Mercredi 12 avril 2006
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16:44
C'est bien beau de faire "ouf !" - j'avais eu peur vers 1h du matin, je l'avoue - mais ce qu'il faut fêter c'est plus la
demi-défaite d'un individu vulgaire, grossier et malhonnête que la demi-victoire d'un personnage somme toute ennuyeux, dont le séjour à la tête de la Commission a été désastreux. Maintenant, le
voilà à la tête d'une coalition hétéroclite allant de F. Bayrou à A. Laguillier. Bonne chance !
Dommage, tout ça, l'Italie méritait mieux.
Par Philaromain
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Mardi 25 juillet 2006
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14:27
Sacré Bill, va ! Le voilà qui consacre 300 millions de dollars à la recherche d'un vaccin contre le VIH, et à distribuer gratos (ou presque) aux pauvres,
SVP !
Jusqu'à présent, je n'ai lu que des articles plutôt louangeurs à ce sujet - bizarre, concernant l'homme le plus riche et le plus haï du monde. Tout au plus fait-on remarquer ironiquement que voilà
un drôle de capîtaliste qui se met à une vision anti-concurrentielles de la recherche, ce qui fera grincer des dents les meuchantes firmes pharmaceutiques.
Cependant, outre le fait que Microsoft n'a pas précisément une culture incluant la compétitivité dans son credo, il n'est pas dit non plus que le modèle imaginé par BG sera forcément plus efficace
que les autres - bien que je l'espère profondément pour avoir des rapports étroits avec l'Afrique et connaître l'horreur du SIDA là-bas. Les gens qui connaissent les sports d'équipe m'ont assuré
que les "dream teams" étaient souvent des plus médiocres.
Alors ? Time will tell... mais je garde les doigts croisés.
Par Pharma
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Lundi 18 septembre 2006
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16:29
Ayant passé les deux dernières semaines en
Afrique, je n'ai entendu que de loin le bruit et la fureur autour d'un discours ? d'un écrit ? d'une émanation en tous cas de Benoît XVI. J'ai pu Les manifestations désormais habituelles de barbus
furibards, et les drapeaux qu'on brûle, ajoutant le star spangled banner à tout hasard, même si le pays n'est pas précisément papiste...
Impossible de savoir à la suite de quel discours ? de quel écrit ? de quelle émanation tant de foules haineuses brûlaient, et même tuaient. On se croyait quelque temps en arrière à l'époque des
fameuses "caricatures", mais j'avoue avoir plus de sympathie pour les caricaturistes que pour le pape.
Et puis, de retour ici, j'apprends avec ahurissement (et un peu de délectation) que Benoît XVI prône la raison : "Agir contre la raison est agir contre l'essence de Dieu". Rigolo, non ? Mais la raison par opposition à la violence, bien sûr !
On connaît tous McDo, mais certains connaissent moins un de ses rivaux, Burger King ; ce sont des rivaux qui s'exècrent et qui se portent tous les coups possibles, mais ils serrent les rangs contre
l'ennemi commun (en gros, la non-malbouffe) ; et depuis quelque temps les papes s'efforçaient tant bien que mal d'unir au moins les religions du Livre (pas encore les hindouistes ou les mazdéens,
mais ça viendra peut-être). Assiste-t-on à un mouvement tournant où le Saint Père laissera tomber les Imams pour se rapprocher des Francs Macs ? Le suspense est insoutenable !
Bien sûr aucun des enragés incendiaires et accessoirement assassins n'avait lu un traître mot du discours, et sans doute en était-il de même de leurs inspirateurs. Non, non, ils voulaient seulement
prouver à leur manière que, contrairement à ce que disait Manuel Paléologue, l'Islam est une religion de paix, d'amour et de douceur. Et ce que les bons
apôtres occidentaux reprochent au fond au pape, c'est de ne pas être musulman. Mais bon dieu ! son fonds de commerce, c'est tout de même le catholicisme, non ?
D'ailleurs, à ce propos, chacun sait que ledit catholicisme, lui aussi a toujours prêché la paix, l'amour et la douceur ; jamais il n'aurait
défendu avec le glaive la foi qu'il prêchait ! Non, jamais.
Par Phirconfpect
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Mardi 7 novembre 2006
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11:02
Un petit fait - enfin, tout de même un assez gros fait divers - et qui génère cinquante interprétations, toutes
contradictoires, bien évidemment.
La première explication que j'ai entendue, c'était sur les ondes de la RTBF : le parc d'éoliennes du nord de l'Allemagne aurait été privé de vent ; le refroidissement soudain de la température
créant un besoin accru de courant, il fallait en importer et voilà le travail.
C'était un peu gros, tout de même, encore que cette explication avait le mérite de rappeler que les éoliennes ont une faible marge de manoeuvre.
Et puis, il est apparu que la panne avait inexplicablement suivi une coupure de cable décidée pour faire passer un navire - inexplicablement, car une telle manoeuvre est paraît-il assez
routinière.
Evidemment, les anti-nucléaires ont estimé que c'était la faute aux centrales nucléaires ("des colosses aux pieds d'argile"). Les souverainistes ont blâmé l'interconnexion des réseaux. La CGT a
blâmé la dérégulation. Les transporteurs de courant ont blâmé l'excès de mauvaise régulation. Tout le monde a blâmé les électriciens de ne pas avoir investi et de s'être occupés uniquement des
profits.
On ne sait toujours pas dans le détail ce qui s'est passé ; à vrai dire, on ne sait toujours pas pourquoi les centraux téléphoniques fonctionnent et pourquoi le Net ne crashe pas plus souvent. Ce
sont des systèmes stochastiques sans doute non-markoviens, extrêmement difficiles à modéliser. Il semble que le réseau européen se soit brutalement scindé en trois sous-réseaux indépendants
(désynchronisés en fréquence !) ; il va de soi qu'aucune des explications simplettes ne tient la route, elles ne sont mises en avant que pour des raisons politiques.
A ce propos, j'ai adoré cet affreux cliché "colosse aux pieds d'argile" ; le Monde Diplo de ce mois en portait un autre en couverture : "apprentis sorciers"... Quand on lit ce genre de formule, on
comprend immédiatement à quoi on a affaire.
Jeudi 1 mars 2007
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23:31
Un petit pincement au coeur - voilà 50 ans que le
garçon de bureau, l'inclassable Gaston nous apparaissait. J'étais un peu plus jeune à l'époque, mais, abonné à Spirou (ce n'était pas encore Spirou-Magazine) je me souviens de cette fusée dont on
ne savait pas encore trop bien ce qu'il devait en advenir. Pif le Chien était derrière moi, mais je recevais encore l'hebdomadaire Tintin ; les prodigieuses planches d'E.P. Jacobs, la
merveilleuse aventure d' "On a marché sur la Lune" étaient encore fraîchement dans ma mémoire. Du lard ou du cochon ? Mais Franquin était déjà une figure de première grandeur et son robot
meurtrier m'avait soufflé !
Depuis, Monsieur Demesmaeker a peut-être signé son contrat dans les cieux... Serait-ce avec Mme De Keersmaeker (Anne Teresa pour les intimes), pour la faire danser
avec lui ?
Ah, souvenirs...