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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 21:59

Traduit d' un post de Philip Lloyd sur WWUWT 

 

Guest post by Philip Lloyd, Energy Institute, CPUT

La Terre se réchauffe légèrement. Cela ne fait pas de doute. Les mesures qui nous permettent d’affirmer ce réchauffement sont inadéquates. Les chiffres ne sont pas disponibles et n’arrêtent pas de changer [1]  . De nombreux site de relevé des températures sont mal placés et ne peuvent donc que donner de mauvais résultats [2]  . Cependant, tout le monde est d’accord pour dire que la Terre est plus chaude maintenant qu’il y a 150 ans.

Il y a des signes assez clairs que la Terre est plus chaude. Il y a moins de glace en Arctique [3]  . De nombreux glaciers [mais pas tous !] reculent [4]  . Certains glaciers – ainsi ceux du Kilimandjaro – diminuent parce que les précipitations à long terme sont moins intenses qu’il y a 150 ans, pas à cause d’un réchauffement [5]  . D’autres reculent à cause d’un climat plus chaud.

Les sceptiques diffèrent de nombreux autres scientifiques en ce qui concerne l’attribution de ce réchauffement aux activités humaines – et spécifiquement la combustion de carburants fossiles et l’augmentation concomitante de la concentration de dioxyde de carbone atmosphérique. Le mécanisme postulé est que le dioxyde de carbone piège les rayons infra-rouges qui sinon échapperaient dans l’espace. Dès lors, une partie de l’énergie reçue du Soleil n’est pas perdue et l’énergie piégée conduit à un réchauffement du globe.

Les processus physiques par lesquels le dioxyde de carbone piège les infra-rouges sont bien connus [6]  . Mais d’autres molécules de l’atmosphère piègent également les infra-rouges. La vapeur d’eau est le principal “gaz à effet de serre” [7]  . Ce qui n’est pas clair est de savoir à quel point le piégeage d’énergie contribue au réchauffement. Il existe des modèles mathématiques magnifiques qui prétendent expliquer comment ce réchauffement se produit. Malheureusement, tous ces modèles souffrent de défauts connus, un point sur lequel on reviendra.

Une difficulté majeure de la thèse du réchauffement anthropogénique est qu’on ne sait pas la part naturelle et la part due au dioxyde de carbone du réchauffement. Ceci peut être illustré simplement par la Figure 1 qui montre les valeurs de la température moyenne [globale] telle qu’elle est conservée au Hadley Centre à l’University of East Anglia[8]  .

1

Figure 1 Températures globales par rapport à la moyenne 1950-1990

La température globale a diminué entre 1850 et 1860; est remontée jusqu’en   1880; a diminué jusqu’en 1910; augmenté depuis 1945; diminué jusqu’en 1980; a augmenté jusqu’à 2000; et a légèrement diminué depuis.

La figure 2 indique l’enregistrement des niveaux du dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Des mesures  très précises ont été faites à Mauna Loa (Hawai) depuis 1958  [9] . On admet généralement que la concentration atmosphérique du CO2 à l’époque pré-industrielle etait d’environ 280 ppm (parties par millions) [10] . La Figure 2 montre une extrapolation plausible des données jusqu’en 1800.

2
Figure 2 Concentration atmosphérique du CO
2, mesurée et estimée.

Il semble parfaitement raisonnable de penser que l’augmentation mesurée est le résultat de la combustion d’énergies fossiles. La Figure 3 montre les émissions annuelles de CO2depuis 1900[11]  . En 1900, il s’agissait d’environ 2 Mia de tonnes par an; en 1943, 5 Mia de tonnes,  pour retomber plus tard et ne retrouver le chiffre de 5 Mia qu’en 1947. Après cela, c’est une montée rapide, dépassant les 10 Mia en 1963, 15 Mia en 1971, 20 Mia en 1986 et 30 Mia en 2006.

3

Figure 3 Emissions annuelles de CO2provenant des énergies fossiles.

