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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 12:00

Pas inerte comme les gaz dits "nobles" (néon, argon, etc) qui sont effectivement très peu réactifs), mais tout de même assez inerte pour avoir un cycle atmosphérique d'une centaine d'années, par opposition à la vapeur d'eau ou au méthane, par exemple, GES bien plus puissants que le CO2 mais à turnover beaucoup plus rapide. Le CO2 est absorbé (et rejeté en cycle normal) par la végétation, absorbé par les océans, émis par les volcans, les Hommes, etc. De beaux diagrammes illustrent ce cycle et insistent à l'envi sur les rejets humains, les modèles de circulation atmosphérique sont calés dessus et n'hésitent pas à prévoir une augmentation de 6°C en cas de doublement du taux actuel de CO2. Les critiques grassement payés par le Heartland Institute font remarquer que ces modèles simplistes passent sous silence plusieurs mécanismes de rétroaction, principalement les nuages, mais pas seulement. Nature Climate Change, un journal qui n'est pas précisément payé par les pétroliers, publie dans son numéro de mars un article très étonnant : figurez-vous que ces modèles n'incluent pas non plus l'action du CO2 dans l'érosion rocheuse. C'est simple : plus chaud, donc plus humide. Plus humide, donc plus de pluie. La pluie dissout évidemment le CO2 atmosphérique, devient acide (vous vous souvenez des "pluies acides" qui allaient mettre un terme à la vie sur toute la planète ?) et dissout les roches de surface, les carbonates formés s'écoulent dans les océans où ils s'accumulent, séquestrés pour des milliers d'années - voire bien plus. Quatre chercheurs de l'Université de Toulouse et un chercheur de l'Université de Bergen (Norvège) ont fait le calcul et arrivent à la conclusion (provisoire, évidemment - il n'y a jamais de "science établie", quoi qu'en disent les Pachauri ou autres GIEColâtres à la Kempfoucart) que la consommation de CO2 par ces processus pourrait augmenter de 50% avant 2100, au moins dans la région qu'ils ont étudiée. A propos, je mentionnais le malheureux Heartland Institute, dont Gleick a prouvé qu'il disposait d'un budget *global* parfaitement misérable face à ceux détenus par les énormes multinationales environnementales du type WWF ou GreenPeace dont le moins qu'on puisse dire est qu'elles sont complètement opaques. Et le seul document qui pourrait être incriminant n'a pas été obtenu (frauduleusement, mais ça ne me gêne pas vraiment) en copie authentique, mais anonymement par le courrier ! Sincèrement, qui va croire ça, à part évidemment Kempfoucartmonbiot et tutti quanti ? Source : http://www.nature.com/nclimate/journal/vaop/ncurrent/full/nclimate1419.html

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commentaires

bob 06/03/2012 18:44


À propos de carbonates, voici un article qui va faire rager les écolos car l'amiante est un puit de
carbone: http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/environnement/201203/03/01-4502241-un-puits-de-carbone-dans-les-debris-damiante.php

bob 06/03/2012 09:00


Le monde est petit: j'ai vu (sans le lire) ce billet dans flux rss en début d'après midi. Une soirée de surf plus tard je retombe dessus en lisant cet article que vous avez
commenté: http://egoborone.free.fr/?p=442


Durant ce périple je suis tombé sur un autre vieux billet: http://darwin2009.blog.lemonde.fr/2009/12/17/petit-precis-de-scepticisme-online/
Bien que pro-GIEC, le fond sceptique est intéressant (par exemple le «biais du centrisme»). 
 
En tout cas merci pour la vulgarisation de l'article de Nature ! 


 


 

Sceptique 05/03/2012 17:24


Bravo pour vos enquêtes sérieuses.