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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 11:17

Vous connaissez ? C'est un petit film sur YouTube qui contient un message très clair : ceux qui ne veulent pas réduire d'au moins 10% leur "empreinte carbone" (je reviendrai sur ce concept dans un post que je prépare), eh bien, il faut les exécuter, c'est aussi simple que ça. On pousse sur un bouton et hop ! ils explosent, que ce soient des écoliers, des hommes d'affaires, des sportifs ou n'importe qui, pas de pitié.

 

J'ai tout d'abord pensé qu'il s'agissait d'une satire, peut-être produite par les inénarrables Minnesotans for Global Warming avec les millions de dollars qui leur sont versés chaque jour par les fourbes pétroliers, mais à la réflexion, ce n'était pas possible : les bien-pensants se seraient déjà emparés de l'affaire en dénonçant un message haineux et un harcèlement criminel.

 

Certains peuvent trouver cela drôle, et évoquer les Monty Python, mais ici le côté gore (qui n'existait évidemment pas chez les MP) est prédominant : les méchants sceptiques arrosent tous les participants de leur bouillie de sang, d'os, de cervelle (pour autant qu'ils en aient, bien sûr) et de bidoche. Au point que le film est précédé d'un avertissement et réservé aux adultes.

 

Non, ce n'est pas drôle et ce n'est pas un méchant petit film fabriqué par des amateurs en goguette ; c'est un produit parfaitement fini et professionnel, financé par des gens très sérieux et par le Gouvernement britannique (qui l'est moins).

 

Tout y est : l'endoctrinement des écoliers, les paroles aimables et le ton franc et enjoué ("c'est un choix, vous êtes libres, sans engagement"), la rétribution immédiate - et exemplaire. If you don't toe the line, you'll be blown up.

 

“Ne rien faire contre le changement climatique est une maladie encore assez répandue, même à ce jour" explique le fondateur de la campagne 10:10Franny Armstrong. "Bien sûr, nous ne voulons pas les faire exploser, mais un peu d'amputation serait peut-être un bon début". Mais pourquoi prendre un tel risque de choquer ou de s'aliéner les gens, lui demande le journaliste (du Guardian, ça va de soi) ? "Parce qu'il nous reste environ quatre ans pour stabiliser les émissions globales et nous ne sommes encore nulle part à ce sujet. Toutes nos vies sont menacées et si ce n'est pas sur un sujet pareil qu'il faut s'exciter, je n'en vois pas d'autre".

 

Remarquez, une fois encore, le glissement sémantique de "réchauffement climatique" à "changement climatique", qui est général. Rappelez-vous les paroles de Robert Orr aux Nations unies déclarant que le prochain rapport du GIEC sera bien pire que le précédent - alors que les experts n'ont même pas encore commencé à travailler dessus... N'oublions pas les appels au meurtre ou à l'exécution des pétroliers, des dirigeants de compagnies d'aviation etc. émis sans aucun humour mais avec une froide détermination et un conviction de justice absolue par Hansen, Monbiot, Robert Kennedy Jr. (pardon, ce dernier n'envisageait que la prison à perpétuité...) et tant d'autres dans les blogs qui ont leur sympathie.

 

Comment voulez-vous dans ces circonstances accorder le moindre crédit à de tels propagandistes surexcités ? Je ne sais trop à quoi Franny Armstrong fait allusion lorsqu'elle cite ces "quatre ans", mais je suppose en consultant la littérature sur le sujet qu'il s'agit du temps pour que la teneur en CO2 de l'atmosphère passe de 0,0392% à 0,0400%. Big deal. Cette augmentation de 0,0008% et ce nombre rond et magique de 0,0400% sont le point de transition cataclysmique. C'est en tous cas ce que tous les gouvernements britanniques, de droite comme du centre comme de gauche, essayent désespérément de faire passer comme message, pour une raison qui m'échappe et qui échappe à tous ceux qui ont pris leurs distances avec les certitudes d'Al Gore. Et c'est évidemment et scientifiquement faux.

