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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 19:26

J'ai beaucoup de sympathie pour Donna Laframboise avec qui je partage un grand enthousiasme envers le progrès technique, une foi dans la créativité de notre espèce et des propos qui dérangent parfois lors des dîners en ville... Et, en plus, elle ne souffre pas de la méfiance instinctive de tant de blogueurs US envers les liberals, le peuple de gauche. C'est chez ces derniers un knee-jerk reaction, une réaction-réflexe que je ne partage pas.

 

Dans un de ses posts récents, Donna faisait référence à Bishop Hill, et je m'y mets aussi pour ceux qui ne lisent pas trop bien l'anglais. L'hiver actuel est à la fois froid et sombre, mais encore très peu venteux :

 

MapEurope.jpg

 

Et donc l'électricité d'origine éolienne au Royaume-Uni Andrew Montford est britannique...) a atteint des valeurs misérables :

Electricity.jpg

 

D'autre part, l'éolien off-shore, celui qui devrait être la meilleure réponse, il suffit de voir à combien il revient et comme il est fragile en cas de (petite) tempête. Fragiles, coûteuses, ces éoliennes ne sont évidemment pas ce qu'on veut nous faire croire.

 

Quant à l'électricité d'origine photovoltaïque en Allemagne - qui a voulu, comme l'Europe en général - voulu être le guide mondial vers la vertu (et, à la différence de l'Europe, voulu bannir le nucléaire), Donna nous réfère à un article du Spiegel qui met fortement en question le choix idéologique de ce photovoltaïque.

 

Alors non, il n'y a pas de recette miracle, et certainement pas celle de l'assez abominable Earth Hour, dont je vous conseille de déconseiller l'usage autour de vous. Donna vous en parle mieux que moi...

 

 

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 22:17

L'infatigable Donna a encore trouvé un texte de plus à verser au dossier "Les écolos n'aiment pas l'humanité".

 

Il y a quelque temps, un certain Philip Cafaro a écrit un assez ignoble article dans le  Denver Post, selon lequel il faudrait fermer la porte à l'immigration vers les USA. Pourquoi ? Ah, bien sûr, pas pour autre chose que ces immigrants voudraient entrer pour "not remain[ing] poor". Ils voudraient, ces salauds, immigrer pour devenir un peu plus riches. Quelle horreur ! Et donc, ils vont consommer de l'énergie et annhiller tous les efforts des braves Amerloques (et spécialement des habitants du Colorado, si, si !) de réduire leur consommation d'énergie !

Sur Ellis Island, la statue de la Liberté proclame fièrement ""Give me your tired, your poor"  "amenez-moi vos fatigués, vos misérables" (et on sait que cette merveilleuse admonestation n'a pas toujours été suivie...).   

Très belle conclusion à tirer de cette ordure (je pèse mes mots) de Cafaro, qui se décrit comme un "progressiste" ? 

En fait, un assez ignoble bonhomme qui se pose en progressiste tout en étant ce que je suis désolé d'appeler un "éco-fasciste". 

   

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 13:33

Je vous ai déjà parlé de Mark Lynas, ex-anti-OGM mais toujours écolo. Il a récemment participé à une certaine Oxford Farming Conference et y a prononcé un discours assez intéressant, dont vous trouverez le texte (et diverses traductions ici.

 

Merci à Marcel Kuntz qui commente le discours sur son blog et à Wackes Seppi qui fait de même sur le blog Imposteurs d'Anton Suwalki.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 17:12

- Bangkok : de plus en plus monstrueuse ; décidément, j'aime beaucoup cette ville. Il est loin le temps des hôtels cinq étoiles pour presque rien. Maintenant, les shopping malls sont luxueux et chers. Quant à la cuisine thaïe - sans doute une des meilleures du monde - on trouve heureusement son bonheur près de chez soi. Les larmes du Tigre est ici du niveau des meilleurs restaurants de BKK - et nettement moins cher... On peut manger très médiocrement en Thaïlande...

 

- Le pape : curieusement, sa démission a fait plus de bruit dans les chaînes anglo-saxonnes (BBCW et CNN) que sur les chaînes francophones. Mais au fond, c'est normal : laïcisme oblige.

 

- Viande de cheval : alors là, pas un jour sans qu'on n'en parle à chaque journal de BBCW. 10 jours de lamentations et d'horreur concentrées. Evidemment, pour un Britannique, manger du cheval est une abomination inconcevable, d'où les développements journalistiques interminables pour une fraude certainement punissable, mais somme toute assez vénielle. Je ne suis d'ailleurs pas arrivé à savoir quel était le pourcentage d'adultération. Y avait-il 1, 5 ou 10% de viande de cheval ? Ou était-ce à l'état de traces ? Notez bien qu'il y a quelques mois, Test Achats avait analysé les bidoches des petits restaus turcs, d'où il résultait que la viande dite halal contenait jusqu'à 3% de porc... La Presse n'avait nullement répercuté une nouvelle qui valait bien l'autre, au moins pour les Juifs et les musulmans. Et ça me rappelle ces vendeurs de crème glacée à New York qui arborent fièrement un certificat de qualité kasher signé par un vrai rabbin, avec la photo d'icelui.

 

- New Delhi/Bombay : difficile d'y arriver après la Thaïlande. Si les prix de l'hôtellerie thaïlandaise ne sont plus ce qu'ils étaient, la qualité du service reste absolument hors pair, et sans la moindre servilité. L'hôtellerie indienne, par contre, est inefficace, le personnel est généralement bourru et toujours à la quête revendiquée de pourboires. Je ne parlerai pas des taximen, avec qui j'entretiens généralement des relations assez tendues (pas seulement en Inde, je le reconnais), mais en général la désorganisation et la bureaucratie ultra-tâtillonne sont la caractéristique de la vie quotidienne en Inde (je reviens de Delhi à Bruxelles via Bombay et j'en frémis encore. L'aéroport de Bombay est sans doute une belle introduction à l'après-vie en Enfer. La cuisine indienne peut être délicieuse, mais une fois encore, nous avons ici des restaurants indiens qui sont très authentiques, délicieux et moins chers. Je vais encore faire bondir certains, mais je persiste).

