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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 22:59

Toujours dans la lignée New Age (en fait assez Old Age, mais d'un Old Age assez repoussant), je ne puis m'empêcher de penser à des amis très chers s'étant établis il y a une dizaine d'années déjà à Majorque sur des conseils d'autres amis (à eux, pas à moi). Et ces derniers étaient de grands adeptes des Maîtres Arcturiens (et par ailleurs très fortunés). Vous connaissez les Arcturiens ? Il viennent bien évidemment d'un système solaire orbitant autour du Soleil rouge d'Arcturus, ce sont de grands sages, des gens super qui vont bientôt débarquer chez nous pour nous faire savoir comment bien vivre, bio et tout (à l'époque on ne parlait pas encore du réchauffement global, mais soyez sûrs que maintenant ils se sont rattrapés). Mais voilà : pour accueillir ces gentils et sages Arcturiens, il faudra connaître leur langue et leurs us et coutumes. Il faudra aussi se plier à leurs nécessités, par exemple devenir capitaine ou lieutenant de leurs armées parfaitement pacifiques, ça va de soi. Et donc, potasser longuement de nombreux tomes épais comme des bottins téléphoniques, mais vous comprendrez que le travail à rédiger tous ces manuels n'était pas gratuit ! Les quelques personnes choisies pourraient donc se familiariser avec ces éléments essentiels de la civilisation arcturienne et accéder aux rangs convoités de sa société moyennant ce qui vaudrait actuellement quelques milliers d'euros le volume. Une paille, considérant les avantages promis !

Inutile de dire que les très chers amis ont décliné cette offre.

Je m'empresse de confirmer qu'il ne s'agit nullement d'un roman de SF. Ces tristes crétins - à moins que ne ce soient que des Pieds Nickelés - existent toujours à Palma.

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 12:59

De retour de Tana puis de Bâle, j'ai perdu mon portefeuille, toutes mes cartes de crédit, ma carte d'identité et mon permis de conduire... Pour les cartes de crédit, c'est un jeu d'enfant de les récupérer (vous pensez bien qu'"ils" ne vont pas traîner ! chaque jour sans pour vous est un jour sans pour eux !), mais pour ce qui est des CI et permis de conduire, c'est autre chose, il faut faire la file à deux guichets différents, et quand je dis la file... Le premier jour, j'arrive tout guilleret, on me donne le numéro 365 et le compteur affiche 210 ; après quelques minutes, je comprends qu'il me faudra attendre au moins deux heures, je retournerai donc le lendemain, plus tôt et avec de la lecture.

Mais miracle ! à mon retour, une grosse enveloppe m'attend, je l'ouvre, eh oui, c'est bien le livre que j'attends, celui-là même qui donne son titre à ce post, écrit par Gil Rivière-Wekstein, la cheville ouvrière d'Agriculture-Environnement.

 

Et donc, j'ai passé la matinée à attendre mon tour et à lire le livre ; pour tout dire, j'avais peur que mon tour arrive trop vite, tant l'ouvrage me plaisait. L'aspect technique, bien sûr, mais aussi le fatras symbolico-religieux des précurseurs. J'ai en son temps parlé de Rudolf Steiner, mais j'ignorais qu'il n'était qu'un membre d'une nébuleuse de gens dont le nom ne me disait rien mais qui sont quasiment vénérés par les ardents biomanes : Carton, Geffroy, Passebecq, Howard, Rush, Kervran, Lemaire, Tavera, Boucher... Oui, j'en connaissais un, Alexis Carrel, et ce n'était pas précisément une bien jolie référence (*). Et ce n'est pas un hasard bien sûr si les premiers écrits des maîtres du bio tels que Carton ou autres mentionnent si souvent la race - notre race (ou plutôt, attention ! la race française, car moi, j'ai des gènes germains et un peu méditerranéens du Sud...). Notre race, qui mange du blé (et même du blé de sept mille ans ! Il faut lire, c'est désopilant). Dommage que Gotlib ne dessine plus, il aurait trouvé là les aventures complètes de Superdupont. Cela dit, le discours dérape parfois vers des rivages qu'il est de bon ton de qualifier de "nauséabond", mot à la mode mais assez exact en l'occurrence, ce qui ne saurait étonner venant de personnages du même bord que Carrel. Je n'avais pas beaucoup de sympathie envers Giono, mais après avoir lu ce livre, j'en ai encore bien moins - le bio français a toujours été politique, comme le montre G R-W après Luc Ferry, et sa conversion à la gauche est plutôt récente... Mais après tout, comme le proclamait Jean Boucher : "Nous pouvons maintenant affirmer que la méthode de culture biologique Lemaire-Boucher permet d'arrêter net l'exode rural, de sauver la civilisation chrétienne, l'âme paysanne, nos libertés, nos âmes, l'agriculture et le monde en péril", rien que ça, fermez le ban et ajoutez un raton-laveur.

