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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 08:40

Oui, 25 ans, si vous ne le savez pas, c'est que vous êtes sourd et aveugle. On ne compte plus les célébrations journalistiques, radiophoniques et télévisuelles, y compris évidemment à notre chère RTBF, dont un journaliste a même consacré un livre à l'événement - inutile de dire qu'il passe son temps à répondre aux questions de ses confrères et à faire la promotion de son ouvrage. Et, lors d'une émission assez longue, il avait fait intervenir un de ses informateurs principaux, qui était censé être un expert et qui l'était peut-être, mais qui en sortait cependant de lourdes. Tout ce qui était estimations "officielles" était balayé - non pas seulement celles émanant du gouvernement soviétique, ou russe, ce qui serait évident, mais même de toute autre institution comme la Royal Academy of Engineering, l'OMS et les diverses Académies des Sciences, qui tablent sur une dizaine à une vingtaine de milliers de morts "attribuables". Non, explique Marc Molitor, le journaliste, parce qu'on ne veut comptabiliser que les morts directement attribuables, scientifiquement démontrées - ce qui est évidemment faux, le nombre de morts directs étant exactement connu : 28 personnes mortes d'irradiation aiguë et 15 cancers mortels de la thyroïde. Tous les autres chiffres sont des extrapolations statistiques ; mais bien sûr, on préfère le sensationnalisme et la peur viscérale des radiations. Ah, mais, vous ne voyez que les cancers, tandis que les médecins ukrainiens voient plein d'autres maladies, et on ne les prend pas au sérieux, ajoute l'expert, qui préfère évidemment les anecdotes de valeureux médicastres provinciaux aux travaux suspects d'épidémiologues sataniques. Un article d'E. Cardis et al. paru en 2006 peut être plus pessimiste que l'OMS et annoncer 16.000 cancers de la thyroïde et 25.000 cancers divers à l'horizon 2065, tout en précisant que ces chiffres surnagent dans plusieurs centaines de millions de cancers sur la même période (on parle bien prévalence, pas de morts, estimées à une quinzaine de milliers), qu'importe : c'est évidemment Greenpeace, les Amis de la Terre (quel nom stupide !) ou les autres anti-nucléaires qui ont raison en annonçant jusqu'à près d'un million de morts ! Pour le reste, je vous conseille, si vous ne l'avez déjà fait, de lire le chapitre 5 du livre de Kervasdoué, Les prêcheurs de l'apocalypse, ouvrage chaudement recommandé !

 

C'est vrai, M. Molitor, 25 ans plus tard, on reste dans le déni. Mais le déni de quoi ? Les épidémiologues, tous vendus au nucléaire ? Et il faudrait faire confiance aux statisticiens du Belarus qui parlent froidement de 270.000 cancers, pas moinsse... Mais il est vrai qu'il y a des dommages et intérêts en jeu !

 

Cela dit, il n'est évidemment pas question de traiter tant de morts à la légère - la responsabilité de l'Union Soviétique est écrasante et un tel accident en dit long sur la nature du régime. On fait aujourd'hui comme si Japon = URSS en feignant d'oublier la catastrophe sismique, et j'entendais encore ce matin Olivier Deleuze, notre paléo-écolo, annoncer de sa belle voix tribunicienne que les économies d'énergie pouvaient être énormes, et que, donc, on n'avait pas besoin du nucléaire. Interrogé sur la nature de ces économies d'énergie, il précisa : mais, par exemple, dans les bâtiments ! Ah bon ? On chauffe beaucoup à l'électricité, en Belgique ? Ou alors, on supprime les ascenseurs ? Et la pompe à chaleur préconisée par tout bon écolo, on la fait marcher avec une éolienne ?

 

Je préciserai pour finir que je ne suis nullement inconditionnel du nucléaire. Mais pour l'instant, je ne vois pas d'alternative, sauf à attendre une assez hypothétique fusion, d'ailleurs farouchement combattue par les écolos.