 

- Après avoir entendu Obama et son discours sur l'état de l'Union, je suis déçu qu'il ait accroché les wagons les plus ridicules sur les "extrêmes climatiques". Il fallait pourtant s'y attendre, mais si j'ai bien compris, il a d'autre part donné le feu vert au pipe-line Keystone XL, réalisme oblige... A propos de climats extrêmes, on nous a assez rebattu les oreilles sur les feux de brousse en Australie, "du jamais vu", paraît-il. Ben justement, il y avait il y a quelques jours une émission commémorative sur une chaîne de télé australienne, pour rappeler la tragédie d'il y a tout juste trente ans : deux provinces avaient été ravagées par de gigantesques incendies où avaient péri plusieurs dizaines d'habitants et de pompiers. Question posée à nouveau : comment peut-on parler d'augmentation de fréquence d'événements rares (extrêmes) depuis, en gros, 1945 ? Réponse : on ne peut tout simplement pas, c'est bien trop tôt. Et puis, c'est toujours cette idéologie Goldilocks : tout changement ne peut qu'être néfaste, les sécheresses ne toucheront que les zones sèches, les inondations iront exclusivement vers les zones humides, les pays froids gèleront et les pays chauds rôtiront.

 

- L'IATA a publié des statistiques intéressantes : il y a eu en 2011 2,8 milliards de passagers aériens, avec une croissance annuelle prévue de 5,3%. Ce sont les économies émergentes qui verront une croissance nettement supérieure, même si la fréquentation intérieure des USA garde la part du lion avec 710 Mio de passagers plus 223 Mio de passagers en routes internationales connectées avec les USA. En 2011, le frêt aérien s'est élevé à 29,6 millions de tonnes avec une croissance annuelle moyenne prévue de 3%. Bien sûr, comme d'ici à une dizaine d'années il n'y aura plus d'avions ni d'aéroports en France, il faudra peut-être réviser ces chiffres très légèrement à la baisse. Car je ne doute nullement qu'Yves Cochet ait tort, ça va de soi.

 

- Siem Reap : n'est peut-être pas à conseiller durant les fêtes du Nouvel-an chinois. Le taximan était très fier de nous annoncer qu'il y avait eu 3,5 millions de visiteurs en 2012 et qu'on allait vers les 4 millions en 2013-2014. Punaise ! Quand je me souviens du Siem Reap d'il y a seulement quinze ans... Très amusant d'entendre de petits groupes francophones (Belges, Français, Québecois) pester contre les grands groupes de Chinois, de Japonais et de Coréens qui envahissent  les sites. Ben, Msieurs-Dames, nous aussi nous les envahissons, non ? On est p'têt ben moins nombreux mais on a plus le droit, non ? Cela dit, après onze heures du matin, les grands groupes disparaissent (pour aller où ? Mystère...) Mais je crois qu'ils se lèvent très tôt pour voir le lever du soleil ; à son coucher, plus personne, sauf au Phnom-je-ne-sais-plus-quoi pour s'y faire porter en éléphant et même Angkor Vat est libre...

 

- Siem Reap, encore : revu le Banteay Srei, celui que ce vieux bandit de Malraux avait pillé. Le plus rigolo de l'affaire, c'est que tant d'intellectuels français aient pris la défense du pillard : Gide, Maurois, Mauriac, Paulhan et bien d'autres, comme cette mouche tsé-tsé d'André Breton qui se fend d'un superbe "Qui se soucie réellement de la conservation dans leur pays d'origine de ces oeuvres d'art ?". Oui, comme le Parthénon, qui ne cesse de dresser la Grèce contre le Royaume-Uni... Sauf évidemment que Malraux voulait en faire du fric...

 

- Siem Reap, dernière : le Ta Prohm serait le temple ultime, du genre Indiana Jones. Oui, sans doute. Mais si vous passez par là, n'oubliez surtout pas que le Preah Khan vous prendra dans ses ruines bien moins définies... on peut y passer des heures entre le lever et le coucher du soleil...

 

- Quelques images sur la manif de Washington, où quelques milliers (350.org parle de 40.000, CNN de 30.000, mais sur les photos que j'ai vues, ça me semble un chiffre bien gonflé) de manifestants sont venus - bravant un froid glacial - demander à Obama de tenir les promesses de son discours (mais pas de sa campagne électorale...) et de dire non au pipe-line. Les organisateurs sont fiers d'avoir affrété (mais pas gratuitement !) 170 autocars, ce qui ne fait tout de même que quelques milliers de participants. "Les autres ont-ils pris leur voiture polluante ?" demande un commentateur. Réponse indignée d'une manifestante : "I took my Prius, smart ass!". Car, on le sait, une Prius ne consomme rien; 0 joules au kilomètre. C'est du moins ce que croit sans doute savoir la gentille dame scandalisée. Dois-je répéter que c'est faux, et qu'une Prius en cycle routier n'est qu'une bagnole comme une autre ?

 

- Cambodge : la riziculture est quasiment la seule ressource du Cambodge, occupant environ 85% des terres cultivées pour une moisson annuelle de 6 ou 7 millions de tonnes dont 2 sont exportées. C'est un travail exténuant, qui provoque des tas de maladies, dont parfois l'abominable mal des rizières dont souffrent ces vieillards courbés, le dos définitivement ruiné. Voilà ce que voudrait, ce qu'exige même l'immonde Vandana Shiva, pour qui les fermiers cultivant des OGM sont aussi coupables que les violeurs. Abominable.

 

- Angkor Vat : en voyant là et ailleurs tous ces bas-reliefs représentant des guerres réelles (Khmers contre Champas, Khmers contre l'ennemi héréditaire siamois - Siem Reap signifie l'écrasement ou le massacre des Siamois - etc.) ou supposées (dans le Mahabharata, les Pandava contre les Kaurava, dans le Ramayana où Rama combat notamment l'immonde Iznogoud, non, pardon, l'immonde Ravana aux dix têtes et vingt bras, Ramayana qui fait encore l'objet dans toute l'Asie hindouiste et même au-delà de représentations diverses cinématographiques, théatrales in vivo ou en ombres, et jusqu'à Kill Bill, qui m'a toujours semblé une paraphrase de l'épopée en question), en les voyant donc, je me souviens d'une grande conférence tenue dans les années cinquante sous les auspices de l'UNESCO où de grands philosophes, ethnologues et autres Prix Nobel (dont, si j'ai bonne souvenance, Claude Levi-Strauss) avaient - et c'était normal après une guerre mondiale parfaitement ignoble - déclaré qu'il n'était pas scientifiquement établi que l'Homme avait la guerre chevillée à l'esprit et au corps (comme diraient les éditeurs de Wikipedia : Reference Needed, mais je crois me souvenir que ça figurait dans un des nombreux livres de Matt Ridley). Sans doute. Pas scientifiquement établi, non, mais tout de même... Et il se fait que je reviens d'un très beau concert de Paul Van Nevel (Huelgas Ensemble) consacré au genre très en vogue vers le 16-17e siècle, celui de la Battaglia, dont Josquin (Scaramello va a la guerra) et d'autres ont excellé. Découvert donc Guillaume Costeley, Alessandro Striggio, Christoph Demantius, Mateo Flecha el Viejo e così via. Certes, il y a battaglia et battaglia, certaines étant purement érotiques, mais bien d'autres étant un peu plus belliqueuses : " Rends-toi Calais, cache tes étendards, à mort canaille, à mort passez !", "Il n'est trépas plus glorieux que de mourir audacieux parmi les troupes combattantes", "Prenons ces loups, tuons-les tous", etc. etc. ainsi ad nauseam.

