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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 09:43

Regarder un film de Louis Malle, c'est prendre une leçon de cinéma. Je me le disais en revoyant Atlantic City, ce faux film noir à l'intrigue toute simple, loin des perversions scénaristiques habituelles de ce genre (où chacun trompe tous et à chaque moment). Ici, une trame linéaire, avec les embrouilles nécessaires, bien sûr, mais une fluidité incomparable, un classicisme parfait et des idées simples mais subtiles. Où Polanski réussit un extraordinaire Chinatown avec Nicholson portant son énorme bandage durant les deux tiers du film, Malle invente un tout aussi merveilleux Lancaster portant sa lâcheté de gangster miteux presque jusqu'à la fin. Chaque plan, chaque scène, chaque séquence est juste, on dirait même nécessaire, c'est comme Mozart, pas une note de trop (à l'inverse parfait de Liszt qui en met des tonnes, soit dit en passant). Pas non plus de volonté démonstrative, on glisse sur Atlantic City (que, par ailleurs j'adore comme un bonbon sucré parfaitement écoeurant) sans s'y trop attarder, deux images de destruction, c'est à peine effleuré ; on la voit à peine mais on sent bien cette ville curieuse et son Boardwalk que Woody Allen a choisi dans Sweet and Lowdown, un de ses grands films, cette ville assez sinistre en 1980 (ah, Piccoli en maître d'une triste brochette d'apprentis croupiers d'un casino minable !) et qui, vaille que vaille, s'est purgée de sa mauvaise réputation jusqu'à enfin atteindre aujourd'hui une raisonnable kitschitude de sous-Las Vegas et une semi-opulence d'outlets Versace, Hugo Boss, Armani et consorts. Même Donald Trump a investi à AC, c'est dire !

Un grand monsieur, Louis Malle.

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Published by cdc - dans cinéma
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