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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 22:41

Moi non plus. Personne d'autre, d'ailleurs, sauf un certain Joseph Roy, qui découvre ce terrible vecteur de la maladie lors de l'épidémie de grippe espagnole en 1917. Un drôle de petit microbe qui oscille (d'où son nom) et se transforme tantôt en double, en triple, en quadruple microbe, puis se rétrécit jusqu'à devenir un tout petit virus. Ah, c'est avéré (par Roy) ! Non seulement dans la grippe, mais dans les "états grippaux", et aussi dans toutes les cellules des maladies vénériennes, et bien d'autres : "chancres syphilitiques, le pus des blennorhagiques, les poumons des tuberculeux, chez les malades souffrant d’eczéma, d’herpès, de rhumatismes chroniques, ou encore chez les sujets atteints d’infections aiguës : oreillons, varicelle, rougeole". N'en jetez plus !

Et comme j'en parlais l'autre jour, mon beau-frère par alliance lors de notre rencontre familiale de Noël nous disait que le matin-même, il avait été saisi d'une grippe effroyable (voilà bien les hommes malades...) mais que son fils lui avait parlé d'un médicament miracle élaboré par les Laboratoires Boiron, j'ai nommé l'Oscillococcinium !!!

Même si personne d'autre que Joseph Roy n'ait jamais découvert cet Oscillocoque ou vu à quoi il ressemblait, les Laboratoires Boiron continuent à mettre sur le marché avec beaucoup de succès un "médicament" homéopathique basé sur cette pure foutaise :

- égorgez un canard (pourquoi un canard ?) et prélevez-lui 35 grammes de foie et 15 grammes de coeur, laissez pourrir pendant plusieurs semaines, filtrez puis procédez à la 200e dilution korsakovienne (pas tout à fait Hahnemanienne, mais les homéopathes l'admettent), qui consiste à vider le flacon, puis le remplir à nouveau le nombre de fois qu'il faudra... Pas besoin de "succussions", cette technique de pointe qui consiste à frapper le flacon sur le cul après chaque dilution !

Et voilà... Vous avez Oscillococcinium, et vous le vendez assez cher, tout de même. Très cher, même, quand on pense au prix de chaque molécule de... quoi, précisément ? Mais Boiron va très bien, merci. (Conseil d'un trader : acheter !!!).

Cela dit, et je jure que c'est vrai, le lendemain matin mon beau-frère par alliance était cloué au lit, et en bon mâle un petit peu malade se plaignait d'être aux portes de la mort...

 

Merci à l'AFIS

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 21:52

Bien évidemment, le Saint Père a déploré que la Noël soit devenue une fête de l'affreux consumérisme, où les gens de partout se goinfrent de dindes, de filets de biche, d'huîtres, de foie gras, de sauces riches, de tout en somme ce qu'il faut pour se détraquer l'estomac et la santé, avant (ou après, les deux écoles ont leurs partisans) de distribuer des cadeaux en nombre obscène à tous et à chacun. On est loin, tellement loin de la naissance de "Jésus de Nazareth" (mieux dit "Jésus le Nazoréen").

Allons donc, mon vieux Benoît ! Qui s'est approprié quoi ? Le solstice d'hiver a été depuis des millénaires une vraie "fête", une réjouissance populaire célébrant le retour de la lumière - et ce spécialement dans les pays nordiques, ça va de soi. Tout cela, bien évidemment, en-dehors de la très récente "tradition chrétienne", et Denys le Petit n'a certes pas eu à se creuser la cervelle pour trouver sa généalogie...

Alors, ce qui me fait doucement sourire, c'est la double dénonciation parallèle et contradictoire de la "consommation" et de la "perte de liens sociaux" brandie par certains. La Noël, justement, dans nos sociétés déchristianisées et ailleurs aussi, c'est justement la refondation ancestrale de liens sociaux, souvent autour des liens familiaux, mais pas seulement. On échange des cadeaux, parfois, je l'admets, de manière potlatchique, mais souvent symbolique. Les repas pris ensemble en famille les ressoudent (oui, bien, bon... pas vraiment des syssigies, mais on a évolué), et l'échange de cadeaux a une forte valeur de religion, de resserrement des liens. Après quoi les vieux démons reviennent... Embrassons-nous, Follevile, et puis après pleuvent les critiques. C'est humain, comme on dit pour désigner les pires penchants de l'humain, mais voilà, c'est ainsi.