 

Pas scientifique, avez-vous dit ?

 

 

 

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 22:13

 

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 19:01

J'en avais parlé il y a une bonne année, mais le sujet reste la joie des pessimistes, dont Chris Mooney, bien dans son rôle, qui écrit un post intitulé “Humans Have Already Set in Motion 69 Feet of Sea Level Rise”, les Hommes ont déjà mis en marche une montée des eaux de 2m10. Comme le fait remarquer Willis Eschenbach sur Wattsupwiththat, cette phrase est imparable : allez prouver qu'elle n'est pas vraie ! Elle est d'ailleurs assortie d'une courbe terrible 

 

jason-box-chart

 

une perte de 131,5 km2 par an... Effroyable !

Mais, bien sûr, comme souvent, c'est en travaillant en relatif et en truquant les échelles qu'on arrive à faire peur ; si on utilise une échelle absolue, voilà ce qu'a calculé Eschenbach :

 

effect-of-massive-ice-loss-on-greenland

A ce rythme, on passera de 1,90 Mio de km2 aujourd'hui à... 1,90 Mio de km2 en 2100 (il faut aller plus loin dans les décimales pour voir apparaître la différence). 

Mais toute la glace aura disparu dans environ 14.500 ans. J'en frémis déjà !

 

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 00:46

Revu pour la n-ième fois et avec toujours autant de plaisir ce Troisième Homme, un des grands chefs-d'oeuvre du septième art. Chapeau au chef op, Robert Krasker, que je ne connais pas mais qui a réalisé aussi (entre autres) le très beau Brief Encounter ("Brèves Rencontres", un superbe mélo de David Lean). Ses N&B sont des références et ses cadrages un peu tordus me font penser à ceux de ma fille photographe.

 

Et sans vouloir faire du name-dropping, je me souviens d'une soirée en ville (assez arrosée) avec François Schuiten où Benoît Sokal nous avait demandé quels étaient nos trois films préférés. En ce me concernait, j'avais évidemment cité ce Troisième Homme, et puis Alexandre Newski. Le troisième, très honnêtement, je ne m'en souviens plus... comme je l'ai dit, la soirée était assez arrosée... Et Sokal de se moquer en disant "Tiens, tiens, trois vieux films en N&B"...). Oui, sans doute et je l'assume, même si, dans une sobriété retrouvée, et plusieurs années après, je serais moins sûr. Où mettre Tarantino, que j'adore ? De très grands films de Polansky ? Le (souvent) excellent Woody Allen ? Les derniers Almodovar ? Le charmant Mélies ? Les "épouvantables" Bergman ? On pourrait en aligner tellement, Wang Bing et autres, le cinéma fourmille de merveilleux films qui m'ont fait et qui me font toujours un tel plaisir quand je les vois et les revois...

 

Cinéma, quel grand plaisir...

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 21:14

...qui ne se sont évidemment jamais réalisées (en fait, à ma connaissance, aucune de ces prédictions ne s'est jamais vérifiée. Le bon vieux Julian Simons avait raison... Maintenant, je peux me tromper, car je ne les connais pas toutes, c'est sûr. Mais la réponse standard est "Oui, mais pas encore..." Attendons un peu, quelques années, puis quelques décennies, puis, pourquoi pas ? quelques siècles". Fin de la parenthèse). Nouvelles dévastations collectionnées par Eric Simpson :

 

“Dans vingt ans [2008], le West Side Highway [la rocade ouest de Manhattan et donc pas mal de la ville] sera sous eau" -James Hansen, NASA, 1988


“[si on n'agit pas, il se produira] … au tournant du siècle [2000], une catastrophe écologique qui verra une dévastation aussi complète, aussi irréversible qu'un holocauste nucléaire" -Mustafa Tolba, 1982, ex-Executive Director du Programme de Développement de l'ONU 


“Les démographes sont presque unanimes à déclarer que vers l'an 2000, le Monde entier... [avec certaines exceptions] connaîtra la famine.” -Peter Gunter, Earth Day 1970

  

“Des nations entières pourraient être rayées de la carte du Monde par la montée des eaux océaniques si le réchauffement global n'est pas enrayé d'ici l'an 2000.” -Noel Brown, ex-Director du Programme de Développement de l'ONU, 1989


“Si les tendances actuelles continuent, le Monde sera plus froid de onze degrés [Farenheit] vers l'an 2000... C'est à peu près deux fois plus que ce qu'il faudrait pour nous plonger dans un âge glaciaire.” - Kenneth E.F. Watt, Earth Day 1970

 

Et il y en a comme ça des pages et des pages... Il est tout de même curieux que ceux qui ont un point de vue un peu différent à ce sujet, même ceux qui comme Björn Lomborg , Roger Pielke ou Matt Ridley (il y en a beaucoup d'autres...) ne peuvent en aucun cas être catalogués comme des négationnistes, terme qui fait froid dans le dos puisqu'il les associe à ceux qui nient la "Solution finale", ne trouvent place dans la Presse écrite, parlée ou télévisée en Europe...

 

 

 

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 14:41

Traduit d' un post de Philip Lloyd sur WWUWT

 

Guest post by Philip Lloyd, Energy Institute, CPUT

On a beaucoup parlé avec angoisse de ces événements extrêmes, en partie parce que chaque jour quelque part sur la Terre il y aura un événement qui pourra être décrit comme ‘extrême’. Le GIEC y a consacré un rapport [24]  . On ne pourrait sans doute mieux le décrire que comme ‘delphique’ – une série de conclusions très précautionneuses qui peuvent être interprétées d différents manières, selon chaque point de vue. La meilleure estimation de laquelle les événements extrêmes dus au changement climatique viennent d’une étude sur l’étude de mortalité due à une météorologie [weather] très dure [25]  . On trouvera les résultats sur la Figure 9.

