déséquilibre, cela n'a évidemment pas de sens, c'est comme le biotope "optimal" en équilibre parfait auquel je faisais allusion - ne le cherchez pas, il n'existe que dans les contes de fées.

 

Ah oui, pour terminer un post un peu long, j'ai appris par Bishop Hill qu'en Australie, "réchauffement climatique" était, comme ailleurs, devenu "dérèglement climatique" mais était en cours de devenir "climate challenges" - les défis climatiques. Eh oui, pas mal...

 

(*) Entendons-nous bien : la course à l'efficacité ("efficiency") n'est pas nouvelle. Nos voitures consomment bien moins que celles de nos parents. De 1980 à 2005, la consommation énergétique par dollar constant de PNB a chuté de 40 % (http://www.eia.doe.gov/oiaf/aeo/ppt/fig004.ppt) :

 

  USEnergy

Mais quand l'administration Obama parle d'une réduction de 80 % à l'horizon 2050, il s'agit d'une absurdité patente.

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