Cependant, je le confesse, je suis en charge depuis plusieurs (n'exagérons pas, tout de même) décennies, de confectionner la dinde farcie dont toute la famille va se gorger en me faisant moults compliments, tout comme je suis en charge d'ouvrir un bon cent d'huîtres (j'ai le couteau magique). Et je ne le regrette pas. Je n'ai pas souvenir d'avoir jamais proposé un cadeau sur e-bay, et je ne pense pas vraiment que mes cadeaux aient jamais fini là-bas. "Famille, je vous hais" ? Oh que non, mais peut-être ai-je de la chance après tout.

Il y a une certaine excitation dans ces jours ou ces semaines précédant Noël qui a au moins l'avantage de sortir nos semblables d'une vie un peu grise et pluvieuse. Je m'y trouve bien. Et la nouvelle année - celle-là complètement païenne - resserre les liens avec le cercle des amis.

Je vous souhaite donc de très belles fêtes de fin d'année, mais avant de partir dans le Vercors célébrer avec quelques amis l'arrivée de 2012, je me dois de vous raconter la rencontre entre mon beau-frère par alliance et les oscillocoques...

 

(à suivre !)

 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 23:19

Dans une ré-émission très récente de la RTBF consacrée à Marc Moulin, présentateur radio, musicien, compositeur, auteur de théâtre, bref "une personnalité à nombreuses facettes ravi trop jeune à la suite d'une douloureuse maladie", qui se décrivait modestement (je ne raille pas, il était modeste) comme un assez bon connaisseur de toutes les musiques, "sauf la musique classique, dite savante". Mais il la connaissait bien, évidemment. Son propos était tout de même assez explosif lorsqu'il déclarait penser que Luigi Nono survivrait moins que "le jazz". Certes, le jazz est de la musique contemporaine, mais je comprends qu' Harry Halbreich récuse cette étiquette et lui préfère (et là je le suis moins) celle de musique radicale, voulant désigner ainsi une musique en rupture - comme l'ont été avant elle toutes les nouvelles formes musicales, qu'il s'agisse de l'Ecole de Notre-Dame, de l'Ars Subtilior, de la musique du Camp du Drap d'Or, de Mozart ("Trop de notes !"), de Berlioz ("Assourdissant !"), de Wagner, de Debussy, de Ravel, de Stravinsky et j'en passe. Sans aucun doute, et le jazz a d'abord été, bien évidemment, traité par la bourgeoisie de "musique de nègres" avant d'être récupéré par les intellectuels et les artistes, puis par la même bourgeoisie qui a fini par adorer ce qu'elle avait voulu brûler. Mais soyons sérieux : A Love Supreme est tout de même - tout sublime qu'il soit - plus accessible que les harmolodies d'Ornette Coleman ou de nombreuses pièces de Charlie Mingus, sans parler des dernières productions de Miles Davis. Il est vrai aussi que les premières pièces atonales de Schönberg datent d'il y a plus d'un siècle et que les extraordinaires Gurrelieder et Verklärte Nacht annoncent déjà sa désaffection envers le système tonal, tout comme Berg accède au dodécaphonisme ("communisme des notes", comme le décrit gentiment Georges-Elie Octors) avec son Concerto à la mémoire d'un ange. Que le sérialisme m'ennuye en général avec son "troisième renversement de la cinquième série" ne saurait évidemment avoir aucune importance, mais c'est tout de même par sa fidélité dogmatique qu'un extraordinaire chef d'orchestre et idéologue dominant de l'Ecole de Darmstadt (j'ai nommé Pierre Boulez, on le devine) a poursuivi Jean Barraqué jusqu'à son suicide, puis a ostracisé jusqu'à Olivier Messiaen.