Il est évident que le nombre absolu de morts annuelles a diminué depuis les années ’20. En termes relatifs, la diminution est encore plus saisissante, d’un maximum de 240 à 5 par millions [d’habitants]. Avec un tel chiffre, il est clair que les intempéries extrêmes ne représentent plus le même risque qu’elles le faisaient dans les générations précédentes.

9

Figure 9. Morts absolues et relatives dues à des intempéries extrêmes

Il y a plusieurs raisons à cette diminution radicale. La première est la grande amélioration des prévisions météo, de telle sorte qu’il y a une meilleure alerte lors de possibles conditions extrêmes. Deuxièmement, la communication de ces alertes est bien meilleure. Enfin, avec une meilleure connaissance de conditions difficiles, l’humanité a appris à créer des structures protectrices.

La dernière histoire-à-faire-peur qui doit être abandonnée est celle de l’extinction d’espèces due à un changement climatique. C’est là un sujet souvent repris dans la grande Presse. «  ‘le changement climatique représente maintenant une menace au moins aussi sérieuse à nombre  d’espèces de la planète que la destruction ou la modification de leur habitat’ prévient Chris Thomas, un biologiste de l’Université de Leeds au Royaume Uni – les conditions climatiques prévues pour 2050 constitueront un risque d’extinction pour 15 à 35 % des 1.103 espèces étudiées. On pense que ces chiffres peuvent être extrapolés globalement, condamnant potentiellement plus d’un million d’espèces ”[26]  

La science, cependant, préfère des prédictions qui peuvent être testées. Une étude récente conclut que “Curieusement (il n’y a pas) de relation simple entre les extinctions locales et une tolérance limitée à des températures élevées” [27]  . Ceci tombe sous le sens. La Figure 10 montre les températures mensuelles moyennes d’une ville subtropicale de l’hémisphère sud. Les chandelles représentent les maxima et minima quotidiens moyens et les lignes le minimum et le maximum historique, les lignes colorées représentant la température moyenne annuelle en 1900 (vert) et 2000 (rouge).

10
Figure 10.
Températures mensuelles d’une ville subtropicale et moyennes annuelles en 1900 et en 2000

On pourrait se demander comment un si petit changement de température annuelle moyenne pourrait être détecté par des organismes qui, chaque année,  seront confrontés à des changements 50 fois plus grands et auxquels ils semblent parfaitement adaptés.

La raison finale du scepticisme ambiant est le comportement de certains sectataires de la thèse du changement climatique. Déjà, le GIEC qui est devenu un organisme politique et plus technique. On ne saurait mieux l’illustrer que par les publications du Groupe. Ils sont précédés par un Résumé pour les décideurs. Ce résumé diffère souvent sur des sujets factuels des exposés du rapport principal, et met toujours un accent politiquement correct sur ce qui devrait être un résumé objectif de la littérature scientifique  [28]  .

La cause du GIEC n’est pas aidée par le fait que beaucoup des travaux évoqués ne sont pas scientifiques, mais des reprises de littérature militante. La journaliste canadienne Donna Laframboise a documenté ce problème en détail [29]  .

Ansi, elle relate comment un professeur en épidémiologie assez obscur,  Anthony McMichael, l’auteur d’une oeuvre polémique en 1991, est devenu “lead author” du chapitre sur la malaria et les effets sanitaires du changement climatique, bien qu’il n’eût rien publié sur la malaria et que certaines de ses conclusions aient été rejetées par des membres du Groupe qui étaient, eux, des experts mondialement reconnus sur le sujet.

Certains chapitres du livre de McMichael sont reprises presque verbatim dans le Rapport du GIEC de 1995, ce qui conforte immédiatement le thèse selon laquelle le réchauffement global entraînera une augmentation de la propagation de la malaria. Il n’y a aucune évidence de cela, parce que la malaria a été répandue depuis des siècles dans des climats froids. De plus, on sait que la prévalence de la malaria est presque entièrement due à des conditions sociales et à la santé publique.

Le combat contre la malaria ne sera pas aidé par ceux qui prétendent que le changement de climat fait partie du problème. Si on les écoutait, on insisterait sur le combat contre le changement climatique plutôt que le combat contre la malaria. Voilà qui illustre le danger d’accepter hors de tout sens critique une thèse sans doute erronée – les ressources nécessaires pour des activités essentielles affectant les vies de millions de gens seraient détournées dans l’espoir que des risques putatifs affectant des milliards de personnes pourraient recevoir une réponse. Avant de prendre une telle décision, il faut être absolument certain que lesdits risques putatifs pourraient être évités en détournant ces ressources.

Une autre raison du scepticisme vient du fait que le débat sur le changement climatique révèle de graves imperfections chez les scientifiques eux-mêmes. Certains des acteurs de la scène du changement climatique anthropogénique ont montré qu’ils étaient humains trop humains dans leur défense de l’indéfendable. Ainsi, deux scientifiques ont effectué le travail que tout scientifique devrait faire – ils ont publié en peer review les travaux de 200 autres scientifiques [30] . Leur conclusion :

“Partout dans le Monde, de nombreuses études montrent que le Xxe siècle n’est probablement pas le plus chaud ni une période climatique extrême du dernier millénaire.”

Ce qui va complètement à l’encontre de la thèse que le réchauffement actuel est exceptionnel. Et donc, les sectateurs du changement anthropogénique ont obtenu de l’éditeur du journal ayant publié ce papier qu’il donne sa démission et ont tout fait pour démolir la réputation des deux auteurs. Tout ceci (et bien plus) a été révélé lorsqu’une série d’e-mails se sont retrouvés dans le domaine public après publication depuis le Hadley Centre at the University of East Anglia[31]  .

Le Monde est un peu plus chaud. La concentration en CO2 augmente. Les plantes se développent mieux grâce à l’augmentation du dioxyde de carbone [32]  . Les océans montent de manière à peine détectable. Les désastres climatique ne sont pas pires qu’avant. Le règne animal est réduit par la croissance d’une seule espèce, nous, mais cela n’a rien à voir avec le réchauffement global.

Et c’est pourquoi il y a un climat de scepticisme [et Vialatte ajouterait : et voilà pourquoi Allah est grand].