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:07

Il y a quelque temps, j'ai reçu un tweet me dirigeant vers un blog du Monde :

http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/04/04/plus-de-petrole-dans-50-ans-previent-hsbc/

et donc, comme le dit le lien, selon HSBC il n'y aura plus de pétrole dans 50 ans. Peut-être, mais j'avais moi-même remarqué dans le même blog que http://petrole.blog.lemonde.fr/2010/11/04/pas-de-pic-petrolier-en-vue-selon-natexis-sur/ autrement dit, selon Natixis il n'y a pas de pic pétrolier en vue.

 

Qui croire ? Un problème majeur dans cette affaire vient du fait que les "experts" qui s'expriment sont très souvent intéressés, dans un sens tout à fait général : si vous travaillez pour Exxon ou pour BP, et même si vous êtes un parangon de vertu, il vous sera très difficile d'être impartial. Et si vous ne travaillez pas pour une compagnie pétrolière, d'où tiendrez-vous votre expertise ? HSBC ou Natixis sont des banques, elles placent et vendent ; et je n'ai jamais été persuadé que les experts des banques fussent des parangons de vertu, eux...

 

A vrai dire, j'ai entendu cette antienne depuis un certain temps, déjà lors du "choc pétrolier" de 1973 et même avant. Robert Bryce rappelle opportunément que les sombres prédictions sortent régulièrement et que, curieusement, on n'en a chaque fois que pour une dizaine d'années de répit. En 1914, le Bureau des Mines des Etats-Unis prédit l'épuisement dans les dix années à venir. En 1939, c'est au tour du Département d'Etat d'annoncer que c'est pour dans 13 ans ; il révise son diagnostic en 1951 et remet l'inévitable à 13 ans à nouveau. En 1972, l'inénarrable Club de Rome annonce la fin du pétrole pour 1992 et celle du gaz naturel pour 1993. Bien sûr, l'inévitable Ehrlich proclame en 1974 que c'est pour le prochain quart de siècle. Et dans les années '80, Colin Campbell prévoit le pic vers 1989.

 

Il ne fait aucun doute que ce pic est déjà arrivé dans certains champs, et d'autres sont épuisés. Mais le pic "global" ? On découvre régulièrement de nouveaux champs, certes plus difficiles et/ou coûteux à exploiter (voir la catastrophe du Macondo). Encore une fois, comme avec Fukushima, il faudra sans doute se résigner à un véritable renchérissement du prix de l'énergie. En attendant, je continue à me méfier des marchands de peur (qui, eux mêmes, appellent les sceptiques comme moi les Marchands de doutes - j'avoue que ça me plairait bien de me faire payer, mais je n'éprouve aucune honte à semer le doute...).

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 08:57

L'original de ce feuilleton, the Cocktail Conversation Guide to Global Warming, peut être consulté ici (en anglais)

 

 

 

Le climat terrestre n’a-t-il pas alterné dans le passé entre des âges glaciaires et des périodes de réchauffement ?

 

Oui. Le climat change constamment. Il est resté relativement constant depuis environ 10,000 ans, mais les températures ont, elles, changé de manière significative. Il y a mille ans, lorsque les Vikings se sont installés au Groenland, le climat était plus chaud que maintenant et l’agriculture était riche en Ecosse et en Norvège, où le froid actuel ne le permet plus. Malgré l’incertitude considérable sur la manière dont le climat varie de façon décennale ou séculaire, ou sur la cause de ces changements, certains scientifiques ont simplement décrété qu’aujourd’hui, c’est l’Homme qui contrôle le climat.

 

Les émissions humaines (anthropogéniques) de CO2 contribuent-t-elles au réchauffement global ?

