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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 18:30

Chacun sait que les Français, les Belges aussi, d'ailleurs, gaspillent scandaleusement l'eau potable. Il faut impérativement limiter la consommation d'eau, et imposer les douches, de même qu'il devrait être interdit de laver sa voiture ou de remplir sa piscine lors des périodes de sécheresse. Et ces périodes de sécheresse mettent en terrible danger les centrales nucléaires qui nécessitent énormément d'eau. D'ailleurs, il faut absolument remédier au scandale des fuites d'eau dans les canalisations du réseau de distribution. Et l'agriculture, qui utilise des quantités démesurée de bonne eau pour l'irrigation ! Sans parler des barrages, qui sont une véritable calamité à tous points de vue. Et n'oublions pas qu'il faut 13 tonnes d'eau pour produire 1 kg de viande de boeuf !

 

Etc., etc., voilà le discours entendu toujours et partout, avec une Presse incroyablement moutonnière qui se plaît à reprendre en boucle le moindre croassement de toute "Association" ou ONG pourvu qu'elle "dénonce" un "scandale" ou un état de fait. J'avais déjà regardé de plus près certaines de ces allégations qui me semblaient proprement ridicules, et notamment cet ahurissant concept d'eau virtuelle (*), mais le matraquage étant ce qu'il est, certaines calembredaines me paraissaient évidentes - je n'y connaissais rien. Tout simplement, l'hydrologie est une science, certes peu connue, mais une belle et bonne science, mélange de géologie, d'ingéniérie, d'économie et de plusieurs autres disciplines - et surtout, d'écologie, au sens premier et réel du terme qui a été scandaleusement détourné par des militants idéologistes.

 

Et c'est à un petit décrassage de cervelles et à une première approche de l'hydrologie que nous convient Jean de Kervasdoué et Henri Voron dans un très passionnant Pour en finir avec les histoires d'eau - l'imposture hydrologique. La première distinction qu'ils font est de remettre en cause la notion de consommation d'eau. Une eau n'est consommée que si elle n'est pas remise dans la circulation hydraulique terrestre, par exemple si elle a servi à l'irrigation. Je ne vais pas m'étendre sur le sujet, il est trop vaste et les conclusions des auteurs (qui s'y connaissent)  sont parfois saisissantes, tant elles vont à contre-courant de ce que nous avions ingurgité comme lieux communs. Attendez-vous à quelques surprises, et aussi beaucoup de chiffres qui remettent un peu les choses en perspective.

 

Un livre à acheter et à siroter avec délectation - ne serait-ce que pour clouer le bec à l'inévitable catastrophiste du prochain dîner en ville !

 

(*) Un kilog de steak a consommé 700 g d'eau, point à la ligne. Sauf si l'animal a été nourri avec des aliments concentrés, comme du maïs. Mais l'augmentation n'a rien à voir avec un facteur 13.000, évidemment !

 

 

 

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commentaires

douar 24/01/2013 18:14


Entendu à l'époque sur France Inter, racontée par la correspondante permanente: Suite à des campagnes de "sensibilisation", les berlinois ont tellement réduit leur consommation d'eau que ça
pose des problèmes à leur infrastructure hydrolique: pas assez de liquide pour l'évacuation des eaux usées, d'ou corrosion accélérée, odeurs... Pour finalement s'apercevoir qu'en se serrant la
ceinture pour la consommation d'eau à Berlin, ça n'avait strictement aucun impact positif pour les zones chroniquement déficitaires en eau, situées à des milliers de km. L'escrologie a
encore frappé.

cdc 29/01/2013 01:05



Oui, c'est très vrai. Il faut un minimum d'eau dans les égouts pour les nettoyer. A ce sujet, j'ai une anecdote amusante : je travaille comme bénévole dans une asbl logée dans un immeuble plus ou
moins abandonné dont plusieurs étages étaient vides depuis quelques années. Il y régnait une odeur assez épouvantable, dont tout le monde devinait que les siphons des WC s'étaient vidés... Or,
depuis un an, les étages ont été repris par des bureaux, et, ô miracle, la puanteur s'est résorbée...


Anectode, sans doute, mais pas innocente. Et vous confirmez la connaissance des "bassins versants", notion inconnue de la plupart des gens (de moi aussi, je le reconnais, jusqu'à ma lecture du
livre de Kervasdoué) et, cela va sans dire, de la Presse en général ou (peut-etre...) de ceux que vous appelez à assez juste titre les "escrologistes"...



bob 23/01/2013 20:25


Encore un livre à lire!


De mémoire le facteur 13 000 viendrait de la prise en compte dans le calcul de l'évapotranspiration des cultures. Ce qui est complètement stupide (surtout si c'est l'évapotranspiration
potentielle et non réelle qui a été prise en compte). Aucun écolo ne mesure la transpiration de l'homme pour justifier le «gaspillage» d'eau. 

cdc 24/01/2013 17:00



Oui, c'est exactement ça, évapotranspiration y compris de l'eau de pluie qui a arrosé les prairies... On nage dans l'incohérence !



Sceptique 23/01/2013 11:21


Cette histoire d'eau est aussi sadique, dans ses intentions cachées, que l'homophonique, érotique. Il s'agit de débusquer des coupables, si possible politiquement minoritaires et incorrects. On
peut reprocher à nos agriculteurs d'arroser leurs champs en plein soleil, contrevenant  aux interdictions énoncées par les autorités locales. Qui avalent la couleuvre dans la crainte d'une
jacquerie motorisée. Mais après tout, et c'est ce qu'ils doivent penser, ils ont le droit de dormir la nuit


Je pense qu'en 2013, dans le tiers Nord de le France, "ils" auront du mal à mettre à sec la nappe phréatique!.

cdc 24/01/2013 17:02



Mais comme les terres irriguées ne représentent qu'un faible pourcentage des emblavures...