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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 18:50

E anche lui lo direbbe...

Non, c'est vrai que pour l'une ou l'autre raison (et je ne m'explique pas laquelle), le cinéma italien a été depuis toujours (je me comprends) l'un des plus riches, il suffit pour s'en convaincre de visiter le merveilleux musée du cinéma de Turin, qui est un écho merveilleux  à un autre moment merveilleux (je n'ai pas peur de répéter ce mot) - passé hélas et non reproductible - à savoir le Cités-Cinés que nous avons eu un tel plaisir de voir à Gand. Ceux qui s'en souviennent en ont encore la nostalgie...

Hélas, hélas, hélas... Le cinéma italien n'est plus ce qu'il était, et je m'en couvre la tête de cendres après m'être rasé les sourcils. On a beaucoup glosé sur Nanni Moretti, très surfait à mon avis et nombriliste à souhait (moins tout de même dans la Stanza del figlio), sans compter le succès parfaitement immérité de ce triste navet qu'était La Vita è bella de cet histrion de Benigni (Coffee and Cigarettes et Night on Earth ne lui doivent rien, na ! Et dieu sait que j'aime Jim Jarmusch !*). Ah oui, L'Ora di religione, un petit chef d'oeuvre de Bellocchio (mal confirmé avec Buongiorno, notte, plate recension du caso Moro). Et puis, c'est vrai, Le conseguenze dell'amore et Il Divo, de Sorrentino, deux OVNIs parfaits (mais dont le dernier s'adressait, il est vrai, à des scrutateurs avertis de la politique italienne).

La faute à Berlusconi ? Sans aucun doute. Bush, Berlusconi - ajoutons Hitler, pourquoi pas - et un point Godwin de plus. Les civilisations les plus évoluées (OK, pour ce qui est des USA, on peut avoir certains doutes, malgré ma relation contrastée avec ce pays familial et presque adoptif) ont engendré ces monstres de Frankenstein.

Bref, tout cela pour dire que je viens de voir un film - Pranzo di Ferragosto - dont les critiques disaient que c'était "un petit chef d'oeuvre renouant avec la comédie italienne" etc, etc, j'aurais donc dû me méfier. Il aurait duré 30 minutes au lieu d'une heure, c'eût été gentil. Pourtant, Ferragosto a Roma, qui l'a connu sait de quoi on parle ! Etouffant, fermé, torride... Mais rien dans ce petit film, quelques gentilles scènes où l'on ne sent pas cette écrasante chaleur. Deux touristes qui passent, bianchi, et un plan animé qui ne ressemble à rien. L'acteur principal et réalisateur font preuve d'une extraordinaire palette de genre, et je n'ai pas peur de redire le cliché : de A à B. Il a deux grimaces, l'une tout au long du film (un petit sourire gentil - on lui foutrait des baffes) et durant 5 secondes, il rigole - faux. Comme Schwartzenegger. Ce qui me faisait penser à Bombón el Perro, triste resucée d'Historias Mínimas, qui était un très joli film minimaliste (comme son nom l'indiquait).

Et près de 10 euros pour ça ! Boycottons l'UGC !

 

*Sauf évidemment l'épouvantable Limits of Control

 

P.S. J'ai par contre beaucoup aimé son Habemus Papam.

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Published by cdc - dans cinéma
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