 

A lire aussi les histoires fantastiques de Louis Kervran et ses transmutations froides, comme la fusion du même nom : il était en avance sur Pons et Fleischmann, le bougre !

 

Achetez le livre, il ne coûte pas cher et encore moins si vous en achetez deux ! L'autre, offrez-le à un de vos amis bio-bobos !

 

(*) d'autres aussi : Jacques Ellul, Denis de Rougemont et bien sûr l'ineffable archi-gourou Lanza del Vasto...

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 23:51

Bien sûr, il fallait s'y attendre, les anti-nucléaires se repaissent du petit intermède de sécheresse pour vouloir condamner la filière, jusques et y compris dans une opinion piece du New Scientist. Pas d'eau pour refroidir les centrales, clament-ils, vous voyez donc que c'est une impasse !

 

Festina lente, chers visionnaires. Toute centrale thermique (et les centrales nucléaires ne sont après tout que des centrales thermiques) a besoin de refroidissement du caloporteur pour augmenter le rendement (eh oui, la deuxième loi de la themodynamique...). Les centrales à gaz et à charbon doivent refroidir elles aussi, mais comme elles produisent moins d'énergie, leurs besoins sont moindres, quoique proportionnellement égaux. En cas de manque d'eau, toute centrale thermique pourrait avoir des petits problèmes, n'est-ce pas, Madame Merkel ?

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 17:34

…de leur avoir fait bouffer des pousses de légumes bio fourrées aux E. coli.

Mangez « nature » ! du Datura, de la Ciguë, etc., le tout engraissé par des produits très naturels comme les excréments parfaitement b-i-o-l-o-g-i-q-u-e-s ! (mais un tout petit peu contaminés…). Ah mais, me disait tout récemment un ami pro-bio, tout de même, sur des millions de consommateurs de germes, seulement quelques accidents... Certes, certes, et imaginez la réaction si c'avait été une trentaine de morts ayant ingéré des OGM. Punaise !

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 09:09

feeling the heat nature coverAyant un peu de temps libre, j'en profite pour relire l'excellent Greatest Show on Earth de Richard Dawkins. J'avais un peu oublié que dans le chapitre 5 il cite deux exemples d'évolution très rapide :

- la chasse et le braconnage ont décimé les éléphants, et ceci depuis tout de même assez peu de temps ; en outre, les éléphants ont un taux et une fréquence de reproduction très bas, donc une évolution particulièrement lente. On chasse évidemment les pachydermes pour leurs défenses, et on se retrouve dans une situation d'arbitrage classique en sélection/évolution : avoir de grosses défenses est avantageux dans la nature, mais dangereux face aux chasseurs. Un article publié en 1962 étudie l'évolution du poids des défenses d'éléphants légalement chassés en Ouganda entre 1925 et 1958, et le résultat est clair : il passe de 55 à 40 livres. Certes, reconnaît Dawkins, ce n'est pas scientifiquement rigoureux, il pourrait y avoir d'autres raisons qu'évolutionnistes, etc. Mais c'est tout de même... interpellant.

- le deuxième exemple concerne des lézards sur des îles croates où en une trentaine d'années une espèce de lézards transplantés d'un île sur l'autre sont passés d'un régime carnivore à un régime végétarien, avec toute la série de changements que cela implique : mâchoire plus large, dentition appropriée, valvules cécaux etc.