 

Oui, mais on ne sait pas de combien. La vapeur d’eau et les nuages sont responsables de 90% de l’effet de serre naturel. Un doublement du CO2 atmosphérique tel qu’il pourrait se produire à la fin de ce 21e siècle, n’augmenterait l’effet de serre que de 3%. Bien que tous les scientifiques estiment qu’une telle influence directe n’amènerait qu’un faible réchauffement, la crainte existe que le système climatique y réponde par une diminution de la couverture nuageuse et une augmentation de la teneur atmosphérique en vapeur d’eau, ce qui amplifierait grandement le réchauffement. Cette amplification est ce qu’on appelle un « feedback (ou rétroaction) positif », et tous les 21 modèles climatiques du GIEC incluent aujourd’hui un tel feedback.

Mais les mesures globales par satellite, le rayonnement solaire réfléchi par les nuages et la radiation infrarouge rayonnée par la Terre, tout cela indique que l’effet combiné des nuages et de la vapeur d’eau pourrait en fait réduire le léger réchauffement global et non l’amplifier. Ce serait donc un feedback négatif. Que ce feedback, cette rétroaction, soit positif ou négatif est la question la plus importante faisant l’objet de recherche climatique actuelle.

Même si l’Homme est sans doute la source principale de l’augmentation de CO2 à long terme, les sources naturelles (en entrée comme en sortie) de CO2à la surface de la Terre sont en moyenne près de 20 fois plus élevées que celle de la contribution humaine. Les changements naturels dans la circulation océanique et l’activité biologique sur terre et sur mer ont de manière certaine un impact aussi grand que les émissions humaines sur l’élévation annuelle de température. Mais de la même manière que certains scientifiques supposent qu’il n’y a pas de changement à long terme dans la couverture nuageuse qui cause le réchauffement global, ils supposent aussi qu’il n’y a pas d’augmentation naturelle à long terme du CO2.

 

Que savons nous du climat du futur ?

 

Nous n’en savons rien. Les prédictions du climat futur viennent de modèles informatiques qui sont des approximations très incomplètes du système climatique réel. Ces modèles se fondent sur des suppositions sur le fonctionnement de la machine climatique et traduisent ces suppositions dans des modèles mathématiques de cette machine. Mais de nombreux processus – les nuages, les précipitations, la circulation océanique, les effets solaires [et le « carbone noir », c’est-à-dire les particules émises par la combustion - cdc] ne sont pas bien connus et ne peuvent être modélisés avec précision. Les prédictions de changement climatique futur sont des hypothèses, pas des faits scientifiquement établis.

Les scientifiques du GIEC insistent sur le fait que les modèles climatiques ne peuvent pas reproduire les évolutions observées au XXe siècle si l’on n’inclut pas les effets humains, mais cette position est faible. Ainsi, nous n’avons pas de mesures de la couverture nuageuse à long terme et ne pouvons donc pas savoir si des changements naturels de cette couverture aurait pu causer des épisodes de réchauffement et de refroidissement [à noter que les nuages de haute altitude – cirrus – ont tendance à réchauffer la Terre, tandis que les nuages bas et noirs – stratus – ont l’effet inverse – cdc]. De même, pour expliquer les températures globales moyennes de ces 100 dernières années, les modèles doivent être manipulés pour tenir en compte les effets des aérosols d’origine humaine dans l’air (poussières, sulfates, etc.) qui refroidissent l’atmosphère parfois durant des décennies et inversent l’effet de réchauffement des GES humains – ce qui est une procédure assez discutable pour ne pas dire plus.

En somme, les modèles climatiques sont des outils de recherche et ne sont pas à utiliser pour dicter la politique de notre économie future.

 

 (à suivre)

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 08:47

Il y a quelque temps, le GeorgeMarshall Institute a publié un opuscule très amusant, le Guide des conversations de cocktail sur le réchauffement climatique. Il n'existe malheureusement qu'en anglais, mais je compte vous en donner une traduction française, et ce post sera le premier épisode.