Une comparaison entre les Figures 2 et 3 montrent clairement que l’augmentation de la concentration en CO2est directement liée aux émissions provenant des combustibles fossiles. Cependant, le bas niveau de ces émissions jusqu’à environ 1945 montre aussi clairement que l’impact des combustibles fossiles avant 1945 devait être très faible, voire négligeable. Dès lors, les changements de températures antérieures à 1945 telles que reprises dans la Figure 1, étaient des changements principalement naturels. Le dioxyde de carbone supplémentaire provenant des activités humaines ne peut avoir joué un rôle important dans les changements pré-1945.

Si les changements de températures d’avant 1945 étaient principalement naturels, alors il est très difficile d’estimer quelle est la part naturelle des changements de température post-1945, et quelle est la part due à l’accroissement de dioxyde de carbone. Ceci pose la question de savoir quelle peut être la variation naturelle de la température.

Pour répondre à cette question, tournons-nous vers les carottages de Vostok couvrant les 9000 dernières années [12]  . La carotte a été analysée chaque mçtre, ce qui correspond à ~20 ans d’accumulation neigeuse dans les couches supérieures et ~50 ans pour les couches inférieures. La température a été estimée par les différences de concentration isotopique de l’élément oxygène. Bien qu’une telle méthode ne peut donner une bonne mesure de la température globale moyenne, c’est une bonne mesure des changements de température globale, et ce sont précisément ces changements qui sont intéressnts.

Les données sont décrites dans la Figure 4. Il y a eu un léger refroidissement durant les 9 dernier millénaires, comme indiqué par la ligne de régression. Les chiffres doivent donc être traités pour éliminer la tendance [techniquement : detrend, c’est-à-dire qu’on ne peut pas comparer les chiffres sans éliminer la tendance] avant de continuer l’analyse – la température moyenne à chaque date a été additionnée à la température relative. Après élimination de tendance, les températures forment une “distribution normale”, il n’y a rien d’anormal ni d’asymétrique. Ensuite, le taux de changement entre chaque température corrigée et la température 100±20 ans plus tôt a été calculé et exprimé en taux par siècle. Les résultats présentaient également une distribution normale avec une déviation standard de 0,94 °C par siècle (à suivre).

4

Figure 4. Températures relatives sur les 9000 dernières années

(...la deuxième partie paraîtra très bientôt) 

Références

[3]   http://www.ijis.iarc.uaf.edu/seaice/extent/AMSRE_Sea_Ice_Extent_L.png Accessed January 2013

[4]   Paul, F., Kääb, A. and Haeberli, W. Recent glacier changes in the Alps observed by satellite: Consequences for future monitoring strategies, Global and Planetary Change, Volume 56, Issues 1–2, March 2007, Pages 111-122, ISSN 0921-8181, 10.1016/j.gloplacha.2006.07.007.(http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0921818106001603) Accessed January 2013[5]   Mölg, T., and D. R. Hardy (2004), Ablation and associated energy balance of a horizontal glacier surface on Kilimanjaro, J. Geophys. Res., 109, D16104, doi:10.1029/2003JD004338.

[6]   http://scienceofdoom.com/roadmap/atmospheric-radiation-and-the-greenhouse-effect/ Accessed January 2013

[7]   http://www.ncdc.noaa.gov/oa/climate/gases.html Accessed January 2013

[8]   http://www.metoffice.gov.uk/hadobs/hadcrut4/ Accessed January 2013

[9]   http://co2now.org/Current-CO2/CO2-Now/noaa-mauna-loa-co2-data.html Accessed January 2013

[10]   http://www.noaanews.noaa.gov/stories2005/s2412.htm Accessed January 2013

[11]   http://cdiac.ornl.gov/trends/emis/glo.html Accessed January 2013

[12]   http://www.ncdc.noaa.gov/paleo/icecore/antarctica/vostok/vostok.html Accessed January 2013

[13]   Randall, D.A., R.A. Wood, S. Bony, R. Colman, T. Fichefet, J. Fyfe, V. Kattsov, A. Pitman, J. Shukla, J. Srinivasan, R.J. Stouffer, A. Sumi and K.E. Taylor, 2007: Climate Models and Their Evaluation. In: Climate Change 2007: The Physical Science Basis. WG1, Fourth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change [Solomon, S. et al, (eds.)]. Cambridge University Press, Cambridge

[14]   See Randall, D.A. et al, op cit p. 640: “A number of diagnostic tests have been proposed…but few of them have been applied to a majority of the models currently in use. Moreover, it is not yet clear which tests are critical for constraining future projections (of warming). Consequently, a set of model metrics that might be used to narrow the range of plausible climate change feedbacks and climate sensitivity has yet to be developed.