 

Mais il n'y a pas que Dawkins, évidemment. Le célèbre Peppered Moth (Biston Betularia) a évolué très rapidement lors de la révolution industrielle de sa forme claire (B. B. Typica) vers la forme mélanique (B. B. Carbonaria) en guise de camouflage dû à la pollution. Cette évolution rapide avait été pressentie dès 1896 (voire 1848), puis confirmée par les expériences de Kettlewell (1953) ; certes, dans ce travail de pionnier, tout n'était pas parfait, et les créationnistes plus l'inévitable journaliste ignare de service se sont précipités pour accuser Kettlewell d'erreurs et même de fraude, mais les expériences de contrôle ont confirmé la justesse de ses résultats.

 

Enfin, il suffit de consulter les nombreux et récents articles de Michael Le Page et Ferris Jabr dans le New Scientist pour se rendre compte que les possibilités d'évolution ou d'adaptation chez : les épinoches, les hiboux gris, certains moustiques, les écureuils rouges, la Brassica Rapa (moutarde), en bref "des milliers d'exemples" d'espèces capables d'évoluer très rapidement selon Michael Kinnison de l'Université du Maine à Orono, et ce malgré l'habituel choeur des pleureuses psalmodiant le mantra "c'est trop rapide". Non. On l'a vu plusieurs fois ces dernières dizaines de milliers d'années où les changements dits de Dansgaard-Oeschger (une augmentation de température allant jusqu'à 8°C en quelques dizaines d'années suivie d'une diminution plus lente) n'ont, à ma connaissance, pas entraîné d'extinction notable.

 

Pures foutaises, donc, non ?

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 21:08

Un petit mot en passant. En déplacement à Tana, j'écoute donc la télé et pas plus tard qu'il y a deux ou trois jours, j'entendais sur LCI un météorologue assurer qu'une période de sécheresse telle que nous connaissons était effectivement rare, mais - comme en 1976 - de longue durée. Il fallait s'y résoudre, et comme le disait le journaliste en face de lui, voyons le côté positif, les vacanciers de juin, juillet et août peuvent se frotter les mains.

 

Maintenant, et semble-t-il pour la semaine qui vient, c'est la pluie qui s'annonce, et les orages. L'anticyclone persistant semble s'être affaibli. Après ? Bien malin qui pourra le dire. Si la chaleur et la sécheresse sont dues comme on (et le météorologue) le dit à la puissante Niña de l'an dernier, on peut faire quelques educated guesses, mais rien de plus, semble-t-il, que de s'en remettre aux statistiques.

 

L'INRA - qui n'a aucune compétence en la matière - annonce que cette sécheresse pourrait préfigurer le climat de demain, et préconise, cette fois très justement, des modifications au modèle agronomique dominant au cas où. Comme le fait remarquer Garth Paltridge, une température moyenne plus élevée (ce qui semble avéré depuis près de deux siècles) entraînerait logiquement une augmentation des précipitations. L'ennui, c'est qu'on ne sait ni où, ni quand, ni de combien (ni même si ce n'entraînerait pas une diminution de la température par feedback négatif).

 

Les météorologues se sont donc plantés. Personne ne peut leur jeter la pierre, le sujet qu'ils traitent est très complexe et mal connu. Va-t-on nous faire croire que les climatologues peuvent faire mieux ? Allons donc !

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 15:55

Et aujourd'hui avec la finale Nadal-Federer, deux vrais sportifs que je salue ; et malheureusement aussi avec le public de Roland Garros, des vrais supporters dignes des plus bas matches de football, que je méprise.

 

Tana présente un curieux spectacle en cette saison très peu touristique : toujours autant de 4x4, sinon plus, et une explosion de la prostitution infantile et de l'agressivité des jeunes garçons entre 8 et 12 ans. Nous avons été agressés par une bande de gamins deux fois dont une en plein jour sur le boulevard de l'Indépendance - voilà qui ne nous était plus arrivé depuis une quinzaine d'années. Les privilégiés du régime vont bien, merci pour eux, mais la population se paupérise à vue d'oeil et le nombre de familles vivant sur les trottoirs approche celui des années '80.