 

Mais tout d'abord un mot concernant ce Marshall Institute (GMI) : c'est, à n'en pas douter, un think-tank plutôt conservateur (dans les sens US du terme), et comme tel vomi par les marchands de peur du type Naomi Oreskes et très critiqué dans l'édition US de Wikipedia. Le mantra du GMI est de considérer les faits scientifiques, et ce avec un oeil critique ; dès lors, oui, les chiffres publiés sur le tabagisme passif méritent d'être discutés, voire réfutés. Dès lors, oui, l'interdiction du DDT ne semble nullement justifiée. Dès lors, oui, le rôle du CO2 anthropogénique dans l'évolution climatique doit être discuté. Il faut dire que le GMI a eu l'audace d'écrire que l'Union soviétique était, à l'époque, une "menace militaire" (a military threat) ; il va de soi qu'une telle scandaleuse contre-vérité discrédite totalement le GMI.

 

Quoi qu'il en soit, le GMI publie des textes inspirés par ceux que Wikipedia appelle des contrarians, comme McKitrick, McIntyre et Lindzen, excusez du peu. Je ne peux m'empêcher de faire le lien avec le petit reportage entendu ce matin à la RTBF, ou un journaliste présentait son livre sur Tchernobyl. Là, curieusement, les agences internationales étaient accusées de tous les maux et les indépendants du type CRIIRAD (ou Greenpeace, notoirement impartial) qualifiés de "rebelles", oui, vous savez, comme ceux de Tunisie, d'Egypte ou de Libye... Mais pour ce qui est du climat, le GIEC parle d'or et les dissidents sont plutôt affublés de l'étiquette infâmante de "négationnistes". Magie des mots !

 

Le guide de la conversation de cocktails sur le

Réchauffement global

 

Introduction

 

Les gens discutent de tout aux cocktails, et parfois, quand la conversation devient un peu ennuyeuse, on parle du réchauffement global et des dangers qu’il fait peser. Le Président Obama et le Parlement estiment que c’est une menace grave qui justifie des limites très strictes sur le dioxyde de carbone (CO2) et autres gaz à effet de serre (GES).

 

Pour savoir s’il s’agit réellement d’une grave menace, il faut au moins savoir quelques données de base. Voici les réponses à des questions souvent entendues à propos du réchauffement global.

 

N’y a-t-il pas un consensus scientifique sur le réchauffement global causé par l’Homme (anthropogénique)

 

Non. Les activités humaines, comme par exemple brûler des combustibles fossiles pour avoir de l’électricité personnelle et industrielle, les changements de paysage comme nos cités modernes et une agriculture à large échelle, tout cela a un impact certain sur l’environnement, mais à quel point cela peut changer le climat fait l’objet de nombreux débats.

Ce qu’on appelle « consensus » se réfère généralement aux rapports sur le climat publiés tous les cinq ans par le Groupe intergouvernemental sur l’étude du climat (GIEC) des Nations-Unies. De nombreux scientifiques participent aux recherches étudiées par le GIEC, mais les résumés interprétant les faits scientifiques sont très majoritairement édités et écrits par des représentants des gouvernements. La Presse s’empare de ces résumés et leurs sombres prédictions sans mentionner les importantes incertitudes et restrictions.

 

La Terre se réchauffe-t-elle ? Comment le savoir ?

 

Ce n’est pas récent et ce n’est pas précis. Bien que les émissions de GES   ]Gaz à Effet de Serre] ont augmenté constamment au cours de la deuxième moitié du 20e siècle, la température globale de surface n’a pas augmenté depuis environ 1998. Depuis la fin du 19e siècle, la température moyenne de la surface du globe aurait augmenté d’environ 0,6 °C, ce qui est au moins en partie, une augmentation naturelle après le « petit âge glaciaire », une période de froid globale ayant duré en gros du début du 15e siècle au début du 19e. Le changement de température précis est inconnu, les températures n’ayant pas été mesurées avec précision dans de vastes parties du monde et durant une période suffisamment longue. Mêmes aux Etats-Unis, la précision des données de température peut être mise en question, de nombreuses jauges étant placées dans des endroits provoquant une tendance au réchauffement des lectures, la végétation naturelle étant remplacée par une urbanisation croissante.

