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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 23:05

On nage en plein surréalisme. Pour une fois, je reconnais que l'éditorial du Monde est un modèle d'objectivité.

 

Voilà Montebourg qui agite le bâton, injurie, insulte, menace, fait le matamore (matindien...), clame haut et fort qu'il faut faire revenir toutes les industries antiques en doulce France. Ah oui, il faut faire revenir aussi les voix des "classes populaires" qui se sentent trahies par le PS. Comme les 800 tracteurs des producteurs de lait qui ont envahi Bruxelles ce matin, eux aussi.

 

Chacun sait cependant que ce n'est pas en prônant le repli frileux et le protectionnisme qu'on va résoudre quoi que ce soit. On sait à quoi à mené une telle politique il y a un bon siècle...

 

Reprenons à notre compte une courte (copyright oblige) citation du Monde :

 

"Le ministre du redressement productif a franchi, lundi 26 novembre, une nouvelle étape, en expliquant aux Echos son rejet du sidérurgiste Mittal : " Nous ne voulons plus de Mittal en France, car ils n'ont pas respecté la France. " Ainsi, ce n'est plus simplement le rachat du site de Florange qu'il propose, mais l'expulsion du sidérurgiste indien, qui emploie 20 000 salariés sur 150 sites en France. Cette proposition est cohérente avec l'emballement qui saisit M. Montebourg : rien ne sert d'acheter des hauts-fourneaux invendables, la sidérurgie étant en surcapacité en Europe. C'est donc une filière rentable qu'il convient de nationaliser. Le gouvernement de François Hollande reviendrait ainsi aux nationalisations punitives, comme celle de Renault en 1945, et étatistes, comme celles de 1981. Car il ne s'agit pas d'une intervention provisoire, destinée à éviter une crise de liquidités comme l'ont connue Alstom en France ou General Motors aux Etats-Unis, mais d'un interventionnisme sur une entreprise rentable. Les syndicats ont perçu le danger de telles surenchères. Le gouvernement a soutenu M. Montebourg ces derniers jours. Il ne suffira pas que François Hollande désavoue ses propos lorsqu'il rencontrera, mardi, Lakshmi Mittal à l'Elysée. Il faut faire cesser ce prétendu jeu de rôle qui décrédibilise la parole et l'action politique."

 

On ne saurait mieux dire, je l'admets également. On peut aussi railler ce "Ministère du redressement productif", assez stalinien, ou, pour les méchantes langues, nord-coréen...

 

Cela dit, les producteurs de lait qui se sont rués vers ce qu'ils pensaient être une belle filière il y a une dizaine d'années, les mineurs et les métallurgistes désormais inutiles et en surcapacité, il ne convient évidemment pas de les abandonner à un sort "pire que la mort". Mais pas en leur faisant croire qu'on peut sauver l'outil.

 

Hollande est mal parti. Trublion Ier avait aussi cru tout arranger mais s'est cassé les dents.

 

Bah, je crains que les dents de FH ne sont pas celles de Dracul, pôv chéri...

 

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commentaires

Sceptique 27/11/2012 07:25


Je pense, comme Bob, que Montebourg, mettant à mal la cohérence de la présidence Hollande, menace la cohésion de l'équipe, et devra être sorti. C'était à prévoir. "Il" se prend depuis le premier
jour pour le Président-bis. Vice-Président auto-proclamé est trop faible pour lui.  

cdc 28/11/2012 22:41



Comme Hollande s'entoure de tristes personnes...



bob 27/11/2012 00:53


Les subventions agricoles, quel noeud gordien. Je ne connais pas le dossier du lait en Europe, mais en France le litre de lait reste bon marché, il ne coûte que 0,76€ (http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/bsweb/serie.asp?idbank=000442480)


Par chez moi, où la production laitière est contingentée et l'importation sévèrement taxée (+250% sur les formages), litre de lait coûte environ 1,70$/L soit 35¢ de plus que litre
d'essence! 


Concernant Montebourg c'est un exité fan de démondialisation. Il ne va pas durer longtemps.

cdc 27/11/2012 18:53



En tous cas, le litre de lait ici est payé 31 centimes d'euro aux producteurs. Une misère, c'est vrai...