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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 10:10

L'original de ce feuilleton, the Cocktail Conversation Guide to Global Warming, peut être consulté ici (en anglais)

 

N’y a-t-il pas de risques graves si le CO2 dépasse certains niveaux ?

 

C’est possible. Les risques associés à des niveaux de CO2 élevés ne sont pas bien connus, mais nous savons que la Terre a déjà connu des niveaux de CO2 atmosphérique bien supérieurs à ceux qui sont prédits. On entend peu parler cependant des avantages du CO2 atmosphérique, bien que ce soit un gaz indispensable à la vie.
Et si le feedback du système climatique est négatif, comme le laissent penser certaines mesures satellitaires, alors toute source humaine de changement climatique pèse bien moins que la variabilité climatique naturelle. Les alarmistes et la Presse citent souvent des catastrophes climatiques [théoriques-cdc] montrées par les modèles lorsque l’élévation de température avoisine les 2 à 5°C. Une telle augmentation de température ne peut être causée que par un fort feedback positif à l’émission de GES. De tels changements sont peu probables et ne font que refléter les difficultés à modéliser un système aussi complexe » que le climat de la Terre.
L’incertitude est une bonne raison pour être prudent dans la gestion des risques, développer de nouvelles technologies énergétiques et augmenter leur rendement. Aujourd’hui, près d’un tiers de la population n’a pas accès aux énergies fossiles. Au fur et à mesure de leur développement, ces populations utiliseront plus d’énergie et émettront plus de GES. Atteindre un standard de vie élevé par un usage efficient de l’énergie et en en développant de nouvelles sources sera essentiel pour ne pas augmenter exagérément le niveau des GES atmosphériques. Mais il ne sera pas possible de réduire ces niveaux à ceux qui existaient il y a plus d’un siècle, quoi qu’en disent certaines ONG et certains politiciens.

 

Peut-on lier un événement particulier comme une sécheresse ou un ouragan au réchauffement global ?

 

Non. Le réchauffement climatique ne peut être rendu responsable d’événements météorologiques particuliers. Les effets de ce réchauffement sur les ouragans, les tornades et les pluies torrentielles font l’objet de nombreuses discussions, mais il y a peu de données pour indiquer qu’un monde qui se réchauffe a rendu ou rendra de tels événements plus nombreux ou plus marqués.

 

Le niveau de la mer monte-t-il ? Le Groenland, l’Arctique et l’Antarctique sont-ils en train de fondre ?

 

Oui et oui, mais rien ne permet de dire avec la moindre certitude que c’est lié au réchauffement global. Le niveau de [certaines-cdc] mers s’est élevé, et il y a eu des fontes, mais pour des raisons qui font toujours l’objet d’études. Les océans ne se sont pas élevés grandement durant le siècle dernier : durant tout le XXe siècle, le niveau s’est élevé d’environ 1,7 mm par an, mais c’est évidemment peu en comparaison de la dernière période interglaciaire, où le niveau était environ 6m plus élevé que maintenant. Entre 1920 et 1940, l’Arctique a subi une période de réchauffement égal à celui d’aujourd’hui ; cette période n’a pas entraîné une montée significative du niveau des mers due à la fonte de glaces du Groenland. L’année la plus chaude du Groenland a été 1941, et les décennies les plus chaudes les décennies 1930 et 1940. La couverture glaciaire du Groenland fond sur les bords, mais s’accroît au centre à cause des précipitations qui augmentent. Après vingt-cinq ans de déclin, les glaces de l’Océan arctique recommencent à croître.
Autour de l’Antarctique, contrairement aux attentes, la couverture de glace a augmenté durant la même période. Le résultat net et que la prise de glace globale est restée quasiment constante. Il y a une petite région au bord de la péninsule antarctique dont la diminution de l’englacement  – largement relayée dans les média – est attribuée au réchauffement global, mais des changements naturels des circulations de courants océaniques pourraient être une explication. Comme les glaciers, les banquises finissent toujours par se briser naturellement et flotter au loin. Les dynamiques des glaciers et des banquises sont trop mal connues pour faire des prévisions fiables.
Pour que les mers montent de manière significative, il faudrait que les glaces du Groenland et de l’Antarctique fondent de plus en plus rapidement sous l’effet du réchauffement global, ce qui n’est possible que si notre système climatique est dominé par de forts feedbacks positifs.

(à suivre)

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