D’autre part, la température au sol n’est sans doute pas la meilleure mesure de la température de la Terre. Les océans – qui représentent cependant 75% de la surface terrestre et certainement 99% du contenu de chaleur du système climatique – n’ont fait l’objet de mesures systématiques que récemment. Ces mesures n’ont montré qu’une faible ou nulle élévation de température dans les années récentes. Les mesures de température par satellites montrent un léger réchauffement, mais moins élevé que les mesures publiées par le GIEC.

 

 (à suivre)

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 17:54

Et en 2010, s'il vous plaît. Enfin, c'est du moins ce que prévoyait le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (oui, celui-là même qui pilote le GIEC) en 2005, et même qu'il avait publié une belle planisphère sur son site, allez la voir, ça vaut le coup ! Ah oui, vous tombez sur "Error 404-Page Not Found". Comme c'est bizarre... Et, comme par enchantement, la carte et les références ont disparu ! Tout comme les cinquante millions de réfugiés climatiques, d'ailleurs... Mais leurs informaticiens devaient être fatigués, et ils n'ont pas remarqué que l'image effacée gardait ses références et qu'on peut les retrouver ici :

 

50millions

 

Et, hélas, que toutes les zones annoncées comme devant fournir des millions de réfugiés ont par contre vu leur population augmenter très sensiblement ces dernières années...

 

Bien sûr, les braves gens du PNUE avaient un peu oublié qu'il existait des outils comme Google Cache ou waybackmachine pour se souvenir de ce qui avait été publié sur le Web...

 

Et il faudrait donc les croire dans leurs prévisions apocalyptiques ?

 

Je reste un peu sceptique, mais je le répète : un peu sceptique.

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 00:29

J'y pensais en voyant hier (eh oui, pas aujourd'hui) une palette de cannettes de bière sans alcool proclamant fièrement "Naturally brewed". Et j'avais trouvé avant-hier une confiture se réclamant d'une "cuisson naturelle". Diable ! Auraient-ils cuit la confiture sur des feux de forêt ou sur des torrents de lave ?

 

Suspense insoutenable...

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 08:58

On tourne donc la page Gbagbo, tout au moins provisoirement, car rien n'est encore vraiment réglé. C'est à présent au tour de Ouattara de se sucrer et de garnir son compte en Suisse. Mais au moins on peut espérer un début de résolution au problème des "burkinabés" en Côte d'Ivoire. Ce sera sans doute long... Ce qui m'étonne tout de même un peu, c'est la mâle détermination française à casser du Gbagbo-coup-d'Etat et son silence total sur le petit snotneus de Rajoelina. Il est vrai que les 9 morts de Bouaké en 2004 valent bien plus que les Sukhoi, et le blanc-seing accordé par Bernard Kouchner (ah, celui-là...) à Gbagbo n'avait de valeur que diplomatique.

 

 J'ai donc, Côte d'Ivoire en cause, passé du temps devant la télé ces derniers jours et j'ai donc dû me farcir les inévitables concerts de malinformation autour de Fukushima, à croire que la catastrophe du Japon se résume à ça. Certes, ce n'est pas un incident quelconque et il faudra en tirer les leçons (pour moi, la principale étant de ne pas construire une centrale à côté de la mer dans un pays de tsunami. D'après ce que j'en ai entendu, la centrale pouvait étaler des vagues de 5 m mais manque de chance, elles ont atteint 6.5 m. Rideau. Par contre, l'autre centrale à quelques km de là s'est arrêtée tout à fait régulièrement), mais c'est un tout petit peu crispant de voir se succéder des "experts nucléaires" indépendants et autoproclamés - dont bien sûr les inévitables du CRIIRAD - et jouer les Philippulus. Il y a deux ou trois jours, je voyais un reportage sensationnel de deux journalistes qui avaient bravé les interdictions et s'étaient introduits dans la zone interdite autour de la centrale, bien sûr munis de dosimètres et de compteurs Geiger qui faisaient un bruit glaçant d'effroi (*). On voyait des chats, des chiens, des vaches gambader dans les prairies et dans les rues abandonnées ; ils n'avaient pas été foudroyés, ils avaient l'air de bien se porter, mais évidemment ils ne tarderaient pas à crever dans d'atroces souffrances, comme les centaines de milliers - voire millions - de Japonais contaminés. Lorsqu'ils sont arrivés en vue de ce qui restait de la centrale, un chiffre apparut en incrustation sur l'image : 107 µSv/h (pourquoi un flux, on peut se le demander, mais peu importe). La voix grave et dramatique du commentateur annonça alors que les journalistes décidèrent de rebrousser chemin car - il l'a dit, je le jure ! - à cette dose, trois heures d'exposition correspondaient à une radio des poumons...