[15]   Spencer, R.W. and Braswell, W.D Potential Biases in Feedback Diagnosis from Observational Data: A Simple Model Demonstration, J Climate 21 5624-5627, 2008 DOI: 10.1175/2008JCLI2253.1

[16]   Meehl, G.A., T.F. Stocker, W.D. Collins, P. Friedlingstein, A.T. Gaye, J.M. Gregory, A. Kitoh, R. Knutti, J.M. Murphy, A. Noda, S.C.B. Raper, I.G. Watterson, A.J. Weaver and Z.-C. Zhao, 2007: Global Climate Projections. In: Climate Change 2007: The Physical Science Basis. WG1, Fourth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change [Solomon, S., et al (eds.)]. Cambridge University Press, Cambridge

[17]   Douglass, D. H., Christy, J. R., Pearson, B. D. and Singer, S. F. (2008), A comparison of tropical temperature trends with model predictions. Int. J. Climatol., 28: 1693–1701. doi: 10.1002/joc.1651

[18]   Spencer, R.W. and Christy, J.R. 1992: Precision and Radiosonde Validation of Satellite Gridpoint Temperature Anomalies. Part I: MSU Channel 2. J. Climate, 5, 847–857.

doi: http://dx.doi.org/10.1175/1520-0442(1992)005<0847:PARVOS>2.0.CO;2 Accessed January 2013

[19]   http://climexp.knmi.nl/data/pHadEWP_monthly_qc.dat Accessed January 2013

[20]   http://www.psmsl.org/data/obtaining/rlr.monthly.data/12.rlrdata Accessed January 2013

[21]  http://sealevel.colorado.edu/ Accessed January 2013

[22] Fischetti, M. Drowning New Orleans. Scientific American, October 2001, pp34-42

[23] http://rogerpielkejr.blogspot.com/2012/11/us-hurricane-intensity-1900-2012.html Accessed January 2013

[24] IPCC, 2012: Managing the Risks of Extreme Events and Disasters to Advance Climate Change Adaptation. A Special Report of Working Groups I and II of the Intergovernmental Panel on Climate Change [Field, C.B. et al (eds.)]. Cambridge University Press, Cambridge

[25] Goklany, I.M. Wealth and Safety: The Amazing Decline in Deaths from Extreme Weather in an Era of Global Warming, 1900–2010. Reason Foundation, Washington DC and Los Angeles, CA, 2011

http://reason.org/files/deaths_from_extreme_weather_1900_2010.pdf Accessed January 2013

[26] http://news.nationalgeographic.com/news/2004/01/0107_040107_extinction.html Accessed January 2013

[27] Cahill, A.E, Aiello-Lammens, M.E., Fisher-Reid, M.C., Hua, X., Karanewsky, C.J., Ryu, H.Y., Sbeglia, G.C, Spagnolo, F., Waldron, J.B., Warsi, O. and Wiens, J.J. How does climate change cause extinction? Proc. Royal Soc. B 2012 doi: 10.1098/rspb.2012.1890

http://rspb.royalsocietypublishing.org/content/early/2012/10/15/rspb.2012.1890.full Accessed January 2013

[28] http://www.publications.parliament.uk/pa/ld200506/ldselect/ldeconaf/12/1207.htmAccessed January 2013

[29] Laframboise, Donna The Delinquent Teenager who was mistaken for the world’s top climate expert. Ivy Avenue Press, Toronto 2011. ISBN: 978-1-894984-05-8

[30] Soon, W. and Baliunas, S. Proxy climatic and environmental changes of the past 1000 years. Climate Research Vol. 23, pp89–110, 2003

[31] http://www.assassinationscience.com/climategate/1/climactic-research-unit-foi-leaked-data.zip Accessed January 2013

[32] http://www.co2science.org/data/plant_growth/plantgrowth.php Accessed January 2013

Related articles

§  A Brief History of Atmospheric Carbon Dioxide Record-Breaking (wattsupwiththat.com)

  • Werner Brozek says:

January 19, 2013 at 9:43 pm

Donald L. Klipstein says:
January 19, 2013 at 8:11 pm
A. Watts says above:
“At the time of writing, there has been no trend in global mean
temperatures for 16 years.”

