Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Humeur !

Nucleardelinquent teen 150x200BioHockey%20Stick%20Jacket3 HandsOff-copie-1 

Recherche

Articles Récents

Autres Liens

21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 08:47

Il y a quelque temps, le GeorgeMarshall Institute a publié un opuscule très amusant, le Guide des conversations de cocktail sur le réchauffement climatique. Il n'existe malheureusement qu'en anglais, mais je compte vous en donner une traduction française, et ce post sera le premier épisode.

 

Mais tout d'abord un mot concernant ce Marshall Institute (GMI) : c'est, à n'en pas douter, un think-tank plutôt conservateur (dans les sens US du terme), et comme tel vomi par les marchands de peur du type Naomi Oreskes et très critiqué dans l'édition US de Wikipedia. Le mantra du GMI est de considérer les faits scientifiques, et ce avec un oeil critique ; dès lors, oui, les chiffres publiés sur le tabagisme passif méritent d'être discutés, voire réfutés. Dès lors, oui, l'interdiction du DDT ne semble nullement justifiée. Dès lors, oui, le rôle du CO2 anthropogénique dans l'évolution climatique doit être discuté. Il faut dire que le GMI a eu l'audace d'écrire que l'Union soviétique était, à l'époque, une "menace militaire" (a military threat) ; il va de soi qu'une telle scandaleuse contre-vérité discrédite totalement le GMI.

 

Quoi qu'il en soit, le GMI publie des textes inspirés par ceux que Wikipedia appelle des contrarians, comme McKitrick, McIntyre et Lindzen, excusez du peu. Je ne peux m'empêcher de faire le lien avec le petit reportage entendu ce matin à la RTBF, ou un journaliste présentait son livre sur Tchernobyl. Là, curieusement, les agences internationales étaient accusées de tous les maux et les indépendants du type CRIIRAD (ou Greenpeace, notoirement impartial) qualifiés de "rebelles", oui, vous savez, comme ceux de Tunisie, d'Egypte ou de Libye... Mais pour ce qui est du climat, le GIEC parle d'or et les dissidents sont plutôt affublés de l'étiquette infâmante de "négationnistes". Magie des mots !

 

Le guide de la conversation de cocktails sur le

Réchauffement global

 

Introduction

 

Les gens discutent de tout aux cocktails, et parfois, quand la conversation devient un peu ennuyeuse, on parle du réchauffement global et des dangers qu’il fait peser. Le Président Obama et le Parlement estiment que c’est une menace grave qui justifie des limites très strictes sur le dioxyde de carbone (CO2) et autres gaz à effet de serre (GES).

 

Pour savoir s’il s’agit réellement d’une grave menace, il faut au moins savoir quelques données de base. Voici les réponses à des questions souvent entendues à propos du réchauffement global.

 

N’y a-t-il pas un consensus scientifique sur le réchauffement global causé par l’Homme (anthropogénique)

 

Non. Les activités humaines, comme par exemple brûler des combustibles fossiles pour avoir de l’électricité personnelle et industrielle, les changements de paysage comme nos cités modernes et une agriculture à large échelle, tout cela a un impact certain sur l’environnement, mais à quel point cela peut changer le climat fait l’objet de nombreux débats.

Ce qu’on appelle « consensus » se réfère généralement aux rapports sur le climat publiés tous les cinq ans par le Groupe intergouvernemental sur l’étude du climat (GIEC) des Nations-Unies. De nombreux scientifiques participent aux recherches étudiées par le GIEC, mais les résumés interprétant les faits scientifiques sont très majoritairement édités et écrits par des représentants des gouvernements. La Presse s’empare de ces résumés et leurs sombres prédictions sans mentionner les importantes incertitudes et restrictions.

 

La Terre se réchauffe-t-elle ? Comment le savoir ?