 

Et dans ce contexte déprimant, en considérant une petite famille faisant sa lessive sur le bord du lac Anosy, j'entendais une fois de plus un bon Occidental déplorant la surpopulation de notre pauvre planète.

"Vous voulez dire qu'il y a trop de pauvres"

"Euh, oui, reconnaissez tout de même que vivre dans une pauvreté pareille... Quand vous pensez qu'ils sont des centaines de millions..."

"C'est les militaires argentins qui avaient trouvé la solution, non ? Ils arrêtaient les mendiants, les entassaient dans des barque qu'ils allaient couler au large du Rio de la Plata"

"Vous êtes ignoble, je n'ai jamais dit ça !"

"Je vous l'accorde, c'est une solution extrême. Mais Rajiv Gandhi et sa politique de stérilisation forcée ? Evidemment, ça vous a un petit air de Troisième Reich, et je me fiche des points Godwin, mais quand la fin justifie les moyens..."

"En attendant, les Chinois ..."

"Ah, vous connaissez mon penchant pour ce grand pays... très démocratique... très respectueux de l'environnement, aussi... un modèle pour les écolos !"

"Moquez-vous, mais leur politique de l'enfant unique a réussi"

"N'engageons pas le débat là-dessus, elle leur revient un peu dans les gencives, leur politique, mais dites-moi, vous ne pensez pas qu'il serait préférable d'un peu enrichir ces pauvres diables, tout simplement ?"

"Mais vous n'y pensez pas ! Que deviendrait notre pauvre Planète ?"

 

Etc. etc. On n'en sortira pas, surtout quand je vois la croissance de l'audience des décroissants, dont les propos écoeurants de Pierre Rabhi complaisamment repris dans Le Monde. C'est vrai qu'avec ceux-là, on n'aura plus de centrales nucléaires, plus de sondes interplanétaires, plus de LHC, et sans doute plus de CNRS ou de parasites inutiles du même genre. Comme Roland Garos, Wimbledon ou Flushing Meadows, mais ça, ça va de soi.

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 20:36

(et bravo encore à Mandryka !).

 

Donc, la thèse "bio" se précisant, on a eu des dénégations enflammées contestant cette possibilité, ou au moins expliquant que "chez nous", ce ne serait pas possible, ou alors très exceptionnellement (comme un tsunami de 14 m de haut). Puis les Espagnols sont rentrés dans la danse, assurant que leurs concombres, tous leurs concombres, qu'ils soient bio, phyto, tordus ou droits sont - justement - droits dans leurs bottes. Et puis la souche d'E. coli n'est pas la bonne. Bref, la bouteille à l'encre.

 

Je l'ai dit cent fois, je ne suis pas adepte des théories du complot, mais tout ceci me fait un peu sourire. Les intérêts sont énormes, toute l'horticulture européenne...

 

Un mien ami très spécialisé en la matière m'écrivait ce matin : "Voilà plusieurs années que j'avais écrit dans mon éditorial que l'utilisation des "engrais naturels" était une source de pollution par la dissémination de microbes et virus divers,  risque inexistant avec les engrais chimiques. Pas plus tard qu'avant hier,quelqu'un m'a fait remarquer que la viande intensive produite aujourd'hui était violemment toxique. Quant à moi, shut up, il y a longtemps que je ne réponds plus aux folles allégations de mes amis "naturophiles". Avez-vous remarqué que plus on connait une question, plus on se tait? Je me suis souvent demandé pourquoi. Je crois que c'est parce qu'on a derrière soi des années de discussions avec des spécialistes, qu'on parlait un langage qui nous était compréhensible, et que l'on estimait généralement la connaissance de notre interlocuteur ou contradicteur. Mais lorsqu'on rencontre un néophyte zélé, on ne trouve pas les mots. A moins que ce ne soit chez moi que pure lâcheté".

 

Le feuilleton continue...

