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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 12:23

C'est du moins le titre d'un article-photo du Monde (dont l'édition électronique devient de plus en plus un patchwork de ses blogueurs, à croire que la n-ième restructuration du quotidien a conclu qu'il n'était pas nécessaire de conserver des journalistes - sauf Hervé Kempf et Stéphane Foucart, sans doute).

Intéressant : si c'est démontré, c'est démontré, je suis sceptique mais ouvert, et donc je vais voir qui a démontré quoi, en passant par la BBC qui, malgré les réserves fondées de certains de ses détracteurs, est très supérieure à ses collègues français.

 

Bien, Richard Black est, comme la quasi-totalité des journalistes "scientifiques", un chaud partisan des thèses du GIEC, mais il est honnête, et à la lecture de l'article et des interviews qu'il a réalisées, on comprend vite que :

 

1. En ce qui concerne l'Europe du Nord, un modèle développé par des chercheurs d'Oxford montre que la probabilité de fortes pluies semble augmenter si l'on prend ou non en compte l'existence de GES (gaz à effet de serre).

 

2. En ce qui concerne l'hémisphère Nord, une équipe américano-canadienne a étudié les précipitations extrêmes ayant eu lieu entre 1950 et 2000 et il leur semble que leur fréquence a augmenté. Comme ils ne peuvent pas l'expliquer, ils ne voient que la composition de l'atmosphère pour en être responsable :

"The evidence is leading us in another direction, to a phenomena that influences precipitations in a global scale - and the only thing we can think of is the changing composition of the atmosphere." (Les données nous conduisent dans une autre direction, vers des phénomènes qui influencent les précipitations à l'échelle globale - et la seule chose qui nous vienne à l'esprit est le changement de composition de l'atmosphère).

 

De toutes manières, ce sont des études à verser au dossier mais il s'agit encore et toujours de modèles très simplifiés ("This was a point taken up by Sir Brian Hoskins from the Grantham Institute for Climate Change Research, who was not involved with either of these studies. "Both studies depend heavily on the accuracy of their computer models," he told reporters") et la deuxième souffre tout de même d'une conclusion plutôt fantaisiste. Rien, absolument rien n'est démontré, sinon la hâte de la Presse à se jeter sur toute étude tendant à accréditer les thèses du GIEC, tout en se gardant bien de publier celles qui pourraient aller à l'encontre des scénarios catastrophes.

 

Au risque de lasser le lecteur, répétons encore une fois :

 

- il n'existe ni climat idéal ni d'ailleurs de géographie idéale pour notre planète

 

- le climat (régional) est éminemment changeant - et les régions aussi (orogénèse)

 

- nous sommes actuellement dans une phase de réchauffement (et dans un interglaciaire) qui dure depuis deux à trois siècles

 

- il est certain que du CO2 d'origine anthropique a été injecté dans l'atmosphère et le sera encore longtemps- ce CO2, outre de nombreux  bienfaits, pourrait avoir des effets climatiques très difficiles à prévoir

 

- rien n'indique que les zones sèches s'assécheront encore et que les zone pluvieuses le seront encore plus : c'est une fois encore la fausseté du "climat optimal"

 

- si des modèles assez robustes montrent demain que le climat de l'Angleterre/Pays de Galles sera l'objet de pluis plus abondantes, le remède est simple et connu : aménager le territoire. On se permettra de rappeler que Katrina n'était pas un ouragan monstrueux (mais un gros ouragan tout de même, le 6e plus puissant depuis qu'on en mesure la puissance avec un peu de fiabilité, soit 1924), mais que la Nouvelle-Orléans était sans défense

 

- le climat doit et va changer et il faut s'y préparer.  

 

Et puis, quand on y pense, les précipitations accrues diminuent la quantité de vapeur d'au présente dans l'atmosphère, et c'est la vapeur d'eau qui est le principal GES... C'est un vieux débat...

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commentaires

Sceptique 18/02/2011 16:56



J'ai lu également cet article, qui m'a semblé superficiel et aux conclusions hâtives. J'ai le souvenir d'avoir entendu pendant longtemps que le réchauffement climatique allait nous valoir des
sécheresses. Maintenant, c'est le déluge*!


Votre exploration de la presse anglaise, qui nuance les conclusions de ce traitement informatique des observations, est bien utile!


* Le mythe du déluge, assez répandu, pourrait être le souvenir des événements importants de la fin de la dernière glaciation: remontée du niveau de la mer, partout, et, ce qui a du impressionner
les humains témoins de l'événement, le remplissage relativement rapide de la Mer Noire, dès que le niveau du Bosphore a atteint le niveau critique.



cdc 18/02/2011 17:51



On prévoit les catastrophes qu'on peut... Comme actuellement on a vu beaucoup d'inondations, on va chercher par là... Quand on parlera des "dramatiques problèmes d'eau qui se posent dans le
monde", on trouvera des articles sur la sécheresse...