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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 11:56

On a donc fait grand bruit autour des deux études publiées récemment sur l'excès de pluviosité en Grande-Bretagne et dans l'hémisphère Nord plus généralement, pluviosité due évidemment au RCAG. Et chacun sait que plus le globe va se réchauffer, plus les événements extrêmes (sécheresse, typhons, ouragans, canicules, inondations) vont être fréquents et dévastateurs. On peut compter sur les Lester Brown et Joe Romm pour assurer que la famine est à nos portes et que les troubles au Proche-Orient sont la conséquence directe du dérèglement climatique - après tout, même Paul Krugman fait le lien et parle même des inondations "quasi-bibliques" en Australie, ce qui prouve qu'on peut être Prix Nobel d'économie et un peu crétin pour le reste. Notez que si le RCAG fait s'effondrer les régimes despotiques et naître la démocratie, je serai le dernier à m'en plaindre...Notez aussi qu'on blâme ce qu'on a sous la main, et dans d'autres cercles, les mêmes qui dénoncent le RCAG iront dénoncer les spéculateurs ; tout fait farine au moulin.

 

Malheureusement, il n'est pas possible de parler scientifiquement de ce genre de prédiction, les catastrophistes n'ont que des anecdotes à exhiber (et à repousser avec dédain quand elles ne servent pas leurs thèses) : il n'existe aucun ensemble de données permettant de valider ce discours. Mieux - ou pire - une méta-analyse de 1871 à nos jours semble indiquer un statu quo. Pour citer la journaliste qui rapporte les propos du chercheur : "In other words, researchers have yet to find evidence of more-extreme weather patterns over the period, contrary to what the models predict". De même, 2010, l'année la plus chaude depuis longtemps, est une de celles où il y a eu le moins de cyclones et d'ouragans, et où l'intensité cumulée de ceux-ci est particulièrement faible :

 

global running ace

Quant aux fameux articles, voyons les points de vue d'Andrew Revkin et de Judith Curry, le premier journaliste scientifique et la seconde climatologue ultra-connue, tous deux loin d'être "climato-sceptiques" mais chacun d'une grande honnêteté intellectuelle qui leur vaut d'être souvent traînés dans la boue par les religieux : Revkin estime que les phrases utilisées dans les communiqués de Presse et dans l'Abstract ("Here we show that human-induced increases in greenhouse gases have contributed to the observed intensification of heavy precipitation events found over approximately two-thirds of data-covered parts of Northern Hemisphere land areas") ne correspondent pas du tout au corps de l'article, qui avertit bien dans sa conclusion : "There are, however, uncertainties related to observational limitations, missing or uncertain external forcing and model performance". Autrement dit, rien n'est démontré. Judith Curry, elle, assène : "I find this kind of analysis totally unconvincing, and it does not recognize the role of natural internal variability such as the Arctic Oscillation, La Nina, etc in producing floods.  None of the recent floods are extreme in historical context". Il est vrai que pour elle : "[I am] Not sure what the motive is for the attribution of extreme events, other than to build political will for climate change policies", ce qui pourrait lui valoir le bûcher.

 

Ces deux articles, pour conclure, ne démontrent strictement rien, bien qu'ils s'en vantent. Je ne peux m'empêcher de répéter la phrase de Richerd Black : "The researchers suggest there is nothing that can explain this trend except the slow steady increase in temperatures caused by greenhouse gas emissions"... Il eût d'ailleurs mieux fait d'écrire au lieu de "rien ne peut expliquer" une phrase plus exacte : "nous n'imaginons rien qui puisse expliquer" ; il eût d'autre part suffi qu'ils le demandassent à Judith Curry pour avoir du grain à moudre...

 

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