 

Ce n’est pas récent et ce n’est pas précis. Bien que les émissions de GES   ]Gaz à Effet de Serre] ont augmenté constamment au cours de la deuxième moitié du 20e siècle, la température globale de surface n’a pas augmenté depuis environ 1998. Depuis la fin du 19e siècle, la température moyenne de la surface du globe aurait augmenté d’environ 0,6 °C, ce qui est au moins en partie, une augmentation naturelle après le « petit âge glaciaire », une période de froid globale ayant duré en gros du début du 15e siècle au début du 19e. Le changement de température précis est inconnu, les températures n’ayant pas été mesurées avec précision dans de vastes parties du monde et durant une période suffisamment longue. Mêmes aux Etats-Unis, la précision des données de température peut être mise en question, de nombreuses jauges étant placées dans des endroits provoquant une tendance au réchauffement des lectures, la végétation naturelle étant remplacée par une urbanisation croissante.

D’autre part, la température au sol n’est sans doute pas la meilleure mesure de la température de la Terre. Les océans – qui représentent cependant 75% de la surface terrestre et certainement 99% du contenu de chaleur du système climatique – n’ont fait l’objet de mesures systématiques que récemment. Ces mesures n’ont montré qu’une faible ou nulle élévation de température dans les années récentes. Les mesures de température par satellites montrent un léger réchauffement, mais moins élevé que les mesures publiées par le GIEC.

 

 (à suivre)

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Stan75 09/05/2011 23:57



Au sujet de la viande, je vous laisse commenter cet article, qui ne va pas exactement dans le même sens que vous...


http://www.lepoint.fr/archives/article.php/11982


Cordialement



cdc 10/05/2011 10:27



Déjà le titre... L'article, catastrophiste à souhait, reconnaît tout de même qu'en Occident, la consommation stagne - et qu'elle explose ailleurs, j'en suis
conscient : ailleurs on s'enrichit !


Par ailleurs, l'article en question mélange allègrement tout avec rien, les virus avec le soja et le maïs avec les poulets. Le maïs, boit-sans-soif ? "Le maïs est
non seulement une des plantes parmi les plus performantes en termes de rendement (d'où en partie son succès), mais encore une des plus efficaces pour l'eau.  Ainsi, il faut 1.500 litres d'eau pour produire 100kg de blé, mais seulement 400 litres pour 100kg de maïs (Wackes Seppi chez Imposteurs : http://imposteurs.over-blog.com/article-isabelle-saporta-le-livre-noir-1-du-mensonge-et-de-la-desinformation-par-wackes-seppi-premiere-partie-71547001.html ). Quant
au soja, je n'ai jamais nié qu'il fût destiné principalement à la nourriture animale, mais je ne l'ai jamais englobé dans le terme "céréales".


Il y a quelque temps, le New Scientist avait sorti une étude intéressante : http://www.newscientist.com/article/mg20727691.200-veggieworld-why-eating-greens-wont-save-the-planet.html .
Monsieur Lewino aurait été avisé d'au moins le lire...



Stan75 28/04/2011 21:56



Au néolithique, la population mondiale pouvait être estimée à la grosse louche entre 1 et 20 millions d'habitants (http://fr.wikipedia.org/wiki/Population_mondiale), ce qui fait dans l'hypothèse
haute que nous sommes aujourd'hui plus de 300 fois plus nombreux.

Si vous dites que des changements pouvaient déjà être visibles à l'époque, j'ai du mal à comprendre votre argumentaire pour dire qu'aujourd'hui l'impact humain ne serait pas un facteur à prendre
en compte...

D'autant plus qu'a notre époque, l'empreinte écologique est décuplée par les moyens techniques.


L'anthropocène est un terme créé et utilisé par certains scientifiques pour désigner une nouvelle époque géologique, qui aurait débuté à la fin du XVIIIe siècle avec la révolution industrielle,
période à partir de laquelle l'influence de l'Homme sur le système terrestre serait devenu prédominante.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Anthropoc%C3%A8ne

Donc oui si nous ne pouvons prouver le caractère majoritraire des activités humaines dans les changements climatiques observés, il revient au bon sens de tenter de réduire notre empreinte
écologique pour ne pas peser plus lourd encore dans ces modifications environementales préoccupantes.