Chacun sait qu'une radio des poumons (ou du foie, ou du genou) est, sinon mortelle, du moins extrêmement risquée, et le commentateur devait donc avoir les larmes aux yeux devant tant d'héroïsme. Comme devant celui des liquidateurs, dont j'avais entendu dire par un des experts du CRIIRAD que ce n'étaient pas à eux de se sacrifier, mais aux tenants du nucléaire, qu'on devrait envoyer à leur place... Ce terme de liquidateurs étant d'ailleurs servi à la louche pour faire le lien avec Tchernobyl, lien bien évidemment totalement falsifié.

 

Je citerai tout de même quelques chiffres sur ces fameux Sieverts (dans ma jeunesses, on parlait de rems) dont se gargarisent les journalistes :

 

- mammographie : 3 mSv

- CT scan thoracique : 6 à 18 mSv

- dose maximale admise par la Commission internationale sur la Radioprotection pour un "liquidateur" : 500 mSv

- dose maximale admise par la Commission internationale sur la Radioprotection pour un "liquidateur" sauvant des vies humaines : 1000 mSv

 

On trouvera des chiffres un peu partout, mais j'aime particulièrement ceux de la BBC.

 

Pour ce qui est du nucléaire en général, je me borne à Jancovici, qui est peut-être la bête noire de certains mais qui est tout de même incollable dans son domaine d'expertise, à savoir l'énergie.

 

(*) qu'il soit bien entendu que je ne me moque nullement des journalistes ; ils prenaient de vrais risques, au moins le leur avait-on dit.

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 13:34

Ici, c'est un adorable village suisse, très beau, très propre, les voitures sont bannies et remplacées par des voiturettes électriques (par ailleurs assez dangereuses étant donné qu'il y en a tout de même beaucoup et qu'elles sont très silencieuses - heureusement, les conducteurs sont prudents).

 

Tout ici, comme un peu partout en Suisse, respire (et proclame !) l'écologie. Peu importe évidemment que les Snow Cats fassent leur petit ballet nocturne et que l'Allalinhorn soit éclairé les nuits de week-end, ce qui compte, c'est l'image qu'on se donne. Ainsi dans le mode d'emploi du chalet, il est bien indiqué que pour des raisons écologiques, le lave-linge et le sèche-linge ne peuvent être utilisés de telle à telle heure. Quelles sont ces raisons ? Ecologiques, vous n'en saurez pas plus, ça doit vous suffire. On aimerait quelques explications, mais non, vous n'en aurez pas, les powers-that-be, poderes fácticos, ont estimé que vous ne pourriez pas les utiliser et vous n'avez pas à les questionner, puisqu'il s'agit d'écologie ! Apparemment, je suis le seul à rouspéter, et on me regarde d'un drôle d'oeil, déjà que je ne suis pas sous homéopathie...

 

Je ne suis évidemment pas un tenant des complotites, et je ne vois pas un indice d'éco-fascisme sous chaque brin d'herbe, mais cette petite anecdote montre assez à quel point l'esprit critique est mis en veilleuse dès qu'on prononce certains mots comme Planète, écologie, environnement. Les éco-dictateurs ont peut-être un bel avenir si l'on ne résiste pas !