Références


[1]   http://wattsupwiththat.com/2010/08/29/gisstimating-1998/ Accessed January 2013

[2]  http://wattsupwiththat.files.wordpress.com/2012/07/watts-et-al_2012_discussion_paper_webrelease.pdf Accessed January 2013

[3]   http://www.ijis.iarc.uaf.edu/seaice/extent/AMSRE_Sea_Ice_Extent_L.png Accessed January 2013

[4]   Paul, F., Kääb, A. and Haeberli, W. Recent glacier changes in the Alps observed by satellite: Consequences for future monitoring strategies, Global and Planetary Change, Volume 56, Issues 1–2, March 2007, Pages 111-122, ISSN 0921-8181, 10.1016/j.gloplacha.2006.07.007.

(http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0921818106001603) Accessed January 2013

[5]   Mölg, T., and D. R. Hardy (2004), Ablation and associated energy balance of a horizontal glacier surface on Kilimanjaro, J. Geophys. Res., 109, D16104, doi:10.1029/2003JD004338.

[6]   http://scienceofdoom.com/roadmap/atmospheric-radiation-and-the-greenhouse-effect/ Accessed January 2013

[7]   http://www.ncdc.noaa.gov/oa/climate/gases.html Accessed January 2013

[8]   http://www.metoffice.gov.uk/hadobs/hadcrut4/ Accessed January 2013

[9]   http://co2now.org/Current-CO2/CO2-Now/noaa-mauna-loa-co2-data.html Accessed January 2013

[10]   http://www.noaanews.noaa.gov/stories2005/s2412.htm Accessed January 2013

[11]   http://cdiac.ornl.gov/trends/emis/glo.html Accessed January 2013

[12]   http://www.ncdc.noaa.gov/paleo/icecore/antarctica/vostok/vostok.html Accessed January 2013

[13]   Randall, D.A., R.A. Wood, S. Bony, R. Colman, T. Fichefet, J. Fyfe, V. Kattsov, A. Pitman, J. Shukla, J. Srinivasan, R.J. Stouffer, A. Sumi and K.E. Taylor, 2007: Climate Models and Their Evaluation. In: Climate Change 2007: The Physical Science Basis. WG1, Fourth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change [Solomon, S. et al, (eds.)]. Cambridge University Press, Cambridge

[14]   See Randall, D.A. et al, op cit p. 640: “A number of diagnostic tests have been proposed…but few of them have been applied to a majority of the models currently in use. Moreover, it is not yet clear which tests are critical for constraining future projections (of warming). Consequently, a set of model metrics that might be used to narrow the range of plausible climate change feedbacks and climate sensitivity has yet to be developed.

[15]   Spencer, R.W. and Braswell, W.D Potential Biases in Feedback Diagnosis from Observational Data: A Simple Model Demonstration, J Climate 21 5624-5627, 2008 DOI: 10.1175/2008JCLI2253.1

[16]   Meehl, G.A., T.F. Stocker, W.D. Collins, P. Friedlingstein, A.T. Gaye, J.M. Gregory, A. Kitoh, R. Knutti, J.M. Murphy, A. Noda, S.C.B. Raper, I.G. Watterson, A.J. Weaver and Z.-C. Zhao, 2007: Global Climate Projections. In: Climate Change 2007: The Physical Science Basis. WG1, Fourth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change [Solomon, S., et al (eds.)]. Cambridge University Press, Cambridge

[17]   Douglass, D. H., Christy, J. R., Pearson, B. D. and Singer, S. F. (2008), A comparison of tropical temperature trends with model predictions. Int. J. Climatol., 28: 1693–1701. doi: 10.1002/joc.1651

[18]   Spencer, R.W. and Christy, J.R. 1992: Precision and Radiosonde Validation of Satellite Gridpoint Temperature Anomalies. Part I: MSU Channel 2. J. Climate, 5, 847–857.

doi: http://dx.doi.org/10.1175/1520-0442(1992)005<0847:PARVOS>2.0.CO;2 Accessed January 2013

[19]   http://climexp.knmi.nl/data/pHadEWP_monthly_qc.dat Accessed January 2013

[20]   http://www.psmsl.org/data/obtaining/rlr.monthly.data/12.rlrdata Accessed January 2013

[21]   http://sealevel.colorado.edu/ Accessed January 2013

[22]   Fischetti, M. Drowning New Orleans. Scientific American, October 2001, pp34-42

[23] http://rogerpielkejr.blogspot.com/2012/11/us-hurricane-intensity-1900-2012.html Accessed January 2013

[24] IPCC, 2012: Managing the Risks of Extreme Events and Disasters to Advance Climate Change Adaptation. A Special Report of Working Groups I and II of the Intergovernmental Panel on Climate Change [Field, C.B. et al (eds.)]. Cambridge University Press, Cambridge

[25] Goklany, I.M. Wealth and Safety: The Amazing Decline in Deaths from Extreme Weather in an Era of Global Warming, 1900–2010. Reason Foundation, Washington DC and Los Angeles, CA, 2011

http://reason.org/files/deaths_from_extreme_weather_1900_2010.pdf Accessed January 2013

[26] http://news.nationalgeographic.com/news/2004/01/0107_040107_extinction.html Accessed January 2013

[27] Cahill, A.E, Aiello-Lammens, M.E., Fisher-Reid, M.C., Hua, X., Karanewsky, C.J., Ryu, H.Y., Sbeglia, G.C, Spagnolo, F., Waldron, J.B., Warsi, O. and Wiens, J.J. How does climate change cause extinction? Proc. Royal Soc. B 2012 doi: 10.1098/rspb.2012.1890

http://rspb.royalsocietypublishing.org/content/early/2012/10/15/rspb.2012.1890.full Accessed January 2013

[28] http://www.publications.parliament.uk/pa/ld200506/ldselect/ldeconaf/12/1207.htmAccessed January 2013

[29] Laframboise, Donna The Delinquent Teenager who was mistaken for the world’s top climate expert. Ivy Avenue Press, Toronto 2011. ISBN: 978-1-894984-05-8

[30] Soon, W. and Baliunas, S. Proxy climatic and environmental changes of the past 1000 years. Climate Research Vol. 23, pp89–110, 2003

[31] http://www.assassinationscience.com/climategate/1/climactic-research-unit-foi-leaked-data.zip Accessed January 2013

[32] http://www.co2science.org/data/plant_growth/plantgrowth.php Accessed January 2013

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§  A Brief History of Atmospheric Carbon Dioxide Record-Breaking (wattsupwiththat.com)

  • Werner Brozek says:

January 19, 2013 at 9:43 pm

Donald L. Klipstein says:
January 19, 2013 at 8:11 pm
A. Watts says above:
“At the time of writing, there has been no trend in global mean
temperatures for 16 years.”