Nono, tout de même... Como una ola..., Il canto sospeso et Intolleranza resteront - je l'espère - des témoins d'une musique superbe et généreuse, témoins du temps où le Parti Communiste était un phare pour ceux qu'on appelle maintenant avec un peu de mépris des "progressistes". 

Et, revenant d'entendre et d'écouter quelques-uns des six quatuors de Béla Bartok, je suis persuadé que ces oeuvres sont immortelles, comme celles de Haydn ou de Beethoven. Peut-être moins faciles d'accès, je l'admets, mais la danse hongroise du cinquième mouvement du quatrième quatuor est le couronnement joyeux des quatre premiers. On se lève, on applaudit, on se sent meilleur...

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Published by cdc - dans musique
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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 15:47

Si être de gauche, c'est

 

* Être humaniste, dans le sens si bien décrit il y a près de 2.200 ans par un ancien esclave : nihil humani a me alienum esse puto

* Oeuvrer pour réduire les inégalités sociales

* Regarder le nationalisme avec suspicion et se sentir d'abord citoyen du Monde, mais aussi membre de sa culture

* Regarder le nationalisme avec suspicion, mais regarder des institutions lointaines et autocratiques avec plus de méfiance encore

* Admettre l'utilité de l'État, mais comme celle de l'argent : c'est un bon serviteur mais un mauvais maître

* Admettre l'utilité éminente de l'État dans ses fonctions de contrôle, mais bien moins dans ses capacités à agir 

* Faire sienne la maxime d'Henri Poincaré : « La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être », tout en lui reconnaissant une certaine naïveté épistémologique (on est en 1909 !)

* Oeuvrer pour enrichir - matériellement et intellectuellement - chaque citoyen du Monde

* Être suffisamment respectueux des opinions d'autrui sans abdiquer des siennes propres

* Croire au progrès ! sans avoir honte... et sans trop de naïveté... Le progrès, c'est aussi libérer l'Homme des contraintes

 

 

alors je suis de gauche.

 

Si être de gauche, c'est

 

* Tenir l'humanité pour une moisissure de la Terre dont l'élimination serait bénéfique à l'Univers

* Tenir les humains pour détenir autant ou moins de droits que les montagnes, les arbres ou les punaises

* Réduire les inégalités sociales en condamnant chacun à la pénurie ou à la misère, matérielle et intellectuelle

* Faire appliquer l'omnipotence de l'État par les pompes de ses fonctionnaires et par les oeuvres de ses ministères

* Estimer que certaines causes sont tellement sacrées qu'on doive en imposer la soumission à tous

* Oeuvrer pour déléguer tout pouvoir à des Institutions technocratiques et coupées des réalités de terrain

* Interdire l'expression de ceux dont on estime qu'ils tiennent des propos scandaleux

* Considérer toute nouveauté avec méfiance et tout changement avec horreur

* Imposer de nouvelles contraintes au nom d'une idéologie

 

 

alors je ne suis plus de gauche.

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 12:10

C'est la question que pose l'éditorial du New Scientist de cette semaine. Prochaine étape pour quoi ? demanderez-vous. Eh bien tout simplement pour le carnaval annuel qui réunit 10 à 15.000 clowns, trapézistes, funambules, activistes, journalistes, et qui se réunira une fois de plus en 2012 sous le nom de COP18, comme il était le COP17 à Durban, le COP16 à Cancún, le COP15 à Copenhague, etc. J'ai déjà fait remarquer que le New Scientist n'est pas un repaire de dissidents climatiques mais que, à la différence du Scientific American, il ne fait pas dans l'activisme pro-GIEC. Et donc, dans l'édito en question, on décrit ce cirque sans grand ménagement, rappelant les grandes déclarations de Copenhague (Cancún n'a jamais existé, soyons francs) et l'absence totale d'avancées concrètes. Par contre, on se réjouit que dans un sprint final parfaitement ridicule, les négociateurs se soient mis d'accord sur des termes assez flous pour remettre à 2015 une définition des buts à atteindre qui commenceraient à être obligatoires à partir de 2020 (et quand je dis "obligatoires"...). Autrement dit, les calendes grecques.

