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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 18:10
La fin des mystères

Pourcentage de la population des USA portant une caméra partout à tous moments de sa vie éveillée.

 

Ces quelques dernières années, sans tambours ni trompettes, nous avons mis fin aux questionnements  sur les soucoupes volantes, les monstres des lacs, les fantômes et les abominables hommes des neiges.

 

(de l'excellent XKCD évidemment).

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 20:40

En ces journées délicieuses qui rappellent le magnifique été '76 à ceux qui l'ont connu, nous mangeons matin, midi et soir dans notre jardin de ville, de ville, donc, c'est-à-dire près du *hub* qu'est notre aéroport national.

Ce qui signifie également que nous avons non seulement la vue des feux d'artifice du 21 juillet, notre fête nat. (zut ! deviendrais-je nationaliste ??? Après tout, nous venons d'avoir un roi qui abdique en faveur de son fils, ce qui a donné lieu à de grrrandes festivités, moins ferventes cependant que celles qui ont eu lieu récemment aux Pays-Bas et qui n'ont rien à voir avec les délires grand'britanniques sur la naissance de ce que suppose être un héritier de la Couronne. Mais les Grand'britanniques sont tout de même un peu fous, on ne sait jamais s'ils sont sérieux ou Monty Pythons-esques - ou, pour ceux qui connaissent mieux le pays, Beachcomber-esques. Déjà dans les années '60, je me demandais pourquoi aller chercher du dépaysement en Chine alors que nous avions tout près de chez nous une paire d'îles où on comptait les poids en onces Troy, en onces d'apothicaire, en stones, en pounds et où le système monétaire comptait des shillings, des pounds, des pennies et des guinées. Mais attention ! La livre était divisée en 20 shillings, chaque shilling (noté "/") étant lui-même divisé en 12 pence (noté "d"). La guinée valait 1 livre et 1 shilling (soit : 21 shillings). De plus, 5 shillings équivalaient à une couronne (crown). Et la prononciation était à l'avenant : two pence se disait (et s'écrivait, je pense) tuppence, two pence and half penny se prononçant "tuppence hépni". C'était le bon temps...).

Il faudra tout de même qu'un de ces jours je me libère de ces insupportables incises ! Mais c'est sans doute trop tard.

Donc, en plus des feux d'artifice d'un jour particulier, nous avons droit à de nombreux avions qui déroulent dans nos ceux de longues traînées blanches, dites "contrails" (traînées de condensation de l'eau rejetées par les réacteurs). Or, il y a tout une école de pensée (de pensée... non, j'exagère... de crétinerie organisée) absolument persuadée qu'il ne s'agit nullement de condensation mais bien de "produits chimiques" destinés à faire je ne sais trop quoi pour mettre à mal l'humanité.

Si vous voulez bien rigoler à votre tour, je ne saurais que vous conseiller de lire l'article consacré à ce sujet par Pseudo-Sciences : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2044

C'est vraiment à se tordre de rire ! Ce qui est moins drôle, c'est que over-blog PUE. C'est une MERDE et j'attends d'en sortir !!!

 

 

 

 

 

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 22:52

D'un côté, en tant que scientifiques, nous sommes liés éthiquement à la méthode scientifique, c'est-à-dire jurant de dire la vérité, toute la vérité et  seulement celle-ci - ce qui signifie que nous devons parler de tous les doutes, des mises en garde, des "si", des "et" et des "mais". D'autre part, nous ne sommes pas seulement des scientifiques mais également des êtres humains. Et, comme tous nous aimerions que le Monde soit un meilleur endroit où vivre, ce qui dans ce contexte signifie  que nous devons travailler pour réduire le risque d'un changement climatique potentiellement catastrophique. Pour cela nous devons chercher un large soutien pour rechercher l'imagination du public. Bien sûr, cela signifie avoir plein de présence dans la Presse. Donc, nous devons mettre en oeuvre des scénarios effrayants, offrir des déclarations simplistes, théâtrales et ne pas trop dire sur les doutes que nous pourrions avoir. Ce double "ethical bind"  où nous nous trouvons souvent ne peut être résolu par une baguette magique. Chacun d'entre nous doit pouvoir décider ce qui est le bon équilibre entre être utile et être honnête. J'espère que ça veut dire être les  deux.