To the nearest year, there has been no warming at all for 16 years, statistical or otherwise, on several data sets:

1. HadCrut3: since May 1997 or 15 years, 7 months (goes to November)
2. Sea surface temperatures: since March 1997 or 15 years, 10 months (goes to December)
3. RSS: since December 1996 or 16 years, 1 month (goes to December)

See the graph below to show it all.

http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut3gl/from:1997.33/trend/plot/rss/from:1997.0/trend/plot/hadsst2gl/from:1997.1/trend/plot/hadcrut3gl/from:1997.25/plot/rss/from:1997.0/plot/hadsst2gl/from:1997.1

This analysis indicates for how long there has not been significant warming at the 95% level on various data sets.
For RSS the warming is NOT significant for over 23 years.
For RSS: +0.126 +/-0.136 C/decade at the two sigma level from 1990
For UAH, the warming is NOT significant for over 19 years.
For UAH: 0.143 +/- 0.173 C/decade at the two sigma level from 1994
For Hacrut3, the warming is NOT significant for over 19 years.
For Hadcrut3: 0.098 +/- 0.113 C/decade at the two sigma level from 1994
For Hacrut4, the warming is NOT significant for over 18 years.
For Hadcrut4: 0.098 +/- 0.111 C/decade at the two sigma level from 1995
For GISS, the warming is NOT significant for over 17 years.
For GISS: 0.116 +/- 0.122 C/decade at the two sigma level from 1996

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 16:32

Traduit d' un post de Philip Lloyd sur WWUWT

 

Guest post by Philip Lloyd, Energy Institute, CPUT   

Il y a donc une probabilité de 2/1 que la température pourrait varier d’environ 1°C par siècle pour des causes naturelles, mais seulement une chance sur 10 qu’elle pourrait varier naturellement de 1,9 °C [une fois de plus, ceci est technique et fait appel à la variance d’une distribution gaussienne – normale au sens statistique du terme]. Entre 1900 et 2000, elle a augmenté de quelque 0,9 °C, ce qui est dans ce qu’on pouvait attendre d’une variation naturelle. En le mettant en termes simples, voilà pourquoi on peut être sceptique sur la thèse que le dioxyde de carbone serait la cause du réchauffement global – il n’y a aucun signe d’une telle cause de réchauffement.

Cependant, les sectateurs du réchauffement anthropogéniquerétendent avoir des modèles montrant que l’augmentation du dioxyde de carbone résultera en un Monde plus chaud. [13]  . Il y a de graves problèmes avec ces modèles, le moindre n’étant pas que lesdits sectateurs estiment que doubler la concentation atmosphérique du CO2 augmentera la température de bien plus que 3 °C. Ce qui n’est pas physiquement raisonnable [14]  . Cela résulte d’un point de vue concernant l’effet de la vapeur d’eau atmosphérique qui devrait exacerber les effets d’une augmentation du CO2.

Cet effet de doublement n’est toujours pas visible. D’autres estimations ont suggéré qu’un doublement du CO2pourrait augmenter la température globale de moins d’un °C. C[15]  . Les données à ce point de vue sont en train de croître. Ainsi, il y a eu environ 40% d’augmentation du CO2 atmosphérique depuis 1945, ce qui devrait se traduire par 1,2 °C de réchauffement si doubler le CO2 devait entraîner un réchauffement de 3 °C. La Figure 1 montre bien que le réchauffement depuis lors n’a été que d’environ 0,4 °C. La Terre se serait-elle refroidie de 0,8 °C tandis que le CO2 ajouté nous aurait réchauffé ? C’est assez improbable.

Il y a d’autres raisons d’avoir des doutes sur les modèles. Ainsi, la Figure 5 reprend la  Figure 10.7 du Quatrième Rapport du GIEC[16]  .

5-copie-1

Figure 5. Prédictions modélisées des changements de température : en haut, atmosphérique, en bas, océanique

Le développement est du Pôle Sud à gauche au Pôle Nord à droite. Dans la partie atmosphérique, l’altitude est exprimée en terme de pression, le niveau de la mer étant à 1.000 hPa et 11 km à environ 200 hPa. Les régions en pointillés indiquent les zones où tous les modèles sont d’accord dans des limites étroites.

La partie la plus intéressante est la ‘tache’ à l’équateur , centrée sur environ 200 hPa. En 2011-2030, elle est juste un peu moins de 1,5 °C au-dessus de la température actuelle au niveau de la mer. Entre 2046 et 2065 on estime qu’elle sera plus chaude de quelque 3 °C et dans la période 2080-2099, quelque 5 °C. Donc, cette région devrait se réchauffer à un rythme de 0,6 °C par décennie selon les modèles.

Depuis environ 60 ans, des ballons sondes ont été dans cette région pour obtenir les données utiles aux météorologues. L’examen des températures ne montre aucune élévation [17]  . Des satellites ont été lancés depuis la fin des années ’70 et certaines de leurs mesures peuvent être interprétées comme une température moyenne dans certaines régions particulières [18]  . Ces satellites montrent un très faible réchauffement – mais rien de comparable à 0,6 °C par décennie.

Scientifiquement, une seule expérience peut confirmer une théorie si elle indique un résultat inattendu prévu par la théorie. La théorie de la relativité générale d’Einstein de 1915 a dû attendre 1919 sa preuve expérimentale et son acceptation croissante. De la même manière, toute théorie don’t les prévisions ne rencontrent pas les preuves expérimentales doit être abandonnée sans hésitation. En l’occurrence, l’hypothèse du réchauffement anthropogénique a conduit à des modèles théoriques, mais ces modèles n’ont pas été validés expérimentalment. La force de leur croyance dans la thèse du réchauffement anthropogénique est cependant telle que les modeleurs sont absolument incapables d’abandonner – voire de corriger – leurs modèles. C’est là une des raisons les plus fortes pour être sceptique.

La thèse anthropogénique a aussi mené à de nombreuses prédictions sur certaines situations dans un monde qui se réchauffe. Certaines, comme l’impact sur la cryosphère, semblent avérées. Cependant, les modèles qui, nous l’avons vu plus haut, sont très suspects, suggèrent des changements catastrophiques dans les précipitations. Mais on n’en voit pas trace dans les données.