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 10:12

Je reviens du Bourbonnais, région assez peu touristique mais très belle (c'est celle du Grand Meaulnes), où une amie de longue date vient de fêter son x-ième anniversaire en conviant amis et famille ; hormis un petit jour pluvieux, ce fut un séjour parfait. Avec tout de même un petit bémol : lors du premier repas en commun, un des invités (que je ne connaissais d'ailleurs pas) se présenta comme éditeur de livres dans la mouvance bio la plus stricte, tendance Steiner ; il en profita d'ailleurs pour dire que toute l'approche anthroposophique de Steiner était due à sa pratique de Goethe, etc. Et toutes les dames l'entourant de se pâmer et de se déclarer adeptes du noble spiritualisme. Je sortis fumer une cigarette car je ne voulais pas commencer par une discussion qui aurait pu mal tourner ; mais je me disais que ce long week-end ne promettait rien de bon, car l'éditeur en question n'était pas précisément du genre taciturne.

 

En fait, Gilbert (disons qu'il s'appelait ainsi) se révéla un excellent convive, très drôle, mangeant gras et buvant sec - sa seule particularité étant d'avaler un verre d'eau chaude à certains moments, ceux surtout où tout le monde pouvait le voir - et ne remettant plus jamais la spiritualité sur le tapis (de prière). En nous quittant, je le pris à partie pour lui demander en quoi, à part l'eau chaude, il appliquait ses principes. "Oh, mais c'est simple ! Je fais un peu de baratin parce que, tout de même, je dois bien vendre mes livres, mais je ne vais tout de même pas m'embarrasser de tout ce fatras ! J'ai amené une caisse de "vin biodynamique" parce que le vigneron m'achète plein de livres, alors je lui retourne le compliment, mais pour le reste, je m'en fiche totalement !".

 

Cela complétait parfaitement ce que me disait la veille un autre ami de longue date qui s'est établi dans le Priorat et travaille dans l'oenologie, et la plus pointue. La conversation avait commencé par une gentille moquerie aux dépens de Parker, qui va devoir inventer des cotes supérieures à 100/100, tant il distribue de 98, de 99 etc. "Oui, me dit Lazlo (disons qu'il s'appelle ainsi) en attendant, le Priorat, son boisé et sa micro-oxygénation, ça n'a plus tout à fait la cote ; c'est un peu la crise en ce moment, sauf pour les tout grands comme le clos Mogador. Ce qui marche, pour l'instant, c'est le bio, ou la biodynamie, tu connais ?". Oui, je connaissais. "C'est de la foutaise, bien sûr, mais ça fait vendre. C'est comme les vins très peu foulés : on ne les égrappe pas, on les foule très légèrement - peut-être un tiers des grains - et puis hop ! à la cuve. Le vin est léger, sans tanin, ça ne se garde pas mais c'est très bon, et comme le rendement est bas, très cher. Et, actuellement, le prix n'est pas une option. Révolution après révolution, aujourd'hui la révolution c'est de revenir au traditionnel !".

 

Et voilà pourquoi votre fille est muette, et votre concombre, mortel.

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 08:45

Du concombre masqué, bien sûr. Si ce n'était pas tragique, on pourrait en rire, ou s'en indigner, c'est à la mode. S'indigner à tous les coups que l'origine bio desdits concombres soit quasiment partout passée sous silence. Enfin, nos enfants nous accuseront de leur avoir fait bouffer des concombres bio fourrés aux E. coli, je suppose.

 

Et à ce sujet, j'entendais un représentant du monde agricole belge se lamenter que les grandes surfaces achetaient systématiquement au meilleur prix, sans se soucier de la provenance. Ben oui, coco, c'est un peu normal, non ? On se plaint de la vie chère chère à Mme Royal, et on voudrait payer plus ? Va faire un tour chez Rob, là tu pourras choisir les fraises du petit producteur - belge, français, espagnol, qu'importe, tu auras le choix ! Mais ne compte pas payer le même prix que chez Delhaize ou Carrefour...

 

Après cet accident, je présume que l'Allemagne est prête à sortir du bio, et ce bien avant 2023. 

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