Stephen Schneider,

Stanford environmental scientist

(traduction rapide de :

On the one hand, as scientists we are ethically bound to the scientific method, in effect promising to tell the truth, the whole truth, and nothing but​—​which means that we must include all the doubts, the caveats, the ifs, ands, and buts. On the other hand, we are not just scientists but human beings as well. And like most people we’d like to see the world a better place, which in this context translates into our working to reduce the risk of potentially disastrous climatic change. To do that we need to get some broad based support, to capture the public’s imagination. That, of course, means getting loads of media coverage. So we have to offer up scary scenarios, make simplified, dramatic statements, and make little mention of any doubts we might have. This “double ethical bind” we frequently find ourselves in cannot be solved by any formula. Each of us has to decide what the right balance is between being effective and being honest. I hope that means being both.)

Voilà... On est bien loi du célèbre "La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit si ce n'est aux faits eux-mêmes, car pour elle, se soumettre ce serait cesser d'être" de Poincaré qui figurait fièrement au fronton de l'ULB il y a ... longtemps...


Source citations sur la page La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion - Dicocitations

 

 

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 13:01

Il s'agit évidemment à première vue de la nouvelle de Borges in "Ficciones", magnifiquement mise au cinéma par Bertolucci dans sa Strategia del Ragno.

Mais plus précisément ici il s'agit de ce cher Edward Snowden " a hero or a traitor?". Sur ce qu'on appelle la blogosphère US, les posts se croisent et s'affrontent, entre les liberals (généralement du côté de Snowden), les Républicains (qui sont un peu déchirés entre leur détestation du Fédéral et leur volonté de protéger leur magnifique pays contre les divers ennemis qui veulent le détruire - notons à ce sujet qu'ils n'ont pas tout à fait tort...) et les libertarians dont les plus excités abhorrent toute espèce de contrôle fédéral. Et de tout contrôle en général.

Bien, mais ceci ne concerne que les USA, et leurs habituelles querelles sur les amendements à la Constitution (en l'occurrence les amendements 1 et 4). C'est leur problème, et pas le nôtre (je parle de l'UE). Ce n'est nullement un hasard of course que les groupies de Julian Assange aient pris fait et cause pour Snowden, mais...

Snowden s'est dit scandalisé parce que le NSA surveillait les citoyens américains. D'autre part, il ajoutait que le NSA espionnait aussi, en fait, le monde entier.

Bizarre, bizarre... On a entendu parler il y a quelques années d'Echelon, un autre programme de surveillance (et d'espionnage) et, justement, c'était également en pleine négociation entre l'Europe et les USA, et après des échanges d'invectives, on avait tranquillement enterré l'affaire. Ici, quand j'entends les protestations véhémentes de certains protagonistes politiques, je me demande qui ils croient tromper : pensent-ils vraiment leurs électeurs tellement naïfs qu'ils ignorent l'existence de ces surveillances ? Et de cet espionnage, notamment commercial, car, ainsi que le disait il y a quelques jours un spécialiste de ces affaires "En politique, on peut avoir des alliés mais pas d'amis, et certainement pas en ce qui concerne les matières économiques !".

Et Snowden a demandé refuge en Chine et en Russie, pays dont on connaît l'absolue transparence d'Etat. Il a aussi admis dans le South China Morning Post qu'il s'était fait engager par la NSA pour pouvoir trouver des informations la concernant, et nullement parce qu'il avait eu une révélation. Ce qui, pour les Amerloques (sans méchanceté) devrait prouver que c'est vraiment un traître à sa patrie. Sans compter qu'il devrait avoir fourni aux Chinetoques et aux Russkoffs (encore une fois sans aucune méchanceté...) pas mal de renseignements glanés à la source... Ou alors...Bon sang, mais c'est bien sûr ! Il n'a rien voulu jacter, et c'est pour ça que les Chinois et les Russes l'ont évacué (enfin, pour ces derniers, c'est moins sûr...). C'est donc un héros !.

Quoi qu'il en soit, je pense qu'un véritable héros serait resté aux USA et aurait essayé de se défendre avec tout ce que les USA permettent selon la Constitution, et il aurait trouvé pas mal de gens pour appuyer son point de vue. Je ne suis pas un héros, et je pense qu'il a mieux fait de se mettre en cavale, mais qui l'acceptera ? Il ne reste plus vraiment que le Venezuela et la Corée du Nord... et il commence à indisposer les Russes.