Ainsi, on a des données depuis très longtemps sur les précipitations en Angleterre et au Pays de Galles, voir la Figure 6[19]  . Il n’y a absolument aucun signe de changement de régime des pluies dans les 60 dernières années. Sur cette  période, la moyenne sur 25 ans est de  913 ±18mm, les 18 mm étant la déviation maximale, pas la déviation standard.6

Figure 6. Données sur 240 ans

De la même manière, on va répétant que le niveau des Océans va augmenter rapidement à cause de la fonte des glaces et du réchauffement océanique (l’eau chaude est moins dense que l’eau froide et occupe un plus grand volume). Il est exact que le niveau monte [pas partout, d’ailleurs] mais on chercherait en vain la moindre indication qu’il monte plus rapidement depuis 1945 qu’avant. La Figure 7 le montre, en prenant les données de la jauge de marées de New York qui datent de 1858 (avec une interruption entre 1879 et 1892[20]  . La droite de régression des données de 1870 à 2011 The regression line for all the data from 1870 to 2011 a une pente de 2,947mm/an ; celle de 1945 à 2011 a une pente de 2,948mm/an. Il n’y a eu aucune augmentation notable dans la montée du niveau à New York depuis 150 ans.

7

Figure 7. 150 ans de mesures de la montée des eaux.

De nombreuses peurs concernant la montée des eaux ne sont pas fondées. C’est vrai, les Océans montent lentement. Des mesures satellitaires entreprises depuis le début des années ’90 indiquent une augmentation de l’ordre de 3mm/an [21] . Cependant, il existe déjà des défenses contre les eaux. Il faut tenir compte des marées, des gonflements de tempêtes et même des tsunamis. Les défenses existantes se mesurent en mètres, pas en millimètres. Une augmentation annuelle moyenne de 3mm/an peut être compensée en remontant les défenses d’une brique tous les 30 ans, ou à peu près. L’élévation du niveau des mers n’est pas une menace.

Certes, il y a des événements qui rendent les défenses inefficaces, ainsi lorsque l’ouragan Katrina a frappé la Nouvelle Orléans. Plusieurs années auparavant, on avait cependant prévu que les digues allaient probablement céder [22]  . Elles étaient vieilles et technologiquement dépassées. Comme prévu, elles ont lâché lors de l’arrivée des flots de l’ouragan. Leur  destruction ne doit rien à la montée des eaux mais doit tout à leur faiblesse.

Et cepenant on n’arrête pas de faire référence dans la littérature à la destruction des digues de la Nouvelle Orléans comme résultat du “changement climatique”. Une référence de plus dans le débat qui renforce le scepticisme. Les désastres n’ayant rien à voir avec un changement de climat sont une preuve du “changement climatique” afin d’alerter sur des menaces supposées.

On ne peut mieux illustrer cet aspect du débat qu’en mentionnant l’accent actuel mis sur les “événements extrêmes”. Un orage violent – comme celui qui a frappé New York avec Sandy – est immédiatement utilisé pour prouver le “changement climatique”.

Et pourtant, le climat est toujours variable. La force de tout phénomène naturel est extrêmement variable. De nombreux phénomènes, comme les précipitations pluviales, ne peuvent être mieux décrites qu’ayant une distribution statistique très asymétrique. De telles distributions sont contre-intuitives quand on veut définir ce qu’on entend par “extrême”.

Le problème est de décider ce qui est ‘normal’, une décision essentielle pour savoir si un événement peut être décrit comme anormal ou ‘extrême’, c’est-à-dire en-dehors du normal. Il faut pour cela avoir beaucoup de données pour définir ce qui est ‘normal’ et cela demande de collecter des données sur une longue période. Une telle période peut même être plus longue qu’une vie humaine. Et donc il y a peu d’Hommes encore en vie qui peuvent avoir vécu de tels événements réellement “extrêmes” – et un événement qui est bien moins qu’extrême peut être décrit comme tel bien qu’il ne le soit nullement.

En ce qui concerne Sandy, il y a eu une étude sur l’intensité de tous les ouragans et “orages post-tropicaux” (de la classe de Sandy) qui ont atterri sur le continent des USA entre 1900 et 2012. On trouvera les données sur la Figure 8[23]  .

Une personne née en 1900 aurait probablement connu l’événement le plus extrême en 1936. Cependant, cette personne aurait aujourd’hui 106 ans et aurait connu deux orages plus violents. Il ou elle en aurait conclu que le monde empirait. Il ou elle se serait trompé(e), évidemment – le hasard l’aurait induit(e) en erreur.

8

Figure 8. Force des orages ayant atterri sur le continent aux USA, 1900-2012

Voilà qui illustre bien combien il faut attendre avant de déterminer ce qu’est même un événenement “de 100 ans” et aussi pourquoi juste après quoi il peut y en avoir un autre bien avant 100 ans ! [un événement de 100 ans signifie simplement qu’il y a 1 chance sur 100 qu’il s’en produise dans n’importe quelle année. Pour être statistiquement plus précis, on dira qu’il y a dans un délai de 1000 ans 10 de ces événements, et mieux encore qu’il y en aura 100 dans une période de 10.000 ans – sans qu’on puisse y trouver un pattern]. La statistique de ces événements est très contre-intuitive et de très longues périodes d’observations permettent seulement de décider si un événement est extrême.(à suivre).

Références


[1]   http://wattsupwiththat.com/2010/08/29/gisstimating-1998/ Accessed January 2013

[2]  http://wattsupwiththat.files.wordpress.com/2012/07/watts-et-al_2012_discussion_paper_webrelease.pdf Accessed January 2013

[3]   http://www.ijis.iarc.uaf.edu/seaice/extent/AMSRE_Sea_Ice_Extent_L.png Accessed January 2013

[4]   Paul, F., Kääb, A. and Haeberli, W. Recent glacier changes in the Alps observed by satellite: Consequences for future monitoring strategies, Global and Planetary Change, Volume 56, Issues 1–2, March 2007, Pages 111-122, ISSN 0921-8181, 10.1016/j.gloplacha.2006.07.007.

(http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0921818106001603) Accessed January 2013

[5]   Mölg, T., and D. R. Hardy (2004), Ablation and associated energy balance of a horizontal glacier surface on Kilimanjaro, J. Geophys. Res., 109, D16104, doi:10.1029/2003JD004338.