 

Mais l'éditorialiste reste optimiste : si la diplomatie s'est ossifiée, les technologies "vertes" seraient explosives et prêtes à changer le monde. Je suis assez sceptique lorsqu'il mentionne le carbon trading, mais comment ne pas approuver l'abolition des foyers domestiques ultra-polluants qui empestent des centaines de millions d'hommes en Afrique, en Inde, en Chine... Cette même pollution qu'un rapport récent du GIEC voulait proposer comme technologie du futur !

 

La phrase essentielle est tout de même celle-ci : "If going green can be made profitable, it will become a no-brainer. Self-interest may serve the greater good where national interest does not", si se faire vert peut rapporter, alors il n'y a plus de problème. L'intérêt personnel peut servir le bien public lorsque l'intérêt national ne le peut pas. Oh, ça n'a rien de neuf, ce n'est somme toute qu'une paraphrase d'Adam Smith, mais c'est justement ce qui a le don de faire rugir les vraizécolos, car pour eux, il n'est pas question d'intérêt - et sûrement pas de libéralisme ! Leur opposition au nucléaire et leur haine de toute recherche sur la fusion tient à leurs positions moralisatrices. Ils prônent à tout-va les "énergies renouvelables" (encore que je ne sais pas comment on va renouveler le Soleil, mais enfin on a le temps) tout simplement parce qu'ils savent pertinemment bien que ça ne pourra jamais - ou en tous cas à terme de vie d'homme, sauf révolution technologique que je souhaite, bien sûr, mais dont je doute - remplacer les sources d'énergie actuelles, à niveau de confort égal pour nous, Occidentaux. Et les voilà à glorifier aussi les modes de vie ancestraux de tribus vivant dans un dénument extrême, faisant tout pour les ancrer dans leur pauvreté, leurs maladies et leurs traditions étouffantes. Je suis toujours stupéfait de lire des articles dégoulinant de louanges pour les merveilleuses vertus de peuplades affamées vivant dans des conditions à peine humaines par des journalistes ou activistes qui y passent quelques jours entre deux coups d'aile en classe affaires. Si c'est à ce point paradisiaque, que n'y restent-ils ? Et si notre civilisation est tellement pourrie, pourquoi ces hordes de "réfugiés" bravant les flots et la mort probable ? Ils viennent du Paradis et ne le savent pas encore. J'aimerais que quelques émules d'Illich et autres aillent faire un tour à Lampedusa pour expliquer à tous ces gens qu'ils se trompent, et qu'ils feraient bien mieux de reprendre la mer pour retrouver la vraie liberté et non le matraquage publicitaire des zombies de la société de consommation. J'emprunte ceci à WUWT :

 

  energy-gdp-capita-1990-raw-no-labels-by-polity-by-energy

 

soit la corrélation entre l'usage d'énergie et le revenu (PIB/capita) par personne. Voilà un autre no-brainer. Je ne dis évidemment pas qu'il n'y a pas moyen de diminuer la consommation d'énergie, ce serait idiot : isoler les maisons, moins utiliser sa voiture en ville (dès que je peux, je circule en scooter. C'est amusant, mais dangereux), e cosí via, mais croire comme le proclame notre valeureux Gaulois Olivier Deleuze que d'immenses économies sont possibles relève, une fois de plus de la pensée 

bisou.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

 . Et, à propos de bisounours, figurez-vous que la banquise arctique va beaucoup mieux que prévu.

 

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  Mais n'en dites rien à personne, on vous traiterait de menteur. Chacun sait que les ours blancs sont en voie de disparition...  même si les natifs du Territoire du Nunavut, au Canada, se plaignent de leur pullulation.

