Vendredi 27 février 2009
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11:05
C'est le moment de
l'année où les commentateurs nous scient les côtes avec leurs histoires de carnavals, de masques, de travestis, et vas-y que je te cite les Saturnales, le bain royal malgache, Rio et Venise
naturellement, et chez nous c'est Binche qui ressort, inusable.
Ce dont ils parlent moins, c'est des déferlements de violence qui suivent ces adorables festivals, quand les gens de Binche, de Quaregnon ou de Saint-Ghislain s'en mettent sur la gueule après avoir
bu comme des trous. Idem ailleurs, bien entendu, puisque, lesdits commentateurs nous l'ont assez répété, c'est un rite de transgression. Et que le roi paradoxal de la fête était exécuté le
lendemain.
J'avoue avoir une sainte horreur de ces déferlements au son d'une musique abrutissante ("mais c'est fait pour, voyons !") dans des costumes ridicules (oui, OK) avec des masques grotesques - mais
attention : pas la bauta, d'ailleurs ce n'était pas spécialement un masque de carnaval, les Vénitiennes la portaient pour se rendre incognita au spectacle. Ma partialité pour la bauta ne
s'applique pas vraiment à Venise, qui est une ville merveilleuse mais qui sent tout de même le cadavre. Bien, je suis HS, mais tant pis.
Le masque, on en dira tout ce qu'on veut, mais le comparer aux masques africains est un parfait non-sens. Le propre du masque de carnaval est d'assurer l'anonymat, point à la ligne. Si les
supporters de football pouvaient en porter, ils ne s'en priveraient pas : football et carnaval, même abrutissement, voilà.
Encore un HS, mais j'ai été très frappé par les grands titres de ce matin : 41.000 chômeurs de plus en janvier qu'en décembre (pour la Belgique) ! Catastrophe ! Où allons-nous ?!
Oui, mais bien peu étaient ceux qui remarquaient que janvier est traditionnellement mauvais - les statistiques doivent être désaisonnalisées, c'est le b a ba. Par rapport à janvier 2008,
l'augmentation est d'environ 5.000, certes pas de quoi se réjouir, mais pas de quoi non plus dramatiser à outrance, comme la Presse le fait régulièrement...
Par cdc
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Publié dans : agacement
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Mardi 17 février 2009
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11:19
C'est celui que Paul Krugman présente dans un petit article fort amusant : imaginez que le
monde (observé) se réduise à la production de hot-dogs. Il faudra fabriquer des millions de petits pains et autant de millions de saucisses. La suite chez PK, qui illustre ainsi une fois de plus la
notion de destruction créatrice.
Cet article via les Econoclastes renseignant un post très intéressant d'Ecopublix sur l'ouverture dominicale des hypermarchés, sujet qui voit les
évêques et les communistes défiler ensemble, et la Cour de Justice européenne se déclarer (prudemment) incompétente en la matière...
Par cdc
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Publié dans : économie
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Jeudi 12 février 2009
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21:27
Naissance d'un génie
(je n'ai pas peur des mots !) encore considéré comme sentant le soufre spécialement en France, marxisme élémentaire oblige... sans compter que Lamarck était bien de chez nous ! (enfin, de chez
eux...)
Par cdc
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Publié dans : sciences
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Mercredi 11 février 2009
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08:43
(oui, c'est un clin d'oeil à Pierre Brasseur dans le Barbe-bleue de Christian-Jaque).
On a reçu ça, je ne vois pas de copyright, alors je me permets de publier.
Par cdc
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Publié dans : amusé
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Mercredi 11 février 2009
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08:12
...là, justement, on a eu droit à une merveilleuse pantalonnade avec l'affaire de la Commission parlementaire qui devait enquêter sur d'éventuels liens incestueux
entre le législatif et la magistrature. Ce n'est pas que j'en veuille le moins du monde à Mme Lalieux, mais il faut dire qu'elle faisait beaucoup de bruit, et lors d'un Face à l'info d'il
y a quelques jours, elle était encore plus fringante que les (assez lourdingues) Commissaires qui l'entouraient.
Je récapitule à gros traits :
- la Commission mandate quatre "experts" (des vrais, pas des potiches) pour la guider sur la manière de procéder ;
- surprise : les experts estiment unanimement que la Commission n'a pas le pouvoir de diriger une enquête sur le judiciaire et qu'accessoirement leur intervention pourrait rendre invalides
les procédures judiciaires annexes ;
- "Le vieillard en demeura stupide" (A. France, L'île aux pingouins). Mais pas longtemps. Revenus de leur stupeur, nos lawmakers furent prompts à rappeler exactement cette
fonction : "Comment donc, c'est nous qui faisons les lois et nous ne pourrions pas entendre les magistrats ? C'est trop fort !...", oubliant un peu vite que si, de fait, ils
faisaient les lois, ils se devaient aussi d'y obéir... ou de les modifier. Or, justement, ils avaient créé il y a quelques années un Conseil supérieur de la Justice (PAS de la
magistrature, ce qui avait été à l'origine d'un échange de noms d'oiseaux entre le législatif et certains magistrats) pour enquêter précisément sur les "dysfonctionnements" (mot surchargé) du
judiciaire. Tout juste aussi s'ils ne contestaient pas la compétence de leurs experts, car j'ai entendu au moins deux parlementaires donner leur avis juridique sur la question, en
désaccord total avec celui desdits experts ;
- pendant ce temps, le gouvernement se chamaillait, tempêtait, on entendait les coups de gueule de notre bourge lasnoise et de ses collègues, tout à sa rage de voir s'éloigner l'heure du réglement
de comptes. A part ça, la séparation des pouvoirs, c'est sacro-saint et l'exécutif n'a pas le moins du monde voulu influencer qui que ce soit ni empiété de la moindre manière sur les prérogatives
du législatif... (au loin, on entend Uyttendale-consort déclarer d'une petite voix flûtée que la Commission peut faire ce qui lui plaît - enfin, presque) ;
- coup de théâtre : les experts acceptent semble-t-il de revoir leur avis. Sans aucune pression, évidemment ! Et tous les Commissaires et législateurs de se taper dans le dos : "vous voyez, on vous
l'avait bien dit ! Ils ont été un peu trop abrupts, et d'ailleurs tout ce qu'on leur demandait, c'était des conseils, pas une opinion... Ha ha ha ! ces profs d'univ, tout de même... ils vivent un
peu sur des nuages..." etc., etc. Ils allaient donc venir à résipiscence ;
- or, pas du tout. Persistent. Signent. Démissionnent, sans doute légèrement agacés (et, oserais-je ajouter, harassés).
Cala il sipario (A. Campanile, Tragedie in due battute).
Belgique, terre de surréalisme.
Par cdc
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Publié dans : politique
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