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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 15:47

"C'est pas pour dire, mais c'était mieux avant !" (refrain des vieillards).

Tout de même, les deux ou trois premières années, j'avais trouvé ça un peu idéologiquement suspect, mais après tout, pourquoi ne pas en profiter ? Le soleil brillait, il faisait un temps magnifique, et c'était amusant de se balader à vélo sur ces grands boulevards, dans les tunnels, même. Couplée avec les visites du Patrimoine, une telle journée n'était pas sans charme.

Je voyage beaucoup, et ce n'est qu'il y a deux ans que nous avons voulu rééditer la promenade. Atroce. C'étaient des foules compactes de cyclistes, de patineurs, de piétons qui s'entrecroisaient sans trop d'égards : ne croyez surtout pas que les transports "doux" adoucissent les moeurs. Les piétons engueulaient les cyclistes qui ne leur laissaient pas le passage, les patineurs maladroits se faisaient vertement morigéner par les cyclistes, et les pauvres gosses tombaient de leur vélo et pleuraient amèrement (et bruyamment).

Donc, très peu pour nous. Sauf que cette année tout de même, ayant rendez-vous au Cinquantenaire pour goûter au Pineau des Charentes traditionnel et nous enfourner deux douzaines de fines de claire, nous avons bien dû enfourcher nos bécanes, et là, surprise : Non seulement la foule est encore plus compacte (l'avenue de Tervueren donne une idée de l'enfer), mais toute cette "fête" (que je déteste cette expression !) n'est plus qu'une gigantesque braderie comme on dit dans le Nord. Partout des étals, des baraques à frites, des vendeurs de hot-dogs, des poissonniers ambulants, des attractions foraines, le tout baignant dans une musique omniprésente et cacophonique - et pas du Händel, croyez-moi. Nous nous sommes donc enfuis, talonnés par les absurdes giga-bus articulés de la STIB, vous savez, ces autobus aberrants qui occupent je ne sais combien de mètres cubes pour véhiculer cinq ou dix voyageurs, ces monstres qui se bloquent mutuellement dans des rues qui ne sont manifestement pas à leur échelle.

Non, je ne suis pas un de ces bagnolards énervés qui trépignent de rage parce qu'on leur interdit une fois l'an de prendre leur petite toto ; mais je rappelle qu'à l'origine, l'idée était de faire cette journée sans voiture à date fixe, et donc à jour variable. Et j'entends que nos autorités bruxelloises, avec leur nouveau paquet d'écolos en charge, ranime l'idée : plus (+) de journées sans voitures, et en semaine. J'entendais aussi vanter "le calme" de cette journée, l'aspect "champêtre" de la ville ; mais oui, faisons les villes à la campagne, n'est-ce pas ? Si je suis citadin, c'est justement parce que j'aime la ville, son agitation, son bruit, et il faut le prendre avec le reste, ses embouteillages et ses quartiers difficiles. New York est (à nouveau - merci M. Giuliani, malgré tout) le prototype de la ville qu'aiment les citadins, et je ne me lasse pas d'y retourner.

Pour terminer sur une note qui n'est paradoxale qu'en apparence : je fais régulièrement du vélo à Bruxelles le dimanche - avec voitures, parce que ce jour-là il y en a peu,  qu'il y a peu de cyclistes et peu de patineurs. Et pas de kermesse. La ville respire un peu, ça aussi fait son charme.

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Published by cdc - dans sociologie
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