 

Ah, et oui, j'oubliais : cette vieille fripouille de Kim Jong Il est mort (si ça se trouve, étranglé ou empoisonné par son fils ou un de ses généraux). Les images de désespoir des Coréens ne méritent même pas un commentaire.

 

 

 

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 10:58

C'est celui d'un article particulièrement drôle de Télérama - qui ne l'est pas souvent, drôle. Mais là, tout de même, ça vaut le détour : http://www.telerama.fr/monde/apocalypse-2012-nos-conseils-a-douze-mois-de-la-catastrophe,75873.php

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 21:22

Dans la série "L' homme sans qualités".

 

[...] Ulrich la retint et lui montra le paysage : " Il y a quelques milliers d'années, c'était un glacier. La Terre elle-même n'est pas de tout son coeur ce qu'elle se donne dans l'instant l'apparence d'être, expliqua-t-il. Cette ronde créature est un peu hystérique. Aujourd'hui, elle joue à la bonne bourgeoise, à la mère nourricière. Elle était alors frigide et glacée comme une fillette maligne. Quelques milliers d'années avant, elle se livrait à la luxure avec des forêts de fougères brûlantes, des marais ardents, des animaux démoniaques. On ne peut dire qu'elle ait lentement évolué vers la perfection, ni quel est son véritable état". (R. Musil,  L'homme sans qualités, T.1, Points (Ed. du Seuil), trad. Ph. Jaccottet, p. 364).

 

On ne saurait mieux dire...

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 11:09

LUI: - Tu as lu cet article dans Le Monde ? Le Groenland est en train de fondre Une gigatonne de glace par an, tu imagines ce que ça fait ?

 

ELLE: - J'ai jeté un coup d'oeil, oui, mais je n'ai pas encore lu l'article original sur lequel Foucart s'est basé... Et, oui, une gigatonne de glace, je sais combien ça fait.

 

LUI: - Ah oui, ça fait, attends, un million, euh non, un milliard, voyons, un milliard de tonnes....

 

ELLE: - Un kilomètre cube.

 

LUI: - Ah oui, c'est ça, un kilomètre cube. Un kilomètre cube, tu te rends compte ?

 

ELLE: - Bien sûr que je me rends compte. Et que je me rends compte aussi qu'il y a près d'un milliard et demi de kilomètres-cubes dans les océans. Alors même avec dix de plus par an, et en considérant la surface qu'ils couvrent - plus de 350 millions de km2 - je pense qu'on pourra attendre un peu avant de mettre son gilet de sauvetage.

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 16:32

Sans doute, mais peut-être pas le Bangkok fantasmé des dîners en ville, celui où les inondations qui frappent cette malheureuse ville sont la preuve incontestable du réchauffement - pardon, du dérèglement climatique.

 

Hélas pour les convaincus d'avance, hélas aussi pour tous ceux qui agitent les menaces d'orages exceptionnels, d'ouragans intenses, de sécheresses catastrophiques, d'inondations inouïes, il suffit de consulter les statistiques ou d'examiner les faits en-dehors des anecdotes pour se faire une idée un peu plus précise de la réalité.

 

Il ne manque pas de savants esprits pour expliquer que les inondations de Bangkok ne sont dues qu'au réchauffement climatique ou aux initiatives malheureuses d'anciens dirigeants qui ont voulu moderniser la capitale thaïlandaise en comblant des canaux pour y faire passer des rues. Des éléments d'information consultables dans quelques ouvrages classiques, essentiellement en langue thaïe, nous montrent toutefois que les inondations à Bangkok sont loin d'avoir un caractère exceptionnel.

Voilà le chapeau d'un article publié dans le Monde du 7/12 par Jean Baffie, CNRS-Université de Provence, directeur de la Maison Asie-Pacifique, Marseille.

 

C'est comme le "preuve par les compagnies d'asssurance" que je vous commenterai bientôt.