[6]   http://scienceofdoom.com/roadmap/atmospheric-radiation-and-the-greenhouse-effect/ Accessed January 2013

[7]   http://www.ncdc.noaa.gov/oa/climate/gases.html Accessed January 2013

[8]   http://www.metoffice.gov.uk/hadobs/hadcrut4/ Accessed January 2013

[9]   http://co2now.org/Current-CO2/CO2-Now/noaa-mauna-loa-co2-data.html Accessed January 2013

[10]   http://www.noaanews.noaa.gov/stories2005/s2412.htm Accessed January 2013

[11]   http://cdiac.ornl.gov/trends/emis/glo.html Accessed January 2013

[12]   http://www.ncdc.noaa.gov/paleo/icecore/antarctica/vostok/vostok.html Accessed January 2013

[13]   Randall, D.A., R.A. Wood, S. Bony, R. Colman, T. Fichefet, J. Fyfe, V. Kattsov, A. Pitman, J. Shukla, J. Srinivasan, R.J. Stouffer, A. Sumi and K.E. Taylor, 2007: Climate Models and Their Evaluation. In: Climate Change 2007: The Physical Science Basis. WG1, Fourth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change [Solomon, S. et al, (eds.)]. Cambridge University Press, Cambridge

[14]   See Randall, D.A. et al, op cit p. 640: “A number of diagnostic tests have been proposed…but few of them have been applied to a majority of the models currently in use. Moreover, it is not yet clear which tests are critical for constraining future projections (of warming). Consequently, a set of model metrics that might be used to narrow the range of plausible climate change feedbacks and climate sensitivity has yet to be developed.

[15]   Spencer, R.W. and Braswell, W.D Potential Biases in Feedback Diagnosis from Observational Data: A Simple Model Demonstration, J Climate 21 5624-5627, 2008 DOI: 10.1175/2008JCLI2253.1

[16]   Meehl, G.A., T.F. Stocker, W.D. Collins, P. Friedlingstein, A.T. Gaye, J.M. Gregory, A. Kitoh, R. Knutti, J.M. Murphy, A. Noda, S.C.B. Raper, I.G. Watterson, A.J. Weaver and Z.-C. Zhao, 2007: Global Climate Projections. In: Climate Change 2007: The Physical Science Basis. WG1, Fourth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change [Solomon, S., et al (eds.)]. Cambridge University Press, Cambridge

[17]   Douglass, D. H., Christy, J. R., Pearson, B. D. and Singer, S. F. (2008), A comparison of tropical temperature trends with model predictions. Int. J. Climatol., 28: 1693–1701. doi: 10.1002/joc.1651

[18]   Spencer, R.W. and Christy, J.R. 1992: Precision and Radiosonde Validation of Satellite Gridpoint Temperature Anomalies. Part I: MSU Channel 2. J. Climate, 5, 847–857.

doi: http://dx.doi.org/10.1175/1520-0442(1992)005<0847:PARVOS>2.0.CO;2 Accessed January 2013

[19]   http://climexp.knmi.nl/data/pHadEWP_monthly_qc.dat Accessed January 2013

[20]   http://www.psmsl.org/data/obtaining/rlr.monthly.data/12.rlrdata Accessed January 2013

[21]   http://sealevel.colorado.edu/ Accessed January 2013

[22]   Fischetti, M. Drowning New Orleans. Scientific American, October 2001, pp34-42

[23]   http://rogerpielkejr.blogspot.com/2012/11/us-hurricane-intensity-1900-2012.html Accessed January 2013

[24]   IPCC, 2012: Managing the Risks of Extreme Events and Disasters to Advance Climate Change Adaptation. A Special Report of Working Groups I and II of the Intergovernmental Panel on Climate Change [Field, C.B. et al (eds.)]. Cambridge University Press, Cambridge

[25]   Goklany, I.M. Wealth and Safety: The Amazing Decline in Deaths from Extreme Weather in an Era of Global Warming, 1900–2010. Reason Foundation, Washington DC and Los Angeles, CA, 2011

http://reason.org/files/deaths_from_extreme_weather_1900_2010.pdf Accessed January 2013

[26]   http://news.nationalgeographic.com/news/2004/01/0107_040107_extinction.html Accessed January 2013

[27]   Cahill, A.E, Aiello-Lammens, M.E., Fisher-Reid, M.C., Hua, X., Karanewsky, C.J., Ryu, H.Y., Sbeglia, G.C, Spagnolo, F., Waldron, J.B., Warsi, O. and Wiens, J.J. How does climate change cause extinction? Proc. Royal Soc. B 2012 doi: 10.1098/rspb.2012.1890

http://rspb.royalsocietypublishing.org/content/early/2012/10/15/rspb.2012.1890.full Accessed January 2013

[28]   http://www.publications.parliament.uk/pa/ld200506/ldselect/ldeconaf/12/1207.htmAccessed January 2013

[29] Laframboise, Donna The Delinquent Teenager who was mistaken for the world’s top climate expert. Ivy Avenue Press, Toronto 2011. ISBN: 978-1-894984-05-8

[30] Soon, W. and Baliunas, S. Proxy climatic and environmental changes of the past 1000 years. Climate Research Vol. 23, pp89–110, 2003

[31] http://www.assassinationscience.com/climategate/1/climactic-research-unit-foi-leaked-data.zip Accessed January 2013

[32] http://www.co2science.org/data/plant_growth/plantgrowth.php Accessed January 2013

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  • Werner Brozek says:

January 19, 2013 at 9:43 pm

Donald L. Klipstein says:
January 19, 2013 at 8:11 pm
A. Watts says above:
“At the time of writing, there has been no trend in global mean
temperatures for 16 years.”

To the nearest year, there has been no warming at all for 16 years, statistical or otherwise, on several data sets:

1. HadCrut3: since May 1997 or 15 years, 7 months (goes to November)
2. Sea surface temperatures: since March 1997 or 15 years, 10 months (goes to December)
3. RSS: since December 1996 or 16 years, 1 month (goes to December)

See the graph below to show it all.

http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut3gl/from:1997.33/trend/plot/rss/from:1997.0/trend/plot/hadsst2gl/from:1997.1/trend/plot/hadcrut3gl/from:1997.25/plot/rss/from:1997.0/plot/hadsst2gl/from:1997.1

This analysis indicates for how long there has not been significant warming at the 95% level on various data sets.
For RSS the warming is NOT significant for over 23 years.
For RSS: +0.126 +/-0.136 C/decade at the two sigma level from 1990
For UAH, the warming is NOT significant for over 19 years.
For UAH: 0.143 +/- 0.173 C/decade at the two sigma level from 1994
For Hacrut3, the warming is NOT significant for over 19 years.
For Hadcrut3: 0.098 +/- 0.113 C/decade at the two sigma level from 1994
For Hacrut4, the warming is NOT significant for over 18 years.
For Hadcrut4: 0.098 +/- 0.111 C/decade at the two sigma level from 1995
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For GISS: 0.116 +/- 0.122 C/decade at the two sigma level from 1996

 

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