 

Ah oui, un des derniers éditoriaux du Monde évoquait les sécheresses, les pluies diluviennes, les canicules et les coups de froid pour preuve du "changement climatique". Il manquait les tremblements de terre et les catastrophes minières, et je ne me souviens plus si l'Eyjfjallajökul était cité, mais ce ne serait pas autrement étonnant. Il y a peu, lorsque les sceptiques parlaient d'une météo particulièrement froide, on leur intimait l'ordre de se taire car le "temps (weather) n'est pas le climat" (ce qui est certain). Maintenant, curieusement, c'est le climat qui est devenu la météo, et à tous les coups l'on gagne...

 

Bah, c'est peine perdue.

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commentaires

Sceptique 06/12/2010 17:26



En relisant l'ensemble, articles et commentaires, je me suis arrêté sur la fascination irrationnelle que vous pointez: le passage, à prévoir, du taux de CO2 de 0,0399 % à 0,0400 %. On ne peut
s'empêcher de penser aux peurs de l'an Mil, puis à celles, à peine plus mesurées, de l'an 2000. La fin des temps est signifianet pour ces....prophètes. 



cdc 06/12/2010 21:17



Prophètes, le mot est juste ! Et en plus j'ai refait une recherche et il semble bien qu'environ la moitié du CO2 émis se retrouve captée sans doute par les plantes. N'oublions pas que ce gaz
n'est nullement une pollution, mais un engrais...


Quant aux peurs millénaristes, du moins celles de l'an mille, elles semblent avoir été largement exagérées.



Astre Noir 06/12/2010 15:11



Juste un point de détail.


 


Dans "Le sens de la vie" des Monty Python, il y a des scènes très gore : notamment la scène de la greffe du foie (plus exactement du prélèvement de foie en vue de greffe), ou celle avec
Mr Creosote qui explose (a wafer-thin mint, Mr Creosote ?)



cdc 06/12/2010 17:14



Vous avez parfaitement raison, et il y a aussi le Black Knight de Holy Grail ; mais je voulais plutôt parler des sketches TV.



Sceptique 28/11/2010 16:44



J'emploie le mot "légitime" parce qu'il est dans l'esprit du totalitaire. Exemple: les faucheurs volontaires: José Bové a proclamé la légitimité...syndicale de ce type d'acte. Je vais lire
l'article dont vous me donnez le lien.



cdc 03/12/2010 18:14



J'avais bien compris...



Sceptique 27/11/2010 07:14



Je ne suis absolument pas surpris par ces signes "pré-totalitaires" que vous débusquez ça et là. C'est un stade évolutif de toutes les convictions, dès lors que par leur influence, elles accèdent
au stade "triomphant". La répression des non-croyants, des infidèles au sens premier du terme, est logique et légitime. les empêcheurs de chauffer en rond, en l'occurrence, n'ont plus leur place
dans la société nouvelle. 


Même si les États d'aulourd'hui ont d'autres chats à fouetter (le monde promis à la destruction se détraque un peu trop tôt, avant que l'utopie écologique soit en place), les écologistes ne
pleurent pas sur ses malheurs, et ceux de leurs citoyens. Ils "maintiennent la pression", et veillent à ce qu'aucune échappatoire ne sauve le système, le mode de vie, en lequel ils voient un
risque mortel.


Comme les événements naturels sont maintenant connus en temps réel, il est facile d'aller pêcher quelque part dans le monde un fait extrême, à probabilité séculaire pour un lieu donné, mais dont
la distance réelle est abolie, et peut être mis sous le nez des décideurs encore en place. "Vous voyez bien...!"


Le stade prochain, dont vous révélez les prémices, est activement préparé, c'est sûr.


P.S. Récemment, le "Monde" rapportait que les baleines du golfe de Californie présentaient des "coups de soleil". Ceux-ci ne pouvaient être imputés q'au...."trou d'ozone"!



cdc 28/11/2010 16:29



Oui, l'histoire des baleines... Il y a eu effectivement un article paru à ce sujet dans les Proceedings of the Royal Society. Vous pouvez trouver une critique (ou plus exactement un
anéantissement en bonne forme) ici : http://wattsupwiththat.com/2010/11/12/save-the-sunburnt-whales/


Par contre, lorsque vous écrivez : "La répression des non-croyants, des infidèles au sens premier du terme, est logique et légitime", soit le dernier mot est en trop, soit il faut le qualifier...