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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 08:57

L'original de ce feuilleton, the Cocktail Conversation Guide to Global Warming, peut être consulté ici (en anglais)

 

 

 

Le climat terrestre n’a-t-il pas alterné dans le passé entre des âges glaciaires et des périodes de réchauffement ?

 

Oui. Le climat change constamment. Il est resté relativement constant depuis environ 10,000 ans, mais les températures ont, elles, changé de manière significative. Il y a mille ans, lorsque les Vikings se sont installés au Groenland, le climat était plus chaud que maintenant et l’agriculture était riche en Ecosse et en Norvège, où le froid actuel ne le permet plus. Malgré l’incertitude considérable sur la manière dont le climat varie de façon décennale ou séculaire, ou sur la cause de ces changements, certains scientifiques ont simplement décrété qu’aujourd’hui, c’est l’Homme qui contrôle le climat.

 

Les émissions humaines (anthropogéniques) de CO2 contribuent-t-elles au réchauffement global ?

 

Oui, mais on ne sait pas de combien. La vapeur d’eau et les nuages sont responsables de 90% de l’effet de serre naturel. Un doublement du CO2 atmosphérique tel qu’il pourrait se produire à la fin de ce 21e siècle, n’augmenterait l’effet de serre que de 3%. Bien que tous les scientifiques estiment qu’une telle influence directe n’amènerait qu’un faible réchauffement, la crainte existe que le système climatique y réponde par une diminution de la couverture nuageuse et une augmentation de la teneur atmosphérique en vapeur d’eau, ce qui amplifierait grandement le réchauffement. Cette amplification est ce qu’on appelle un « feedback (ou rétroaction) positif », et tous les 21 modèles climatiques du GIEC incluent aujourd’hui un tel feedback.

Mais les mesures globales par satellite, le rayonnement solaire réfléchi par les nuages et la radiation infrarouge rayonnée par la Terre, tout cela indique que l’effet combiné des nuages et de la vapeur d’eau pourrait en fait réduire le léger réchauffement global et non l’amplifier. Ce serait donc un feedback négatif. Que ce feedback, cette rétroaction, soit positif ou négatif est la question la plus importante faisant l’objet de recherche climatique actuelle.

Même si l’Homme est sans doute la source principale de l’augmentation de CO2 à long terme, les sources naturelles (en entrée comme en sortie) de CO2à la surface de la Terre sont en moyenne près de 20 fois plus élevées que celle de la contribution humaine. Les changements naturels dans la circulation océanique et l’activité biologique sur terre et sur mer ont de manière certaine un impact aussi grand que les émissions humaines sur l’élévation annuelle de température. Mais de la même manière que certains scientifiques supposent qu’il n’y a pas de changement à long terme dans la couverture nuageuse qui cause le réchauffement global, ils supposent aussi qu’il n’y a pas d’augmentation naturelle à long terme du CO2.

 

Que savons nous du climat du futur ?

 

Nous n’en savons rien. Les prédictions du climat futur viennent de modèles informatiques qui sont des approximations très incomplètes du système climatique réel. Ces modèles se fondent sur des suppositions sur le fonctionnement de la machine climatique et traduisent ces suppositions dans des modèles mathématiques de cette machine. Mais de nombreux processus – les nuages, les précipitations, la circulation océanique, les effets solaires [et le « carbone noir », c’est-à-dire les particules émises par la combustion - cdc] ne sont pas bien connus et ne peuvent être modélisés avec précision. Les prédictions de changement climatique futur sont des hypothèses, pas des faits scientifiquement établis.

Les scientifiques du GIEC insistent sur le fait que les modèles climatiques ne peuvent pas reproduire les évolutions observées au XXe siècle si l’on n’inclut pas les effets humains, mais cette position est faible. Ainsi, nous n’avons pas de mesures de la couverture nuageuse à long terme et ne pouvons donc pas savoir si des changements naturels de cette couverture aurait pu causer des épisodes de réchauffement et de refroidissement [à noter que les nuages de haute altitude – cirrus – ont tendance à réchauffer la Terre, tandis que les nuages bas et noirs – stratus – ont l’effet inverse – cdc]. De même, pour expliquer les températures globales moyennes de ces 100 dernières années, les modèles doivent être manipulés pour tenir en compte les effets des aérosols d’origine humaine dans l’air (poussières, sulfates, etc.) qui refroidissent l’atmosphère parfois durant des décennies et inversent l’effet de réchauffement des GES humains – ce qui est une procédure assez discutable pour ne pas dire plus.

En somme, les modèles climatiques sont des outils de recherche et ne sont pas à utiliser pour dicter la politique de notre économie future.

 

 (à suivre)

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commentaires

Sceptique 26/04/2011 11:14



Votre mise au point est claire et bien argumentée. À bons entendeurs, salut!


Mais ce n'est pas sans raison qu'Audika fait en ce moment une campagne publicitaire....insistante, donc...coûteuse....et....juteuse.