 

* * *

 

Donna Laframboise (Canadienne comme son nom le laisse supposer) ne connaît pas la physique, pas plus la climatologie que la géologie, mais elle est journaliste, et tenace avec ça. Elle a publié un livre (en anglais, et qui ne risque pas de paraître en français avant longtemps, devinez pourquoi) où elle ne prétend nullement donner des leçons aux climatologues, mais où elle met au jour les nombreux et constants liens incestueux qui unissent le GIEC à toute une série d'ONG ou QuaONG telles que Greenpeace, FoE, WWF etc. C'est assez édifiant, et cela démontre de manière absolue que le GIEC est une enceinte politique dans laquelle la science (ou plus exactement un cercle somme toute assez restreint de scientifiques qui se cooptent) fait de la figuration. Politiquement, c'est le WGIII qui tire les ficelles.

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 16:26

Joli port où les Joburgois vont passer les longs week-ends, mais comme dans tous les ports, il y a des endroits peu fréquentables, pour ne pas dire de véritables coupe-gorges. Il y a aussi des endroits pleins de vie, surtout en ce moment, avec la foire des Nations-unies et son assortiment de manifestants arborant toutes sortes de costumes plus folklo l'un que l'autre. Je remarque tout bonnement que ça ne fait plus rire personne, que ça n'intéresse d'ailleurs plus grand monde. Bali, Copenhague, Cancún... chaque fois un couac retentissant. Comme le dit Fred Pearce : Durban climate deal is limping, but not dead yet, l' accord climatique de Durban boite, mais il n'est pas encore mort (New Scientist du 6/12). Pas encore. Mais tout l'article est la "chronique d'une mort annoncée" (formule ressassée à l'envi par tous les journalistes maniant le cliché à la pelle), avec les USA qui n'accepteront rien d'obligatoire si ce n'est obligatoire pour tous - ce que ça ne sera évidemment pas -, la Chine ne veut même plus discuter si on ne reconduit pas Kyoto - qui pénalise les pays développés - mais qu'elle ne fera rien en échange, et certainement pas accepter des obligations, le Canada, le Japon et la Russie vont se retirer si les USA ne s'y mettent pas... et la boucle est bouclée. Sauf évidemment l'Europe, qui  est autorisée une fois de plus à se tirer une balle dans le pied et à encore pénaliser ses industries et sa main d'oeuvre, mais là je me répète.

 

Bref, la fameuse "feuille de route" de Cancún, elle, est bien morte et enterrée.

 

Il faut dire que la plupart des journalistes ont d'autres chats à fouetter ; la couverture médiatique de cette foire au kérosène est me semble-t-il des plus réduites, and rightly so. Copenhague et Cancún occupaient les ondes et le papier, mais ça ne semble plus être le cas pour Durban. Lors de la manif d'hier à Liège contre la décision d'Arcelor-Mittal de fermer la phase à chaud, j'entendais un vague second couteau écolo dire que bien sûr il était cent pour cent solidaire avec les travailleurs, mais que ceux-ci devaient faire un petit effort pour passer à une économie moins industrielle... J'aurais aimé qu'il le déclare face aux métallos, qui, comme on le sait peut-être, on le sang chaud.

 

Bah, on a un gouvernement en Belgique, Durban passe en entrefilet à la page 8, "Il ne faut pas se faire trop d'espoir" comme titre, et la Communauté française à délégué en Afrique du Sud une vague ministricule écolo (de la Protection de la Jeunesse, pas moins !).

 

Et puis, sur la question de la sensibilité climatique, ceux qui suivent ce genre de nouvelles se refilent le lien sur un article intéressant (et nettement moins cataclysmique que tant d'autres), selon lequel un doublement de dioxyde de carbone serait associé à une augmentation de 1.7 à 2.6°K (66% de probabilité). Evidemment, il s'agit là d'une reconstruction à partir de températures estimées d'il y a 20.000 ans couplée à des modèles climatiques. Mais ceux qui font confiance à ces modèles pourront difficilement retirer cette confiance à l'un de leurs pairs sous prétexte que ses conclusions ne vont pas dans le bon (càd mauvais) sens...

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