Cela dit, je me souviens du fait qu'il y a déjà plusieurs années, le Conseil des Ministres de l'UE avait installé au Justus-Lipsius un superbe système d'enregistrement des sessions du Conseil avec envoi automatique des versions linguistiques sur des supports dédiés, comme le faisait - modèle à l'époque - le Parlement de Berne. Et une société israélienne avait été choisie pour réaliser tout le système. Surprise, surprise ! On avait découvert un peu plus tard une boîte noire qui relayait lesdits enregistrements à on ne sait qui. Notons que ces sessions n'avaient plus grand' chose de secret, pour autant que j'en sache, et cependant j' étais autorisé à savoir. J'ai depuis lors été auditionné plusieurs fois par la police fédérale, dépôt de mes empreintes digitales (!) et autres joyeusetés compris, mais tout cela s'est dilué dans un curieux mélange...

Et j'apprends ce jour (c'est peut-être paywalled) par Le Monde que la DGSE française espionne tout le monde tout le temps... On savait que le Royaume-Uni, l'Australie, la Nouvelle Zélande et les USA avaient de grandes oreilles entre eux, mais peut-être ne savions-nous pas à quel point...

Faut-il s'en émouvoir ?

Stay tuned, j'ai beaucoup à dire à ce sujet.

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Published by cdc - dans politique
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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 12:50
Hypocrites !
Hypocrites !

Le Greenwashing a de beaux jours devant lui...

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 20:17

Vous vous souvenez de toutes les nouvelles apocalyptiques sur la disparition des glaces de l'Arctique (et accessoirement sur son influence sur les temps froids observés depuis quelques années dans l'hémisphère Nord) ?

 

Deux observations pour 2012-2013 :

N_timeseries.png

 

 AMSRE_Sea_Ice_Extent_L.png

 

Donc, on verra... Mais faut-il sonner le tocsin ?

 

WUWT a mis en ligne depuis longtemps un lien vers toutes les références à ce sujet : http://wattsupwiththat.com/reference-pages/sea-ice-page/ 

 

 

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 14:17

On ne présente plus Hans von Storch ("non, plus du tout..." aurait ajouté Régis Franc). A 63 ans, il est directeur de l'Institut de recherches du littoral au Centre Helmholtz Geesthacht de recherches sur les matériaux et le littoral, basé près de Hambourg. Mathématicien et météorologue, c'est un des experts du climat les plus réputés au monde. Il est passé par l'Institut météorologique Max Planck où il a eu un rôle éminent d'analyse des modèles informatiques de simulation climatique.

Il a son franc parler, connaît intimement tous les rouages du GIEC où il a toujours joué un grand rôle, dans le registre un peu trouble-fête (voir à ce sujet les livres éclairants d'Andrew Montford) qui est aussi celui de Richard Tol - tous deux collaborent d'ailleurs au célèbre Klimazwiebel.

 

Et le voici interviewé par le Spiegel on-line dans un article qui va certainement faire des vagues, car il sera très difficile de le traiter de négationniste (bien que le terme ait été appliqué récemment à Richard Tol, justement, ce qui est un comble ! Mais c'était Dana Nuccitelli qui l'avait fait, et se faire insulter par DN est un honneur...), d'amateur ou d'incompétent. Il a des phrases chargées au vitriol ("Oui, j'ai l'impression qu'il y a moins d'hystérie par rapport au climat", "Malheureusement, certains scientifiques se comportent comme des prédicateurs et sermonnent les gens", "[la pause du réchauffement global depuis une quinzaine d'années] est un réel problème scientifique que le GIEC se devra d'étudier lorsqu'il présentera son prochain AR en fin d'année prochaine", "Il n'y a pas de dernier mot dans la recherche, et cela vaut aussi pour la recherche en climatologie", "La pire erreur des climatologues a certainement été de donner l'impression qu'ils détenaient la vérité définitive".

 

Je suppose que les henchmen de Jim Hansen, Mann et consorts, vont dégainer et voudront convaincre le bon peuple que von Storch est gâteux (vous imaginez, 63 ans !). Mais ce ne sera pas facile...

 

J'aimerais traduire et poster l'article mais 1° je suis un peu débordé de travail en ce moment et 2° je crains qu'il y ait des problèmes de copyright...

 

 

 

 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 21:29

J'ai emprunté il y a quelques jours "L'assassin" d'Elio Petri à la Médiathèque (pour ceux qui ne savent pas de quoi il s'agit, c'est une espèce de bibliothèque publique de la Communauté française de Belgique qui propose des tas de CD et de DVD pour un prix très intéressant).

 

Hélas, il y avait eu maldonne et la boîte contenait un film de Gérard Oury, "Le cerveau". Déjà réfrigérés à l'idée de voir un film de ce triste réalisateur dont il y a quelques mois ou quelques années nous avions peiné à revoir "La grande vadrouille" et "Le corniaud" qui sont d'effroyables navets (on dit "daubes" aujoud'hui)(*), nous avons donc décidé de voir, pourquoi pas ? ce Cerveau.