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 09:58

Il fut un temps où le WWF était une organisation sympathique, même si son increvable panda commençait à bien faire. Qui ne pouvait compatir au sort des ptites bêtes dans la jungle ? Qui avait le coeur assez sec pour ne pas s'émouvoir des coupes claires dans les belles forêts tropicales ? Les membres du WWF ne faisaient pas les zigotos comme ces excités de Greenpeace, au moins !

 

C'est bien fini. Le WWF (il a changé de nom, mais pas d'initiales, et du diable si je me souviens ce que ces trois lettres signifient) est maintenant une organisation super-écolo, vocifératoire, prônant la frugalité, le non-développement et le tout-végétarien, sinon végétalien, allant jusqu'à montrer Cuba comme exemple de développement durable. On comprend alors mieux pourquoi ils ont introduit cette idée imbécile de "Earth Hour", une heure pour la Terre, qui consiste à éteindre durant une heure les équipements électriques "non essentiels". Heureusement qu'ils ont introduit cette restriction géniale, on imagine mal un chirurgien éteignant le scyalitique et le tout le reste du bloc opératoire une heure durant. On peut aussi se demander pourquoi on avait allumé des équipements "non essentiels" - pour gaspiller de l'argent ? Comment l'idée a-t-elle pu germer d'associer l'électricité au mal ? Diaboliser une des plus extraordinaires inventions de l'humanité ? Demandez aux Japonais ce qu'ils en pensent : qu'on ait pu maintenir cette manifestation juste après la catastrophe nippone est d'une obscénité révoltante. Mais c'est vrai qu'une blogueuse rapporte pieusement : "While we were waiting for the hour to pass, I decided to say the rosary and let them [ses enfants] join me. Once in a while, they would ask why I was saying so many Hail Marys". Touchant... et tellement moral et religieux !

 

Il y a là un exemple de plus de cet anti-humanisme virulent des bonnes consciences écolos ; outre le fait que ce n'est bien évidemment qu'une symbolique "feel-good", qui donne bonne conscience à peu de frais, c'est au nom d'une vague entité non définie mais quasiment divinisée : "La Terre". Vous éteignez trois appareils électriques et "La Terre" se porte mieux. Ah bon ? Vous le lui avez demandé ? Et pourquoi vous n'éteignez pas tous les appareils électriques, frigo, PC, Internet, etc. ? Ah oui, ça ferait pas mal de morts, dans les hôpitaux par exemple, mais "La Terre" se porterait encore mieux, n'est-ce pas ? Stupidité + hypocrisie. Je ne sais pas si "La Terre" n'aime pas le courant, mais il y a 1,6 milliards d'Hommes qui n'en ont pas et qui en souffrent assez. Voyons par exemple la merveilleuse économie de Corée du Nord, un seul point lumineux (sans doute la statue éclairée du glorieux libérateur de la Nation), alors que les affreux capitalistes du sud gaspillent honteusement leur énergie (même si l'origine du cliché n'est pas référencée... se non e' vero... Mais pour avoir quelque peu voyagé, je ne serais pas étonné de sa véracité) :

 

nvskorea

 

Je pense que Ross McKitrick a exprimé clairement et parfaitement tout le mal qu'on peut penser de cette initiative finalement assez odieuse.

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 21:19

Ou de toutes les orthographes dont on peut orner ce Monsieur (معمر القذافي‎). Je ne comprends pas bien d'ailleurs pourquoi on l'écrit comme ça, mais peu importe. Les frappes des coalisés sont, paraît-il, extrêmement précises, mais je ne peux m'empêcher de penser à ces pauvres tankistes brûlés vifs (très rapidement, bien sûr...). Ces cadavres rebelles ou de l'armée "régulière"... Jeunes, tous, "chababs-s" comme les désignent les journalistes qui payent de leur courage. Parfois, ils m'énervent un tout petit peu, les journalistes, mais tant d'entre eux font tout de même un magnifique boulot...

 

Horreur.

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