To the nearest year, there has been no warming at all for 16 years, statistical or otherwise, on several data sets:

1. HadCrut3: since May 1997 or 15 years, 7 months (goes to November)
2. Sea surface temperatures: since March 1997 or 15 years, 10 months (goes to December)
3. RSS: since December 1996 or 16 years, 1 month (goes to December)

See the graph below to show it all.

http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut3gl/from:1997.33/trend/plot/rss/from:1997.0/trend/plot/hadsst2gl/from:1997.1/trend/plot/hadcrut3gl/from:1997.25/plot/rss/from:1997.0/plot/hadsst2gl/from:1997.1

This analysis indicates for how long there has not been significant warming at the 95% level on various data sets.
For RSS the warming is NOT significant for over 23 years.
For RSS: +0.126 +/-0.136 C/decade at the two sigma level from 1990
For UAH, the warming is NOT significant for over 19 years.
For UAH: 0.143 +/- 0.173 C/decade at the two sigma level from 1994
For Hacrut3, the warming is NOT significant for over 19 years.
For Hadcrut3: 0.098 +/- 0.113 C/decade at the two sigma level from 1994
For Hacrut4, the warming is NOT significant for over 18 years.
For Hadcrut4: 0.098 +/- 0.111 C/decade at the two sigma level from 1995
For GISS, the warming is NOT significant for over 17 years.
For GISS: 0.116 +/- 0.122 C/decade at the two sigma level from 1996

 

 

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commentaires

Sceptique 28/01/2013 18:42


Les seuls faits qui me touchent réellement, concrètement, ce sont les épisodes froids, qui m'emprisonnent dans ma campagne, qui diminuent ou anéantissent mes récoltes de fruits, y compris les
plus rustques. Mon impression, désagréable, est que nous avons été servis, ces derniers trois ans.

cdc 29/01/2013 00:51



Et même ces derniers quatre hivers... J'ai connu la campagne au début des années '80 où il y a eu plusieurs hivers très rudes, avec plus d'un mètre de neige dans le Brabant wallon. Voitures
bloquées dans les congères, le camion de mazout n'arrivant pas jusqu'à notre maison (nous non plus...), diesel figé dans le réservoir, etc.


C'est vrai que les prophètes de malheur nous ont assez claironné que c'était bien fini et que la neige, en UK ou chez nous était "a thing of the past", et que nos enfants ne sauraient plus ce
qu'était la neige. On l'a vu.


Notez qu'en ville non plus, un hiver rude n'est pas vraiment agréable : accidents de personnes et d'automobiles, chauffage très cher, morts de SDF et j'en passe. Un léger réchauffement n'est pas
à craindre.


Mais surtout, surtout ! Je lisais une lettre des lecteurs du dernier New Scientist où un climatologue faisait (assez justement) remarquer que le "réchauffement global" ne devait pas
nécessairement se traduire par un réchauffement local, mais par une répartition de réchauffements et de refroidissements locaux, dont une absorption accrue par les Océans, etc. Fort bien, mais -
outre le cas que les balises ARGO n'ont pas vraiment répercuté cette augmentation de température des Océans jusqu'à 2000 m de profondeur - ce qui importe le plus en ce qui concerne le problème
est que les modèles climatiques utilisés comme définitifs par le GIEC n'avaient pas prévu, bien au contraire, cette répartition des températures, et avaient même assuré que les températures
globales terrestres allaient augmenter d'une manière assez effrayante. De même, quand ils disent que les épisodes de froid de l'Europe et du Nord de l'Amérique sont dus à la fonte de l'Arctique
et à la descente des jet-streams, oui, peut-être, pourquoi pas ? Mais leurs merveilleux modèles ne l'avaient jamais prévu ! Donc, ces modèles ne valent pas grand'chose... Et si nous avons le
prochain hiver plutôt chaud, soyez assuré qu'ils clameront que c'est évidemment la faute du réchauffement global (anthropique, bien sûr...). Comme je l'ai dit, "à tous les coups on gagne"...