 

Hélas encore, il nous a été donné de voir pendant une dizaine de minutes un sinistre bazar où le grand David Niven cachetonnait (avait-il perdu de l'argent aux courses ?), où Bourvil était ce qu'il a toujours été - un très médiocre acteur, même chez Autant-Lara, "La traversée de Paris", où le sublime cabotinage de Gabin le rejetait dans les ténèbres extérieures - et Belmondo ne cessait pas de trop en faire.

 

Entends-nous bien. J'ai vu et revu d'autres quasi-navets d'à peu près la même époque : "A pied, à cheval et en voiture", ainsi que "Le triporteur". Au moins, on pouvait rire, on savait ce qu'on allait voir. Et ça tient toujours. N'oublions pas non plus le grand et sublime "Les tontons flingueurs" dont toute une génération connaît par coeur les dialogues.

 

Mais enfin... Quand j'entends M. Hollande serrer ses petits poings et taper sur le sol en scandant que l'"exception culturelle" n'est pas discutable, je ris doucement. Après tout, les avances sur recettes en France et le Tax Shelter en Belgique veulent attirer les investissements dans le cinéma. Et pourquoi pas ? J'ai dans ma famille proche or less so de très nombreux artistes qui n'ont pas la vie facile. Mais quand on voit que "Bienvenue chez les chtis" ou "Intouchables" ont récolté des centaines de millions d'euros, on peut se poser des questions, n'est-il pas ?

 

(*) Je mettrai évidemment à part la scène prodigieuse de Funès en chef d'orchestre. C'est un grand classique et c'est à se rouler par terre.

 

 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 21:23

De la grande trilogie opératique mozartienne, Cosi' est sans doute le moins apprécié, non pour la musique mais pour l'argument. Nous l'avions vu cinq ou six fois dans de très belles mises en scène, mais cette fois c'était Haneke qui s'y collait. Et le Papy Moisi de ChronicArt a réussi quelque chose d'époustouflant.

 

Chaque fois que nous avions vu Cosi', on ne manquait pas de nous dire qu'il n'y avait rien de trouble dans cet opéra, que toute l'histoire était seulement un gentil marivaudage sans aucune intention "échangiste" ou érotique. Oh certes non !

 

Haneke n'est pas vraiment d'accord. Il a lu les paroles, il a étudié la machine (il suffit de le faire, ce n'est pas difficile) et il a conclu que Cosi' est effectivement un grand moment d'échangisme. Il le montre très bien dans sa mise en scène où les couples, Fiodiligi, Guglielmo, Dorabella, Ferrando se mélangent en se donnant la main sous le regard glacé de Don Alfonso cornaqué (presque juste à la fin - mais je n'en dirai pas plus pour ne pas déflorer la mise en scène) par une Despina dont personne jusque-là n'avait pensé qu'elle pouvait avoir une relation intime avec celui qui avait toujours été présenté comme un pur cynique assez bienveillant : "Ho i crini gia' grigi, ex cathedra parlo, ma tutti litigi finiscano qua"... Ici, pas du tout, c'est un manipulateur féroce et déplaisant, loin du Papy (non moisi) habituel.

 

Et parlons de la magnifique scénographie, d'un moment de théâtre parfait, où se mêlent avec beaucoup d'intelligence costumes du XVIIIe et de notre époque actuelle. Et ça marche ! Un figurant en habit à la française qui parle dans son GSM, Guglielmo et Ferrando croisant le fer avec Alfonso en plaisantant, une pelle et un tisonnier contre une épée, "o fuori la spada, rompiam l'amista'". Et, bien sûr quand les deux compères se présentent en soldats, Haneke ne désire pas les costumer en soldats d'Irak, comme on en a trop vu dans les dernières saisons d'opéra.

 

On peut appeler ça une version de référence. C'en est une, et les prochaines devront s'y comparer. Si vous avez l'occasion de la voir, n'hésitez pas !

 

 

 

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Published by cdc - dans musique Opéra
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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 21:12
Conférence très intéressante, les 10 dernières minutes étant plus "grand public". C'est en anglais, c'est vraiment à écouter, mais tout le monde sait que Murry Salby est honteusement payé par les pétroliers pour faire des croisières en Méditerranée et aux Bahamas dans son yacht de luxe. Comme moi.
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