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Humeur !

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 08:00

 

 

 

 

Tant pis pour moi, je devais m'en douter : un film qui accumule tant de noms à l'affiche ne peut qu'être douteux au mieux, exécrable au pire. Ici, c'est l'exécrable qui s'affirme. J'ai vu de mauvais, de très mauvais films, but this one takes the biscuit with ridiculous ease.

 

Je m'égare. Tout d'abord, ce n'est pas un film, c'est une vague pièce de théâtre filmée, où les acteurs viennent cabotiner face à la caméra, jeu théâtral (faux, donc), tout dans les (pauvres) dialogues - monologues, plutôt - et aucune notion de mise en scène, de caméra ou de découpage. Il y a aussi nombre de running gags, très plats, arrachant ça et là un petit rire à tel ou tel spectateur effaré d'avoir investi huit euros dans une aventure pareille et qui veut donc sauver un peu de sa mise ; hélas, MHMB, c'est pire que Fortis.

 

Le plus déplaisant, c'est le mépris ; mépris du public des musées, crétins groupés derrière un petit drapeau (bonjour les clichés) ou stupides provinciaux délirant sur les Impressionistes, mépris de l'art en général, mais surtout de l'art contemporain, réduit au charlatanisme, au sexe, aux excréments et à l'acting-out meurtrier (avec évidemment un public soit parfaitement gogo soit invraisemblablement branché - mais toujours très laid, des costumes à faire vomir). Deux compères "rythment" le tout, et ces pochades de Gilbert and George s'appellent, très finement, Sulky et Sulku (ah ah ah, comme c'est drôle ! Où vont-ils chercher tout ça ?!). Bien entendu un petit couplet moralisateur sur les réfugiés (est-ce si difficile de trouver un gamin africain qui sache au moins un tout petit peu jouer ?), mais les people, eux, ont droit à du respect, pas de mépris pour ceux qui sont peut-être un peu bruyants, mais pour la bonne cause. On feint d'oublier que les Impressionnistes - maintenant assimilés aux auteurs de couchers de soleil pour les calendriers des PTT - ont eux aussi en leur époque été contemporains et méprisés sinon maudits.

 

Et attention, ici, on n'a pas peur de dire des gros mots ! Bien au contraire ! Le pire du "politiquement correct", c'est qu'il a suscité son contraire, le "politiquement incorrect" dont chacun doit faire preuve s'il veut le moins du monde se démarquer de l'esprit bovin. Ce n'est qu'une autre grégarité, tout aussi rassise et prévisible.

 

A sauver, quelques minutes où les gardiens de musée exhalent leur misère de vivre dans un monde de beauté (minute ! uniquement l'Art ancien, Caravage, Tintoret etc.) le jour pour revenir dans la plate réalité le soir, après le turbin. Je pensais, à la lecture des critiques, que cette "philosophie" imprégnait le film, joyeux paradoxe selon lequel la Nature est quelconque, mais l'Art la transcende, ce qui correspond assez bien à mon point de vue. Hélas, le Conservateur incarnant cette doxa est tellement hystérique, tellement gesticulatoire, tellement délirant... Et la mer dans laquelle sombre le musée est tellement belle... Le réalisateur ne le croit pas lui-même, semble-t-il.

 

A propos, écrire Vélazquez (avec un e accent aigu) et prononcer Kandinsky à la façon de "pantin-ski", est-ce un gag ou la normalité parisienne ?

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Published by cdc - dans cinéma
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