Quand à la définition de gâchis énergétique en ce qui concerne la consommation de viande, je vous renvoie aux principes élémentaires de la pyramide des chaînes alimentaires. Il faut savoir que
l'agriculture intensive génératrice de pollutions et de l'appauvrissement des sols, est aujourd'hui essentiellement tournée vers la production de céréales pour les besoins de l'alimentation
animale. Gâchis également car cette ("sur- " je persiste)consommation de viande n'est pas une nécessité pour alimentation saine.
Ce type d'agriculture intensive est par ailleurs liée très fortement à de nombreux apports énergétiques.



cdc 29/04/2011 14:56



Relisez le paragraphe deux, il est clairement indiqué que l'activité humain a un impact certain sur le climat - c'est d'ailleurs un des chevaux de bataille de Pielke
Sr. ! C'est la thèse d'un réchauffement global qui est mise en doute.


Quand on parle de "changements climatiques" - à remarquer que, subrepticement, on passe de "réchauffement" à "changement", et de là, très souvent à "dérèglement" - peut-on savoir par rapport à
quoi ? A quelle période ? Dans quelle région ?


L'agriculture intensive, je l'admire. C'est elle qui nous a permis de nous affranchir des disettes - voire des famines. Je voyage assez pour voir ce qu'est l'agriculture non-intensive, les
ravages qu'elle sème dans des populations déjà affaiblies par la faim et les maladies. Quand j'entends une Saporta se scandaliser que notre type d'agriculture est destructrice d'emploi, je me dis
qu'il serait assez bien qu'elle passe une année aux champs, et pas quelques jours aux vendanges comme tout bon petit rejeton de bobo - je parle des champs en Afrique ou en Asie, par exemple les
pieds dans l'eau à repiquer le riz ; après quelques décennies, on a les reins cassés, on ne peut plus se relever. Ou à biner la latérite sous un soleil écrasant pour faire pousser quelques
maigres plantes. Allez voir sur www.songhai.org ce que peut être une admirable expérience pilote au Bénin.


Cette notion d'appauvrissement des sols est une tarte à la crème entretenue par la secte Steiner ; la majorité des céréales n'est pas utilisée pour l'alimentation animale, mais pour
l'alimentation humaine (et, hélas, en partie pour les agrocarburants, ce qui est injustifiable - sauf pour les producteurs de bioéthanol et de biodiesel qui se frottent les mains) ; la
surconsommation de viande se trouve dans une minorité occidentale, mais en ce qui concerne l'humanité entière, c'est plutôt d'une sous-consommation qu'il s'agit (vous aurez compris que je ne suis
pas végétarien). Enfin, je suis parfaitement d'accord avec vous pour dire que notre agriculture est liée à de nombreux apports énergétiques. Mais j'ajouterai que l'agriculture des pays pauvres
l'est tout autant ; simplement, il ne s'agit pas de machines, mais d'hommes (ou plutôt, de femmes).



Stan75 27/04/2011 23:04



Je suis très loin d'être un spécialiste mais cependant il me semble que notre empreinte écologique actuelle commence à être suffisamment importante pour que les répercussions se fassent sentir à
une échelle planétaire : au moins en ce qui concerne la biodiversité, peut être encore à prouver pour les changements climatiques... mais compte tenu du risque que nous prendrions en minimisant
notre impact environnemental, bien que non complètement convaincu par le fait que les causes anthropiques soient les plus importantes, je me dit qu'une réduction du gâchis énergétique provoqué
par la surconsommation d'énergie fossile ou la surconsommation de viande ne peut qu'aller dans le bon sens.



cdc 28/04/2011 14:18



L'empreinte de l'Homme est devenue évidente dès ce qu'on appelle couramment la révolution néolithique, et il y a même certaines suppositions (voir notamment William Ruddiman) sur un changement
climatique anthropique de l'époque... Quant au gâchis, il est toujours à éviter, ça va de soi, mais encore faut-il s'entendre sur ce qu'est la "surconsommation".



Sceptique 26/04/2011 10:58



@cdc


Si la sécheresse de 2011 continue, l'année sera comparable à 1976, par ses conséquences agricoles. En 2003, la canicule a sévi au mois d'Août, mois de vacances important, et a eu, pour cette
raison particulière, des conséquences surtout humaines.



Sceptique 26/04/2011 05:41



@Stan75 et ComteZérO


Je confesse, en attendant la Jolie Inquisition ou la Vraie-Fin-du Monde, que je ne considère pas les bulles du GIEC comme infaillibles. Et tant que je serai libre, je dirai "Il fait chaud", quand
il efra chaud, et "Il fait froid", quand il fera froid.